2 mai 2019

Un jour (2011) de Lone Scherfig

Titre original : « One Day »

Un jourAngleterre, 15 juillet 1988. Après une soirée de fin d’études bien arrosée, Emma et Dexter font plus ample connaissance et finissent par dormir dans le même lit sans qu’il y ait de relation sexuelle. Ils décident ensuite de rester amis…
Réalisé par la danoise Lone Scherfig, Un jour (One Day) est un film américain adapté du roman homonyme de l’anglais David Nicholls. Nous retrouvons les deux personnages principaux chaque année le 15 juillet pendant plus de dix-huit années pour suivre l’évolution de leur relation. Si l’on peut penser tout d’abord à une variation de Quand Harry rencontre Sally, le propos est différent car cette histoire explore plutôt le thème des occasions manquées : Emma et Dexter ne sont jamais en phase. Le scénario n’utilise pas les ficelles traditionnelles pour nous émouvoir et les personnages deviennent rapidement assez attachants essentiellement par leur belle présence. Le film est également rendu plaisant par son équilibre entre drame et comédie, l’humour passant par des dialogues bien ciselés. Le film a été très critiqué à cause du mauvais accent anglais de l’américaine Anne Hathaway, ce qui, pour nous francophones, est peu perceptible.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Anne Hathaway, Jim Sturgess, Rafe Spall
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One day
Jim Sturgess et Anne Hathaway dans Un jour de Lone Scherfig.

24 avril 2019

La Belle et la belle (2018) de Sophie Fillières

La Belle et la belleMargaux, 20 ans, fait la connaissance de Margaux, 45 ans. Elles réalisent qu’elles ont beaucoup de points en commun. En fait, elles ne forment qu’une seule et même personne à deux âges différents de la vie. Margaux pourra-t-elle réorienter la vie de Margaux ? …

Ecrit et réalisé par Sophie Fillières, La Belle et la belle part d’une idéee de base originale et pleine de promesses. Même si le développement du scénario ne comble pas tous les espoirs, le film se révèle une comédie amusante qui doit beaucoup au charme de ses interprètes et à ses dialogues relevés et brillants. Très réussi.
Elle: 3 étoiles
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Sandrine Kiberlain, Agathe Bonitzer, Melvil Poupaud
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La Belle et la Belle
Sandrine Kiberlain, Melvil Poupaud et Agathe Bonitzer dans La Belle et la belle de Sophie Fillières.

29 mars 2019

Temps sans pitié (1957) de Joseph Losey

Titre original : « Time Without Pity »

Temps sans pitiéUn homme d’âge mûr assassine une jeune fille dans un appartement moderne orné d’une peinture de Goya. Plus tard, un romancier arrive à Londres après une cure de désintoxication au Canada. Son fils doit être exécuté dans les vingt-quatre heures pour le meurtre de la jeune fille…
Temps sans pitié est librement adapté d’une pièce policière d’Emlyn Williams. Mais le film n’est pas une énigme policière puisque nous savons dès les premières minutes qui est le coupable (dans une scène particulièrement puissante). Ce n’est pas non plus un pamphlet contre la peine de mort, même si le sujet est brièvement évoqué. Temps sans pitié est essentiellement un suspense où Losey joue avec le temps et crée une très forte tension basé sur le rythme et sur un certain malaise qui émanent des personnages dont on perçoit peu à peu les perturbations les plus profondes. Losey introduit aussi une bonne dose de fragilité, essentiellement par le personnage du père toujours sur le point de céder à son alcoolisme. Le film est remarquablement bien construit, avec certaines scènes qui répondent à d’autres. La fin est particulièrement forte et inattendue. Temps sans pitié marque le retour de Joseph Losey à la pleine lumière après avoir été victime du maccarthysme. Il signe de nouveau de son vrai nom et son succès, notamment en France, lui ouvrira les portes d’une reconnaissance internationale.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Michael Redgrave, Ann Todd, Leo McKern, Paul Daneman, Peter Cushing, Alec McCowen
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Temps sans pitié
Michael Redgrave et Leo McKern dans Temps sans pitié de Joseph Losey.

12 décembre 2018

Miss Peregrine et les enfants particuliers (2016) de Tim Burton

Titre original : « Miss Peregrine’s Home for Peculiar Children »

Miss Peregrine et les enfants particuliersEn 2016, Jake est un jeune adolescent timide de 16 ans menant une vie paisible en Floride. Il est très proche de son grand-père Abe qui lui a toujours raconté des histoires sur un monde mystérieux avec des enfants ayant des dons très particuliers. Un soir, il découvre la maison de son grand-père vandalisée et, non loin de là, son corps. Avant de mourir, il parle confusément à Jake d’une boucle, du 3 septembre 1943 et d’un oiseau…
Miss Peregrine et les enfants particuliers est l’adaptation d’un roman écrit par Ransom Riggs, publié en 2011. Dès les premières images, on perçoit une certaine étrangeté qui éveille notre curiosité. Tim Burton nous fait ensuite pénétrer dans un monde délicatement fantastique, parfois effrayant. Il ne faut pas trop chercher une parfaite cohérence dans cette histoire, certains aspects restant confus, mais plutôt se laisser envelopper dans son atmosphère magique rehaussée de belles notes poétiques et se laisser émerveiller. La photographie est très belle et les effets spéciaux bien intégrés.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Eva Green, Asa Butterfield, Samuel L. Jackson, Judi Dench, Rupert Everett, Terence Stamp, Ella Purnell
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Miss Peregrine et les enfants particuliers
Eva Green et Asa Butterfield dans Miss Peregrine et les enfants particuliers de Tim Burton.

1 décembre 2017

Youth (2015) de Paolo Sorrentino

YouthDeux amis de longue date se retrouvent dans un grand hôtel des Alpes suisses. Fred, compositeur et chef d’orchestre, est à la retraite alors que Mick, réalisateur, s’efforce de terminer le scénario d’un dernier film…
Ecrit et réalisé par Paolo Sorrentino, Youth est un film plus enthousiasmant que son précédent long métrage, l’oscarisé La Grande Bellaza, qui manquait un peu de contenu. Cette fois, Youth a une substance qui le rend bien plus complet. Le film est avant tout une réflexion sur le temps : dans cet hôtel où le temps semble s’être arrêté, les deux octogénaires voudraient-ils conjurer la fatalité du temps qui passe, qui diminue physiquement, qui efface les souvenirs ? Il y a aussi une réflexion sur la célébrité, sur la passion, toujours exclusive, et la difficulté d’être un parent pour ses enfants.  Il n’y a là sans doute rien d’exceptionnellement éclairant, mais la forme lui donne une certaine dimension. Paolo Sorrentino n’abuse plus d’effets pour mieux se concentrer sur l’esthétisme. Il affectionne les cadrages larges, fait le vide autour de ses personnages, soigne ses compositions. Il parvient ainsi à créer une atmosphère assez forte, très zen, qui invite à porter un regard différent sur le monde qui nous entoure. C’est cette atmosphère qui rend le film remarquable.
Elle:
Lui : 5 étoiles

Acteurs: Michael Caine, Harvey Keitel, Rachel Weisz, Paul Dano, Alex Macqueen, Jane Fonda
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Remarque :
* L’hôtel utilisé pour les extérieurs est le Berghotel Schatzalp à Davos en Suisse, un imposant hôtel dans le style Art nouveau et construit en 1900.

Youth
Michael Caine (si si, il est dans l’image) dans Youth de Paolo Sorrentino.

Youth
Madalina Diana Ghenea, Michael Caine et Harvey Keitel dans Youth de Paolo Sorrentino.

youth
Michael Caine dans Youth de Paolo Sorrentino.

Youth

17 août 2017

Kaili Blues (2015) de Bi Gan

Titre original : « Lu bian ye can »

Kaili BluesChen est médecin dans une petite clinique de Kaili, ville brumeuse et humide de la province subtropicale du Guizhou. Il décide de partir à la recherche de son neveu Weiwei que son frère a semble-t-il vendu. Il est également chargé par sa collègue âgée de porter des souvenirs à son ancien amant qui agonise (1)… S’il est des films dont le propos est difficile à percevoir, Kaili Blues fait partie d’entre eux. Je dois avouer que lorsque le titre est apparu (à la 29e minute!), j’étais toujours dans le brouillard le plus complet quant à savoir ne serait-ce que le sujet du film. Il s’agit presque d’un puzzle à reconstituer car le jeune cinéaste chinois entremêle les périodes temporelles, passé, présent et futur, et il faudrait revoir le film une seconde fois pour tout remettre en place (Chen raconte en partie son histoire à la coiffeuse peu avant la fin). L’intérêt d’une telle complexité et le message poétique voire philosophique vus par la plupart des critiques m’ont totalement échappé. Pour son premier long métrage, Bi Gan réalise de longs plans-séquences, s’écartant parfois de la scène pour mieux la retrouver, ce qui accentue l’impression de caractère insaisissable de Kaili Blues.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Yongzhong Chen
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Kaili Blues
Yongzhong Chen dans Kaili Blues de Bi Gan.

(1) suite et fin du résumé : En chemin, il arrive dans un étrange village (Dang Mai) où différentes périodes temporelles se télescopent : passé, présent et futur. Arrivé enfin à destination à Zhenyuan, il trouve son neveu mais décide de le laisser vivre sa vie. L’amant de sa collègue est déjà mort.

30 septembre 2016

Sils Maria (2014) de Olivier Assayas

Titre original : « Clouds of Sils Maria »

Sils MariaAlors qu’elle est sous le coup de l’annonce de la mort d’un ami dramaturge, une comédienne cinquantenaire de renommée internationale se voit proposer de rejouer dans une de ses anciennes pièces… Ecrit et réalisé par Olivier Assayas, Sils Maria nous plonge dans l’univers complexe d’une actrice tourmentée par ses interrogations. Ses deux thèmes de préoccupation peuvent paraître assez classiques : la porosité de la séparation entre sa vie réelle et la vie des personnages qu’elle interprète (l’actrice a avec sa jeune assistante une relation proche de celle du personnage qu’elle s’apprête à jouer) et l’action du temps qui la met en décalage avec son époque. Sa passion pour son métier est un piège qui la maintient dans un tourbillon artificiel d’évènements, une frénésie qui l’empêche de prendre du recul et de réfléchir sur elle-même. On peut sans doute reprocher à Assayas de ne pas surprendre et de rester sur des situations et des réflexions finalement assez classiques. Il nous reste sa très belle façon de filmer et la performance de son duo d’actrices, toutes deux assez remarquables.
Elle: 3 étoiles
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Juliette Binoche, Kristen Stewart, Chloë Grace Moretz
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Remarques :
* « Sils-Maria est un charmant village alpin, où l’on peut s’adonner à la promenade et au ski, alpin ou nordique, dans un cadre paradisiaque » annonce fièrement le site internet de l’imposant hôtel Waldhaus Sils, dans lequel le film a été tourné en grande partie. Il est en bordure du lac de Sils, dans la région de l’Engadine au sud-est de la Suisse (non loin de Saint-Moritz).

* Le superbe phénomène nuageux décrit et filmé existe réellement. Il a été filmé en 1924 par le réalisateur allemand Arnold Fanck, grand spécialiste des films des hauteurs, dans un documentaire de 10 mn Les Nuages de Maloja (Das Wolkenphänomen von Maloja). C’est ce petit film que Maria Enders montre à son assistante dans le film d’Assayas.

* Juliette Binoche et Olivier Assayas connurent une histoire similaire à celle de la principale protagoniste du film puisque le premier propulsa la seconde. En effet, le réalisateur rencontra la comédienne pour son deuxième rôle au cinéma, alors qu’il écrivait avec André Téchiné le scénario du film, son tout premier, Rendez-vous (1984), qui était déjà une mise en abyme de la carrière d’actrice. Binoche avait alors tout juste vingt ans et tenait la tête d’affiche du film. Elle ne retrouva le scénariste, depuis devenu réalisateur, qu’en 2007, dans L’Heure d’été et a eu, par la suite, l’intuition d’un film, selon Assayas « resté virtuel et qui renverrait pour l’un comme pour l’autre à l’essentiel » qui se baserait sur leur histoire commune. C’est sur ce point de départ qu’il écrivit le scénario de Sils Maria. (Reprise du dossier de presse).

Sils Maria
Kristen Stewart et Juliette Binoche dans Sils Maria de Olivier Assayas.

Sils Maria
Johnny Flynn et Chloë Grace Moretz dans Sils Maria de Olivier Assayas.

26 mai 2016

Interstellar (2014) de Christopher Nolan

InterstellarDans un futur proche, la Terre connaît une grave crise alimentaire. Cooper, un ancien pilote de la NASA, devenu agriculteur par nécessité, découvre grâce à l’intervention d’une intelligence extérieure inconnue l’existence d’un centre de recherches secret. Leur but est d’envoyer des humains chercher une planète à coloniser pour assurer la survie de l’espèce humaine… Interstellar est un film de science-fiction où la physique tient une place d’importance. C’est une belle extrapolation de différentes théories et spéculations scientifiques sur la nature de l’espace, du temps et de la gravité. Kip Thorne a été consultant sur le projet. Kip Thorne est un physicien théoricien américain connu pour être non seulement un grand vulgarisateur de la relativité générale mais aussi pour ses recherches. Il est par exemple un grand défenseur de la possibilité d’existence des fameux « trous de vers » (wormholes) imaginés par Einstein et bien connus des amateurs de science-fiction. Sans parler du mysticisme sous-jacent, le film n’est pas sans incohérences qui peuvent même paraître des absurdités. La volonté de pimenter le récit en est certainement la cause ; l’insertion du personnage interprété par Matt Damon relève sans doute de la même démarche (on est là proche du grand guignol…) Mais il y a tout de même suffisamment de bases pour que le film soit à classer dans les films de science-fiction les plus proches de la science, noble famille où 2001 trône en maître. Les représentations (d’un trou de ver, d’un trou noir, d’un espace à plus de trois dimensions) et les réflexions/extrapolations sur la gravitation et le temps qu’il nous propose sont plus qu’intéressantes.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Matthew McConaughey, Anne Hathaway, Michael Caine, Jessica Chastain, Matt Damon, Ellen Burstyn
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Interstellar
Anne Hathaway et Matthew McConaughey dans Interstellar de Christopher Nolan.

Interstellar
Il peut sembler assez absurde d’envisager aller vivre sur une planète si proche d’un trou noir (à moins d’être grand amateur de barbecue) …

Interstellar
… mais le plus intéressant ici est la représentation du trou noir : Kip Thorne aurait fourni aux animateurs une série d’équations complexes qui ont été introduites dans le logiciel de modélisation. Selon la production, le résultat aurait sidéré le chercheur. Cette représentation d’un trou noir (plus exactement de la déformation de l’espace qui l’entoure) pourrait en effet être la plus réaliste qui soit. Le physicien Jean-Pierre Luminet a toutefois fait remarquer que cette représentation ne tient pas compte de l’effet Doppler : la partie la plus proche de nous s’éloigne rapidement alors que la partie la plus éloignée se rapproche de nous ce qui devrait donner d’importantes différences de luminosité et de couleur.

Interstellar
Pas facile de représenter un cube à quatre dimensions (on appelle cela un tesseract)… Plutôt que d’utiliser uniquement des images de synthèse, Christopher Nolan a opté pour la construction d’un gigantesque décor, ce qui donne une indéniable « consistance » à l’ensemble. Le résultat est très intéressant, et bien entendu très déroutant. (Photo de tournage)

17 octobre 2015

Paris qui dort (1924) de René Clair

Paris qui dort(Film muet, 35 mn) Un matin, le gardien de la Tour Eiffel se réveille en haut de sa tour et réalise qu’il n’y a aucun mouvement dans la ville. Il est rejoint par un petit groupe de personnes qui descendent d’un avion. Ils constatent que les personnes sont figées sur place, comme si le temps s’était soudainement arrêté… Paris qui dort est le premier film de René Clair alors âgé de 26 ans, une courte fable de science-fiction où il joue avec les possibilités offertes par la caméra : arrêts sur image, ralentis, accélérés. Il les met au service d’un fantastique poétique que l’on retrouvera dans plusieurs de ses films futurs. Il réalise de très belles images en hauteur sur la Tour Eiffel où il joue avec la structure métallique qui, sous l’oeil de sa caméra, devient presque abstraite. Cette abstraction est encore plus présente dans le laboratoire du savant fou, épuré au maximum. A noter également, une courte séquence d’animation explicative. Paris qui dort est une jolie fable surréaliste, très créative, un court film qui se situe à la naissance du courant avant-gardiste du milieu des années vingt, courant que l’on désigne par le terme « Avant-garde » (française principalement).
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Henri Rollan, Albert Préjean
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Remarque :
* L’idée de base du scénario n’est pas loin de l’esprit des films à épisodes de Feuillade du milieu des années dix. René Clair a d’ailleurs fait un peu de figuration dans quelques films de Feuillade (un peu plus tard toutefois, en 1921).
* Tourné en 1923, le film n’est sorti qu’en décembre 1924.
* Le titre « Le Rayon de la mort » semble avoir été parfois utilisé (ne pas confondre avec le film homonyme de Lev Koulechov sorti en 1925).

Paris qui dort
Albert Préjean et Henri Rollan dans Paris qui dort de René Clair.

 

3 juin 2013

Time Out (2011) de Andrew Niccol

Titre original : « In Time »

Time OutDans un monde futur, il faut payer pour vivre au-delà de l’âge de 25 ans, âge à partir duquel on ne vieillit plus. Le temps a remplacé l’argent, chacun ayant un compteur du temps restant à vivre dans le bras qui est utilisé pour acheter quoi que ce soit. Alors que les riches ont de longues années en réserve, les plus pauvres n’ont souvent que quelques heures devant eux… Ecrit par Andrew Niccol (dont on connait bien Bienvenue à Gattaca et The Truman Show), le scénario de Time Out repose sur une idée assez originale. Cette allégorie de notre société reposant sur l’argent est toutefois assez limitée dans son développement car elle sert principalement de prétexte à un film d’action avec la course de deux fugitifs poursuivi par un « gardien du temps ». Bien mis en scène, sans effets inutiles, et assez bien équilibré, Time Out se regarde sans déplaisir mais paraît plutôt mineur.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Cillian Murphy, Justin Timberlake, Amanda Seyfried
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