En quête d’un nouveau départ, Millie accepte un poste de femme de ménage à demeure chez Nina et Andrew Winchester, un couple riche vivant sur l’île de Long Island, près de New York. Rapidement, elle se rend compte que Nina, qui était si chaleureuse lors de son entretien d’embauche, a un comportement étrange envers elle… La Femme de ménage (The Housemaid) est un thriller américain réalisé par Paul Feig. C’est l’adaptation du roman à succès du même nom de l’écrivaine américaine Freida McFadden paru en 2022. Le scénario n’est ni original ni étoffé. Tout est fait pour installer un malaise mais, les ficelles étant un peu grosses, l’histoire se laisse deviner facilement. Dès lors, le twist central n’est pas si surprenant que cela (et il faut mieux laisser son esprit logique au vestiaire). Pour sa défense, on peut supposer que l’intention de l’écrivaine était d’attirer l’attention sur un problème de société (que je ne peux préciser plus sans dévoiler l’histoire) qui est finalement le thème principal. Présenté plus basiquement comme sulfureux, le film a bénéficié d’une communication soutenue par les réseaux sociaux et a connut un gros succès. Une suite est déjà prévue. Elle: – Lui :
Lecteurs : (1 note(s), moyenne : 3,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
Les humains sont en guerre depuis dix ans avec Cylons, ces robots créés par l’homme et qui se sont rebellés. La guerre se déroule mal pour les humains. L’enseigne William Adama vient de sortir de l’académie de pilotage et se retrouve affecté sur l’un des battlestars de la flotte coloniale : le Galactica. Mais alors qu’il se voyait déjà pilote de chasse auréolé de gloire, il se retrouve assigné à faire un transport sur un vaisseau de deuxième catégorie… Battlestar Galactica: Blood and Chrome est un film TV réalisé par Jonas Pate. C’est en réalité le remontage en un film d’1h30 d’une web-série dérivée de Battlestar Galactica en dix épisodes d’environ dix minutes, produite par la chaîne Syfy. Il nous fait assister à la toute première mission de William Adama (futur commandant et personnage central de la série principale) à la fin de la première guerre contre les Cylons. Chronologiquement, il se situe donc entre la série Caprica et la série principale. Hormis Adama, tous les personnages sont nouveaux. Les moyens mis en œuvre sont évidemment très réduits mais le résultat est assez convaincant (sauf lors des combats entre vaisseaux). Le film utilise les versions digitales des décors de la série de 2004 qui ont été scannés avant d’être démontés à la fin de la série. Le scénario est assez bien construit et riche en évènements. Plaisant mais sans plus. Elle: – Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Luca Pasqualino dans Battlestar Galactica: Blood & Chrome de Jonas Pate.
La saga Battlestar Galactica : Chronologie originale : Battlestar Galactica (1978) film de 2h21 qui servit de pilote à la série Battlestar Galactica (1978-1979) série originale de 24 épisodes Galactica 1980 (1980) série de 10 épisodes (suite de la série)
Nouvelle chronologie (reboot) : Battlestar Galactica (2003) mini-série de 2 épisodes remontée en un film de 3 heures (= pilote de la nouvelle série) Battlestar Galactica (2004-2009, 4 saisons) série principale de 74 épisodes Battlestar Galactica : Razor (2007) film TV (chronologie = fin saison 2 de la série 2004) Battlestar Galactica : The Plan (2009) film TV (point de vue des Cylons)
Prequels : Caprica (2010) série de 19 épisodes Battlestar Galactica: Blood & Chrome (2012) web-série de 12 épisodes de 10 minutes remontée en un film de 1h30 (chronologie = après Caprica)
Au début du XIXe siècle, dans le nord des Etats-Unis, des trappeurs enrôlés par l’armée américaine doivent fuir à pied après une attaque des Amérindiens. Pour les guider, le capitaine a confiance dans le trappeur Hugh Glass qui connait parfaitement la région. Mais lorsque celui-ci est blessé par un ours, il le laisse à la surveillance d’un homme qui le déteste… The Revenant est un film américain réalisé, coécrit et coproduit par le mexicain Alejandro González Iñárritu. Le scénario est très librement inspiré du roman du même nom de Michael Punke (paru en 2002), basé sur une histoire vraie, celle de l’exploit accompli en 1823 par le trappeur Hugh Glass : laissé pour mort, il a réussi à gagner un fort distant de 300 kilomètres en six semaines. Si le récit prend des libertés avec la réalité historique (Hugh Glass n’avait pas de fils et la vengeance ne s’est pas du tout déroulé comme cela), le périple du retour a bien eu lieu. Ce long film (2h30) se montre intense et puissant, empreint de respect de la nature et des Amérindiens. Il est magnifié par la belle photographie d’Emmanuel Lubezki, utilisant uniquement la lumière naturelle, et l’impressionnante prestation de Leonardo DiCaprio qui lui permit de gagner enfin son premier Oscar. Le film fut très bien reçu par la critique et le public. Elle: – Lui :
Lecteurs : (3 note(s), moyenne : 3,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
Leonardo DiCaprio dans The Revenant de Alejandro G. Iñárritu.Leonardo DiCaprio dans The Revenant de Alejandro G. Iñárritu.
Précédent film librement basé sur l’histoire de Hugh Glass : Le Convoi sauvage (Man in the Wilderness, 1971), western de Richard C. Sarafian avec Richard Harris.
Pour sauver son emploi, David accepte de ramener un mystérieux colis d’Amérique du Sud pour son patron, directeur de zoo. Il se retrouve à bord d’une croisière avec son ex Tess, son fils Léo et son collègue Stéphane, aussi benêt que maladroit, dont David se sert pour transporter le colis à sa place. Tout dérape lorsque ce dernier l’ouvre accidentellement : un adorable bébé Marsupilami apparait et le voyage vire au chaos ! Marsupilami est un film français réalisé par Philippe Lacheau. Le film est une adaptation du Marsupilami, personnage de bande dessinée franco-belge créé par André Franquin en 1952 pour la série Spirou et Fantasio. C’est la seconde fois qu’il apparaît au cinéma, après le très réussi Sur la piste du Marsupilami réalisé par Alain Chabat (2012). Hélas, ce nouvel opus n’est pas du même niveau. L’humour de la « bande à Fifi » est un humour potache, avec quelques bons gags noyés dans un ensemble trop répétitif et sans originalité. Les clins d’oeil à plusieurs films des années 80 (dont E.T. bien entendu) sont très appuyés. Un très gros succès en salles (6 millions d’entrées en France) a permis de couvrir l’important budget. Elle: – Lui :
Lecteurs : (1 note(s), moyenne : 4,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
Angleterre, 1580. Endetté et sans véritable avenir, le jeune William Shakespeare gagne sa vie à Stratford-upon-Avon comme précepteur. Il fait la connaissance d’Agnes. Fascinés l’un par l’autre, ils entament une liaison fougueuse avant de se marier et d’avoir trois enfants. Tandis que Will tente sa chance comme dramaturge à Londres, Agnes reste pour élever ses enfants… Hamnet est un film américain réalisé par Chloé Zhao et sorti en 2025. Il s’agit d’une adaptation du roman du même nom de Maggie O’Farrell publié en 2020, qui explore de manière fictive le deuil d’Anne et William Shakespeare, après la mort de leur fils Hamnet. Historiquement, on ne sait pratiquement rien de la vie de la femme de Shakespeare (si ce n’est qu’elle avait presque 10 ans de plus que lui) ce qui laisse libre court aux inventions : Rajeunie, elle devient ici une femme à l’esprit libre et en communion avec la nature. La mort de leur fils Hamnet âgé de 11 ans est authentique mais les spécialistes de l’auteur ont toujours cherché en vain des preuves d’un lien de cette perte avec son œuvre (1). Le récit présenté ici ne s’embarrasse pas de subtilités pour créer un grand mélodrame très conventionnel. Le jeu de Jessie Buckley est appuyé, avec force cris et larmes, son personnage en devient par moments embarrassant comme dans toute la scène finale de la représentation. La splendeur visuelle de la photographie signée Łukasz Żal et la précision de la mise en scène de Chloé Zhao ne parviennent pas à nous faire oublier les longueurs. Le film a été généralement bien accueilli par la critique et apprécié par le public. Elle: – Lui :
Lecteurs : (1 note(s), moyenne : 4,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
Voir les autres films de Chloé Zhao chroniqués sur ce blog…
(1) Le protagoniste de la pièce Hamlet doit son nom à Amleth, un personnage de la Gesta Danorum du chroniqueur médiéval Saxo Grammaticus dont l’histoire est très similaire à celle racontée par Shakespeare.
Titre original : « Wuthering Heights » Titre original complet : « Emily Brontë’s Wuthering Heights »
Inspirée par la visite des ruines d’un vaste et sombre manoir isolé sur la lande du Yorkshire, Emily Brontë invente une histoire centrée sur l’amour passionné entre Catherine Earnshaw, une jeune fille sauvage, et Heathcliff que son père recueille et élève comme son frère… Les Hauts de Hurlevent est un film britannique réalisé par Peter Kosminsky. Parmi toutes les adaptations du célèbre roman, c’est l’une des rares qui porte sur son intégralité (l’affiche annonce d’ailleurs fièrement). Le revers de la médaille est une impression de précipitation, tout semble aller trop vite sans que l’on ait le temps de s’attacher aux personnages. Nous restons très distants face aux évènements, même les plus tragiques ou les plus cruels. Ce manque de profondeur et d’intensité est le principal défaut du film. On ne peut accuser les deux acteurs principaux, Ralph Fiennes (ici dans son premier rôle au cinéma) et Juliette Binoche qui ont tous deux une bonne présence. Dès la production, la critique anglaise ne pardonna pas au réalisateur d’avoir donné un rôle si typiquement britannique à une actrice française, qui fut copieusement moquée pour son accent. Ailleurs aussi, les critiques furent assez unanimement mauvaises. Elle: – Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Laurel et Hardy travaillent dans des écuries où est élevé un étalon nommé Blue Boy. Lorsqu’ils apprennent qu’une forte récompense est promise à celui qui rapportera Blue Boy à son propriétaire, ils se précipitent avec le cheval chez le milliardaire ignorant que Blue Boy est le nom d’un tableau célèbre récemment volé… Y a erreur ! (Wrong Again) est un film américain de Leo McCarey. C’est certainement le quiproquo le plus énorme de toute la filmographie du duo, une situation qui va nous mener à l’image incongrue d’un cheval sur un piano (notons en passant que le scénario est solidement écrit car l’enchainement des situations est parfaitement logique). Cette scène est assez ahurissante : il y a d’abord un gag hilarant où le cheval s’amuse avec les chapeaux des deux compères, puis, lorsque l’un des pieds du piano se casse, on en arrive à la situation immortalisée par l’affiche (on se demande comment ils ont fait, l’illusion est parfaite). Le gag de la statue cassée est également bien utilisé. Tous les quiproquos reposent sur du texte : sans les intertitres, le film serait incompréhensible. Et le gag final repose sur un énorme jeu de mots. Elle: – Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Oliver Hardy et Stan Laurel dans Y a erreur! (Wrong Again) de Leo McCarey.
Remarque : Le tableau The Blue Boy (L’Enfant bleu) est l’une des œuvres les plus célèbres du peintre britannique Thomas Gainsborough (1727-1788). Il représente un adolescent posant dans un bel habit bleu. (Voir)
Un savant fou engage Laurel et Hardy pour aller chercher un corps dans un cimetière pour ses expériences. Laurel est terrifié et Hardy n’est guère plus rassuré… Habeas Corpus est un court métrage de deux bobines écrit par Leo McCarey et H.M. Walker et réalisé par James Parrott. C’est une parodie des films d’épouvante dont les gags sont assez prévisibles tandis que d’autres paraissent rallongés. Le meilleur gag est à mes yeux celui du poteau enduit de peinture, un gag certes très classique mais qui est ici dans sa première apparition (me semble-t-il). C’est un film sans dialogue enregistré, mais pas vraiment muet puisqu’il avait une bande sonore (musique plus effets) enregistrée sur disque par le procédé Vitaphone. Détail amusant : l’un des morceaux musicaux est La marche funèbre d’une marionnette de Charles Gounod, thème qui sera utilisé dans les années cinquante pour le générique de la fameuse série Alfred Hitchcock Presents. Elle: – Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Une domestique du domaine des Hauts de Hurlevent raconte à un voyageur égaré dans la tempête le récit tragique des amants Cathy et Heathcliff… Les Hauts de Hurlevent (Wuthering Heights) est un film américain en noir et blanc réalisé par William Wyler et sorti dans la glorieuse (pour Hollywood) année 1939. C’est la deuxième adaptation au cinéma du grand (et unique) roman d’Emily Brontë. Le scénario, qui ne porte que sur la première moitié du roman, est l’œuvre de Charles MacArthur, Ben Hecht et, semble-t-il, John Huston, non crédité car il était sous contrat avec la Warner. Le film est produit par Samuel Goldwyn et il porte certainement plus sa marque que celle du réalisateur : Samuel Goldwyn a pesé fortement pour réduire la noirceur de cette histoire d’amour-passion, sans heureusement y parvenir complètement. Certes, on peut reprocher les simplifications par rapport au roman, que ce soit sur le fond (critique des règles sociales très amoindrie, désir de vengeance tout aussi amoindri) ou sur la forme (récit linéaire) mais l’adaptation a de beaux restes. L’histoire reste forte et l’image est magnifiée par le talent du directeur de la photographie Gregg Toland, oscarisé pour ce film. L’interprétation des deux acteurs principaux, qui parait-il se détestaient, est magnifique avec une mention particulière à Laurence Olivier, d’une extraordinaire présence. La fin a beau avoir été inventée, elle est belle et émouvante. Le succès fut plus qu’honorable à sa sortie mais Samuel Goldwyn devra attendre la ressortie en 1950 pour couvrir l’important budget. Elle: – Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Laurence Olivier et Merle Oberon dans Les Hauts de Hurlevent (Wuthering Heights) de William Wyler.Flora Robson, Merle Oberon et David Niven dans Les Hauts de Hurlevent (Wuthering Heights) de William Wyler.
Les adaptations du roman au cinéma : 1920 : Les Hauts de Hurlevent (Wuthering Heights) de l’anglais Albert Victor Bramble (film muet)(film perdu) 1939 : Les Hauts de Hurlevent (Wuthering Heights) de William Wyler 1954 : Les Hauts de Hurlevent (Abismos de pasión) de Luis Buñuel, transposé au Mexique 1970 : Les Hauts de Hurlevent (Wuthering Heights) de l’anglais Robert Fuest 1986 : Hurlevent de Jacques Rivette (transposé dans la Provence des années 30) 1988 : Onimaru de Yoshishige Yoshida (transposé dans le Japon du XVe siècle) 1992 : Les Hauts de Hurlevent (Wuthering Heights) de Peter Kosminsky, avec Ralph Fiennes et Juliette Binoche 2009 : Les Hauts de Hurlevent (Wuthering Heights), mini-série anglaise de Coky Giedroyc (2 x 70 minutes) 2011 : Les Hauts de Hurlevent (Wuthering Heights) de l’anglaise Andrea Arnold 2015 : Wuthering High School d’Anthony DiBlasi (intrigue déplacée au XXIe siècle) 2026 : Hurlevent (Wuthering Heights) d’Emerald Fennell