14 août 2026

Ulysse (1954) de Mario Camerini

Titre original : « Ulisse »

Ulysse (Ulisse)Adaptation cinématographique de la deuxième épopée d’Homère, qui narre les efforts d’Ulysse pour rentrer chez lui après la fin de dix années de guerre…
Ulysse est un péplum italien réalisé par Mario Camerini. C’est une adaptation relativement fidèle mais très simplifiée des épisodes du périple d’Ulysse : seuls ceux du cyclope, de Circé, des sirènes sont mis en scène, le tout en flashback alors qu’Ulysse retrouve la mémoire après sa rencontre avec Nausicaa. En parallèle, nous voyons Pénélope résistant aux assauts de ses prétendants. L’histoire est bien mise en scène par Camerini qui a une solide d’expérience des films de divertissement. Les effets spéciaux sont même convainquant. Kirk Douglas (doublé en italien) incarne un héros intrépide et plein de fougue. Silvana Mangono interprète deux personnages, Pénélope et Circé, avec beaucoup de présence. Le film n’a pas tant vieilli…
Elle:
Lui : 3 étoiles

Lecteurs : (2 notes, moyenne : 4,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Kirk Douglas, Silvana Mangano, Anthony Quinn, Rossana Podestà, Jacques Dumesnil, Daniel Ivernel, Sylvie, Franco Interlenghi
Voir la fiche du film et la filmographie de Mario Camerini sur le site IMDB.

Kirk Douglas et Rosanna Podestà (Nausicaa) dans Ulysse (Ulisse) de Mario Camerini.

2 réflexions sur « Ulysse (1954) de Mario Camerini »

  1. LE RETOUR

    Je soupçonne notre hôte de surfer sur le succès planétaire de l’actuelle Odyssée (vue la semaine dernière au Max-Linder) pour nous poster non sans malice ce Kirk/Ulysse italien. J’étais môme lorsque mes parents m’ont emmené le voir dans une salle de mon quartier et bien sûr je fus aux anges et apeuré avec le cyclope qui me faisait mettre les mains devant les yeux pour ne pas le voir. J’aurai pu les fermer mais non, les doigts permettaient en s’écartant de voir un peu mais pas trop. Kirk devint mon héros car j’amalgamais le personnage et l’interprète ! C’était ma première vision d’une Antiquité imaginée
    Le film sortit en France pour Noêl 54 aux cinémas Rex, Normandie et Moulin-rouge où il fit quelques 200 000 entrées sur deux mois
    Sacré scénariste-dialoguiste-cinéaste que cet Homère. ils s’y sont mis à 7 au scénario pour rendre naturel le déroulement de cette construction!
    C’est l’histoire d’un retour infiniment contrarié pour un voyageur égaré à dessein et à la mémoire effacée
    Évidemment on ne peut conter l’Odyssée en 1h30 pas plus qu’en 3 heures; il faut choisir, tailler et couper, quitte à broder
    Finalement, tenant compte de ces impératifs et des trucages de l’époque – le terme qu’on employait – cette production s’en sort pas si mal effectivement (de mémoire évidemment, mais je suppose qu’on va prochainement la ressortir)
    Je me souviens surtout, c’est étrange, d’un épisode que Nolan a supprimé dans son film, c’est le premier échouage d’Ulysse déjà seul sur un rivage, barbu, moustachu, poilu, dépenaillé, hagard et que découvre la princesse Nausicaa qui n’a pas du tout froid aux yeux et qui va l’amener avec ses demoiselles d’honneur à la cour du roi son père. C’est un épisode charmant, tendre, juvénile, heureux, probablement le seul de l’oeuvre (photo postée par Lui dans une pose très étudiée studio bien qu’en extérieur naturel)
    Comme il se doit, comme c’était l’usage à l’époque, on n’assiste pas aux actes de violence définitive conduisant à la mort, la caméra s’arrêtant avant et reprenant après. on sourit aujourd’hui de ces précautions dans un monde censé en relater l’extrême violence (il suffit de lire L’Iliade)
    Autre remarque : on ne voit ni n’entend jamais la présence des Dieux, pourtant maitres du jeu infligé au héros pour leur bon plaisir et leur distraction. Tout reste une aventure concrète et humaine jusqu’au bon droit du retour, de la vengeance accomplie, de la reconquête du trône et de l’amour marital et filial, et de la réunion charnelle (enfin!) des deux époux (mais cela non plus la caméra ne nous le montre pas)
    La toute fin chez Nolan n’est pas la même mais je ne l’écrirai pas
    « Heureux qui comme Ulysse fit un beau voyage » écrivait le poète, aède de l’époque, Joachim du Bellay : voir!

  2. Oui, j’ai remarqué l’absence totale des dieux. C’est surprenant car, comme vous le dites, ce sont bien eux qui mènent la danse et ballotent le pauvre Ulysse pendant toutes ces années. Même le lien entre le cyclope et Poséidon n’est pas expliqué, me semble-t-il. Cet effacement des dieux est étonnant. Est-ce par volonté de simplification ou est-ce par orthodoxie ?

    Moi aussi, j’ai vu le film très jeune (bien des années après sa sortie, tout de même). L’épisode qui m’avait marqué est celui des sirènes. Après l’avoir revu (c’est très court), je me demande bien pourquoi il m’a tant marqué… 😉 Mais est-ce bien cette version que j’ai vue ? Il existe en effet une mini-série télévisée co-produite par la RAI et l’ORTF (1968), qui semble être jugée comme « très fidèle au récit d’Homère ».

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