Titre original : « Roma città libera »
Prêt à se suicider pour avoir été ruiné puis abandonné par une femme, un jeune homme est sauvé par un monte-en-l’air qui le prend sous son aile. Ils font la connaissance d’une jeune femme sur le point de se prostituer… C’est Rossellini qui a encouragé Marcello Pagliero, acteur dans son Rome ville ouverte, à tourner cette comédie néoréaliste aux accents dramatiques. L’action se passe en une seule nuit, dans Rome récemment libérée, tentant de retrouver une vie normale mais en proie à de multiples petits trafics. Les personnages se croisent et se recroisent, il y a un peu de tout, on passe du cocasse au dramatique en quelques secondes et inversement. Le pessimisme doit laisser la place à la vie et à l’amour mais le chemin est difficile. Le personnage interprété par De Sica est le plus étonnant : il apporte une note presqu’irréelle ou onirique à l’ensemble. Le film n’est pas sans petites maladresses mais ne déçoit pas. C’est un film méconnu, qui mérite d’être découvert.
Elle: –
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Acteurs: Andrea Checchi, Valentina Cortese, Nando Bruno, Vittorio De Sica
Voir la fiche du film et la filmographie de Marcello Pagliero sur le site IMDB.
Remarques :
* La base de l’histoire a été écrite par Ennio Flaiano, grand scénariste italien qui a travaillé pour Antonioni, Monicelli et surtout Fellini (il est au générique de tous les films de Fellini de 1950 à 1965). Rome ville libre est l’un de ses premiers films.
* Parmi les scénaristes qui ont adapté l’histoire se trouvent deux des plus grands scénaristes italiens : Cesare Zavattini (futur auteur du Voleur de bicyclette) et la grande Suso Cecchi d’Amico, alors au tout début de sa longue et impressionnante carrière.

Vittorio De Sica, Valentina Cortese et Andrea Checchi dans Rome ville libre (alias La nuit porte conseil) de Marcello Pagliero.
Un film très agréable et plein de surprises .
L’histoire débute dans un immeuble ou vivent sans se connaitre plusieurs des personnages . Puis se déroule l’espace d’une nuit dans un quartier ou les protagonistes vont se rencontrer, se séparer, se retrouver dans des décors de bar de nuit, de salle de jeu ou de rues romaines nocturnes. Le scénario, très dense, utilise des faussaires, un voleur et aussi de braves gens bataillant pour gagner leur vie . Mais on est ici plus dans la légèreté et la fantaisie même si on est en 1946 et que l’école néo réaliste règne sur Cinecitta. » A Rome le pain ne pousse pas dans les arbres » , dit le voleur, mais scénaristes et réalisateur ne vont pas s’acharner sur leurs personnages comme dans les films de Rossellini , De Santis ou De Sica de cette époque . De Sica qu’on voit d’ailleurs comme acteur dans un role plutôt mystérieux et provoquera un gros sourire à la fin du film.
Il y aurait encore beaucoup à dire, mais le plus agréable reste l’optimisme ressenti quand arrive le mot Fin.
Vitalité et incroyable diversité du cinéma italien classique .