17 juin 2026

La Lame diabolique (1965) de Kenji Misumi

Titre original : « Ken ki »

La Lame Diabolique (Ken ki)Japon, ère Endo. La mère de Hanpei est morte à sa naissance. On ne sait qui est son père et certains prétendent qu’il est le fils d’un chien. L’enfant est confié à un petit vassal. Il grandit dans l’adversité, solitaire et moqué sur son origine. Quand il devient un jeune homme, Hanpei développe des dons exceptionnels, une affinité avec les fleurs qui lui permet de devenir jardinier du seigneur Masanobu, mais aussi une endurance surnaturelle à la course et un sens aiguisé de l’observation…
La Lame diabolique est un film japonais réalisé par Kenji Misumi, qui a signé de nombreux films de chanbara (films de samouraïs) entre 1954 et 1974. On le connaît pour avoir réalisé six épisodes de la saga Zatoichi et quatre de la série Baby Cart. Ce film est le troisième de sa Trilogie du sabre après Tuer (1962) et Le Sabre (1965). On retrouve une fois encore le même acteur principal mais l’histoire n’a pas de lien avec les précédentes. Le film présente toutefois des similitudes avec le premier de la série : tous deux sont des adaptations d’un roman de Renzaburo Shibata et tous deux offrent le récit d’un jeune homme qui cherche à trouver sa place dans une société corsetée par des codes archaïques. Hélas, le film n’a pas la force de deux films précédents mais on retrouve le style assez fluide du réalisateur, joliment rythmé, sans effets inutiles, avec des combats brefs. La photographie des extérieurs est belle. Le film se regarde sans déplaisir.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Raizô Ichikawa, Michiko Sugata, Kei Satō, Ryûtarô Gomi, Gorô Mutsumi, Rokkô Toura
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Raizô Ichikawa dans La Lame Diabolique (Ken ki) de Kenji Misumi.

6 juin 2026

Le Garçon et le Héron (2023) de Hayao Miyazaki

Titre original : « Kimi-tachi wa dô ikiru ka »

Le Garçon et le Héron (Kimi-tachi wa dô ikiru ka)Après la disparition de sa mère dans un incendie lors d’un bombardement, Mahito, un jeune garçon de 11 ans, doit quitter Tokyo pour partir vivre à la campagne dans le village où sa mère a grandi. Il s’installe avec son père dans le vieux manoir familial où il rencontre un héron cendré qui devient son guide…
Le Garçon et le Héron est un film d’animation du Studio Ghibli réalisé par Hayao Miyazaki. Il en a écrit le scénario en s’inspirant d’un livre de Genzaburō Yoshino, paru en 1937, Et vous, comment vivrez-vous ? Le titre japonais du film est celui du roman, ce qui donne une indication sur les intentions du réalisateur : il s’agit d’un récit d’apprentissage. Au fil de ses découvertes et de ses expériences dans des mondes imaginaires et fantastiques, le jeune garçon va chercher à comprendre le monde qui l’entoure. Le récit est touffu, riche en détails et les significations, les références à ses créations précédentes sont innombrables. C’est d’ailleurs le principal reproche que l’on peut lui faire : il est si riche qu’il est difficile à saisir. Le mieux est certainement de ne pas chercher à tout comprendre (du moins à la première vision) et de savourer l’inventivité de son créateur qui termine sa carrière en apothéose (toutefois, il n’est plus si sûr aujourd’hui que ce soit son ultime réalisation).
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs:
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Remarque :
* L’affiche ci-dessus est l’affiche originale de la sortie au Japon, une sortie sans publicité ni même de bande-annonce, avec cette affiche énigmatique, un dessin qui semble inachevé.

Le Garçon et le Héron (Kimi-tachi wa dô ikiru ka) de Hayao Miyazaki.
Le Garçon et le Héron (Kimi-tachi wa dô ikiru ka) de Hayao Miyazaki.

11 mai 2026

Une femme coréenne (2003) de Im Sang-soo

Titre original : « Baramnan gajok »

Une femme coréenne (Baramnan gajok)Ho-jung, danseuse, élève pratiquement seule son fils adoptif. Son mari partage son temps entre son travail d’avocat, sa jeune maîtresse et l’alcool. Frustrée sexuellement et humainement, Ho-jung finit par s’intéresser à son jeune voisin, un adolescent timide dont elle a remarqué le manège : il la regarde en cachette avec des jumelles et la suit. Par ailleurs, son beau père est sur le point de mourir d’une cirrhose…
Une femme coréenne est un film sud-coréen écrit et réalisé par Im Sang-soo ; c’est son troisième long métrage. Le thème est celui de la transformation de la Corée du Sud et des impacts sur la vie de ses habitants. Le réalisateur explique : « La génération des années 80 a été la première à profiter d’une Corée nouvellement démocratisée et de l’émergence du féminisme (…) Le problème est que la Corée n’avait qu’une vague connaissance de ces valeurs que sont la démocratie et le féminisme, et qu’aujourd’hui les Coréens ont du mal à mettre en pratique ce qui n’était que de lointaines théories. Cette génération s’efforce d’être heureuse, mais se heurte à la difficulté d’appliquer son nouveau statut de génération libre. » Avec le couple des parents du mari, le réalisateur montre que toutes les générations sont ainsi déboussolées. Il aborde ce thème sans tabou, les scènes à caractère sexuel, assez naturelles, sont assez nombreuses, la scène du décès du père est assez crue. Cette approche directe avait plutôt surpris le public occidental à sa sortie.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Moon So-ri, Hwang Jung-min, Youn Yuh-jung, In-mun Kim, Bong Tae-gyu
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Moon So-ri et Bong Tae-gyu dans Une femme coréenne (Baramnan gajok) de Im Sang-soo.

9 mai 2026

Black Dog (2024) de Guan Hu

Titre original : « Gouzhen »

Black Dog (Gouzhen)Lang, la trentaine, emprisonné à cause de son implication dans la mort d’un homme, sort de prison et retourne dans sa ville natale, Chixia, près du désert de Gobi. Alors que les Jeux de Pékin 2008 approchent, Il est embauché pour capturer les très nombreux chiens errants qui occupent des quartiers abandonnés destinés à être détruits. Il recueille alors un chien noir, accusé de porter la rage, qui effraie les habitants. Lang et le chien s’attachent silencieusement l’un à l’autre…
Black Dog est un film chinois co-écrit et réalisé par le cinquantenaire Guan Hu. Il débute par une scène étonnante et se poursuit dans un style qui évoque aussi bien le western que le film social. Le réalisateur utilise un cadre très original pour dresser un portrait de son pays en pleine mutation, une mutation imposée à une population déboussolée. C’est une petite ville en plein désert, en grande partie abandonnée par sa population qui est partie en laissant leurs chiens sur place. Il y a une certaine ironie dans le propos et la mise en scène est minimaliste tout en montrant une belle ampleur visuelle. L’ensemble évoque quelque peu les films de Jia Zhang-ke (qui interprète ici un petit rôle, celui de l’oncle Yao). Le film a été bien accueilli par la presse et a reçu le prix Un certain regard à Cannes 2024.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Eddie Peng, Liya Tong, Jia Zhang-ke, You Zhou, Xiaoguang Hu
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Eddie Peng dans Black Dog (Gouzhen) de Guan Hu.

24 mars 2026

Nausicaä de la vallée du vent (1984) de Hayao Miyazaki

Titre original : « Kaze no tani no Naushika »

Nausicaä de la vallée du vent (Kaze no tani no Naushika)Mille ans se sont écoulés depuis la chute de la civilisation industrielle lors d’une guerre planétaire d’une grande violence. L’humanité survit tant bien que mal au sein de quelques enclaves menacées par une gigantesque forêt dont les spores sont mortelles pour la majorité des êtres vivants. Seuls des insectes géants et mutants y survivent. La Vallée du Vent est un petit royaume agricole, protégé des spores et de la forêt par des vents marins…
Nausicaä de la vallée du vent est un film d’animation japonais écrit et réalisé par Hayao Miyazaki, son premier film vraiment personnel après plusieurs œuvres de commande. C’est l’adaptation du manga éponyme de Miyazaki (7 volumes publiés entre 1982 et 1994, seuls les deux premiers étaient sortis quand la production du film a débuté). On retrouve déjà dans ce conte post-apocalyptique tous les thèmes préférés du réalisateur : la protection de la nature, le refus de la folie guerrière, l’absence de manichéisme, un attrait pour les séquences aériennes. Le propos est assez sombre tout en étant enlevé et lumineux grâce à son héroïne. Le récit peut paraître enfantin mais il est très riche. Il nous captive entièrement. L’animation est très belle et le dessin inventif. Son grand succès au Japon a permis la création du studio Ghibli. Quarante ans après sa sortie, le film n’a pas pris une ride.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs:
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Nausicaä de la vallée du vent de Hayao Miyazaki.
Nausicaä de la vallée du vent de Hayao Miyazaki.
Nausicaä de la vallée du vent de Hayao Miyazaki.

Remarque :
* Le film a été exploité aux Etats-Unis dans une version amputée de 30 minutes sous le titre Warriors of the Wind (1985), brièvement distribuée en France sous le titre La Princesse des étoiles (1991). Cette version a été montée par Roger Corman qui a privilégié les scènes d’action et évacué tout le message écologiste. L’héroïne y était renommée Princesse Zandra. Le film ne sortira dans sa version complète qu’en 2005 aux Etats-Unis et en 2006 en France.

* On peut sentir dans les dessins l’influence de Moebius. Miyazaki a toujours déclaré avoir été influencé par les univers du français. L’estime est d’ailleurs réciproque puisque Moebius a appelé sa fille Nausicaa après avoir été enthousiasmé par le manga.

* Dans la mythologie grecque, Nausicaa est une princesse phéacienne. Elle apparaît pour la première fois dans l’Odyssée, où elle recueille Ulysse naufragé sur le rivage de la Phéacie (île qui ne correspond à aucune île connue) et l’emmène jusqu’au palais de ses parents, le roi Alcinoos et la reine Arété. Courageuse et généreuse, Nausicaa a inspiré de nombreux auteurs et artistes pendant et après l’Antiquité, jusqu’à nos jours. (Extrait de Wikipédia. Lire la suite… )



4 mars 2026

Le Sabre (1964) de Kenji Misumi

Titre original : « Ken »

Le Sabre (Ken)L’étudiant Okubu a été choisi comme capitaine pour préparer le club de Kendô de l’université de Tôwa à une grande compétition. Il pratique cette discipline avec ferveur. Mibu, nouveau membre du club, est en complète admiration devant son maître et cherche à l’imiter dans sa manière de vivre…
Le Sabre est un film japonais réalisé par Kenji Misumi, qui a signé de nombreux films de chanbara (films de samouraïs) entre 1954 et 1974. On le connaît pour avoir réalisé six épisodes de la saga Zatoichi et quatre de la série Baby Cart. Ce film est le deuxième de sa Trilogie du sabre après Tuer (1962) et avant La Lame diabolique (1965). On retrouve le même acteur principal mais l’histoire n’a pas de lien avec la précédente. Misumi nous présente avec un certain talent la philosophie du Kendo, escrime au sabre pratiquée autrefois par les samouraïs. Au-delà d’une simple discipline physique, c’est également une discipline spirituelle. Le personnage principal le pratique avec force, entièreté et ascétisme, se tenant à l’écart de toutes les tentations et plaisirs de son âge. Tout son être est tourné vers cet idéal. Les personnages sont décrits avec une indéniable profondeur et, une fois encore, la composition des plans et la photographie nous enthousiasment malgré l’environnement simple et austère.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Raizô Ichikawa, Yûsuke Kawazu, Yoshio Inaba
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Raizô Ichikawa dans Le Sabre (Ken) de Kenji Misumi.

30 décembre 2025

Creation of the Gods I: Kingdom of Storms (2023) de Wuershan

Titre original : « Feng Shen 1: Zhaoge Feng Yun »

Creation of the Gods I: Kingdom of Storms (Feng Shen 1: Zhaoge Feng Yun)Chine, Xe siècle avant l’ère chrétienne, le seigneur Su Hu de Jizhou se rebelle contre la dynastie Shang. L’armée des Shang, dirigée par le prince Yin Shou, bat les rebelles. Yin Shou et son bataillon d’otages franchissent les défenses des rebelles et tuent Su. Mais le sang de Yin Shou libère accidentellement le sceau du renard démoniaque à neuf queues dans la tombe de Xuan Yuan. Le renard s’empare alors du corps de Su Daji, la fille de Su Hu…
Creation of the Gods I: Kingdom of Storms est un film fantastique chinois réalisé par Wu Ershan. Cette super-production est le premier volet d’une trilogie adaptée du roman L’Investiture des dieux, écrit au XVIe siècle pendant la dynastie Ming par Xu Zhonglin. Elle s’inspire également de récits plus anciens datant des époques Song et Yuan (XI-XIVe siècles). Le scénario utilise largement la mythologie chinoise tout en la modernisant. À noter que le personnage du tyran Yin Shou (alias Di Xin) a bien existé mais ce récit est bien entendu une version fictive et fantastique de son ascension. Les effets spéciaux tiennent une grande place dans la mise en scène ; ils auraient à eux-seuls monopolisé 1500 personnes. Les décors et les costumes sont soignés et même somptueux. L’histoire repose beaucoup sur les envoutements et les maléfices. L’ensemble donne l’impression d’avoir été pensé comme un Seigneur des Anneaux chinois mais l’histoire n’en a pas la richesse, loin de là. Cela se laisse regarder, mais sans déclencher l’enthousiasme. Les trois films de la trilogie ont été tournés à la suite. Elle est à ce jour considérée comme le plus grand projet de film épique et mythologique chinois. Gros succès, surtout en Chine bien entendu.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Huang Bo, Kris Phillips, Xuejian Li, Yu Xia, Kun Chen, Quan Yuan, Le Yang, Yosh Yu
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Creation of the Gods I: Kingdom of Storms (Feng Shen 1: Zhaoge Feng Yun) de Wuershan.

La Trilogie Creation of the Gods :
Creation of the Gods 1: Kingdom of Storms (2023)
Creation of the Gods 2: Demon Force (2025)
Creation of the Gods 3: Creation Under Heaven (2026?)

3 décembre 2025

Mickey 17 (2025) de Bong Joon-ho

Mickey 17Pour échapper à un usurier mafieux, Mickey Barnes et son ami Timo s’engagent sur un vaisseau spatial en partance vers une planète lointaine. Pour obtenir son départ, Mickey est volontaire pour être un « Remplaçable », un poste où il est considéré comme jetable et envoyé dans des missions périlleuses ou utilisé comme cobaye pour des expérimentations mortelles : quand il meurt, il est « réimprimé » grâce à une technologie de clonage interdite sur Terre…
Mickey 17 est un film de science-fiction sud-coréen écrit et réalisé par Bong Joon-ho, six ans après son fameux Parasite. C’est l’adaptation du roman Mickey7 de l’américain Edward Ashton paru en 2022. Sous une forme de comédie exploitant l’humour de la situation dans tous ses recoins, l’histoire explore le thème du clonage et se montre particulièrement originale, y compris dans le domaine de la science-fiction. Si l’humour est bien présent, il s’agit d’un humour noir et grinçant. Les personnages sont le plus souvent cruels et idiots avec un traitement particulièrement acide pour le leader de la mission de colonisation, sorte d’homme politique raté et harangueur/prédicateur religieux, aussi bête que dangereux. L’ensemble n’est pas franchement un divertissement (du moins à mes yeux) : certaines scènes frisent l’horreur. Malgré cela, le film convainc par son originalité.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Robert Pattinson, Naomi Ackie, Mark Ruffalo, Toni Collette, Steven Yeun
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Robert Pattinson dans Mickey 17 de Bong Joon Ho.
Naomi Ackie et Robert Pattinson dans Mickey 17 de Bong Joon Ho.
Mark Ruffalo et Toni Collette dans Mickey 17 de Bong Joon Ho.

15 novembre 2025

Noryang: L’Affrontement (2023) de Kim Han-min

Titre original : « Noryang: Jugeumui Bada »

Noryang: Deadly Sea (Noryang: Jugeumui Bada)Hiver 1598. La flotte coréenne, dirigée par l’amiral Yi Sun-shin et alliée à la flotte chinoise, bloque la retraite d’une partie de l’armée de l’envahisseur japonais réfugiée sur une île de la côte sud-est de la Corée…
Noryang, l’affrontement est un film sud-coréen coécrit et réalisé par Kim Han-min. Il retrace l’histoire de la bataille navale de No Ryang, la dernière bataille de la guerre d’Imjin qui a opposé la Corée de la dynastie Chosŏn et la Chine de la dynastie Ming à l’Empire japonais de Hideyoshi Toyotomi de 1592 à 1598. Le film est dernier volet d’une trilogie sur Yi Sun-shin, après L’Amiral (2014) et Hansan (2022) (films que je n’ai pas vus). Ces films historiques connurent un très grand succès en Corée mais se révèlent un peu difficiles lorsque l’on connait mal l’histoire de ce pays. L’ensemble est assez confus pour un occidental et le fait d’être incapable d’identifier visuellement un coréen, d’un chinois ou d’un japonais n’arrange rien. J’avoue avoir passé une bonne partie du film à (tenter de) deviner qui était qui. Pour dire les choses plus crûment : je n’ai rien compris. Il a fallu que je me documente après coup pour faire la lumière. Bien que nocturne, la bataille navale, qui occupe toute la seconde moitié du film de 2h30, est reconstituée de façon grandiose : le nombre de bateaux est impressionnant et j’ai été très surpris par leur manœuvrabilité et par les fameux bateaux-tortues qui jouèrent un rôle décisif dans la réalité. Les combats sont également très réalistes, la reconstitution est grandiose. Le film n’est pas sorti en salles en France.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Kim Yoon-seok, Jeong Jae-yeong, Lee Moo-saeng
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Conseil :
Lire cette page Wikipedia sur la bataille de No Ryang avant de voir le film.

Noryang: L’Affrontement (Noryang: Jugeumui Bada) de Kim Han-min.

La trilogie de Yi Sun-sin :
L’Amiral (2014) de Kim Han-min ;
Hansan : La Bataille du dragon (2022) de Kim Han-min ;
Noryang : L’Affrontement final (2023) de Kim Han-min.

13 novembre 2025

Tuer (1962) de Kenji Misumi

Titre original : « Kiru »

Tuer (Kiru)Au XIXe siècle, le jeune Shingo, expert dans le maniement du sabre, apprend l’histoire qui a conduit à sa naissance. Bouleversé, il offre ses services à un représentant du Shogun…
Tuer est un film japonais réalisé par Kenji Misumi, qui a signé de nombreux films de chanbara (films de samouraïs) entre 1954 et 1974. On le connaît pour avoir réalisé six épisodes de la saga Zatoichi et quatre de la série Baby Cart. Ce film est le premier de sa Trilogie du sabre. Il adapte ici un des romans de la série Nemuri Kyoshirō de Renzaburō Shibata. L’histoire est bâtie autour d’un jeune samouraï solitaire, marqué par des origines tragiques. Son idéalisme va se heurter à la haine de ses pairs et aux intrigues politiques entre clans dans un Japon médiéval crépusculaire. C’est une tragédie. La construction du récit est marquée par un certain épurement, avec peu de dialogues et des combats brefs et rapides. J’ai été vraiment frappé par la qualité de la mise en scène et de la photographie : Misumi a un indéniable talent pour nous offrir des plans de toute beauté. Par exemple, la course finale du héros dans des pièces vides pour trouver son maître est remarquable et étourdissante.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Raizô Ichikawa, Shiho Fujimura, Masayo Banri, Eijirô Yanagi, Yoshio Inaba
Voir la fiche du film et la filmographie de Kenji Misumi sur le site IMDB.

La Trilogie du sabre :
Tuer (1962)
Le Sabre (1964)
La Lame diabolique (1965)

Raizô Ichikawa dans Tuer (Kiru) de Kenji Misumi.