29 juillet 2021

Le Dernier Témoin (1960) de Wolfgang Staudte

Titre original : « Der letzte Zeuge »

Le Dernier Témoin (Der letzte Zeuge)En pleine réunion, un industriel est interrompu par un coup de fil personnel urgent. Sa jeune maitresse l’informe qu’elle vient de retrouver son bébé assassiné dans son appartement. Désemparée, elle va chercher refuge chez un ancien amant. Quand la police arrive sur les lieux, la mère est tout de suite soupçonnée du crime…
Le Dernier Témoin est un film allemand réalisé par Wolfgang Staudte. Il est basé sur un livre de Maximilian Vernberg qui mettait en cause le fonctionnement de la justice allemande de l’époque, critiquant les enquêtes préliminaires expéditives, les conditions primitives de la détention provisoire et les partis-pris moraux des tribunaux. Son livre ne trouvera un éditeur qu’après son adaptation en film. Les scénaristes Robert A. Stemmle et Thomas Keck ont créé un scénario pour illustrer le propos. Nous assistons aux interrogatoires qui ne ménagent guère les suspects, puis à l’enquête de l’avocat de la défense. L’ensemble est prenant même si l’on peut être déçu après la projection de réaliser qu’il est entaché de nombreuses incohérences. Toutefois, le but initial de critiquer le système judiciaire allemand est bien atteint. Le film a connu un certain succès en Allemagne à sa sortie.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Martin Held, Hanns Lothar, Ellen Schwiers, Jürgen Goslar, Adelheid Seeck
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 Le Dernier Témoin (Der letzte Zeuge)Ellen Schwiers (au centre) dans Le Dernier Témoin (Der letzte Zeuge) de Wolfgang Staudte.

23 juillet 2021

Benni (2019) de Nora Fingscheidt

Titre original : « Systemsprenger »

Benni (Systemsprenger)Benni est une petite fille de neuf ans, agressive, ne pouvant rester longtemps dans une famille d’accueil ou dans un centre spécialisé. Madame Bafané, des services sociaux, la confie à Micha, un éducateur qui a travaillé avec des garçons délinquants…
Benni est écrit et réalisé par la cinéaste allemande Nora Fingscheidt. Elle dit avoir eu depuis longtemps l’idée de faire un film sur une petite fille « sauvage » car elle était elle-même ainsi quand elle était enfant. Le film lui a demandé quatre années de recherches et d’écriture. D’emblée, on est frappé par la violence de la fillette et le film se reçoit comme un coup de poing. Hormis l’évocation d’un traumatisme ancien, ce n’est pas l’origine de cette attitude qui est l’objet du récit mais la difficulté à prendre en charge de tels cas extrêmes lorsque les parents, en l’occurrence la mère, sont totalement dépassés et ont jeté l’éponge. Le film tire sa puissance de son authenticité, due certainement à la qualité du travail de documentation de la cinéaste mais aussi au jeu extraordinaire de la très jeune actrice Hélena Zengel : malgré son visage angélique, elle fait vraiment peur lorsqu’elle part en crise, nous sommes loin de la crise d’enfant gâté. Albrecht Schuch fait également une belle prestation. Le film est un peu trop long, plutôt dur mais doté d’une indéniable puissance.
Elle: 4 étoiles
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Helena Zengel, Albrecht Schuch, Gabriela Maria Schmeide, Lisa Hagmeister
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Benni (Systemsprenger)Helena Zengel dans Benni (Systemsprenger) de Nora Fingscheidt.

Benni (Systemsprenger)Helena Zengel et Albrecht Schuch dans Benni (Systemsprenger) de Nora Fingscheidt.

15 juillet 2021

Viendra le feu (2019) de Oliver Laxe

Titre original : « O que arde »

Viendra le feu (O que arde)Amador Coro a été condamné pour avoir provoqué un incendie. A sa sortie de prison, il retourne dans son village niché dans les montagnes de la Galice où vivent sa mère, Benedicta, et leurs trois vaches. Leurs vies s’écoulent, au rythme apaisé de la nature…
Viendra le feu est le troisième long métrage du franco-espagnol Oliver Lake, dont les parents sont originaires de Galice. On peut le voir comme un film très original sur le thème de la nature et du monde rural : l’essentiel est en effet constitué de bribes de vie dans l’environnement vallonné, humide et verdoyant de la Galice. On peut aussi être rebuté par l’opacité du récit (par exemple, l’incompréhensible scène d’ouverture) et sa lenteur. Rien ne sera dévoilé sur le personnage principal, le taiseux Amador, ce qui a toutefois le mérite d’écarter toute possibilité de porter un jugement. Les plans généraux sont de toute beauté. Oliver Laxe a utilisé des comédiens non professionnels : Amador Arias est garde-forestier dans la vraie vie.

Elle: 3 étoiles
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Amador Arias, Benedicta Sánchez
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Voir les autres films de Oliver Laxe chroniqués sur ce blog…

* Explication de la scène d’ouverture :
L’eucalyptus est un arbre envahissant, considéré par certains Galiciens comme pernicieux et nuisible. Il assèche les terrains et croît au détriment des plantes indigènes. Le film s’ouvre sur une scène où d’énormes engins détruisent impitoyablement les eucalyptus les uns après les autres, comme s’il s’agissait de tondre un gazon. Oliver Laxe explique : « Mais ils tombent soudain en arrêt devant un eucalyptus centenaire, immense, sans doute figés par sa noblesse, entre respect et effroi. C’est la nature qui retourne leur regard aux hommes. Elle les renvoie à leur propre petitesse, les questionne. Viendra le feu montre les derniers vestiges d’un monde rural en voie de disparition. Cette séquence d’ouverture de l’eucalyptus et celle finale de l’incendie sont deux mêmes mouvements symphoniques incarnant une nature à l’agonie. » (Extrait du dossier de presse)

Viendra le feu (O que arde)Amador Arias et Benedicta Sánchez dans Viendra le feu (O que arde) de Oliver Laxe.

26 juin 2021

Woman at War (2018) de Benedikt Erlingsson

Titre original : « Kona fer í stríð »

Woman at War (Kona fer í stríð)Halla, la cinquantaine, mène un combat solitaire contre la multinationale de l’aluminium Rio Tinto qui tente d’étendre son implantation en Islande. Elle prend tous les risques pour saboter des lignes à haute tension. Mais la situation pourrait changer avec l’arrivée inattendue d’une petite orpheline ukrainienne dans sa vie… Woman at War est le second long métrage du réalisateur islandais Benedikt Erlingsson. Il met en scène une activiste écologique particulièrement radicale mais le propos n’est nullement démonstratif ni même militant. Le réalisateur a en effet trouvé une forme très originale pour traiter son sujet, insufflant beaucoup d’humour dans de nombreuses scènes tout en parvenant à créer une très forte tension dans les scènes de sabotage. De plus, la musique est présente à l’image (!), trois musiciens apparaissant de façon saugrenue aux endroits les plus inattendus, accompagnant l’héroïne et suivant l’action (et même interférant avec la réalité dans une scène, celle de la télécommande TV). Halldóra Geirharðsdóttir a accompli une belle performance dans son double rôle, elle est vraiment convaincante dans son (ses) personnage(s). L’ensemble a un petit côté irréel mais sans excès, le dosage est vraiment très réussi. Benedikt Erlingsson a trouvé une façon divertissante de parler d’écologie.
Elle: 4 étoiles
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Halldóra Geirharðsdóttir, Jóhann Sigurðarson, Juan Camilo Román Estrada, Jörundur Ragnarsson
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 Woman at War (Kona fer í stríð)Halldóra Geirharðsdóttir dans Woman at War (Kona fer í stríð) de Benedikt Erlingsson.

24 juin 2021

L’Ombre de Staline (2019) de Agnieszka Holland

Titre original : « Mr. Jones »

L'ombre de Staline (Mr. Jones)1933. Gareth Jones est un jeune journaliste britannique qui travaille pour l’ancien Premier Ministre David Lloyd George, comme conseiller dans le domaine de la politique étrangère. Licencié pour raisons financières, il décide de partir à Moscou pour éclaircir la question du financement des projets de l’URSS. Une fois sur place, la nouvelle de l’assassinat d’un ami journaliste qui devait l’aider lui fait comprendre qu’il s’intéresse à un sujet dangereux…
L’ombre de Staline est un film biographique polono-britannico-ukrainien réalisé par la polonaise Agnieszka Holland. Le film a le mérite d’exposer au grand public la famine ukrainienne de 1932-1933, l’Holodomor, et de montrer comment elle fut cachée aux yeux du monde avec la complicité de certains journalistes occidentaux. Le pouvoir soviétique avait ainsi l’indéfectible soutien du correspondant du New York Times à Moscou, Walter Duranty, Prix Pulitzer en 1932. Le récit que fait la réalisatrice est bien construit avec une tension qui ne faiblit à aucun moment. Seuls quelques effets de transition entre certaines scènes paraissent superflus car trop accrocheurs. La réalisatrice est convaincue du pouvoir du cinéma pour faire connaitre au grand public de tels pans cachés de l’Histoire. Son film, particulièrement édifiant, a tout pour atteindre ce but.
Elle: 4 étoiles
Lui : 4 étoiles

Acteurs: James Norton, Vanessa Kirby, Peter Sarsgaard, Joseph Mawle, Kenneth Cranham
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Remarque :
* La réalisatrice introduit un personnage supplémentaire, George Orwell, qui a écrit La Ferme des animaux (apologue écrit sous la forme d’une fable animalière, également une critique du stalinisme) environ dix ans plus tard. Orwell et Jones avaient effectivement le même éditeur londonien. Rien n’atteste qu’ils se soient rencontrés mais ce n’est pas impossible.

(1) Le terme Holodomor désigne la grande famine qui eut lieu en RSS d’Ukraine et dans le Kouban, en URSS, en 1932 et 1933 et qui fit, selon les estimations des historiens, entre 3 et 5 millions de victimes. Provoquée par les quotas trop élevés fixés par le pouvoir communiste et une mauvaise récolte, la famine fut niée par Staline qui durcit sa position et emprisonna ou exécuta les « éléments contre-révolutionnaires » présentés comme responsables de l’échec. Depuis l’ouverture des archives soviétiques, la négation de l’Holodomor a cessé, mais son ampleur et le caractère intentionnel de la famine (et donc sa qualification de « génocide ») est toujours contesté. Lire sur Wikipedia

L'ombre de Staline (Mr. Jones)James Norton est Gareth Jones dans L’ombre de Staline (Mr. Jones) de Agnieszka Holland.

L'ombre de Staline (Mr. Jones)Peter Sarsgaard est Walter Duranty dans L’ombre de Staline (Mr. Jones) de Agnieszka Holland.

28 avril 2021

Eva en août (2019) de Jonás Trueba

Titre original : « La virgen de agosto »

Eva en août (La virgen de agosto)Alors que tout le monde s’exile pour les vacances, Eva reste à Madrid en plein mois d’août. La jeune femme de 33 ans redécouvre la capitale, se laissant porter par les déambulations et les rencontres…
Eva en août (traduction littérale du titre original = « La vierge d’août ») est coécrit et réalisé par Jonás Trueba. Le réalisateur espagnol a l’âge de son personnage principal et habite ce quartier de Madrid qu’il a filmé en images réelles. Il dit être influencé par Eric Rohmer et plus particulièrement Le Rayon Vert (1986). Il y a effectivement certaines similitudes dans sa façon de nous faire suivre son personnage dans ses rencontres successives. En revanche, il ne parvient pas à générer la moindre émotion et nous restons seulement spectateur. Si ses rencontres s’épanchent volontiers, Eva reste fermée à double-tour, éludant plus ou moins habilement toutes les questions personnelles. De plus, les discussions restent assez superficielles. Au final, nous n’éprouvons rien pour elle. Le cinéaste prend son temps, certainement un peu trop car on éprouve un petit désintérêt à mi-parcours et on se console en se disant que l’on visite Madrid (sa vie nocturne surtout). Plaisant à défaut d’être vraiment intéressant, le film a toutefois été bien reçu par la critique.
Elle: 3 étoiles
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Itsaso Arana, Vito Sanz, Isabelle Stoffel, Joe Manjón
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Eva en août (La virgen de agosto)Itsaso Arana dans Eva en août (La virgen de agosto) de Jonás Trueba.

11 avril 2021

Falstaff (1965) de Orson Welles

Titre original : « Campanadas a medianoche »
Titre USA : « Chimes at midnight »

Falstaff (Campanadas a medianoche)Aux alentours de 1400, le prince Hal, fils du roi Henri IV d’Angleterre, passe la plupart de son temps à la taverne Boar’s Head, à boire et à s’amuser avec des prostituées, des voleurs et d’autres criminels sous l’influence patriarcale de Falstaff. Ce dernier insiste sur le fait que lui et Hal devraient se considérer comme des gentlemen, mais Hal avertit Falstaff qu’il rejettera un jour à la fois ce style de vie et Falstaff…
Falstaff est un film hispano-suisse d’Orson Welles, basé sur le personnage de Falstaff présent dans plusieurs pièces de William Shakespeare, notamment Henri IV et Les Joyeuses Commères de Windsor. Le personnage est un bon vivant, corpulent, grotesque, gros buveur, un bouffon en quelque sorte mais aussi pur et bon. Orson Welles lui donne de l’épaisseur et oppose sa philosophie de vie à la logique du pouvoir. Son amitié avec le fils du roi est solide mais ne résistera pas un seul instant lorsque que ce dernier sera appelé à tenir son rang. « Falstaff c’est moi » a affirmé Orson Welles et, sachant cela, la dernière partie où il se retrouve face à sa solitude est d’autant plus vibrante et émouvante. Welles s’est totalement investi dans son personnage et dans la réalisation. Sans budget important, il fait beaucoup de choses lui-même, peint les décors, coud les costumes, etc. Il fait montre de beaucoup d’inventivité pour tourner des plans audacieux. Les quelques quinze minutes de la Bataille de Shrewsbury sont étonnantes, avec une multitude de plans différents (il y en a 392).
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Orson Welles, Jeanne Moreau, Margaret Rutherford, John Gielgud, Marina Vlady, Keith Baxter
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Voir les autres films de Orson Welles chroniqués sur ce blog…
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Falstaff (Campanadas a medianoche)Orson Welles dans Falstaff (Campanadas a medianoche) de Orson Welles.

Falstaff (Campanadas a medianoche)John Gielgud dans Falstaff (Campanadas a medianoche) de Orson Welles.

Falstaff (Campanadas a medianoche)Keith Baxter et Orson Welles dans Falstaff (Campanadas a medianoche) de Orson Welles.

Falstaff (Campanadas a medianoche)Etonnante photo du tournage Falstaff (Campanadas a medianoche) de Orson Welles.
Et voilà le genre de plan qu’Orson Welles cherchait à obtenir (ci-dessous).
Falstaff (Campanadas a medianoche)

3 avril 2021

El reino (2018) de Rodrigo Sorogoyen

El reinoManuel López Vidal est un homme politique influent à l’avenir prometteur. Mais son implication dans une affaire de corruption vient remettre en cause sa réputation. Prêt à tout pour conserver une place montante au sein de son parti, il va très vite plonger dans une spirale infernale…
El reino (= le royaume) est un thriller politique espagnol écrit par Rodrigo Sorogoyen et Isabel Peña. Pour évoquer « la situation politique préoccupante en Espagne où les affaires de corruption ne cessent de se multiplier depuis quelques années », ils ont choisi un angle original et inattendu : tout le déroulement de l’histoire est vu par les yeux d’un politicien corrompu. Cette approche n’est, de toute évidence, pas là pour générer l’empathie mais plutôt pour mieux mettre en relief l’omniprésence du mensonge, à tous les niveaux et dans tous les rapports avec autrui. A noter que aucun parti, ni même couleur politique, n’est mentionné, probablement pour rendre le propos plus universel. La caméra de Rodrigo Sorogoyen est très mobile, collant de près au personnage, à tel point que le début du film perturbe quelque peu. Mais le plus remarquable est l’énergie qui dégage de l’ensemble, une énergie également insufflée par le jeu nerveux d’Antonio de la Torre. Pour son second long métrage, le réalisateur Rodrigo Sorogoyen montre indéniablement un style qui lui est propre.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Antonio de la Torre, Mónica López, Josep Maria Pou, Bárbara Lennie
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El reinoAntonio de la Torre dans El reino de Rodrigo Sorogoyen.

17 mars 2021

Qui a tué Lady Winsley? (2019) de Hiner Saleem

Titre original : « Lady Winsley »

Qui a tué Lady Winsley? (Lady Winsley)Sur une petite île de Turquie, une romancière américaine est assassinée. L’inspecteur Fergan arrive d’Istanbul pour mener l’enquête…
Qui a tué Lady Winsley?? est une comédie policière franco-belgo-turque réalisée par Hiner Saleem, réalisateur irakien d’origine kurde réfugié en France depuis quarante ans. Sous les couverts d’une enquête dans le style d’Agatha Christie, le film est surtout une peinture sociale de ce coin de Turquie, avec le poids des familles, la pesanteur de la respectabilité, le conservatisme et aussi la haine envers les Kurdes. L’art du cinéaste est de présenter tout cela avec humour, les habitants se donnent surtout des postures qui permettent de garder la face et la bêtise fait le reste. Il n’est pas certain que la réalité soit aussi accommodante toutefois. L’intrigue policière en elle-même est simple mais réserve quelques surprises. Un film intelligemment fait.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Mehmet Kurtulus, Ezgi Mola, Ergun Kuyucu
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Qui a tué Lady Winsley? (Lady Winsley)Senay Gürler et Mehmet Kurtulus dans Qui a tué Lady Winsley? (Lady Winsley) de Hiner Saleem.

27 janvier 2021

Feu de paille (1972) de Volker Schlöndorff

Titre original : « Strohfeuer »

Feu de paille (Strohfeuer)Elisabeth, 30 ans, vient de divorcer. Pressée de retrouver sa liberté, elle a pris les torts sur elle. Elle cherche à retrouver un poste d’assistante bilingue et se lance dans des activités qu’elle n’a pu faire jusque là et qui l’attirent, comme le chant et la danse…
Margarethe von Trotta a écrit le scénario de Feu de paille avec son mari Volker Schlöndorff en s’inspirant de sa propre vie. Comme son héroïne, elle s’est retrouvée mariée très tôt, trop tôt, et a divorcé avant de rencontrer Volker Schlöndorff. Ses aspirations sont celles d’une génération de femmes de la fin des années soixante et du début des années soixante-dix. Margarethe von Trotta est lucide, elle admet le côté désordonné de ses ambitions d’indépendance que son avocate qualifie de « feu de paille » mais montre bien qu’elles se heurtent aux fondements d’une société profondément patriarcale. La photographie est signée Sven Nykvist (le directeur de la photographie attitré d’Ingmar Bergman). Le film est intéressant de visionner un demi-siècle plus tard pour mieux visualiser ce qui a évolué depuis… et aussi ce qui n’a guère évolué.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Margarethe von Trotta, Friedhelm Ptok, Martin Lüttge
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Feu de paille (Strohfeuer)Margarethe von Trotta et Martin Lüttge dans Feu de paille (Strohfeuer) de Volker Schlöndorff.