1 août 2026

Hors du temps (2024) de Olivier Assayas

Hors du tempsPaul, réalisateur, et son frère Etienne, journaliste musical, sont confinés à la campagne dans la maison où ils ont grandi. Avec eux, Morgane et Carole, leurs nouvelles compagnes. Chaque pièce, chaque objet, les arbres du jardin, les sentiers parcourant les sous-bois leur rappellent les souvenirs de leur enfance, et leurs fantômes…
Hors du temps est un film français écrit et réalisé par Olivier Assayas. Le cinéaste raconte les quelques mois de confinement au début de l’épidémie de Covid, une claustration forcée qu’il a passé dans la maison familiale avec son frère, à la campagne, dans la maison familiale. Il a bien conscience d’être privilégié par rapport à la majorité de la population. En réalité, il désire surtout traiter de leur rapport avec les souvenirs, les deux frères ayant toujours le sentiment d’être dans la maison de leurs parents qui ont laissé une forte marque dans ces lieux. Hélas, Olivier Assayas ne parvient pas à rendre tout cela intéressant, les discussions intellectuelles alternent avec des scènes triviales, de petits tracas ou disputes du quotidien, rarement amusantes, le plus souvent ennuyeuses. L’ensemble parait très artificiel et, à mes yeux, inutile.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Vincent Macaigne, Micha Lescot, Nine d’Urso, Nora Hamzawi
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Vincent Macaigne dans Hors du temps de Olivier Assayas.
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31 juillet 2026

Sommaire de juillet 2026

Tête brûléeFanfare d’amourMartyLost HighwayDemonloverTrain of EventsThe Phoenician SchemeDerrière les barreaux

Tête brûlée

(1996) de Wes Anderson

Fanfare d’amour

(1935) de Richard Pottier

Marty

(1955) de Delbert Mann

Lost Highway

(1997) de David Lynch

Demonlover

(2002) de Olivier Assayas

Train of Events

(1949) de Sidney Cole, Charles Crichton et Basil Dearden

The Phoenician Scheme

(2025) de Wes Anderson

Derrière les barreaux

(1929) de James Parrott

Twin Peaks : The ReturnTwin Peaks : Les 7 derniers jours de Laura PalmerMystères à Twin PeaksElephant ManLes Demoiselles Harvey

Twin Peaks : The Return

(2017) de David Lynch

Twin Peaks : Les 7 derniers jours de Laura Palmer

(1992) de David Lynch

Mystères à Twin Peaks

(1990) de David Lynch

Elephant Man

(1980) de David Lynch

Les Demoiselles Harvey

(1946) de George Sidney

Nombre de films présentés : 13

29 juillet 2026

Tête brûlée (1996) de Wes Anderson

Titre original : « Bottle Rocket »

Tête brûlée (Bottle Rocket)A peine sorti de l’hôpital où il était traité pour dépression, Anthony rejoint son ami Dignan qui a mis au point un programme à suivre pour devenir de vrais voleurs : faire plusieurs braquages d’entraînement, puis s’associer avec un certain M. Henry qui utilise sa société de jardinage comme couverture pour commettre des cambriolages…
Bottle Rocket est un film américain réalisé par Wes Anderson, son premier long métrage. Il en a écrit le scénario avec son ami d’université Owen Wilson. Ce qui n’était au départ qu’un court métrage (sorti en 1993 au festival de Sundance) est devenu un long métrage après un long travail de réécriture. Si la forme visuelle n’a que peu en commun avec celle de ses films suivants, on y trouve déjà des thèmes qui deviendront récurrents : la famille dysfonctionnelle, la limite floue entre l’enfance et l’état d’adulte, ou entre la raison et la folie. On note aussi une certaine tendresse envers ces personnages un peu idiots et naïfs à la recherche de leurs rêves. La mise en scène est bien maitrisée et les trois frères Wilson (qui n’avaient aucune expérience d’acteur) montrent une belle aisance dans leur jeu. Malgré un échec commercial, le film fut apprécié et mit Wes Anderson (et les frères Wilson) sur les rails.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Luke Wilson, Owen Wilson, Robert Musgrave, Andrew Wilson, Lumi Cavazos, James Caan
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Luke Wilson et Owen Wilson dans Tête brûlée (Bottle Rocket) de Wes Anderson.
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27 juillet 2026

Fanfare d’amour (1935) de Richard Pottier

Fanfare d'amourDeux musiciens au chômage se travestissent en femme pour intégrer un orchestre féminin qui se rend sur la Côte d’Azur. Ils vont vite tomber amoureux chacun d’une musicienne et tenter de jouer sur les deux tableaux…
Fanfare d’amour est un film français réalisé par Richard Pottier, film bien connu (mais rarement vu avant sa récente restauration) pour avoir inspiré le fameux Certains l’aiment chaud de Billy Wilder. La base de l’histoire a été écrite par l’allemand Robert Thoeren (alors émigré en France, il ralliera ensuite les États-Unis) avec un certain Michael Logan. L’adaptation en scénario est l’œuvre de Pierre Prévert (frère de Jacques Prévert) et Max Bronnet. Il est assez étonnant de constater qu’un bon nombre de situations du film de Wilder étaient déjà présentes dans l’original. Le travestissement en femme du séducteur Fernand Gravey est assez convainquant, celui de Julien Carette est, on s’en doute, un peu plus délicat mais reste plausible. Betty Stockfeld (actrice anglaise qui a fait la majorité de sa carrière en France) est charmante. S’ils sont plutôt oubliés aujourd’hui, Gravey et Stockfeld étaient tous deux bien connus à cette époque, et très apprécié pour leur charme. Bien entendu, l’ensemble n’est pas aussi brillant que le remake de Wilder : Richard Pottier est un bon faiseur mais sans l’étincelle qui aurait propulsé cette histoire peu banale. L’humour est là, mais par très petites touches ; on mesure ainsi l’apport de Wilder pour transformer ce qui était une histoire d’amour originale en une grande comédie. A noter que le film connaitra aussi un remake allemand (peu connu).
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Fernand Gravey, Betty Stockfeld, Madeleine Guitty, Julien Carette, Jacques Louvigny, Palau, Henri Vilbert, Pierre Larquey
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Fernand Gravey et Julien Carette dans Fanfare d’amour de Richard Pottier.

Remakes :
Fanfaren der Liebe (Fanfares d’amour) de Kurt Hoffmann (1951) avec Dieter Borsche
Certains l’aiment chaud (Some Like It Hot) de Billy Wilder (1959) avec Marilyn Monroe, Tony Curtis et Jack Lemmon

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25 juillet 2026

Marty (1955) de Delbert Mann

MartyMarty est un boucher de trente-quatre ans d’origine italienne. Sympathique et sociable, il vit seul avec sa mère, veuve, ses nombreux frères et sœurs étant tous mariés. Célibataire, il est complexé par son physique trapu et ne rencontre pas de succès auprès des femmes. Toutefois, un soir, il va rencontrer une jeune femme dans la même situation que lui…
Marty est un film américain réalisé par Delbert Mann. Le scénario, écrit par Paddy Chayefsky, scénariste venu de la télévision, est assez brillant pour restituer avec grand réalisme la vie ordinaire avec ses hauts et ses bas, et surtout le sentiment de découragement après de multiples déconvenues dans la recherche amoureuse. De ce fait, le film dégage une forte authenticité sans que le propos soit misérabiliste. La rencontre de ces deux êtres, la façon qu’ils ont de s’épancher comme s’ils ouvraient des vannes longtemps bloquées, est assez touchante. Belle interprétation d’Ernest Borgnine et de Betsy Blair (qui était alors la femme de Gene Kelly). Pour le réalisateur et pour le scénariste, il s’agit de leur premier long métrage. Il a été particulièrement bien accueilli par la critique et le public, a récolté 4 Oscars (meilleur film, meilleur acteur, meilleur réalisateur, meilleur scénario) et la Palme d’Or à Cannes (1). Le film a lancé une certaine vogue pour des films réalistes à petit budget.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Ernest Borgnine, Betsy Blair, Esther Minciotti, Joe Mantell, Karen Steele
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(1) Seul quatre films ont obtenu à la fois la Palme d’Or et l’Oscar du meilleur film :
La Poison (The Lost Weekend, 1945) de Billy Wilder
Marty (1955) de Delbert Mann
Parasite (2019) de Bong Joon-ho
Anora (2024) de Sean Baker.

Betsy Blair et Ernest Borgnine dans Marty de Delbert Mann.
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23 juillet 2026

Lost Highway (1997) de David Lynch

Lost HighwayUn musicien, un peu dépressif, reçoit des cassettes vidéo de sa maison vue de l’extérieur, puis de l’intérieur avec lui et de sa femme. Le couple prévient la police qui n’a pas d’explication. Dans une soirée, il est abordé par un homme mystérieux qui prétend être dans sa maison au même moment…
Lost Highway est un film franco-américain réalisé par David Lynch. Il en a écrit le scénario avec l’écrivain Barry Gifford dont il avait déjà adapté Sailor et Lula. L’histoire s’inspire en partie de l’affaire O. J. Simpson, l’arrestation d’un homme niant avoir commis un meurtre. Comme pour Twin Peaks, le récit comporte de nombreuses zones d’ombre qui peuvent dérouter. C’est un film qui se ressent plus qu’il s’analyse. L’atmosphère est un peu hypnotique, nous poussant à accepter des notions aussi déconcertantes que le dédoublement de la personnalité. S’il comporte certains clichés du film noir ou (dans une moindre mesure) du film d’horreur, c’est pour mieux les retourner. La critique tant française qu’américaine fut déroutée par le film. Avec le temps, le film a heureusement été réévalué ; on peut le voir comme un prélude à Mulholland Drive.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Bill Pullman, Patricia Arquette, Balthazar Getty, Robert Loggia, Robert Blake, Natasha Gregson Wagner
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Patricia Arquette et Bill Pullman dans Lost Highway de David Lynch.
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21 juillet 2026

Demonlover (2002) de Olivier Assayas

DemonloverDiane travaille pour une multinationale qui a racheté TokyoAnime, une société japonaise produisant des hentaï, mangas pornographiques en 3D. Deux firmes, Mangatronics et Demonlover, s’affrontent pour avoir l’exclusivité de ces nouvelles images, fort lucratives, sur internet…
Demonlover est un film français écrit et réalisé par Olivier Assayas. Le réalisateur cherche à montrer certaines dérives de l’informatique, du moins peut-on le supposer car ce n’est pas très net : il montre en effet une certaine complaisance à exhiber des images vraiment choquantes. Si la mise en place intrigue, on se désintéresse ensuite de cette histoire trouble où tout est obscurci par le fait que tout le monde joue un double jeu et où tous les personnages sont détestables. La fin est un peu ridicule. Le réalisateur abuse des cadrages à l’épaule, probablement pour accentuer le malaise que l’on ressent. Mis à part cela, la mise en scène est indéniablement maitrisée. La critique a très bien reçu le film à sa sortie, le public beaucoup moins semble-t-il.
Elle:
Lui : 1 étoile

Acteurs: Connie Nielsen, Gina Gershon, Chloë Sevigny, Charles Berling, Dominique Reymond
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Connie Nielsen et Charles Berling dans Demonlover de Olivier Assayas.
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19 juillet 2026

Train of Events (1949) de Sidney Cole, Charles Crichton et Basil Dearden

Train of EventsAlors que le train Londres-Liverpool fonce droit sur un camion-citerne immobilisé sur les rails, on revit en flash-back quatre histoires différentes vécues par quelques passagers du train : le conducteur du train, un prisonnier de guerre allemand en fuite, un compositeur aux nombreuses liaisons extraconjugales et un acteur de théâtre qui reçoit la visite inopinée de son ex-femme…
Issu des studios Ealing, Train of Events est un film britannique réalisé par Sidney Cole (premier récit), Charles Crichton (troisième récit) et Basil Dearden (second et quatrième récit). Contrairement à la structure habituelle des films à sketches, les quatre histoires sont entrelacées. Il s’agit d’une peinture sociale de l’Angleterre d’après-guerre, les quatre histoires couvrant l’ensemble de l’échelle sociale. Sans surprise, c’est le récit du conducteur du train (réalisé par Sidney Cole) qui a le plus de richesse, le milieu des cheminots ayant toujours été propice à des récits picturaux. C’est aussi celui qui est le mieux interprété. Le récit du compositeur (réalisé par Crichton) est plutôt amusant (à noter, le passage sur la télévision, alors balbutiante). Les sections réalisées par Basil Dearden (le prisonnier et l’acteur) sont les plus faibles. L’ensemble n’est pas franchement remarquable. Le film fut un échec à sa sortie.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Jack Warner, Susan Shaw, Patric Doonan, Valerie Hobson, John Clements, John Gregson
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Remarque :
Train of Events est l’unique réalisation de Sidney Cole.

Patric Doonan, Gladys Henson, Jack Warner et Susan Shaw dans Train of Events de Sidney Cole
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16 juillet 2026

The Phoenician Scheme (2025) de Wes Anderson

The Phoenician Scheme1950. L’industriel énigmatique Anatole « Zsa-zsa » Korda est engagé dans la phase ultime d’un projet ambitieux d’infrastructure maritime et terrestre de la Phénicie. Les menaces contre sa vie sont constantes. C’est à ce moment précis qu’il décide de renouer avec Liesl, sa fille de vingt ans qui se destine à être nonne. Il aimerait qu’elle devienne sa successeure…
The Phoenician Scheme est un film américain écrit et réalisé par Wes Anderson. Le récit est structuré en plusieurs tableaux, une structure que le réalisateur affectionne. Si le thème est l’espionnage industriel, il joue surtout avec la relation entre un père défaillant qui cherche à se racheter et sa fille au caractère bien trempé et qui cherche sa voie. Il aborde également les thèmes de la mort et de la religion, mais de façon très humoristique car l’humour est bien entendu omniprésent. L’histoire peut paraître tortueuse mais elle est finalement simple et pas forcément très importante. C’est l’inventivité des situations qui est séduisante. Même s’il n’y a pas de moments vraiment mémorables, Wes Anderson fait bien toujours partie des réalisateurs les plus créatifs. La critique a plutôt bien accueilli le film. Le public semble plus mitigé ; les spectateurs semblent se lasser du style pourtant si plaisant du réalisateur.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Benicio Del Toro, Mia Threapleton, Michael Cera, Riz Ahmed, Tom Hanks, Scarlett Johansson, Bill Murray, Benedict Cumberbatch, Mathieu Amalric
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Benicio Del Toro, Michael Cera et Mia Threapleton dans The Phoenician Scheme de Wes Anderson.
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14 juillet 2026

Derrière les barreaux (1929) de James Parrott

Titre original : « The Hoose-Gow »

The Hoose-GowPour une raison qu’ils semblent ignorer eux-mêmes, Laurel et Hardy ont été arrêtés. Ils font sans le vouloir une tentative d’évasion. Ils sont alors conduits au bagne pour faire des travaux de terrassement au bord d’une route…
Derrière les barreaux (The Hoose-Gow = « prison » en argot) est un court métrage américain de deux bobines (20 minutes environ) réalisé par James Parrott. Sorti en 1929, il fait partie des premiers films parlants du duo. C’est un film assez réussi avec de bons gags qui utilisent bien les objets : donner une pioche à Stan Laurel est passablement dangereux pour tous ceux qui sont à proximité (d’ailleurs Oliver Hardy but blessé pendant le tournage… car l’outil susnommé était une vraie pioche, celle en caoutchouc ne faisant pas assez vraie). Tout se termine par un combat qui rappelle quelque peu (mais sans égaler) The Battle of the Century (1927) ou You’re Darn Tooting (1928). Il n’y a que peu de texte parlé mais le son est déjà bien utilisé.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Stan Laurel, Oliver Hardy, James Finlayson, Charlie Hall, Sam Lufkin
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Dick Sutherland, Oliver Hardy et Stan Laurel dans The Hoose-Gow de James Parrott.
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