14 juin 2022

La Carrière de Suzanne (1963) de Eric Rohmer

La Carrière de SuzanneDans un café parisien, Bertrand, jeune étudiant réservé, retrouve son ami, le charismatique Guillaume. Guillaume engage une conversation avec Suzanne qui étudie à une table voisine puis l’invite à une fête qu’il organise quelques jours plus tard. Par jeu, il entreprend avec succès de la séduire. Témoin complice de leur aventure, Bertrand admire l’attitude donjuanesque de son camarade, tandis qu’il s’agace de celle, trop libre, de Suzanne. De son côté, il tente timidement d’approcher la jolie Sophie…
La Carrière de Suzanne est un film français écrit et réalisé par Éric Rohmer. C’est le deuxième des Six contes moraux. Le récit est vu du côté de Bertrand dont la voix off nous informe régulièrement de ses pensées. L’opposition entre les deux personnages masculins est assez marquée : Guillaume se comporte comme un mufle, non seulement avec les femmes mais aussi avec Bertrand, qu’il utilise et manipule sans que ce dernier en ait conscience. Le jugement de Bertrand sur Suzanne est faussé par le comportement de Guillaume et il faudra l’intervention d’un élément extérieur pour qu’il a regarde d’un œil nouveau. Eric Rohmer parvient à décrire les différences de tempérament avec simplicité et justesse. Les dialogues prennent naturellement une grande place. Tourné en noir et blanc 16 mm avec un éclairage naturel, le film montre donc un grain assez important.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Catherine Sée, Philippe Beuzen, Christian Charrière, Diane Wilkinson
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Remarque :
* Caméo : Eric Rohmer apparaît au milieu du film, à moitié caché dans une cabine téléphonique d’où il dicte un passage des Dialogues sur l’art oratoire de Cicéron.

La Carrière de SuzannePhilippe Beuzen et Catherine Sée dans La Carrière de Suzanne de Éric Rohmer.

30 mars 2022

Le Célibataire (1955) de Antonio Pietrangeli

Titre original : « Lo scapolo »

Le Célibataire (Lo scapolo)Paolo Anselmi est célibataire et il entend bien le rester. Il court les femmes et voudrait multiplier les aventures. Mais la vie de Paolo est solitaire et toutes ses tentatives de séduction ne sont pas couronnées de succès…
Le Célibataire est un film italien réalisé par Antonio Pietrangeli. Il en a coécrit le scénario avec Ruggero Maccari et Ettore Scola. Alberto Sordi était déjà assez connu et commençait à enchaîner les tournages. Ici, son personnage est celui qu’il interprétera si souvent, un « italien moyen » un peu lâche et plutôt pitoyable. Le propos fustige le machisme ambiant, le refus du mariage reposant sur la crainte de perdre une liberté fantasmée, nourrie par les affabulations et récits d’aventures. Si le thème général paraît bien classique, il faut garder à l’esprit que nous sommes en 1955, donc au tout début de la grande époque de la comédie italienne. Le scénario est assez libre dans les enchainements de scènes, l’ensemble manque parfois un peu de liant ; ce sont des tranches de vie. Le film peine à s’envoler et reste assez mineur, mais sa date de sortie pousse à une certaine indulgence.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Alberto Sordi, Sandra Milo, Nino Manfredi, Madeleine Fischer
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Remarque :
* Alberto Sordi est resté célibataire toute sa vie.

Le Célibataire (Lo scapolo)Alberto Sordi dans Le Célibataire (Lo scapolo) de Antonio Pietrangeli.

22 décembre 2021

La Belle de Rome (1955) de Luigi Comencini

Titre original : « La bella di Roma »

La Belle de Rome (La bella di Roma)À Rome, Nannina est fiancée à Mario, un boxeur emprisonné après une bagarre avec un policier. Elle est alors embauchée comme caissière au bistrot d’Oreste, un veuf qui la courtise bientôt. Gracco, un voisin d’Oreste, lui fait également des avances, bien que marié à Ines…
Les films que Luigi Comencini a signés dans les années cinquante sont essentiellement commerciaux, ils n’ont pas les qualités de ses réalisations ultérieures. La Belle de Rome en est un bel exemple : c’est comédie plaisante sans être vraiment remarquable. L’histoire est assez classique : deux hommes tentent de profiter du désarroi d’une jeune femme qui rêve d’ouvrir une trattoria. L’un est assez sincère mais bien trop âgé pour elle, l’autre est hypocrite et marié. Le machisme du mâle italien est donc la cible principale de l’ironie et il faut souligner que le réalisateur ne joue pas trop avec le pouvoir d’attraction de Silvana Pampanini. L’autre cible est la bigoterie mêlée de superstition des personnages, ce qui permet d’introduire un ressort amusant de comédie. La musique est signée Nino Rota. Film peu courant.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Alberto Sordi, Silvana Pampanini, Paolo Stoppa, Antonio Cifariello
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La Belle de Rome (La bella di Roma)Silvana Pampanini et Alberto Sordi dans La Belle de Rome (La bella di Roma) de Luigi Comencini.

29 août 2021

Abracadabra (2017) de Pablo Berger

AbracadabraCarmen et son mari Carlos vivent à Madrid, dans le quartier de Carabanchel. Lors d’un mariage, Pepe, le cousin de Carmen, se livre en amateur à une séance d’hypnose qui va avoir des conséquences inattendues…
Abracadabra est écrit et réalisé par l’espagnol Pablo Berger, son troisième long métrage après le très remarqué Blancanieves (2012). Il pratique une nouvelle fois le mélange des genres, le film est assez inclassable sinon parmi les plus loufoques qui soient. Il manie l’humour avec intelligence et, surtout, il ne cesse de nous surprendre : à chaque fois que le récit semble partir dans une direction, c’est pour mieux partir dans une autre. Il y a un peu de paranormal (farfelu), de suspense, de portrait social (satire du macho espagnol, usure du couple) et même de gore (un peu) mais surtout beaucoup d’humour. Les personnages ont parfois/souvent des comportements (très) inattendus. Le film est porté par un superbe duo d’acteurs : Maribel Verdú montre une forte présence à l’écran avec une large palette d’expressions et Antonio de la Torre est capable de tout jouer avec la même aisance. Les quelques seconds rôles ne sont pas en reste. L’esthétique fleure les années soixante-dix et la belle utilisation des couleurs plutôt années cinquante ce qui donne un style fou à l’ensemble. Le film semble dérouter beaucoup de spectateurs et de critiques mais, personnellement, je raffole de cet humour inventif et surprenant.
Elle:
Lui : 5 étoiles

Acteurs: Maribel Verdú, Antonio de la Torre, José Mota, Josep Maria Pou
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AbracadabraMaribel Verdú et José Mota dans Abracadabra de Pablo Berger.

AbracadabraAntonio de la Torre et Maribel Verdú dans Abracadabra de Pablo Berger.

AbracadabraAntonio de la Torre et Maribel Verdú dans Abracadabra de Pablo Berger.

5 janvier 2021

Un Fils (2019) de Mehdi Barsaoui

Titre original : « Bik Eneich: Un fils »

Un Fils (Bik Eneich: Un fils)Tunisie, septembre 2011, peu après après le départ du dictateur Ben Ali et quelques mois avant la fin de Kadhafi, le leader de la Libye voisine. Lors d’une escapade dans le sud du pays, un couple de Tunisiens aisés et leur fils se retrouvent à proximité d’une embuscade terroriste. Le jeune garçon est touché par une balle perdue. Seule une greffe du foie peut le sauver…
Un Fils est le premier long métrage du tunisien Mehdi Barsaoui. Il en a écrit le scénario. Il s’agit d’un drame familial où la tension est forte et dont l’intensité ne connait aucun relâchement. Le drame de ce couple prend une tournure particulière du fait de lois et d’usages qui nous paraissent archaïques : le don d’organes est possible mais reste mal accepté, l’adultère est passible de cinq ans de prison, les mentalités restent profondément machistes, les trafics profitent des carences du système. L’art du réalisateur est de mêler habilement un drame personnel avec le portrait d’une société en besoin de modernité. Superbe prestation de Sami Bouajila.
Elle: 4 étoiles
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Sami Bouajila, Najla Ben Abdallah
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Un Fils (Bik Eneich: Un fils)Sami Bouajila et Najla Ben Abdallah dans Un Fils (Bik Eneich: Un fils) de Mehdi Barsaoui.

Ne pas confondre avec :
Un fils de Amal Bedjaoui (2003), film français avec Mohamed Hicham.

12 septembre 2020

Proxima (2019) de Alice Winocour

ProximaSarah est une spationaute française qui s’apprête à quitter la Terre pour une mission d’un an, Proxima. Alors qu’elle suit l’entraînement rigoureux imposé aux astronautes, seule femme au milieu d’hommes, elle se prépare surtout à la séparation avec sa fille de 8 ans…
Proxima est un film écrit et réalisé par la réalisatrice française Alice Winocour, son troisième long métrage. Fascinée par le domaine spatial depuis son enfance, elle nous montre l’entrainement long et difficile d’un astronaute, et les conséquences de la séparation prévue avec la Terre. Son intention est également de démontrer qu’une femme peut être à la fois une grande professionnelle et une mère, y compris dans un milieu très machiste. La tâche est d’autant plus difficile pour une femme puisque nos codes sociaux continuent d’attribuer l’éducation des enfants plutôt à la mère qu’au père. Alice Winocour n’utilise aucun artifice, aucune dramatisation pour renforcer son récit, ce qui est appréciable. Elle a pu avoir accès aux centres d’entrainement et au Cosmodrome de Baïkonour pour filmer certaines scènes. Outre sa grande sensibilité, Proxima est un film particulièrement bien documenté.
Elle: 4 étoiles
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Eva Green, Zélie Boulant, Matt Dillon, Aleksey Fateev, Sandra Hüller
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ProximaZélie Boulant et Eva Green dans Proxima de Alice Winocour.

16 avril 2020

Mektoub, My Love: Canto Uno (2017) de Abdellatif Kechiche

Mektoub, My Love: Canto UnoSète, 1994. Amin, apprenti scénariste installé à Paris, retourne un été dans sa ville natale. Il retrouve sa famille et ses amis, comme son cousin Tony et son amie Ophélie. Il passe son temps dans les bars ou sur la plage fréquentée par les filles en vacances…
Mektoub My Love est une libre adaptation du roman La Blessure, la vraie de François Bégaudeau. Il faut un certain temps pour « entrer » dans ce film de 3 heures, déroutant de prime abord par la vacuité de ses dialogues et l’étirement de scènes qui paraissent aussi inutiles les unes que les autres. Une fois franchie cette étape, on peut se laisser happer par l’énergie vitale qui se dégage de l’ensemble. Le personnage principal est pris dans un tourbillon de vie, tout en sachant rester en retrait. Il est en effet le seul à avoir une autre motivation que de draguer les filles. Tous les autres hommes sont des caricatures vivantes du machisme et les femmes semblent issues d’un fantasme masculin : jolies, débridées sexuellement, peu exigeantes, ne refusant aucune avance, même les plus lourdes, n’existant que pour le regard des hommes. Comme toujours, la caméra de Kechiche est très mobile et placée très proche des personnages. La longue séquence de fin, dans une boîte de nuit, est interminable. La critique unanime a encensé le film, le public beaucoup moins.
Elle: 3 étoiles
Lui : 1 étoiles

Acteurs: Shaïn Boumedine, Ophélie Bau, Salim Kechiouche, Lou Luttiau, Alexia Chardard, Hafsia Herzi
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Remarques :
* Le sens du titre est donné par une phrase du synopsis officiel : « Quand vient le temps d’aimer, seul le destin – le mektoub – peut décider. » (Il est probable qu’il faille voir les suites pour comprendre en quoi cette phrase s’applique au film…)
* Mektoub My Love doit au final comporter trois volets. Le deuxième, Mektoub, My Love: Intermezzo, présenté à Cannes en 2019, a suscité une vive polémique et des commentaires de fort rejet. La majorité de ce film de 3h30 se déroule en effet dans une boite de nuit. [La date de sortie de ce film reste incertaine, la société de production ayant été placée en redressement judiciaire fin 2019.]

Mektoub, My Love: Canto UnoLou Luttiau et Ophélie Bau dans Mektoub, My Love: Canto Uno de Abdellatif Kechiche.

9 mars 2019

Battle of the Sexes (2017) de Jonathan Dayton et Valerie Faris

Battle of the SexesEn 1973, la joueuse de tennis Billie Jean King, qui vient d’être classée numéro 1 mondiale, refuse le principe de recevoir des primes huit fois moindres que les hommes alors les finales féminines attirent autant de public. Avec quelques joueuses, elle crée la Women’s Tennis Association…
Battle of the Sexes est le surnom donné à une très célèbre rencontre de tennis qui a vu Billy Jean King gagner face au bravache Bobby Riggs, ex-numéro un mondial, qui à 55 ans affirmait qu’aucune joueuse en exercice ne pouvait le battre. Ce match a beaucoup servi le féminisme, la reconnaissance du lesbianisme et aussi le tennis en général, qui a bénéficié de retransmissions télévisées plus systématiques après ce match. Le duo Jonathan Dayton et Valerie Faris (connu pour Little Miss Sunshine) nous fait revivre cet évènement de façon très vivante. Le plus remarquable dans le film est qu’il n’y a aucune lourdeur dans la démonstration, rien qui ne paraisse exagéré. Emma Stone et Steve Carell ressemblent étonnamment à leur modèle et beaucoup d’humour passe par ce dernier : son personnage est, outre un macho assumé, un incorrigible parieur qui ne prend rien au sérieux. Bien équilibré, l’ensemble est aussi plaisant qu’édifiant.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Emma Stone, Steve Carell, Andrea Riseborough, Natalie Morales, Sarah Silverman, Bill Pullman
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Remarques :
* Le machisme a la vie dure et refait toujours surface : 40 ans plus tard, une rumeur, relayée par la chaine de télévision ESPN en 2013, prétend que Bobby Riggs s’est volontairement laissé battre pour une obscure histoire de dette vis-à-vis de la Mafia.

Battle of the sexes
Emma Stone et Steve Carell dans Battle of the Sexes de Jonathan Dayton, Valerie Faris.

Billy Jean King et Bobby Riggs
Les véritables Billy Jean King et Bobby Riggs, ici en 1973.

7 février 2019

Numéro une (2017) de Tonie Marshall

Numéro uneBrillante et volontaire, Emmanuelle Blachey est cadre supérieur du géant français de l’énergie. Elle est approchée par un réseau de femmes d’influence qui se propose de l’aider à prendre la tête d’une entreprise du CAC40, géant de la distribution de l’eau. Elle serait la première femme à occuper une telle fonction…
Même s’il est présenté ainsi, Numéro une n’est pas tant un film sur le sexisme dans le milieu des dirigeants d’entreprise : seules quelques répliques entrent dans cette catégorie et elles restent dans le machisme très traditionnel. Le sujet est plutôt la lutte de pouvoir qui précède la nomination d’un haut dirigeant d’entreprise, une lutte où tous les coups sont permis. Toutes ces manigances et machiavélismes ne sont guère passionnants, d’autant plus que Tonie Marshall ne fait pas preuve d’une grande originalité : bassesses et moyens de pression utilisés de part et d’autre sont vraiment conventionnels. De plus, elle ne parvient pas dans son scénario à mêler habilement les soucis de sa vie personnelle qui nous paraît tout aussi ennuyeuse. En revanche, la photographie est assez belle (très beaux flous d’arrière-plan).
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Emmanuelle Devos, Suzanne Clément, Richard Berry, Sami Frey, Benjamin Biolay, Francine Bergé
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Numéro Une
Emmanuelle Devos dans Numéro une de Tonie Marshall.

28 juillet 2018

Je la connaissais bien (1965) de Antonio Pietrangeli

Titre original : « Io la conoscevo bene »
Autre titre français : « L’amour tel qu’il est »

Je la connaissais bienJeune provinciale venue à Rome, Adriana fait divers petits métiers mais rêve d’être une actrice. Elle multiplie les aventures sans lendemain…
Ecrit avec le tandem Ruggero Maccari et Ettore Scola, Je la connaissais bien nous dresse le portrait d’une jeune femme qui semble à peine sortie de l’adolescence et qui reste très ingénue malgré son grand pouvoir d’attraction sur les hommes. Sa candeur va se heurter au machisme de la société italienne. d’Antonio Pietrangeli nous place très près de son héroïne à laquelle Stefania Sandrelli donne vie avec beaucoup de naturel et de sensualité. De temps à autre, elle semble nous prendre à témoin par des regards-caméra furtifs. Pietrangeli multiplie les longs travellings, s’attarde sur certains éléments, pratique des ellipses inattendues mais subtiles. Tout ceci donne une beauté formelle au film qui semble nous envelopper. A noter, un beau petit rôle pour Ugo Tognazzi qui nous gratifie d’un incroyable numéro de claquettes! Je la connaissais bien sera le dernier long métrage achevé d’Antonio Pietrangeli.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Stefania Sandrelli, Mario Adorf, Jean-Claude Brialy, Nino Manfredi, Ugo Tognazzi
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Je la connaissais bien
Stefania Sandrelli dans Je la connaissais bien de Antonio Pietrangeli.