2 avril 2013

Quelque part dans la nuit (1946) de Joseph L. Mankiewicz

Titre original : « Somewhere in the Night »

Somewhere in the NightGeorge Taylor se réveille sur un lit d’hôpital militaire, gravement blessé. Il ne se rappelle de rien mais préfère cacher son amnésie. Revenu à Los Angeles, il tombe sur la lettre d’un ami et se met à sa recherche. Rapidement, il découvre qu’il a été mêlé à une affaire très louche… Quelque part dans la nuit est le deuxième film de Joseph Mankiewicz, un film noir adapté d’une histoire de Marvin Borowsky. Il ne comporte pas d’acteurs de premier plan mais jouit d’un excellent scénario dont Mankiewicz tire bien parti. Il crée une atmosphère assez déroutante, nous mettant ainsi dans la peau du personnage principal qui est totalement perdu et sans repères. Il appuie ce côté étrange en employant quelques acteurs européens comme l’allemand Fritz Kortner (1). L’actrice principale est la jeune Nancy Guild (21 ans) Somewhere in the Night que le producteur Darryl Zanuck désirait lancer avec ce film. Elle cherche à jouer sur un registre énigmatique, paraissant sûre d’elle-même, un jeu qui n’est pas sans rappeler Lauren Bacall (2). Les scènes nocturnes sont réussies et, point remarquable, Mankiewicz utilise brièvement la caméra subjective au début de son film, ce qui accélère notre identification avec le héro. S’il n’est pas aussi parfait que certains des films ultérieurs de Mankiewicz, Quelque part dans la nuit est un film sans défaut et prenant. Un excellent film noir.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: John Hodiak, Nancy Guild, Lloyd Nolan, Richard Conte, Fritz Kortner
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(1) Fritz Kortner est un acteur allemand dont la longue filmographie débute en 1915. L’un de ses rôles les plus connus des cinéphiles est celui qu’il tient dans Loulou de G.W. Pabst (1929) avec Louise Brooks.
(2)
La carrière de Nancy Guild sera cependant bien plus courte que celle de Lauren Bacall, puisqu’elle ne jouera que dans huit films.

27 février 2013

Mines de rien (1940) de Edward F. Cline

Titre original : « The Bank Dick »

Mines de rienChez lui, Egbert Sousé est maltraité par tout le monde, depuis sa fillette espiègle jusqu’à sa belle-mère acariâtre. Il préfère donc passer son temps dans son bar favori. Grâce à une rencontre, il est embauché au pied levé pour remplacer un metteur en scène alcoolique. Ensuite, les apparences laissent croire qu’il a capturé deux cambrioleurs de banque. Pour le remercier, le directeur de la banque lui propose un poste de vigile… Ecrit par W.C. Fields, The Bank Dick est un excellent film, certainement l’un des meilleurs du célèbre comique américain. C’est son avant-dernier film. On peut certes trouver, comme certains critiques, qu’il manque d’unité mais il est tellement bourré de gags et de bons mots que le résultat est indéniablement une réussite. Le rythme est assez soutenu, sans aucun temps mort, les enchainements sont assez rapides. Edward Cline a dirigé de nombreux films de Buster Keaton et on sent nettement l’influence du cinéma burlesque muet dans la poursuite finale, assez échevelée.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: W.C. Fields, Una Merkel, Franklin Pangborn, Grady Sutton
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Remarques :
* Le personnage du metteur en scène fin saoul et donc incapable de diriger peut certainement être vu comme une allusion à Clyde Bruckman que W.C. Fields a du plus ou moins remplacer (dans Man on the flying trapeze en 1934) pour cette même raison.

* W.C. Fields a signé le scénario sous le nom de Mahatma Kane Jeeves (pour le jeu de mots, lire le commentaire ci-dessous…)

23 février 2013

Les Amants de la nuit (1948) de Nicholas Ray

Titre original : « They Live by Night »

Les amants de la nuitLe jeune Bowie vient de s’évader de prison avec deux complices. Il tombe amoureux de Keechie, la nièce de l’un deux chez qui ils se sont réfugiés. Après un cambriolage de banque, commence une cavale sans fin… Les amants de la nuit est adapté d’un roman d’Edward Anderson « Thieves like us ». C’est le premier film de Nicholas Ray qui a bénéficié d’une grande autonomie sur le tournage et a pu se livrer à quelques expérimentations. Si le film peut évidemment être classé parmi les films noirs, c’est aussi et surtout une histoire d’amour, celle de deux êtres qui ne peuvent trouver leur place dans la société (on apprend très tôt dans le film que Bowie n’a au départ rien d’un gangster et qu’il a été emprisonné pour un crime qu’il n’a pas commis). Ils sont condamnés à errer malgré leur très forte envie de s’établir et mener une vie normale. La grande réussite du film est dans son atmosphère, sombre, distillant une certaine claustrophobie qui nous fait partager les sentiments du jeune couple. Farley Granger et Cathy O’Donnell sont très touchants, montrant beaucoup de naïveté et de vulnérabilité. Les amants de la nuit est un très beau film, très personnel aussi. Tourné en 1947, le film est resté deux ans dans les tiroirs de la RKO. Quand il a fini par sortir, il n’a pas vraiment été bien reçu sauf en Europe.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Farley Granger, Cathy O’Donnell, Howard Da Silva, Jay C. Flippen
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Remarque :
They Live by Night a été souvent rapproché d’autres films sur des couples en cavale, des rapprochements aussi superficiels qu’inutiles. Le film de Nicholas Ray est ainsi très différent de You only live once (1937) de Fitz Lang, il est encore plus différent de Gun Crazy de Joseph H. Lewis (1950). Dire qu’il préfigure Bonnie & Clyde d’Arthur Penn (1967) est une affirmation vraiment incompréhensible. Ces trois films sont toutefois de grande valeur et c’est sans doute là leur plus principal point commun avec They Live by Night !

Remake :
Nous sommes tous des voleurs (Thieves like us) de Robert Altman (1974) avec Keith Carradine et Shelley Duvall.

20 février 2013

Les Forçats de la gloire (1945) de William A. Wellman

Titre original : « Story of G.I. Joe »

Les forçats de la gloireCorrespondant de guerre, Ernie Pyle suit une compagnie de l’armée américaine en 1944, depuis l’Afrique du Nord jusqu’en Italie. Il partage la vie des soldats et les combats, notamment à Monte Cassino… Tourné et sorti avant même la fin de la guerre, ce film de William Wellman est basé sur deux livres d’Ernie Pyle (1). Le journaliste, lauréat du Prix Pulitzer en 1944, ne pourra voir le film sur les écrans puisqu’il sera tué l’année suivante, deux mois avant la sortie du film, sur une île japonaise du Pacifique. Comme l’indique le titre original, Story of G.I. Joe (littéralement « histoire de soldats ordinaires »), le film nous montre la guerre non pas sous l’angle des grands mouvements stratégiques mais telle qu’elle est vécue au quotidien par les soldats de l’infanterie, ceux dont on ne parle pas et qui progressent dans des conditions très souvent épouvantables (2). Il montre le danger mais aussi la fatigue, l’anxiété et l’épuisement que les rares sources de joie ne peuvent compenser. Story of G.I. Joe est ainsi l’un des films les plus authentiques sur la guerre. La mise en scène de Wellman est très sobre, tout comme le jeu des acteurs. Le style est presque celui d’un documentaire, aucun effet de scénario n’a visiblement été recherché. Le réalisateur a utilisé le moins possible d’acteurs professionnels pour faire jouer de réels soldats qui avaient combattu en Europe (3). Le film connut assez justement un grand succès.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Burgess Meredith, Robert Mitchum, Freddie Steele
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Remarques :
* Story of G.I. Joe est le premier grand rôle de Robert Mitchum. Il fut même nominé aux Oscars dans la catégorie du meilleur second rôle.
* William Wellman est un vétéran de la Première Guerre mondiale… mais il était dans l’aviation et, de ce fait, n’avait pas du tout la même attirance que Pyle pour l’infanterie qu’il méprisait plutôt. Il a fallu une certaine persévérance au producteur Lester Cowan pour convaincre Wellman de réaliser le film.
* Si le film a principalement été tourné en studios, certains plans sont des images authentiques issues du documentaire de John Huston, La Bataille de San Pietro (San Pietro) (1945).

(1) Les deux livres d’Ernie Pyle qui ont servi de base directe au scénario sont « Brave Men » et « Here is Your War ».
(2) Le cœoeur d’Ernie Pyle restera avec ces soldats. En 1945, lorsque le journaliste suivra la Navy dans le Pacifique, il fera remarquer le niveau de confort des soldats de la Marine comparé aux conditions de vie des fantassins et sera critiqué sur ce point.
(3) Ils s’agissaient de soldats en cours de transfert d’Europe vers le front du Pacifique où beaucoup d’entre eux trouvèrent la mort.

10 février 2013

Ça commence à Vera-Cruz (1949) de Don Siegel

Titre original : « The Big Steal »

Ca commence à Vera-CruzA son arrivée à Vera-Cruz, Duke Halliday échappe de justesse à un capitaine de l’armée qui le poursuit. Lui-même traque un homme qui lui a volé de l’argent et se lance à sa poursuite dans la ville mexicaine… Pour la RKO, Ça commence à Vera-Cruz est une tentative de reproduire la réussite du merveilleux film noir La Griffe du passé (Out of the Past) : nous retrouvons donc Jane Greer et Robert Mitchum, ainsi que le scénariste Daniel Mainwaring qui adapte ici une histoire de Richard Wormser. L’atmosphère est très différente, c’est un film noir tourné en plein soleil, un soleil mexicain qui plus est, donc l’image est très claire. Le film utilise bien l’atmosphère mexicaine pour créer un fort contraste entre la poursuite effrénée et la placidité ambiante. Ça commence à Vera-Cruz En revanche, l’histoire manque de richesse et les scènes d’action ne sont pas toujours très convaincantes (il est vraiment très visible que toutes les scènes en voiture ont été accélérées). Le ton semble parfois osciller entre le film policier et la comédie sentimentale, Robert Mitchum faisant alors montre de son charme nonchalant. La tension, parfois créée, retombe toujours rapidement. A défaut d’être intense, Ça commence à Vera-Cruz est un film juste plaisant.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Robert Mitchum, Jane Greer, William Bendix, Patric Knowles, Ramon Novarro
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8 février 2013

Flamme de mon amour (1949) de Kenji Mizoguchi

Titre original : « Waga koi wa moenu »

Flamme de mon amourNous sommes au Japon, à la fin du XIXe siècle. Après la fermeture arbitraire de l’école pour jeunes filles qu’elle avait fondée, Eiko se rend à Tokyo et devient chroniqueuse dans le journal du Parti Libéral qui milite pour l’instauration d’une constitution… Dans la ligne de La Victoire des femmes qu’il avait tourné trois années plus tôt, Flamme de mon amour retrace le parcours de la militante féministe Hideko Fukuda (1), parfois surnommée « la Jeanne d’Arc japonaise ». S’il puise ainsi dans l’histoire du Japon, c’est pour mieux évoquer la situation actuelle de son pays et les nécessaires évolutions de société. Il met donc ostensiblement en relief le machisme des hommes (y compris au sein du parti le plus progressiste de l’ère Meiji) pour mieux montrer que la situation n’a pas tant évolué depuis. Par rapport à son film précédent, une incursion dans le néoréalisme à l’italienne, le style de Mizoguchi est ici plus formel, assez beau, avec de grands travellings et de belles envolées lyriques. Belle scène finale porteuse d’un élan et d’un optimisme assez inhabituel chez Mizoguchi. Flamme de mon amour est un grand et beau film féministe.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Kinuyo Tanaka, Mitsuko Mito, Kuniko Miyake, Ichirô Sugai
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Remarque :
Flamme de mon amour est adapté d’un roman de Kôgo Noda tiré de l’autobiographie de Hideko Fukuda , « Warawa no hanshogai ».

(1) Hideko Fukuda (1865-1927) est également connue sous son nom de jeune fille : Hideko Kageyama.

2 février 2013

Les Femmes de la nuit (1948) de Kenji Mizoguchi

Titre original : « Yoru no onnatachi »

Les femmes de la nuitDans le Japon de l’après-guerre, Fusako apprend que son mari dont elle espérait le retour est décédé. Elle doit subvenir seule à ses besoins et à celle de sa sœur qu’elle a retrouvée, entraineuse dans un cabaret. Elle en vient à envisager la prostitution… Impressionné par les premiers films néoréalistes italiens (1), Kenji Mizoguchi change de style et signe son film le plus sombre. Tourné en grande partie en décors réels, dans les quartiers pauvres d’Osaka encore fortement marqués par les dégâts de la guerre, Les Femmes de la nuit décrit la descente aux enfers de trois femmes qui en viennent à se prostituer pour simplement pouvoir vivre. Avec son scénariste Yoshikata Yoda, le réalisateur est allé à la rencontre des prostituées et parvient donc à une description très réaliste des relations qu’elles ont entre elles. Il montre comment ces femmes reproduisent la violence que la société leur fait subir. Ses images sont brutes et sans fard. Certaines scènes sont très fortes, assez violentes aussi. Toute la dernière scène du film est particulièrement poignante et puissante. En montrant la condition tragique de certaines femmes, Mizoguchi dresse aussi le portrait de son pays, dévasté et meurtri par la guerre, le montrant sans optimisme dans sa triste réalité.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Kinuyo Tanaka, Sanae Takasugi, Tomie Tsunoda, Mitsuo Nagata
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Remarques :
* Le film est adapté d’un roman d’Eijirô Hisaita.
* Un autre film de 1948 porte en français un titre très proche : Femmes dans la nuit (Women of the night) de l’américain William Rowland.

(1) Le premier grand film néoréaliste Rome, ville ouverte de Roberto Rossellini est sorti en 1945.

 

29 janvier 2013

L’Amour de l’actrice Sumako (1947) de Kenji Mizoguchi

Titre original : « Joyû Sumako no koi »

L'amour de l'actrice SumakoProfesseur passionné de théâtre moderne, Shimamura choisit une jeune actrice en rupture pour interpréter la pièce d’Ibsen qu’il monte. Une relation étroite s’installe entre eux… Tourné peu après la fin de la guerre, L’amour de l’actrice Sumako est une biographie romancée de l’actrice Sumako Matsui (1886-1919), actrice célèbre à une époque où cela n’était guère concevable pour une femme. Le scénario est une fois de plus signé Yoshikata Yoda. Mizoguchi s’est volontairement écarté de la vérité, rendant son personnage plus sympathique qu’il ne l’était en réalité, pour mieux se concentrer sur son sujet : la passion pour l’Art. Pour lui, ses deux personnages, Shimamura et Sumako, vont tout sacrifier, famille et amis, affronter les critiques de l’intelligentsia, surmonter les obstacles. Le film manque un peu d’élan, on ne retrouve pas ici le souffle de création que l’on avait dans Cinq femmes autour d’Utamaro. Le film est quelque peu empâté par la relation amoureuse qui est amplifiée pour édulcorer l’ensemble mais se révèle être assez plate et conventionnelle. L’amour de l’actrice Sumako semble un film plutôt mineur dans la filmographie de Mizoguchi.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Kinuyo Tanaka, Sô Yamamura, Eitarô Ozawa, Eijirô Tôno
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Remarque :
En cette même année 1947, mais chez Toho le studio concurrent de la Shôchiku,  sortit un autre film sur la biographie de Sumako Matsui film que Mizoguchi aurait dit préférer à son propre film (!) :
L’actrice (Joyu) de Teinosuke Kinugasa (1947), film semble t-il perdu.
Ce film n’est pas à confondre avec L’actrice (Eiga joyu) de Kon Ichikawa (1987), film qui relate la carrière de Kinuyo Tanaka et ses relations avec Mizoguchi.

19 janvier 2013

Cinq Femmes autour d’Utamaro (1946) de Kenji Mizoguchi

Titre original : « Utamaro o meguru gonin no onna »

Cinq femmes autour d'UtamaroUn jeune élève de l’école de peinture traditionnelle Kano abandonne tout pour devenir le disciple d’Utamaro, graveur populaire qui sait mettre beaucoup de vie dans ses superbes portraits de femmes. Utamaro ne vit que pour son art et trouve ses modèles dans le « quartier des plaisirs » d’Edo… Kenji Mizoguchi réalise Cinq femmes autour d’Utamaro juste après la guerre. Après ces années d’horreurs et d’humiliation, il célèbre l’Art et la recherche de la beauté. La démarche du peintre Utamaro est parfaite pour illustrer cette quête d’absolu, le graveur étant totalement voué à son œuvre et sa recherche stylistique ; cette démarche entière ne pouvait que plaire à Mizoguchi qui s’est certainement identifié à son personnage. En outre, le réalisateur dresse le portrait des cinq femmes du titre et introduit l’amour comme étant un leurre puisqu’il ne mène qu’à la mort. Cinq femmes autour d’Utamaro fait partie, sans aucun doute, des plus beaux films sur l’Art.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Minosuke Bandô, Kinuyo Tanaka, Kôtarô Bandô, Hiroko Kawasaki
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Utamaro - Trois beautés de notre tempsRemarque :
Kitagawa Utamaro (1753-1806) est un peintre et graveur japonais dont les œuvres les plus connues sont ses représentations de femmes. Ses estampes sont très célèbres, y compris en Occident depuis le XIXe siècle. Il fut surnommé « le peintre des maisons vertes » (les maisons closes) pour ses très nombreuses estampes consacrées au Yoshiwara (quartier des plaisirs à Edo, aujourd’hui Tokyo). On peut voir plusieurs estampes d’Utamaro dans la collection de Claude Monet à Giverny (portraits de femmes et série sur les oiseaux).

17 janvier 2013

La Belle Aventurière (1949) de Frederick De Cordova

Titre original : « The gal who took the West »

La belle aventurièreUn journaliste enquête sur l’histoire d’une riche famille de l’Ouest américain. On lui raconte comment deux cousins qui se haïssaient depuis toujours tombèrent amoureux de la même femme, une chanteuse venue de l’est… La belle aventurière est une comédie en Technicolor qui n’a d’autres prétentions que de nous divertir. Effectivement, elle ne fait que cela, rien de plus. L’histoire est très simple, elle permet de mettre en valeur la belle Yvonne De Carlo qu’Universal aimait présenter alors comme étant la plus belle femme du monde. Le point le plus original du film est sa construction, peu courante à l’époque, en quatre flashbacks : quatre personnes vont en effet successivement raconter les mêmes évènements, chaque version venant enrichir la précédente en ajoutant certains aspects et nous amènant à tout reconsidérer d’un œil nouveau. Mais cela ne suffit pas pour éveiller vraiment notre intérêt.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Yvonne De Carlo, Charles Coburn, Scott Brady, John Russell
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