Nombre de films présentés : 15
30 septembre 2026
Blog cinéma, commentaires de films ... (anciennement films.blog.lemonde.fr)
30 septembre 2026
Nombre de films présentés : 15
29 septembre 2026
1983, François Mitterrand décide de lancer un concours d’architecture international pour le projet phare de sa présidence : la Grande Arche de la Défense. A la surprise générale, c’est un architecte danois que personne ne connait qui remporte le concours: Otto von Spreckelsen. Cet homme de 53 ans se retoruve propulsé à la tête de ce chantier pharaonique. Et si l’architecte entend bien bâtir la Grande Arche telle qu’il l’a imaginée, ses idées vont très vite se heurter à la complexité du réel et aux aléas de la politique…
L’Inconnu de la Grande Arche est un film français écrit et réalisé par Stéphane Demoustier, inspiré du roman La Grande Arche de Laurence Cossé, paru en 2016. Si le scénario est conforme à la réalité dans les grandes lignes, il ne l’est pas dans tous les aspects (le personnage de la femme de l’architecte est inventé par le cinéaste et le personnage joué par Xavier Dolan est inspiré de trois personnages réels). Même s’il manque de fluidité, le récit parvient à nous intéresser et même nous captiver car c’est après tout une histoire peu banale. Elle nous apprend pourquoi le nom de cet architecte est si peu connu aujourd’hui. Le réalisateur (qui a commencé sa carrière en réalisant des films institutionnels d’architecture) fait l’apologie de la créativité qui s’affranchit des réalités. Le film a été bien accueilli par la critique.
Elle: ![]()
Lui : ![]()
Acteurs: Claes Bang, Sidse Babett Knudsen, Xavier Dolan, Swann Arlaud, Michel Fau, Micha Lescot
Voir la fiche du film et la filmographie de Stéphane Demoustier sur le site IMDB.
Voir la fiche du film sur AlloCiné.
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Remarque :
Les effets spéciaux ont été remarqués et même primés aux Césars. Certaines scènes de chantier ont été créées en « animant » des photos d’époque.

27 septembre 2026
Septembre 1944. Alors que les forces alliées essaient de terminer la guerre au plus vite, le général Montgomery conçoit un projet audacieux : parachuter plusieurs divisions aéroportées britanniques et américaines derrière les lignes allemandes aux Pays-Bas afin de capturer plusieurs ponts stratégiques qui permettront aux troupes terrestres de franchir le Rhin et de pénétrer directement en Allemagne…
Un pont trop loin est un film britannique réalisé par Richard Attenborough. Il s’agit d’une superproduction dotée de nombreux acteurs de premier plan, britanniques et américains, Robert Redford assurant la présence d’une grande star américaine (nécessaire pour que le film puisse marcher aux Etats-Unis) (il n’apparaît toutefois qu’après deux heures!) Le film reconstitue un épisode peu glorieux pour les forces alliées dont les généraux ont failli par accès de confiance. Hélas, le récit est très confus : il se déroule simultanément sur quatre lieux et nous passons de l’un à l’autre sans toujours comprendre où nous sommes. Les personnages sont trop nombreux et j’avoue avoir été rapidement perdu (peut-être n’ai-je pas été suffisamment attentif lors de l’exposé du plan global…) Dès lors, l’ensemble paraît inévitablement bien trop long. Certaines scènes sont impressionnantes, notamment celle du parachutage. Malgré un accueil critique très mitigé, le film a été un succès au box-office.
Elle: –
Lui : ![]()
Acteurs: Sean Connery, Michael Caine, Dirk Bogarde, Gene Hackman, Robert Redford, Wolfgang Preiss, Ryan O’Neal, James Caan, Edward Fox, Elliott Gould, Anthony Hopkins, Hardy Krüger, Laurence Olivier, Liv Ullmann, Maximilian Schell
Voir la fiche du film et la filmographie de Richard Attenborough sur le site IMDB.
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25 septembre 2026
En pleine campagne iranienne, un automobiliste écrase un chien. La voiture tombe en panne un peu plus loin et s’arrête devant une petite entreprise. Là, Vahid, croit reconnaître en cet automobiliste Eghbal « la Guibole », l’un de ses anciens tortionnaires lorsqu’il était arbitrairement emprisonné…
Un simple accident est un film franco-iranien écrit et réalisé par Jafar Panahi. On ne peut que saluer le courage et la ténacité du réalisateur à continuer de tourner sans autorisation des films dans son pays malgré les condamnations et emprisonnements que le régime iranien lui inflige. C’est une position qui inspire le respect. Dès lors, on s’en voudrait presque de ne pas apprécier son film, principalement du fait d’un scénario qui tourne un peu en rond et dont les situations paraissent redondantes ou trop rocambolesques. L’histoire a le mérite de mettre en lumière les tortures et mauvais traitements des prisons iraniennes et le réalisateur en profite aussi pour montrer certains travers de la société iranienne. Très bon accueil de la critique. Palme d’or 2025 à Cannes.
Elle: ![]()
Lui : ![]()
Acteurs: Vahid Mobasseri, Mariam Afshari, Ebrahim Azizi, Hadis Pakbaten, Majid Panahi
Voir la fiche du film et la filmographie de Jafar Panahi sur le site IMDB.
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23 septembre 2026
Un adolescent idéaliste, souffrant sous la coupe d’un professeur de latin sadique surnommé Caligula, tombe amoureux d’une fille lâche qui est intimidée et tourmentée par un autre amant…
Tourments (parfois titré L’Épreuve, ou encore Tourmente) est un film suédois réalisé par Alf Sjöberg. C’est le premier scénario d’Ingmar Bergman adapté en film (il réalisera son premier long métrage deux ans plus tard en 1946 à l’âge de 28 ans). Bergman, qui s’est inspiré de ses années d’études pour écrire ce scénario, insista pour assister au tournage et obtint un poste de script (il en a, dit-on, profité pour tenter de s’immiscer dans le travail du réalisateur qui l’a remis à chaque fois à sa place). Le film a été tourné alors que l’on commençait à espérer voir la fin de la guerre et le parallèle entre le tyrannique professeur et le régime nazi est mis en relief (d’ailleurs, le professeur lit le Dagposten, un journal suédois d’obédience fasciste). La mise en scène est remarquable, avec de superbes cadrages et gros plans sur les visages, une belle utilisation de la lumière proche de l’expressionnisme et une interprétation très juste. Le film a reçu le Grand prix (ancêtre de la Palme d’or) lors du Festival de Cannes 1946 conjointement avec dix autres films (voir la liste).
Elle: –
Lui : ![]()
Acteurs: Stig Järrel, Alf Kjellin, Mai Zetterling, Olof Winnerstrand
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Remarque :
• La première version du film s’achevait sur la scène des résultats du baccalauréat : tous les étudiants sont reçus, à l’exception de Widgren, qui observe du dehors, sous un porche. Il s’éloigne sous la pluie et l’on voit Caligula, souriant comme un vainqueur à la fenêtre, lui faire des signes d’adieu. À la place de cette fin, jugée trop sombre, on demanda à Bergman d’en écrire une autre, plus optimiste. Sjöberg ayant d’autres obligations, c’est Bergman qui tourna les derniers plans. (Lu sur Wikipedia)
• Le film le plus connu d’Alf Sjöberg est Mademoiselle Julie (Fröken Julie, 1951) pour lequel il recevra de nouveau le Grand Prix du Festival de Cannes.

Homonymes (sans autre lien que le titre en français) :
Tourments (Hets) de Alf Sjöberg (1944) sur un scénario d’Ingmar Bergman
Tourments (El) de Luis Bunuel (1953) également chroniqué sur ce blog
Tourments de Jacques Daniel-Norman (1954) avec Tino Rossi
Tourments (Trápení) du tchèque Karel Kachyna (1962)
Tourments (Midareru) de Mikio Naruse (1964) également chroniqué sur ce blog
21 septembre 2026
Dans une rave party en plein désert marocain, Luis est à la recherche de Mar, sa fille dont il n’a plus de nouvelles depuis cinq mois. Il y distribue des flyers avec son fils de douze ans. Un groupe de raveurs les informe que leur fille pourrait se trouver dans une autre rave située dans le sud, près de la Mauritanie où ils comptent aller. Luis va les suivre…
Sirāt est un film franco-espagnol coécrit et réalisé par Óliver Laxe. Son film est un road-movie très original et peu commun. Filmé dans le désert marocain, le récit nous entraine dans de beaux plans larges tout en installant une tension qui ne fait que croitre pour culminer dans un final qui nous laisse pantois. On en ressort même un peu sonnés. Le réalisateur a confié avoir conçu le film comme une réflexion sur le besoin contemporain de lâcher-prise dans une société angoissée et aussi sur la mort. Hormis Sergi López, les acteurs sont des non-professionnels qui jouent leur propre rôle ce qui donne une grande authenticité à l’ensemble et laisse transparaître une belle humanité. La musique techno est très bien utilisée (nous n’avons pourtant aucune attirance envers cette musique habituellement!) Très singulier, le film a été fort bien accueilli par la critique. Prix du Jury à Cannes 2025.
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Acteurs: Sergi López
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Remarque :
Selon l’islam, Sirāt est un pont suspendu au dessus de l’enfer que l’on doit traverser le jour du Jugement dernier pour atteindre le paradis. Il est décrit aussi fin qu’un cheveu et tranchant comme une épée. (A part ce titre, il n’y a aucune référence à la religion dans le film).

19 septembre 2026
A l’été 1960, dans une colonie de vacances pour garçons, Marc et Philippe sont moniteurs. Ils appliquent une méthode pédagogique très différente au groupe d’enfants dont ils ont la charge : Philippe leur fait répéter une pièce de théâtre alors que Marc leur faire du sport dans un style militaire. Un soir d’orage, Marc surprend Philippe dans sa chambre travesti en femme. Il se crée alors une relation particulière entre eux, Philippe subissant les brimades de Marc…
La Meilleure Façon de marcher est un film français réalisé par Claude Miller. C’est son premier long métrage, il en a écrit le scénario avec Luc Béraud. L’idée de départ vient d’un interview d’Ingmar Bergman où il parlait de l’humiliation et du refus de Claude Miller de l’intolérance (sans qu’interviennent des souvenirs personnels). Le thème est celui du passage à l’âge adulte, plus précisément, sur le plan sexuel avec ses explorations et interrogations. Philippe n’hésite pas à affronter son drame intérieur alors, qu’en face de lui, Marc ne sait que se réfugier derrière une forme d’intolérance. Claude Miller a une façon délicate de montrer cela, restant à une distance raisonnable de ses personnages et inscrivant le tout dans un cadre ludique. Patrick Dewaere, alors en pleine ascension, est parfait dans son personnage et Patrick Bouchitey a ici son premier grand rôle à l’écran (Michel Blanc, ici dans un second rôle, était alors presque inconnu). Le film reçut un bon accueil et permit à Claude Miller d’entamer sa carrière de réalisateur.
Elle: –
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Acteurs: Patrick Dewaere, Patrick Bouchitey, Christine Pascal, Claude Piéplu, Marc Chapiteau, Michel Blanc
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Remarque :
La fin surprend mais elle n’a pas été imposée au réalisateur qui la revendique : « J’aurais pu m’arrêter sur la scène du bal (…) Ç’aurait été un peu trop idéalisant. Ce serait trop simple si les « bons » l’emportaient toujours. Je revendique cette seconde fin qui me permet de (…) retrouver la vie civile, la vie de tous les jours, là où l’hypocrisie et les convenances reprennent le dessus. » (Entretien avec Claude Miller par Claude Beylie, Ecran n°65, mars 76, p 64)

17 septembre 2026
Le professeur Sharpey s’est suicidé après avoir participé à une expérience de privation sensorielle dans un laboratoire secret. On retrouve sur lui une grosse somme d’argent ce qui vient corroborer des soupçons de trahison. Pour le laver de ces accusations, un de ses collègues accepte de se livrer à la même expérience…
The Mind Benders (ne prêtez aucune attention au titre français, ce n’est pas un film sur l’alpinisme!) est un film britannique réalisé par Basil Dearden. Si l’histoire peut paraître un peu farfelue aujourd’hui, elle s’appuyait sur des expériences faites à l’époque sur l’impact de l’isolement sur le cerveau humain dans l’optique de futurs voyages spatiaux, le tout sur fond de guerre froide et de paranoïa anti-communiste. Le réalisateur parvient d’emblée à créer une atmosphère anxiogène pour développer un thriller étrange mêlé d’un drame plus simplement humain. Dick Bogarde est l’interprète idéal pour installer une belle ambiguité. Le récit est prenant. Assez injustement, le film n’eut aucun succès à sa sortie et reste méconnu de nos jours.
Elle: –
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Acteurs: Dirk Bogarde, Mary Ure, John Clements, Michael Bryant, Wendy Craig
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15 septembre 2026
Mira, 16 ans, mène une vie d’élève modèle dans un pensionnat d’élite au nord de l’Inde. Alors que les examens approchent, sa mère Anila revient s’installer dans la région pour la soutenir et veiller sur elle. Mais la rencontre de Mira avec un nouvel élève, Sri, va semer le trouble dans la relation entre les deux femmes, chacune se retrouvant confrontée à ses propres désirs…
Girls Will Be Girls est un film indien écrit et réalisé par Shuchi Talati. Pour son premier long métrage, la réalisatrice indienne s’est en partie inspirée de ses propres expériences d’adolescente et a filmé ce récit d’apprentissage avec une grande délicatesse et une indéniable attention à l’esthétisme. Elle dresse aussi un portrait de son pays et de ses conventions sociales : dans ce pensionnat calqué sur les collèges anglais, les jeunes filles sont plus surveillées que les garçons (les jupes doivent impérativement descendre jusqu’aux genoux et les chaussettes doivent être bien remontées). La jeune actrice Preeti Panigrahi fait une très belle prestation. Girls Will Be Girls a reçu le prix du public au festival Sundance 2024.
Elle: –
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Acteurs: Preeti Panigrahi, Kani Kusruti, Kesav Binoy Kiron
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13 septembre 2026
Le cosmonaute Andriy Melnyk, dans un vaisseau spatial avec un robot pour seule compagnie, est chargé de convoyer des déchets radioactifs vers un satellite de Jupiter. Alors qu’il arrive sur place, la Terre explose sous l’effet d’une guerre atomique. Il sait qu’il est ainsi le dernier humain de l’univers. Jusqu’à ce que…
U Are the Universe est un film de science-fiction ukrainien écrit et réalisé par le trentenaire Pavlo Ostrikov, qui signe là son premier long métrage. C’est un film assez original, bien entendu très éloigné des blockbusters américains. Le réalisateur parvient à trouver un bel équilibre entre un humour omniprésent et des réflexions sur l’isolement ou encore sur notre humanité. Le personnage principal (et quasi unique), volontairement très ordinaire, ne nous ennuie à aucun moment avec son caractère simple et son sens de l’ironie. Malgré un budget certainement limité, la réalisation est soignée. Le réalisateur fait plusieurs clins d’œil appuyés à 2001 odyssée de l’espace. Un film assez étonnant.
Elle: –
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Acteurs: Volodymyr Kravchuk
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