Titre original : « The Mysterious Lady »
Au début de la Première Guerre mondiale, à Vienne, le capitaine Karl von Raden se retrouve par hasard dans la même loge à l’opéra qu’une femme très belle et mystérieuse. Il la raccompagne chez elle et, bien qu’elle repousse tout d’abord ses avances, ils tombent rapidement amoureux l’un de l’autre… The Mysterious Lady est le treizième film de Greta Garbo qui était alors âgée de 23 ans, le sixième de sa carrière hollywoodienne. Il vient juste après The Divine Woman (1) qui lui valut son surnom de La Divine. C’est un film qui est généralement considéré comme mineur et on se demande bien pourquoi. Certes Greta Garbo n’avait guère envie de le tourner, elle était alors très fatiguée autant physiquement que psychologiquement (2). Le résultat est néanmoins merveilleux. Le film commence comme une pure histoire d’amour pour introduire ensuite une intrigue d’espionnage. Ce mélange d’amour et d’espionnage, avec les dilemmes qui en découlent, n’est pas sans évoquer Mata Hari que Garbo tournera quelques années plus tard. Mais ce n’est pas tant le scénario qui est remarquable.
Greta Garbo est magnifique, toujours très belle, d’une présence phénoménale. La direction de Fred Niblo est d’une grande sensibilité. On notera quelques mouvements de caméra, judicieusement utilisés. La photographie est très belle, signée bien entendu par le talentueux William Daniels (le directeur de la photographie attitré de Greta Garbo). Certaines scènes sont absolument magiques, comme par exemple celle où elle allume les bougies : quelle délicatesse dans l’éclairage, quelle subtilité dans le cadrage pourtant très rapproché, on a l’impression que la caméra caresse son visage! La copie visible aujourd’hui comporte quelques passages détériorés mais ils sont heureusement de courte durée. The Mysterious Lady est un très beau film. (film muet)
Elle: –
Lui : ![]()
Acteurs: Greta Garbo, Conrad Nagel, Gustav von Seyffertitz
Voir la fiche du film et la filmographie de Fred Niblo sur le site IMDB.
Voir les autres films de Fred Niblo chroniqués sur ce blog…
(1) The Divine Woman de Victor Sjöström (1928) est hélas un film perdu, du moins dans sa totalité. Seul un fragment de neuf minutes est parvenu jusqu’à nous.
(2) Après The Divine Woman, la MGM avait accordé plusieurs mois de vacances à Greta Garbo, fait extrêmement rare pour une vedette sous contrat et payée à la semaine.

Conrad Nagel et Greta Garbo dans La Belle ténébreuse de Fred Niblo.

Greta Garbo et Conrad Nagel dans La Belle ténébreuse de Fred Niblo (photos publicitaires : celle de gauche est très proche d’une scène du film, celle de droite est posée).















(Film muet) Ce documentaire optimiste sur la ville de Berlin a été tourné à une époque où l’Allemagne se redressait : la page de l’Après-guerre marqué par la crise et l’hyperinflation était tournée et le moment était venu de retrouver une certaine joie de vivre. Berlin est ainsi montrée comme une ville foisonnante, riche de sa diversité autant économique que culturelle où la course effrénée des automobiles marque l’entrée de la ville dans la modernité. Le film met en avant les vertus du travail mais aussi celles des loisirs. La réalisation est soignée avec de beaux effets (fractionnement d’écran, surimpression). Hormis toutes les scènes « actuelles », le film illustre plusieurs moments d’Histoire par de petites mises en scènes en costumes et montre même une brève vision du Berlin de l’an 2000, 




