4 mars 2021

Dogman (2018) de Matteo Garrone

DogmanDans une banlieue déshéritée, Marcello, toiletteur pour chiens discret et apprécié de tous, voit revenir de prison son ami Simoncino, un ancien boxeur accro à la cocaïne qui, très vite, rackette et brutalise le quartier. D’abord confiant, Marcello se laisse entraîner malgré lui dans une spirale criminelle…
Dogman est un film dramatique italien coécrit, coproduit et réalisé par Matteo Garrone, le réalisateur de Gomorra. L’histoire est librement inspirée d’un fait divers qui a défrayé la chronique en Italie, dans les années 1980. C’est une histoire très noire, dans un environnement presque irréel tant il est délabré. La vie semble avoir quitté cette banlieue aux allures post-apocalyptique. C’est aussi une histoire violente, une violence brute presque primitive. Dès les premières images, l’atmosphère met mal à l’aise. Le propos, sur le thème des rapports fort/faible, n’est guère convaincant à mes yeux, portant un regard sans nuances et assez caricatural sur la nature humaine. Le grand atout du film est son acteur principal, pourtant peu expérimenté, qui compose avec naturel un personnage très original. Il a été récompensé par le Prix d’interprétation masculine à Cannes 2018. La critique a majoritairement été enchantée par le film. A réserver aux amateurs d’histoires noires et violentes.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Marcello Fonte, Edoardo Pesce
Voir la fiche du film et la filmographie de Matteo Garrone sur le site IMDB.
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DogmanMarcello Fonte, souffre-douleur d’une grosse brute dans Dogman de Matteo Garrone.

2 mars 2021

Charlie Chan et l’Île au trésor (1939) de Norman Foster

Titre original : « Charlie Chan at Treasure Island »

Charlie Chan et l'Île au trésor (Charlie Chan at Treasure Island)Dans l’avion qui les emmènent d’Honolulu à San Francisco, Charlie et Jimmy Chan parlent avec leur ami l’écrivain Paul Essex avant que celui-ci reçoive un message et s’éclipse, l’air sombre. Peu avant l’atterrissage, il est retrouvé mort à l’arrière de l’appareil. Il tient à la main le message dont la teneur est bien mystérieuse…
Ce troisième film de la série Charlie Chan avec Sidney Toler colle à l’actualité : l’histoire prend place en grande partie au sein de l’Exposition internationale du Golden Gate qui a lieu en 1939 sur l’île artificielle de Treasure Island à San Francisco. Cette exposition célébrait l’ouverture récente des deux principaux ponts enjambant la baie de San Francisco, le Bay Bridge et le Golden Gate Bridge. L’intrigue se déroule dans le monde de la magie et du paranormal. Ce n’est pas la première fois mais, ici, le dénouement laisse à penser que certaines personnes ont réellement des capacités qui défient la science. De façon très inhabituelle, ce ne sont pas la logique pure et la déduction qui permettent à Charlie Chan de démasquer le meurtrier. Charlie Chan et l’Île au trésor est donc un épisode assez surprenant dans la série des Charlie Chan.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Sidney Toler, Cesar Romero, Pauline Moore, Victor Sen Yung, Douglas Fowley
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Charlie Chan et l'Île au trésor (Charlie Chan at Treasure Island)Wally Vernon, Sidney Toler, Pauline Moore, Douglas Fowley et Cesar Romero
dans Charlie Chan et l’Île au trésor (Charlie Chan at Treasure Island) de Norman Foster.

(1) Treasure Island est une île artificielle de la baie de San Francisco, située entre San Francisco et Oakland, au beau milieu du Bay Bridge. Elle est reliée par un isthme à Yerba Buena Island, qui est elle une île naturelle. Treasure Island a été créée en 1939 pour l’Exposition internationale du Golden Gate par l’extraction de matériaux de la baie, et du tunnel creusé à travers Yerba Buena Island.

1 mars 2021

Les Meilleures Intentions (2019) de Ana García Blaya

Titre original : « Las buenas intenciones »

Les Meilleures Intentions (Las buenas intenciones)Au début des années 90, à Buenos Aires, Amanda, une fillette de 10 ans, est l’aînée d’un couple séparé. Avec son jeune frère et sa sœur, ils passent régulièrement des journées avec leur père, disquaire, bohème et immature. Le statu quo est bouleversé lorsque leur mère annonce vouloir déménager avec son compagnon au Paraguay en amenant les enfants avec elle…
Ana García Blaya a commencé à écrire le scénario de Les Meilleures Intentions en 2010, lors d’un atelier dirigé par Pablo Solarz, réalisateur de Historias Minimas. Elle avait choisi de raconter un récit simple inspiré de sa propre vie. Ce n’est que plusieurs années plus tard qu’elle a repris ce scénario pour en faire un film. Cette petite chronique familiale se déroulant sur quelques mois décrit le rapport avec ce père (aujourd’hui décédé) dont elle se sentait très proche, recréant l’atmosphère, notamment musicale, qu’il leur faisait partager. La réalisatrice a mêlé des images réelles, tournées avec une caméra amateur de l’époque, un procédé dont on comprend aisément la charge affective pour elle mais qui se révèle désagréable pour nous, spectateurs. Nous restons hélas étrangers à ce récit sauf aux très rares moments où la réalisatrice parvient à créer une émotion, notamment à la toute fin.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Javier Drolas, Jazmín Stuart, Amanda Minujin, Sebastian Arzeno
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Les Meilleures Intentions (Las buenas intenciones)(de g. à d.) Ezequiel Fontenla, Amanda Minujin, Javier Drolas et Carmela Minujin
dans Les Meilleures Intentions (Las buenas intenciones) de Ana García Blaya.

28 février 2021

Sommaire de février 2021

#JeSuisLàPhantom ThreadL’Entreprenant Mr PetrovMonsieurSorry We Missed YouLes 7 mercenairesThe NestJabberwocky

#JeSuisLà

(2019) de Eric Lartigau

Phantom Thread

(2017) de Paul Thomas Anderson

L’Entreprenant Mr Petrov

(1937) de Mark Sandrich

Monsieur

(2018) de Rohena Gera

Sorry We Missed You

(2019) de Ken Loach

Les 7 mercenaires

(1960) de John Sturges

The Nest

(2020) de Sean Durkin

Jabberwocky

(1977) de Terry Gilliam

Un jour de pluie à New YorkLa Couleur de la grenadeSelfieLe Futur est femmeBecketSeules les bêtesL’Appel de la forêt

Un jour de pluie à New York

(2019) de Woody Allen

La Couleur de la grenade

(1969) de Sergei Parajanov

Selfie

(2019) de Thomas Bidegain, Marc Fitoussi, Tristan Aurouet, Cyril Gelblat et Vianney Lebasque

Le Futur est femme

(1984) de Marco Ferreri

Becket

(1964) de Peter Glenville

Seules les bêtes

(2019) de Dominik Moll

L’Appel de la forêt

(2020) de Chris Sanders

Nombre de films présentés : 15

27 février 2021

#JeSuisLà (2019) de Eric Lartigau

#jesuislàChef cuisinier, Stéphane mène une vie normale et sans souci au Pays basque. Divorcé, il a deux fils, aujourd’hui adultes. Sur Instagram, il fait la connaissance de Soo, une Sud-coréenne âgée de 35 ans. Sur un coup de tête, Stéphane décide de partir à Séoul pour la retrouver…
#JeSuisLà est un film franco-belge réalisé par Éric Lartigau qui en a écrit le scénario avec Thomas Bidegain. Tout le charme de cette comédie douce amère repose sur Alain Chabat qui compose un personnage attachant, bienveillant, assez enfantin, à côté du monde. La mise en place au Pays basque fonctionne bien mais hélas l’histoire tourne en rond (au propre comme au figuré) une fois notre personnage arrivé en Corée. Le temps paraît alors fort long jusqu’à un dénouement banal et prévisible. #JeSuisLà aurait été parfait en moyen métrage.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Alain Chabat, Doona Bae, Blanche Gardin, Ilian Bergala, Jules Sagot
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#jesuislàDoona Bae et Alain Chabat dans #JeSuisLà de Éric Lartigau (as Eric Lartigau)

26 février 2021

Phantom Thread (2017) de Paul Thomas Anderson

Phantom ThreadA Londres dans les années 1950, le couturier Reynolds Woodcock dessine les vêtements des gens de la haute société : stars de cinéma, héritières et même la famille royale. Il travaille avec sa sœur Cyril et les femmes vont et viennent dans la vie de ce célibataire aussi célèbre qu’endurci, lui servant à la fois de muses et de compagnes soumises. Jusqu’au jour où la jeune et déterminée Alma ne vienne prendre une place centrale. Mais cet amour va bouleverser une routine jusque-là ordonnée au millimètre près…
Paul Thomas Anderson a réalisé, écrit et officié en tant que directeur de la photographie sur Phantom Thread. Le personnage de Reynolds Woodcock est inspiré par le grand couturier espagnol Cristóbal Balenciaga (1895-1972). Le film est assez séduisant dans sa forme : il est élégant et raffiné. En revanche, l’histoire n’est finalement pas très intéressante, c’est le moins que l’on puisse dire ; elle ne repose essentiellement que sur l’originalité de la relation entre les deux personnages principaux. L’histoire est relevée in extremis par une pointe de suspense lointainement inspiré de Rebecca d’Alfred Hitchcock. Pour son excellente interprétation, Daniel Day Lewis semble s’être inspiré de Jeremy Irons. L’acteur a annoncé arrêter sa carrière après ce film. La critique unanime a parlé de chef d’œuvre et le public a suivi. Personnellement, je le qualifierais de « beau mais un peu vide et ennuyeux ».
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Vicky Krieps, Daniel Day-Lewis, Lesley Manville
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Phantom ThreadVicky Krieps et Daniel Day-Lewis dans Phantom Thread de Paul Thomas Anderson.

24 février 2021

L’Entreprenant Mr Petrov (1937) de Mark Sandrich

Titre original : « Shall We Dance »

L'entreprenant Mr Petrov (Shall We Dance)A Paris, Petrov, un danseur classique passionné par le jazz et les claquettes, tombe amoureux d’une jeune danseuse en regardant des photos d’elle. Il parvient à la rencontrer en se faisant passer pour un Russe. Alors qu’elle décide sur un coup de tête de rentrer aux Etats-Unis, il la suit et embarque sur le même bateau qu’elle…
De la dizaine de films que Fred Astaire et Ginger Rodgers ont tournés ensemble, Shall We Dance est sans doute l’un des plus mémorables. Pourtant, ce septième film semble recycler des situations déjà utilisées dans les précédents (notamment Top Hat) et les personnages secondaires interprétés par Edward Everett Horton et Eric Blore sont calqués sur ceux qu’ils ont déjà joués de nombreuses fois. Si le film est mémorable, c’est certainement plus pour ses chansons que pour ses morceaux de danse qui sont finalement peu nombreux. Les chansons « They Can’t Take That Away From Me », « Let’s Call the Whole Thing Off » sont passées à la postérité. Paroles et musique sont sublimes. Il faut aussi mentionner l’étonnant « Slap that bass » and « They all laughed ». Ce film est l’une des rares collaborations directes des frères George et Ira Gershwin avec le cinéma hollywoodien. Le succès populaire fut au rendez-vous mais il fut moindre qu’attendu, révélant une certaine lassitude du public.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Fred Astaire, Ginger Rogers, Edward Everett Horton, Eric Blore
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 L'entreprenant Mr Petrov (Shall We Dance)Fred Astaire et Ginger Rogers dans L’entreprenant Mr Petrov (Shall We Dance) de Mark Sandrich.

 L'entreprenant Mr Petrov (Shall We Dance)Ginger Rogers et Fred Astaire dans L’entreprenant Mr Petrov (Shall We Dance) de Mark Sandrich.

22 février 2021

Monsieur (2018) de Rohena Gera

Titre original : « Sir »

Monsieur (Sir)Ratna est une très jeune veuve. Elle est domestique chez Ashwin, le fils d’une riche famille de Mumbai (anc. Bombay). En apparence la vie du jeune homme semble parfaite, pourtant il est perdu. Ratna sent qu’il a renoncé à ses rêves. Elle, elle n’a rien, mais ses espoirs et sa détermination la guident obstinément…
Monsieur est un film indo-français, écrit et réalisé par l’indienne Rohena Gera ; il s’agit de son premier long métrage. Elle a écrit une histoire subtile et délicate qui, tout en montrant bien les séparations de classes en Inde et la condition des veuves, ne tombe pas dans la démonstration appuyée et évite tout manichéisme. La réalisatrice ne cherche pas la victimisation, elle met plutôt en avant la force de son héroïne. Le propos n’en garde pas moins tout son impact et le poids des conventions sociales nous paraît effrayant. On s’attache rapidement à ces deux personnages, interprétés avec beaucoup de retenue et peu de mots échangés. Monsieur est un très beau film.
Elle: 5 étoiles
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Tillotama Shome, Vivek Gomber
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Monsieur (Sir)Vivek Gomber et Tillotama Shome dans Monsieur (Sir) de Rohena Gera.

Homonymes  :
Monsieur (1964) de Jean-Paul Le Chanois, comédie avec Jean Gabin
Monsieur (2018) de Jean Delahousse, documentaire sur Jean d’Ormesson

20 février 2021

Sorry We Missed You (2019) de Ken Loach

Sorry We Missed YouRicky, Abby et leurs deux enfants vivent à Newcastle. Une réelle opportunité semble leur être offerte par la révolution numérique : Abby vend alors sa voiture pour que Ricky puisse acheter une camionnette afin de devenir chauffeur-livreur en travailleur indépendant pour le compte d’une messagerie locale…
Avec Sorry We Missed You, Ken Loach montre les dérives possibles de l’ubérisation du monde du travail, où salariés deviennent de prétendus indépendants. Pris dans ce système, le travailleur peut devenir son propre bourreau. Pour sa démonstration, Ken Loach s’appuie plus sur l’augmentation du temps de travail qui poussera l’homme à négliger sa famille que sur le détournement du statut (les livreurs n’ont ici aucune autonomie réelle et devraient donc être des employés). Si on ne peut qu’être d’accord sur le fond, on peut trouver que la forme est ici moins convaincante. Les personnages montrent moins de profondeur qu’habituellement et celui du fils semble tout simplement mal écrit. L’interprétation reste néanmoins très juste. Quoiqu’il en soit, Sorry We Missed You est un film salutaire parce qu’il dénonce les dérives (possibles/actuelles) de notre société.
Elle: 4 étoiles
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Kris Hitchen, Debbie Honeywood, Rhys Stone, Katie Proctor, Ross Brewster
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Sorry We Missed YouKatie Proctor et Kris Hitchen dans Sorry We Missed You de Ken Loach.

18 février 2021

Les 7 mercenaires (1960) de John Sturges

Titre original : « The Magnificent Seven »

Les 7 mercenaires (The Magnificent Seven)Fréquemment attaqués par une troupe de bandits qui les rançonnent, les habitants d’un petit village du Mexique embauchent des tireurs professionnels pour les repousser…
Les Sept Mercenaires est un western de John Sturges grandement inspiré du grand film japonais Les Sept Samouraïs réalisé par Akira Kurosawa en 1954. L’histoire est simplifiée : le code des samouraïs a laissé la place à une sorte d’humanisme désintéressé, les caractères des différents personnages sont en partie effacés. La première moitié, le recrutement des mercenaires, est la plus intéressante, la seconde étant plus centrée sur l’action. Avec sa faible quantité de dialogues et l’accent mis sur les affrontements silencieux, c’est un western assez moderne qui inspirera les westerns italiens de la décennie à venir. Le casting réunit des stars établies comme Yul Brynner et des étoiles montantes comme Steve McQueen (qui a utilisé un subterfuge pour s’extraire temporairement du tournage de la série Au nom de la Loi). Ce dernier a constamment cherché à voler la vedette à Yul Brynner par de petits mouvements divers pour attirer l’attention ce qui provoquera une brouille durable entre les deux acteurs. A sa sortie, le film fut un petit succès aux Etats-Unis mais un très grand succès en Europe et dans le reste du monde. Il est aujourd’hui considéré comme un classique et même parfois qualifié de chef d’œuvre.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Yul Brynner, Eli Wallach, Steve McQueen, Horst Buchholz, Charles Bronson, Robert Vaughn, Brad Dexter, James Coburn
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Remarques :
* Akira Kurosawa a été très satisfait du résultat. Il a fait cadeau d’un superbe sabre de samuraï à John Sturges.

Les 7 mercenaires (The Magnificent Seven)Vladimir Sokoloff, Yul Brynner, Horst Buchholz et Steve McQueen dans Les 7 mercenaires (The Magnificent Seven) de John Sturges.

* Suites (de moindre intérêt) :
1966 : Le Retour des sept (Return of the Seven) de Burt Kennedy avec Yul Brynner
1969 : Les Colts des sept mercenaires (Guns of The Magnificent Seven) de Paul Wendkos
1972 : La Chevauchée des sept mercenaires (The Magnificent Seven Rides) de George McCowan
Série télévisée :
1998-2000 : Les Sept Mercenaires (The Magnificent Seven)
Remake
2016 : Les Sept Mercenaires (The Magnificent Seven) d’Antoine Fuqua

Les 7 mercenaires (The Magnificent Seven)Yul Brynner, Steve McQueen, Horst Buchholz, Charles Bronson, Robert Vaughn, Brad Dexter et James Coburn.
Photo posée publicitaire pour Les 7 mercenaires (The Magnificent Seven) de John Sturges.