Wisi, en quête d’emploi à Bordeaux, se fait passer pour un sans-papier auprès de Marina, une humanitaire au grand coeur. Il rencontre Jérôme, un SDF passablement raciste, qui découvre sa ruse et décide de profiter de la situation, compliquant ainsi les plans de Wisi… Pourquoi tu souris? est une comédie française écrite et réalisée par Chad Chenouga et Christine Paillard. Le premier est un acteur passé à la réalisation, la seconde est une scénariste qui signe là son premier long métrage. Ils ont réuni un beau trio d’acteurs qui attirera les spectateurs (ce fut notre cas). Hélas, le scénario est décousu et, malgré quelques passages assez réussis, l’humour fonctionne mal et génère même parfois une certaine gêne. L’interprétation n’est pas en cause, les trois sont excellents. Abandon à mi-parcours. Elle: Lui :
Sénégalais en France depuis 10 ans, Samba collectionne les petits boulots. Alice est une cadre supérieure épuisée par un burn-out. Lui essaye par tous les moyens d’obtenir ses papiers, alors qu’elle tente de se reconstruire par le bénévolat dans une association d’aide aux sans-papiers. Chacun cherche à sortir de son impasse jusqu’au jour où leurs destins se croisent… Samba est un film français écrit et réalisé par Éric Toledano et Olivier Nakache, basé sur le roman Samba pour la France de Delphine Coulin qui a travaillé dans une association similaire à celle de son histoire. Le livre était un drame alors que le ton du film est plutôt à la comédie tout en étant très ancré dans la réalité des sans-papiers. On peut reprocher la faiblesse du scénario, qui ressemble plus à une juxtaposition de scènes qu’à une histoire suivie, et son improbabilité. Le rapprochement de ces deux personnages exclus du monde du travail est néanmoins touchant, même s’il n’évite pas l’excès de bons sentiments. L’art des deux réalisateurs est de réussir à mettre de l’humour sur des situations plutôt dramatiques. Venant juste après Intouchables, le film a connu le succès. Elle: Lui :
A Dublin, pendant la guerre civile irlandaise, la vie de la famille de Boyle, faux capitaine, menteur, buveur et fainéant, va se trouver illuminée par l’annonce d’un héritage substantiel… Junon et le paon est un film britannique réalisé par Alfred Hitchcock, adapté d’une pièce de l’auteur irlandais Seán O’Casey. C’est le deuxième film parlant d’Hitchcock, mais le premier réalisé vraiment avec les moyens du parlant : le son est enregistré au moment de la prise de vue (sans possibilité de modification ultérieure). Le sujet a été imposé à Hitchcock qui n’en voulait pas car il ne voyait pas comment éviter de faire du théâtre filmé. Effectivement, il n’y est pas parvenu. Tout le film se déroule dans la pièce principale de la famille et le jeu des acteurs, dont certains l’avaient interprété sur les planches, reste marqué par le théâtre. Tout au plus a-t-il joué avec les mouvements de caméra pour nous indiquer quelque chose. C’est son premier film avec des plans longs. Même s’il y a des notes d’humour, notamment lors de la mise en place des personnages, il s’agit d’un drame social avec pour thèmes secondaires la lâcheté et la culpabilité. Le film a été très bien accueilli par la critique. Hitchcock a déclaré ultérieurement qu’il considérait que ce film n’avait rien à voir avec le cinéma. Elle: – Lui :
Sara Allgood, John Laurie et Edward Chapman dans Junon et le paon (Juno and the Paycock) de Alfred Hitchcock.
Remarques : • Caméo : la scène où Hitchcock apparait, un barman au début du film, a été coupée au montage. Seule une photo publicitaire parue dans Picturegoer en atteste. (Source : livre Hitchcock la totale, EPA 2021) • Grand admirateur d’Hitchcock, Woody Allen dans son film Whatever Works rend hommage au Maître : dans la péniche de Randy (Henry Cavill), Mélody (Evan Rachel Wood) trouve une photo de film avec Randy et demande d’où elle est tirée, il lui répond qu’il a joué dans un film appelé Juno and the Paycock. (Anecdote lue sur Wikipédia)
Max est traiteur depuis trente ans. Des fêtes, il en a organisé des centaines. Aujourd’hui c’est un sublime mariage dans un château du XVIIe siècle. Comme d’habitude, Max a tout coordonné : il a recruté sa brigade de serveurs, de cuisiniers, de plongeurs, il a conseillé un photographe, réservé l’orchestre, arrangé la décoration florale, bref tous les ingrédients sont réunis pour que cette fête soit réussie. Mais la loi des séries va venir bouleverser un planning sur le fil où chaque moment de bonheur et d’émotion risque de se transformer en désastre ou en chaos… Le Sens de la fête est un film français écrit et réalisé par Éric Toledano et Olivier Nakache. C’est une comédie bien écrite avec des personnages très différents et un bon enchaînement d’évènements. Il n’y a pas de temps mort et le récit ne s’essouffle pas à mi-parcours comme trop souvent dans les comédies françaises. L’humour est bien présent, et de façon permanente. On peut noter une certaine bienveillance envers les personnages, même les plus gaffeurs. Le film bénéfice d’un beau plateau d’acteurs et c’est bien entendu Jean-Pierre Bacri qui en est le pivot central avec une interprétation sans excès. Très amusant. Elle: Lui :
Titre original : « Star Wars: Episode VI – Return of the Jedi »
Luke Skywalker revient sur sa planète natale Tatooine avec la princesse Leia pour tenter de délivrer son ami Han Solo retenu prisonnier par le puissant trafiquant Jabba le Hutt. L’évasion va être mouvementée avant qu’ils ne doivent affronter un ennemi bien plus redoutable… Le Retour du Jedi est un film américain de science-fiction écrit par George Lucas et Lawrence Kasdan et réalisé par Richard Marquand. C’est le troisième et dernier volet de la trilogie originale Star Wars mais le sixième selon l’ordre chronologique de l’histoire pensée par George Lucas. L’histoire se situe un an après celle de L’Empire contre-attaque (1980) et s’inscrit parfaitement dans la lignée : une histoire accessible même pour les enfants, beaucoup d’inventivité dans les lieux et les personnages, des prouesses de tournage (sans images de synthèse, rappelons-le). Il est doté d’une morale simple car c’est un conte, un joli conte galactique. Le récit dénoue entièrement le conflit père-fils entre Dark Vador et Luke, l’histoire est close en beauté. Cet épisode est presque un concentré de la première trilogie, on y retrouve tous les personnages, y compris ces Ewoks, petites créatures semblables à des peluches, qui apportent de la légèreté et un certain optimisme à l’ensemble. Elle: – Lui :
Anthony Daniels, Carrie Fisher, Harrison Ford et Peter Mayhew dans Le Retour du Jedi (Star Wars: Episode VI – Return of the Jedi) de Richard Marquand.Le Retour du Jedi (Star Wars: Episode VI – Return of the Jedi) de Richard Marquand.Carrie Fisher dans Le Retour du Jedi (Star Wars: Episode VI – Return of the Jedi) de Richard Marquand.La moto-jet vue dans Le Retour du Jedi (Star Wars: Episode VI – Return of the Jedi) de Richard Marquand.
Inspirée par une nouvelle de science-fiction féministe écrite au Bengale en 1905, Inés part à la découverte de l’Inde à la recherche de Ladyland, le pays utopique des femmes… Sultana’s Dream est un film d’animation espagnol coécrit et réalisé par Isabel Herguera. La réalisatrice est une artiste visuelle espagnole qui a déjà réalisé de nombreux courts métrages d’animation expérimentale et Sultana’s Dream est son premier long métrage. Le propos est la présentation d’un ouvrage écrit en anglais par l’écrivaine féministe indienne et musulmane Rokeya Sakhawat Hussain au début du XXe siècle. Ce roman décrit une société dystopique où la place des hommes et celle des femmes sont inversées : les femmes cloîtrent les hommes chez eux et ils restent cantonnés aux tâches du foyer. La forme est très originale : la réalisatrice utilise à la fois des transparents à l’aquarelle et des dessins qui évoquent à la fois de vieilles enluminures par leur absence de perspective et le théâtre d’ombres par le trait et les couleurs. Le résultat est très original, un peu déroutant mais aussi, hélas, un peu abscons ou, du moins, pas très accessible. Elle: Lui :
Au moment où Cécile s’apprête à réaliser son rêve, ouvrir son propre restaurant gastronomique, elle doit rentrer dans le village de son enfance à la suite de l’infarctus de son père. Loin de l’agitation parisienne, elle recroise son amour de jeunesse. Ses souvenirs ressurgissent et ses certitudes vacillent… Partir un jour est un film musical français co-écrit et réalisé par Amélie Bonnin. Elle signe son premier long métrage en étirant son propre court métrage du même nom sorti en 2021 (récompensé par un César) avec déjà Juliette Armanet, Bastien Bouillon et François Rollin. Cette origine permet de mieux comprendre pourquoi le film manque de suivi dans son déroulement, paraissant souvent une juxtaposition de saynètes d’intérêt (très) inégal. L’ensemble est un peu vide et bourré de clichés. L’image n’est pas très belle. C’est un film musical qui reprend des chansons françaises chantées par les acteurs eux-mêmes. Le choix des chansons n’est pas merveilleux mais la chanson-titre, originellement une chanson des 2Be3, n’est pas la pire : chantée par Julie Armanet, elle devient écoutable ! Ceci étant dit, la critique a plutôt bien accueilli le film et le public également, me semble-t-il. Elle: Lui :
Rio, 1971, sous la dictature militaire. La grande maison des Paiva, près de la plage, est un havre de vie, de paroles partagées, de jeux, de rencontres. Jusqu’au jour où des hommes du régime viennent arrêter Rubens, le père de famille et ancien député du parti travailliste, qui disparait sans laisser de traces… Je suis toujours là est un film brésilien réalisé par Walter Salles. C’est l’adaptation cinématographique du livre du même nom de Marcelo Rubens Paiva, fils de l’ancien député disparu, paru en 2015. Il met en scène la vie de la famille Paiva, vue sous l’angle de son épouse qui doit faire face à l’absence et à l’incertitude. La dictature militaire au pouvoir n’a en effet jamais reconnu l’avoir arrêté. Adolescent, Walter Salles a connu cette famille et a même fréquenté leur maison. En début de récit, il parvient parfaitement à recréer l’atmosphère heureuse qui y régnait et à engendrer l’empathie. Le récit qui suit n’en est que plus bouleversant et l’interprétation de Fernanda Torres est remarquable. Le film est un bel hommage aux disparus de la dictature brésilienne. Elle: Lui :
Léo, jeune ingénieur brillant et fêtard qui vit à Berlin, doit rentrer dans son village du Doubs pour vendre les terrains agricoles de son père à une entreprise de forage de métaux rares. Il retrouve sa mère, sa petite sœur, ses copains et son cousin, en désaccord avec le projet de mine. Rapidement, Léo observe d’étranges comportements chez les farios, ces truites qui peuplent la rivière. Il se lance alors dans une enquête hallucinée… Fario est un film français réalisé par Lucie Prost. La jeune réalisatrice signe là son premier long métrage. Il s’agit d’un conte écologiste qui flirte avec le fantastique. C’est aussi le portrait d’une génération qui soigne sa mélancolie au LSD et à la cocaïne, et en faisant la fête. Le propos n’évite pas les poncifs du genre et reste en surface. L’ensemble peut être trouvé plaisant mais aussi assez anodin. Elle: Lui :