Dans les Vosges, le père de Vincent Munier transmet son amour de la vie sauvage de la forêt au jeune Simon, fils de Vincent. Il nous fait ainsi découvrir cerfs, oiseaux rares, renards et lynx et parfois, le battement d’ailes d’un animal légendaire : le Grand Tétras… Le Chant des forêts est un film documentaire français réalisé par Vincent Munier. Après nous avoir emmené au bout du monde sur la piste de La Panthère des neiges, il nous introduit dans sa région d’origine qui a, elle aussi, son animal rare : le grand tétras, ou grand coq de bruyère, un majestueux gallinacé menacé d’extinction dans les Vosges. Les images sont très belles, l’immersion est totale. Le film nous permet de mieux entendre le murmure de la forêt et nous offre la vision furtive de ses habitants. Vincent Munier a passé des mois à dérusher les images qu’il a filmées, seul, pendant dix années. Il n’a gardé que l’essentiel et le plus beau. Les plans dans la cabane et en Norvège ont été tournées avec une petite équipe. Ce film magnifique a connu un beau succès en salles. Elle: Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Jack Reacher est de retour, toujours prêt à tout pour obtenir justice. Victime d’une manipulation, Susan Turner, qui dirige son ancienne unité, est arrêtée pour trahison. Jack Reacher ne reculera devant rien pour prouver son innocence… Jack Reacher: Never Go Back est un film américain réalisé par Edward Zwick. Il fait suite à Jack Reacher réalisé par Christopher McQuarrie en 2012 et qui avait connu un beau succès en salles. Il est adapté d’un roman du britannique Lee Child qui a créé le personnage (une trentaine de livres à ce jour). Si la mise en place est assez efficace pour capter notre attention, la suite est hélas plus banale et monotone dans sa suite de scènes d’action. Le personnage central est moins surprenant que dans le premier volet et Tom Cruise semble lui-même moins y croire. Le personnage féminin, d’une indéfectible détermination, est plus intéressant, du moins en début de film. Le succès fut moindre et le troisième film ne vit pas le jour. En revanche, un série centrée sur le personnage de Jack Reacher a vu le jour en 2022 (Reacher, 4 saisons à ce jour). Elle: – Lui :
Lecteurs : (1 note(s), moyenne : 3,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
A Londres, une jeune femme est retrouvée morte dans un parc, sans identification, poignardée de plusieurs coups de couteaux. Deux policiers de Scotland Yard enquêtent… Sapphire est un film britannique écrit par Janet Green et réalisé par Basil Dearden. Le titre français laisse augurer d’une série B assez banale mais il n’en est rien. Le récit utilise intelligemment le support d’une enquête policière pour aborder un problème sociétal plus profond. Le scénario a été écrit en réaction aux violentes émeutes raciales de Notting Hill en 1958. L’approche est assez subtile tout en montrant une belle profondeur, montrant plusieurs facettes du racisme, et dressant un portrait social de l’Angleterre de la fin des années cinquante. Cette profondeur se retrouve d’ailleurs dans bon nombre de films réalisés par Basil Dearden. Réalisé avec visiblement peu de moyens, le film bénéficie d’une mise en scène bien maitrisée. Malgré un accueil critique mitigé, le film connut un succès plus qu’honorable à sa sortie. Il mérite vraiment d’être découvert mais est hélas difficile à trouver aujourd’hui. Elle: – Lui :
Lecteurs : (1 note(s), moyenne : 4,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
Titre original : « Ano natsu, ichiban shizukana umi »
Un jeune éboueur sourd-muet se prend d’une passion obsessionnelle pour le surf. Soutenu par le regard protecteur de sa petite amie, sourde-muette comme lui, le jeune homme progresse, d’apprentissages éprouvants en compétitions difficiles… A Scene at the Sea (titre original peut se traduire littéralement par « cet été-là, la mer la plus calme ») est un film japonais écrit, réalisé et monté par Takeshi Kitano. C’est son troisième long métrage, très différent de ses deux premiers assez violents, et juste avant Sonatine (1993) qui le fera découvrir en Europe. Kitano dévoile ici une veine tendre et sentimentale avec une histoire très simple, d’amour et de passion. Le thème est aussi celui de l’innocence. Il n’y a que près peu de paroles, le rythme est lent, le style serait plutôt contemplatif. Le réalisateur a soigné l’esthétique avec de beaux cadrages en plan large, sans traveling, et une certaine utilisation de la couleur. C’est un beau film, assez peu connu mais qui mérite d’être découvert. Elle: – Lui :
Lecteurs : (3 note(s), moyenne : 3,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
Jeanne travaille dans une compagnie d’assurances et vit seule depuis sa séparation avec sa compagne. Un soir, sa sœur Suzanne arrive chez elle avec ses deux enfants, Gaspard et Margaux, puis disparaît le lendemain en laissant les enfants à la garde de Jeanne… Les enfants vont bien est un film français écrit et réalisé par Nathan Ambrosioni. Il signe ainsi, à l’âge de 26 ans, son troisième long métrage. Ce drame intimiste est centré sur trois personnages féminins dont un qui est physiquement absent bien qu’il soit le nœud de l’histoire. Le réalisateur a su donner une belle épaisseur à ce portrait de femme qui doit faire face à un bouleversement chaotique de sa vie tout en montrant une certaine délicatesse. Il a su aussi éviter les facilités du pathos. Sa mise en scène est bien maitrisée et l’interprétation de Camille Cottin est irréprochable. Le film a été bien accueilli par la critique et le public. Elle: Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Camille Cottin et Monia Chokri dans Les enfants vont bien de Nathan Ambrosioni.Nina Birman et Manoã Varvat dans Les enfants vont bien de Nathan Ambrosioni.
1983, François Mitterrand décide de lancer un concours d’architecture international pour le projet phare de sa présidence : la Grande Arche de la Défense. A la surprise générale, c’est un architecte danois que personne ne connait qui remporte le concours: Otto von Spreckelsen. Cet homme de 53 ans se retoruve propulsé à la tête de ce chantier pharaonique. Et si l’architecte entend bien bâtir la Grande Arche telle qu’il l’a imaginée, ses idées vont très vite se heurter à la complexité du réel et aux aléas de la politique… L’Inconnu de la Grande Arche est un film français écrit et réalisé par Stéphane Demoustier, inspiré du roman La Grande Arche de Laurence Cossé, paru en 2016. Si le scénario est conforme à la réalité dans les grandes lignes, il ne l’est pas dans tous les aspects (le personnage de la femme de l’architecte est inventé par le cinéaste et le personnage joué par Xavier Dolan est inspiré de trois personnages réels). Même s’il manque de fluidité, le récit parvient à nous intéresser et même nous captiver car c’est après tout une histoire peu banale. Elle nous apprend pourquoi le nom de cet architecte est si peu connu aujourd’hui. Le réalisateur (qui a commencé sa carrière en réalisant des films institutionnels d’architecture) fait l’apologie de la créativité qui s’affranchit des réalités. Le film a été bien accueilli par la critique. Elle: Lui :
Lecteurs : (3 note(s), moyenne : 4,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
Remarque : Les effets spéciaux ont été remarqués et même primés aux Césars. Certaines scènes de chantier ont été créées en « animant » des photos d’époque.
Swann Arlaud, Xavier Dolan et Claes Bang dans L’Inconnu de la Grande Arche de Stéphane Demoustier.
Septembre 1944. Alors que les forces alliées essaient de terminer la guerre au plus vite, le général Montgomery conçoit un projet audacieux : parachuter plusieurs divisions aéroportées britanniques et américaines derrière les lignes allemandes aux Pays-Bas afin de capturer plusieurs ponts stratégiques qui permettront aux troupes terrestres de franchir le Rhin et de pénétrer directement en Allemagne… Un pont trop loin est un film britannique réalisé par Richard Attenborough. Il s’agit d’une superproduction dotée de nombreux acteurs de premier plan, britanniques et américains, Robert Redford assurant la présence d’une grande star américaine (nécessaire pour que le film puisse marcher aux Etats-Unis) (il n’apparaît toutefois qu’après deux heures!) Le film reconstitue un épisode peu glorieux pour les forces alliées dont les généraux ont failli par accès de confiance. Hélas, le récit est très confus : il se déroule simultanément sur quatre lieux et nous passons de l’un à l’autre sans toujours comprendre où nous sommes. Les personnages sont trop nombreux et j’avoue avoir été rapidement perdu (peut-être n’ai-je pas été suffisamment attentif lors de l’exposé du plan global…) Dès lors, l’ensemble paraît inévitablement bien trop long. Certaines scènes sont impressionnantes, notamment celle du parachutage. Malgré un accueil critique très mitigé, le film a été un succès au box-office. Elle: – Lui :
Lecteurs : (3 note(s), moyenne : 3,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
En pleine campagne iranienne, un automobiliste écrase un chien. La voiture tombe en panne un peu plus loin et s’arrête devant une petite entreprise. Là, Vahid, croit reconnaître en cet automobiliste Eghbal « la Guibole », l’un de ses anciens tortionnaires lorsqu’il était arbitrairement emprisonné… Un simple accident est un film franco-iranien écrit et réalisé par Jafar Panahi. On ne peut que saluer le courage et la ténacité du réalisateur à continuer de tourner sans autorisation des films dans son pays malgré les condamnations et emprisonnements que le régime iranien lui inflige. C’est une position qui inspire le respect. Dès lors, on s’en voudrait presque de ne pas apprécier son film, principalement du fait d’un scénario qui tourne un peu en rond et dont les situations paraissent redondantes ou trop rocambolesques. L’histoire a le mérite de mettre en lumière les tortures et mauvais traitements des prisons iraniennes et le réalisateur en profite aussi pour montrer certains travers de la société iranienne. Très bon accueil de la critique. Palme d’or 2025 à Cannes. Elle: Lui :
Lecteurs : (4 note(s), moyenne : 2,75 sur 5, vous pouvez noter ce film)
Un adolescent idéaliste, souffrant sous la coupe d’un professeur de latin sadique surnommé Caligula, tombe amoureux d’une fille lâche qui est intimidée et tourmentée par un autre amant… Tourments (parfois titré L’Épreuve, ou encore Tourmente) est un film suédois réalisé par Alf Sjöberg. C’est le premier scénario d’Ingmar Bergman adapté en film (il réalisera son premier long métrage deux ans plus tard en 1946 à l’âge de 28 ans). Bergman, qui s’est inspiré de ses années d’études pour écrire ce scénario, insista pour assister au tournage et obtint un poste de script (il en a, dit-on, profité pour tenter de s’immiscer dans le travail du réalisateur qui l’a remis à chaque fois à sa place). Le film a été tourné alors que l’on commençait à espérer voir la fin de la guerre et le parallèle entre le tyrannique professeur et le régime nazi est mis en relief (d’ailleurs, le professeur lit le Dagposten, un journal suédois d’obédience fasciste). La mise en scène est remarquable, avec de superbes cadrages et gros plans sur les visages, une belle utilisation de la lumière proche de l’expressionnisme et une interprétation très juste. Le film a reçu le Grand prix (ancêtre de la Palme d’or) lors du Festival de Cannes 1946 conjointement avec dix autres films (voir la liste). Elle: – Lui :
Lecteurs : (1 note(s), moyenne : 3,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
Remarque : • La première version du film s’achevait sur la scène des résultats du baccalauréat : tous les étudiants sont reçus, à l’exception de Widgren, qui observe du dehors, sous un porche. Il s’éloigne sous la pluie et l’on voit Caligula, souriant comme un vainqueur à la fenêtre, lui faire des signes d’adieu. À la place de cette fin, jugée trop sombre, on demanda à Bergman d’en écrire une autre, plus optimiste. Sjöberg ayant d’autres obligations, c’est Bergman qui tourna les derniers plans. (Lu sur Wikipedia) • Le film le plus connu d’Alf Sjöberg est Mademoiselle Julie (Fröken Julie, 1951) pour lequel il recevra de nouveau le Grand Prix du Festival de Cannes.
Stig Järrel et Alf Kjellin dans Tourments (Hets) de Alf Sjöberg.
Homonymes (sans autre lien que le titre en français) : Tourments (Hets) de Alf Sjöberg (1944) sur un scénario d’Ingmar Bergman Tourments (El) de Luis Bunuel (1953) également chroniqué sur ce blog Tourments de Jacques Daniel-Norman (1954) avec Tino Rossi Tourments (Trápení) du tchèque Karel Kachyna (1962) Tourments (Midareru) de Mikio Naruse (1964) également chroniqué sur ce blog