19 juillet 2026

Train of Events (1949) de Sidney Cole, Charles Crichton et Basil Dearden

Train of EventsAlors que le train Londres-Liverpool fonce droit sur un camion-citerne immobilisé sur les rails, on revit en flash-back quatre histoires différentes vécues par quelques passagers du train : le conducteur du train, un prisonnier de guerre allemand en fuite, un compositeur aux nombreuses liaisons extraconjugales et un acteur de théâtre qui reçoit la visite inopinée de son ex-femme…
Issu des studios Ealing, Train of Events est un film britannique réalisé par Sidney Cole (premier récit), Charles Crichton (troisième récit) et Basil Dearden (second et quatrième récit). Contrairement à la structure habituelle des films à sketches, les quatre histoires sont entrelacées. Il s’agit d’une peinture sociale de l’Angleterre d’après-guerre, les quatre histoires couvrant l’ensemble de l’échelle sociale. Sans surprise, c’est le récit du conducteur du train (réalisé par Sidney Cole) qui a le plus de richesse, le milieu des cheminots ayant toujours été propice à des récits picturaux. C’est aussi celui qui est le mieux interprété. Le récit du compositeur (réalisé par Crichton) est plutôt amusant (à noter, le passage sur la télévision, alors balbutiante). Les sections réalisées par Basil Dearden (le prisonnier et l’acteur) sont les plus faibles. L’ensemble n’est pas franchement remarquable. Le film fut un échec à sa sortie.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Lecteurs : (3 notes, moyenne : 2,67 sur 5, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Jack Warner, Susan Shaw, Patric Doonan, Valerie Hobson, John Clements, John Gregson
Voir la fiche du film sur le site IMDB.

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Remarque :
Train of Events est l’unique réalisation de Sidney Cole.

Patric Doonan, Gladys Henson, Jack Warner et Susan Shaw dans Train of Events de Sidney Cole

1 juillet 2026

Les Demoiselles Harvey (1946) de George Sidney

Titre original : « The Harvey Girls »

Les demoiselles Harvey (The Harvey Girls)Dans le train qui l’amène vers son futur mari (qu’elle n’a jamais vu), Susan Bradley fait la connaissance d’un groupe de jeunes femmes parties vers une petite ville d’Arizona pour être serveuses dans un restaurant de bonne cuisine ouvert par Fred Harvey. Le propriétaire du grand saloon local et son associé, le juge Purvis, ne voient pas cela d’un très bon œil…
The Harvey Girls est un film musical américain en Technicolor réalisé par George Sidney. Il s’agit d’une variation sur le thème de l’arrivée de la civilisation dans l’Ouest peuplé de rustres ; mais le scénario n’est pas si important ici, il est très faible, sans unité et bourré d’invraisemblances. Conçu au départ comme un western dramatique avec Lana Turner, il fut transformé en comédie musicale avec Judy Garland. Assez curieusement, l’actrice n’est pas toujours très présente dans les numéros musicaux. Plusieurs saynettes sont intercalées, la plupart du temps sans rapport très direct avec l’histoire, comme pour apporter une note d’humour. Les morceaux musicaux ne sont pas franchement mémorables, hormis la chanson On the Atchison, Topeka and the Santa Fe qui fut oscarisée. Le film connut un grand succès à sa sortie.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Judy Garland, Ray Bolger, John Hodiak, Angela Lansbury, Preston Foster, Cyd Charisse
Voir la fiche du film et la filmographie de George Sidney sur le site IMDB.

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Remarque :
* Dans un second rôle, Cyd Charisse a ici son premier rôle parlant.

Judy Garland dans Les Demoiselles Harvey (The Harvey Girls) de George Sidney.

27 mars 2026

La Vallée de la peur (1947) de Raoul Walsh

Titre original : « Pursued »

La Vallée de la peur (Pursued)Medora Callum recueille Jeb Rand, un petit garçon dont le père vient d’être assassiné. Elle l’élève avec ses deux propres enfants. Ceux-ci devenus adultes, elle veut partager ses biens en trois parts égales et voit d’un bon œil la naissance de relations amoureuses entre sa fille et Jeb. En revanche, son fils a toujours considéré Jeb comme un intrus. Et Jeb est poursuivi par son passé qui hante toujours ses cauchemars…
La Vallée de la peur (Pursued) est un western américain réalisé par Raoul Walsh. Le scénario est l’œuvre de Niven Busch (scénariste du fameux Le facteur sonne toujours deux fois de Tay Garnett et auteur du roman Duel au soleil) qui l’a écrit pour Teresa Wright, son épouse. C’est un western totalement hors du commun qui s’inscrit pleinement dans la vague des films psychanalytiques de la seconde moitié des années quarante. C’est presque un film noir, autant par son contenu que par son atmosphère. Une très grande partie des scènes se déroulent la nuit, ou au moins en lumière très sombre avec des effets d’éclairage que l’on est plus habitué à voir dans les films noirs. La difficulté d’échapper à son passé, même lorsque l’on n’en est pas responsable, est un thème fort qui vient se superposer à un drame freudien où les comportements ont leur source dans des sentiments non exprimés. Le thème de la culpabilité explose en final. L’ensemble est assez bouleversant. Raoul Walsh est un réalisateur que l’on n’attend pas dans une intrigue si psychologique. Bien qu’affublé d’un titre français ridicule, le film n’a rien d’une série B. Il mériterait d’être plus connu.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Lecteurs : (4 notes, moyenne : 3,50 sur 5, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Teresa Wright, Robert Mitchum, Judith Anderson, Dean Jagger, Alan Hale, Harry Carey Jr.
Voir la fiche du film et la filmographie de Raoul Walsh sur le site IMDB.

Lecteurs : (4 notes, moyenne : 3,50 sur 5, vous pouvez noter ce film)
 

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Robert Mitchum et Teresa Wright dans La Vallée de la peur (Pursued) de Raoul Walsh.

25 décembre 2025

Honni soit qui mal y pense (1947) de Henry Koster

Titre original : « The Bishop’s Wife »

Honni soit qui mal y pense (The Bishop's Wife)Préoccupé et même obsédé par son projet de construction d’une cathédrale, un évêque néglige sa famille. En réponse à l’une de ses prières, un ange vole à son secours…
Honni soit qui mal y pense est un film américain de Henry Koster. Le scénario est l’œuvre de Leonardo Bercovici et Robert E. Sherwood d’après un roman de Robert Nathan. Non crédités au générique, Charles Brackett et Billy Wilder ont réécrit quelques scènes. C’est un joli conte de Noël, sur le ton de la comédie, plaisant et charmant. La décennie 1940 a vu plusieurs films avec un ange en personnage principal. Même s’il n’a pas la profondeur du plus célèbre d’entre eux, It’s a Wonderful Life, celui-ci ne manque pas d’attraits, à commencer par la belle interprétation de Cary Grant qui compose un ange particulièrement charmeur. Le tandem qu’il forme avec Loretta Young fonctionne à merveille. Il faut aussi noter la belle, et parfois audacieuse, photographie de Gregg Toland qui décèdera l’année suivante. Le film ne connut qu’un succès modéré et reste aujourd’hui assez méconnu.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Lecteurs : (1 notes, moyenne : 4,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Cary Grant, Loretta Young, David Niven, Monty Woolley, James Gleason, Gladys Cooper, Elsa Lanchester
Voir la fiche du film et la filmographie de Henry Koster sur le site IMDB.

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Cary Grant et Loretta Young dans Honni soit qui mal y pense (The Bishop’s Wife) de Henry Koster
(photo publicitaire)
Cary Grant et David Niven dans Honni soit qui mal y pense (The Bishop’s Wife) de Henry Koster.
(photo publicitaire)

Remarque :
• Voir une liste des films (américains) avec des anges (Wikipedia anglais). J’aurais parié que la décennie 1940 venait en tête mais, en fait, il y en a beaucoup plus dans les décennies 1980 et suivantes…

Remake :
La Femme du pasteur (The Preacher’s Wife) de Penny Marshall (1996) avec Denzel Washington et Whitney Houston.

25 novembre 2025

L’Armoire volante (1948) de Carlo Rim

L'Armoire volanteOctogénaire têtue, Madame Lobligeois part pour Clermont-Ferrand avec deux déménageurs afin de rapporter à Paris ses quelques meubles, malgré la folle inquiétude de son neveu Alfred Puc, percepteur de son état. Il faut dire qu’il fait de nombreux degrés en dessous de zéro. Au retour, la brave dame meurt de froid. Affolés, les déménageurs mettent le corps dans une armoire à glace et regagnent Paris pour avertir le neveu. Mais, pendant qu’ils lui donnent la clé de l’armoire, le camion est volé…
L’Armoire volante est un film français écrit et réalisé par Carlo Rim. C’est la deuxième réalisation de ce scénariste et la plus connue. Il s’agit d’une comédie d’humour macabre qui n’a rien à envier à ses équivalents britanniques, tout en restant bien français dans l’esprit. Le scénario est bien écrit et l’enchainement des situations garde une relative vraisemblance malgré leur caractère extraordinaire ou absurde. Fernandel donne une interprétation tout en retenue de son personnage dépassé par les évènements et montre là tout son talent. Très belle photographie de Nicolas Hayer, l’un des meilleurs directeurs de la photographie français.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Fernandel, Berthe Bovy, Germaine Kerjean, Paul Demange, Pauline Carton
Voir la fiche du film et la filmographie de Carlo Rim sur le site IMDB.

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Fernandel dans L’Armoire volante de Carlo Rim.

3 septembre 2025

Acte de violence (1948) de Fred Zinnemann

Titre original : « Act of Violence »

Acte de violence (Act of Violence)La démarche claudicante, Joe Parkson (Robert Ryan) traverse tout le pays en bus pour arriver dans la paisible ville où vit le respectable Franck Enley (Van Heflin) avec sa femme (Janet Leigh) et son fils. Pistolet en poche, il le poursuit avec ardeur et une détermination qui semble à toute épreuve. A sa vue, Enley se terre dans sa maison puis cherche à le fuir…
Acte de violence est un film américain réalisé par Fred Zinnemann. Le titre peut laisser penser qu’il s’agit d’un film noir de série B mais il n’en est rien. Il s’agit d’un suspense psychologique avec une interprétation de haut niveau. Certes, il peut être assimilé à la famille des films noirs, ne serait-ce que par ses ambiances nocturnes remarquablement photographiées par Robert Surtees et la traque qui génère une tension qui monte et ne faiblit jamais. Mais c’est aussi plus que cela car Zinnemann dresse sans en avoir l’air le portrait de l’Amérique de l’Après-guerre et renvoie dos à dos culpabilité et désir de vengeance. Ses deux personnages s’entrainent mutuellement dans une spirale de violence. Le réalisateur, qui n’avait pas encore signé ses grands films, montre là des qualités étonnantes en propulsant cette série B en classe A.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Van Heflin, Robert Ryan, Janet Leigh, Mary Astor, Phyllis Thaxter, Berry Kroeger
Voir la fiche du film et la filmographie de Fred Zinnemann sur le site IMDB.

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Robert Ryan et Janet Leigh dans Acte de violence (Act of Violence) de Fred Zinnemann.

25 août 2025

Le Piège (1948) de André De Toth

Titre original : « Pitfall »
Autres titres français : « Sanglante aventure »,
« Le Témoin inconnu », « Le Faux Pas de John Forbes »

Le Piège (Pitfall)Johnny Forbes, marié et père d’un jeune garçon, est cadre dans une compagnie d’assurances. Il mène une vie paisible et sans histoires, quoiqu’un peu trop routinière à ses yeux. Un jour, une affaire le mène à rencontrer Mona, une jeune femme mannequin, et tombe sous son charme. MacDonald, un détective indépendant qui travaille pour la compagnie d’assurances de Forbes, voit cette liaison d’un mauvais œil car il a des vues sur Mona…
Pitfall est un film américain réalisé par André De Toth. Il en a écrit le scénario avec William Bowers (tous deux non crédités au générique) d’après un roman de Jay Dratler. Il s’agit d’un film noir dont le personnage central est typique de la famille américaine idéale. L’interprétation est excellente, on retiendra surtout celle de Raymond Burr qui compose un personnage vraiment inquiétant. La fin, très adulte et posée, surprend quelque peu.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Dick Powell, Lizabeth Scott, Jane Wyatt, Raymond Burr
Voir la fiche du film et la filmographie de André De Toth sur le site IMDB.

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Dick Powell et Lizabeth Scott dans Le Piège (Pitfall) de André De Toth.

Homonyme :
Le Piège (The MacKintosh Man, 1973) de John Huston avec Paul Newman et Dominique Sanda

17 mai 2025

Les Bas-fonds de Mexico (1949) de Emilio Fernández

Titre original : « Salón México »

Les bas-fonds de Mexico (Salón México)Mercedes est entraîneuse au cabaret Salón México et fréquente un gangster nommé Paco. Elle amasse chaque semaine la somme d’argent nécessaire pour payer les coûteuses études de sa jeune sœur Beatriz, pensionnaire dans une institution huppée. Elle espère ainsi lui offrir un avenir plus radieux que le sien. Personne ne connaît la double vie épuisante de Mercedes, à l’exception d’un agent de police qui tente de lui venir en aide…
Les Bas-fonds de Mexico est un film noir mexicain coécrit et réalisé par Emilio Fernández. Le film est considéré comme typique du genre populaire Cabaretera : un personnage sympathique est contrant à une mauvaise vie par les circonstances de la vie. L’histoire est assez classique et plutôt prévisible. On ne peut qu’être frappé par la multiplication des allusions religieuses, souvent avec une certaine lourdeur : l’intention de l’auteur est toute évidence d’appliquer à son personnage principal un caractère de sainteté. La photographie est belle avec des éclairages travaillés. Le film a connu un remake en 1996, moins connu, dirigé par José Luis García Agraz.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Marga López, Miguel Inclán, Rodolfo Acosta, Roberto Cañedo
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Remarque :
• Emilio Fernández est l’un des réalisateurs mexicains les plus connus. Également scénariste, acteur et producteur, il a réalisé quelque 43 films entre 1942 et 1979. Il a remporté la Palme d’or au Festival de Cannes 1946 pour son film María Candelaria, son 4e long métrage.

Rodolfo Acosta et Marga López dans Les Bas-fonds de Mexico (Salón México) de Emilio Fernández.

21 janvier 2025

L’amour vient en dansant (1941) de Sidney Lanfield

Titre original : « You’ll Never Get Rich »

L'amour vient en dansant (You'll Never Get Rich)Sa femme ayant découvert un bracelet en diamant compromettant, Martin Cortland (Robert Benchley), célèbre producteur de Broadway, essaye de lui prouver qu’il ne court pas après la danseuse Sheila Winthrop (Rita Hayworth). Il demande alors à son chorégraphe Robert Curtis (Fred Astaire) de déclarer que le bracelet était en réalité un cadeau de sa part pour Sheila. Mais les choses vont se compliquer et il s’engage dans l’armée…
You’ll Never Get Rich (1) est un film musical américain réalisé par Sidney Lanfield. Si Rita Hayworth est surtout connue aujourd’hui pour ses rôles de femme fatale, elle fut également une danseuse hors-pair au début de sa carrière. Elle le prouve ici dans ses duos avec Fred Astaire. Elle a une énergie que ses partenaires précédentes n’avaient pas. L’histoire est simplette mais on remarque que la représentation de la vie militaire dans ce film est encore prétexte à humour et comédie (nous sommes quelques mois avant Pearl Harbour). La musique est excellente avec plusieurs morceaux signés Cole Porter. Le film connut un grand succès ; il propulsa Rita Hayworth au statut de star (2) et permit à Fred Astaire de rebondir après sa séparation d’avec Ginger Rogers. Il tournera l’année suivante un second film avec Rita Hayworth, Your Were Never Lovelier de William A. Seiter (3).
Elle:
Lui : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Fred Astaire, Rita Hayworth, Robert Benchley, John Hubbard, Osa Massen, Donald MacBride
Voir la fiche du film et la filmographie de Sidney Lanfield sur le site IMDB.

Fred Astaire, Rita Hayworth, Frieda Inescort et Robert Benchley dans L’amour vient en dansant (You’ll Never Get Rich) de Sidney Lanfield.

(1) Le titre original est extrait de la chanson « You’re in the Army Now » composée en 1917 :
We’re in the Army now.
We’re not behind a plow.
We’ll never get rich diggin’ a ditch.
We’re in the Army now.

(= Nous sommes dans l’armée maintenant / Nous ne sommes pas derrière une charrue / Nous ne deviendrons jamais riches en creusant un fossé / Nous sommes dans l’armée maintenant.)
Les cinéphiles connaissent bien cette chanson qui apparaît dans plusieurs films, notamment en version muette dans The Big Parade de King Vidor (1925) ou encore dans Rio Grande de John Ford (1950).

A noter que, comme une réponse à Columbia, Warner sortira une comédie deux mois après celle-ci titrée You’re in the Army Now (1941) (film qui n’eut aucun succès).

Rita Hayworth

(2) La célèbre photo de Rita Hayworth posant en négligé sur son lit fut publiée par Life à la sortie de ce film. La photo a été prise par Bob Landry. Elle deviendra l’une de deux photos de pin-up les plus diffusées de la seconde Guerre Mondiale (l’autre étant une photo de Betty Grable de 1943).

(3) Rita Hayworth déclarera plus tard : « I guess the only jewels in my life are the pictures I made with Fred Astaire » (Je peux dire que les seuls joyaux de ma vie sont les films que j’ai fait avec Fred Astaire).

21 septembre 2024

L’Auberge fantôme (1944) de Basil Dearden

Titre original : « The Halfway House »

L'auberge fantôme (The Halfway House)Différents personnages se retrouvent dans un petit hôtel dans une partie isolée du Pays de Galles. Ils sont accueillis par le propriétaire, qui semble se présenter devant eux comme venant de nulle part, et par sa fille. Étonnamment, ils semblaient s’attendre à leur arrivée…
The Halfway House est un film britannique réalisé par Basil Dearden et produit par les studios Ealing. Le scénario est inspiré d’une pièce londonienne de Dennis Ogden créée en 1940. Le premier tiers du film nous présente chacun des personnages ; ils sont tous à un moment très délicat de leur vie, confrontés à un dilemme ou à une crise. Le récit est une fable, assez optimiste qu’il faut replacer dans son contexte historique. Le film a en effet été réalisé alors que l’issue de la guerre était espérée mais pas encore visible (le film est sorti en Angleterre le 5 juin 1944 !) Si le propos a indéniablement un caractère de propagande, c’est de façon assez raffinée et délicate. Seule la fin paraît plus « grossière », moins subtile. Le côté fantastique est tout autant discrètement intégré (ce n’est en aucun cas un film d’horreur). Pour son cinquième long métrage, le jeune Basil Dearden montre une bonne maitrise de la mise en scène. On notera la présence inattendue de Françoise Rosay. Le film est plaisant et de belle facture.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Mervyn Johns, Glynis Johns, Tom Walls, Françoise Rosay, Esmond Knight, Guy Middleton, Alfred Drayton, Valerie White
Voir la fiche du film et la filmographie de Basil Dearden sur le site IMDB.

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Remarque :
• Le brésilien Alberto Cavalcanti est aujourd’hui cité parfois comme coréalisateur (je n’ai trouvé aucune explication). Officiellement, il était producteur associé.
• Je me demande pourquoi l’histoire est très souvent décrite (y compris par des critiques) ainsi : « Pour s’abriter d’un orage, un groupe de personnes trouve refuge dans une vieille auberge… » Il n’y a pas d’orage à l’horizon, il fait même très beau et les voyageurs viennent de leur plein gré ! Avant de le voir, ce type de résumé me faisait penser au film de James Whale The Old Dark House … En réalité, les deux films n’ont rien en commun. En fait, The Halfway House serait plus proche du It’s a wonderful life de Frank Capra (1946).

Françoise Rosay et Tom Walls arrivant à L’auberge fantôme (The Halfway House) de Basil Dearden.
Alfred Drayton, Guy Middleton, Francoise Rosay, Richard Bird et Valerie White
dans L’auberge fantôme (The Halfway House) de Basil Dearden.