27 novembre 2020

Les rois de la gaffe (1935) de Charley Rogers

Titre original : « The Fixer Uppers »

Les rois de la gaffe (The Fixer Uppers)Stan et Laurel font du porte à porte pour vendre des cartes de vœux. Ils tentent de consoler une femme éplorée parce que son mari, un peintre, est devenu totalement indifférent. Stanley lui donne l’idée de rendre son mari jaloux et c’est Oliver qui va jouer le rôle de l’amant. Hélas, le mari est un homme colérique et le provoque en duel…
The Fixer-Uppers reprend le thème de The Slipping Wives (1927), l’un des tous premiers courts métrages muets de Laurel et Hardy. Le scénario ne montre pas beaucoup de subtilités. On se rend compte après quelques minutes que l’histoire se déroule à Paris car le mari est un peintre français (avec, comme il se doit, moustaches et béret), probablement pour rendre son personnage plus impulsif et tempétueux. Il est interprété avec une certaine exubérance par Charles Middleton.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Stan Laurel, Oliver Hardy, Mae Busch, Charles Middleton
Voir la fiche du film et la filmographie de Charley Rogers sur le site IMDB.

Voir les autres films de Charley Rogers chroniqués sur ce blog…

Les rois de la gaffe (The Fixer Uppers)Mae Busch, Oliver Hardy, Stan Laurel et Charles Middleton dans The Fixer Uppers de Charley Rogers.

27 novembre 2020

Slipping Wives (1927) de Fred Guiol

Titre français : « En plein méli-mélo »

En plein méli-mélo (Slipping Wives)La jeune épouse d’un peintre célèbre se plaint auprès d’un ami que son mari ne « l’embrasse plus que les dimanches et jours fériés ». L’ami lui conseille de le rendre jaloux et de payer un homme pour la séduire ostensiblement…
Slipping Wives est le deuxième court métrage produit par Hal Roach avec Stan Laurel et Oliver Hardy. Si les deux acteurs sont bien présents dans le même film, le duo n’est pas encore vraiment formé (l’affiche ci-contre est visiblement plus récente) : Oliver n’a qu’un rôle secondaire de majordome alors que Stan Laurel est bien plus mis en avant, jouant le rôle d’un innocent livreur de peinture forcé d’endosser le costume de séducteur. Le film repose surtout sur son incapacité à tenir ce rôle. Le plus amusant est qu’il n’a pas vraiment compris qui est le mari et qui est l’ami. Toutefois, l’ensemble ne montre aucun éclat particulier par rapport aux standards du cinéma comique de l’époque. Le même thème sera repris plus tard par le duo dans The Fixer Uppers (1935).
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Priscilla Dean, Herbert Rawlinson, Stan Laurel, Oliver Hardy, Albert Conti
Voir la fiche du film et la filmographie de Fred Guiol sur le site IMDB.

Voir les autres films de Fred Guiol chroniqués sur ce blog…

En plein méli-mélo (Slipping Wives)Priscilla Dean, Stan Laurel et Herbert Rawlinson dans Slipping Wives de Fred Guiol.

10 mai 2020

Herbes flottantes (1959) de Yasujirô Ozu

Titre original : « Ukikusa »

Herbes flottantes (Ukikusa)Une petite troupe de théâtre kabuki débarque dans un village de pêcheurs au sud du Japon. Il y a des années, leur meneur, Komajuro, avait eu une aventure avec l’une des habitantes. De leur brève union est né un garçon, Kiyoshi, qui ignore tout de l’identité de son père. Mais ce dernier n’est pas le seul à qui Komajuro a caché la vérité. Lorsque Sumiko, sa maîtresse actuelle et comédienne de la troupe, découvre l’existence de Kiyoshi et de sa mère, elle décide de se venger…
Yasujirô Ozu avait déjà mis en scène en 1934 cette histoire qu’il a écrite avec Tadao Ikeda. Ce très beau film, Histoires d’herbes flottantes, était muet et en noir et blanc. Le cinéaste l’aimait beaucoup et il a décidé vingt cinq ans plus tard d’en faire une nouvelle version. C’est un très beau mélodrame, qui s’installe lentement et aborde les thèmes de la responsabilité et de l’image de soi. Comme toujours avec Ozu, la forme est enthousiasmante. Le film est graphiquement très beau, avec ses plans fixes à la composition complexe (multiples plans et multiples cadres) et une utilisation de la couleur assez remarquable (il enrichit ses plans de « taches » de couleur rouge à la façon d’un peintre). La vision d’un film d’Ozu est toujours une expérience assez unique et Herbes flottantes ne déroge pas à la règle.
Elle: 4 étoiles
Lui : 5 étoiles

Acteurs: Ganjirô Nakamura, Machiko Kyô, Ayako Wakao, Hiroshi Kawaguchi, Haruko Sugimura
Voir la fiche du film et la filmographie de Yasujirô Ozu sur le site IMDB.

Voir les autres films de Yasujirô Ozu chroniqués sur ce blog…
Voir les livres sur Yasujirô Ozu

Remarques :
* Les « herbes flottantes » du titre font référence aux lentilles d’eau ; cette plante flottante figure souvent dans la poésie japonaise comme allégorie pour les errements ou une vie sans but.
* Précédente version :
Histoires d’herbes flottantes (Ukikusa monogatari) (muet, 1934) de Yasujirô Ozu

Herbes flottantes (Ukikusa)Ayako Wakao dans Herbes flottantes (Ukikusa) de Yasujirô Ozu.
(bel exemple de ces fameux regards-caméra spécifiques à Ozu)

Herbes flottantes (Ukikusa)Machiko Kyô et Ganjirô Nakamura dans Herbes flottantes (Ukikusa) de Yasujirô Ozu.
Une séquence étonnante où les deux personnages, en violente dispute, sont séparés par une pluie battante formant rideau.

6 mai 2020

Jalouse (2017) de David Foenkinos et Stéphane Foenkinos

JalouseNathalie, professeur de lettres divorcée, est subitement passée de mère attentionnée à jalouse maladive. Si sa première cible est sa ravissante fille de 18 ans, son champ d’action s’étend bientôt à ses amis, ses collègues, voire son voisinage…
Le romancier David Foenkinos a écrit avec son frère Stéphane le scénario de Jalouse (ce n’est donc pas l’adaptation d’un de ses romans). Ils l’ont réalisé en tandem, c’est leur second long métrage après La Délicatesse en 2011. Il s’agit d’une comédie qui nous montre les multiples formes de la jalousie et leurs effets destructeurs. Engendrée par un mal-être, cette jalousie multiforme ne fera que le renforcer. Bien entendu, les réactions du personnage peuvent paraître souvent un peu extrêmes mais cela permet de mieux faire ressortir les travers et défauts que tout à chacun peut avoir plus faiblement. Le film nous montre en quelque sorte comment ne pas être, une leçon de vie en creux. Karin Viard est parfaite dans ce rôle car elle parvient à donner de l’épaisseur et de la complexité à cette femme devenu odieuse, sans la rendre détestable. L’humour est très présent, un humour souvent grinçant mais qui rend l’ensemble léger et enlevé. Les frères Foenkinos signent là une comédie plaisante et intelligente.
Elle: 3 étoiles
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Karin Viard, Dara Tombroff, Anne Dorval, Anaïs Demoustier
Voir la fiche du film et la filmographie de David Foenkinos et Stéphane Foenkinos sur le site IMDB.
Voir la fiche du film sur AlloCiné.

Remarque :
* Dara Tombroff, qui interprète la fille de Karin Viard, est une jeune danseuse, sans expérience préalable d’actrice.

JalouseAnaïs Demoustier et Karin Viard dans Jalouse de David et Stéphane Foenkinos.

28 janvier 2020

Miraï, ma petite soeur (2018) de Mamoru Hosoda

Titre original : « Mirai no Mirai »

Miraï, ma petite soeur (Mirai no Mirai)Kun est un petit garçon qui voit sa vie perturbée par l’arrivée d’une petite sœur qui monopolise toute l’attention de ses parents. Il la prend rapidement en grippe. Au fond de son jardin, où il se réfugie, se trouve un arbre généalo-magique qui le propulse dans un monde fantastique où vont se mêler passé et futur…
La famille est un thème qui revient souvent dans la filmographie du japonais Mamoru Hosoda et Miraï, ma petite sœur met ainsi en scène certains problèmes de la parentalité et de l’apprentissage. Tout est vu par les yeux du jeune garçon avec de fréquentes incursions dans le fantastique qui vont permettre aux autres membres de sa famille de lui montrer la voie. La famille est ainsi présentée comme une entité perpétuelle. L’autre idée développée est que la richesse de la vie se forme à partir de petits évènements, en apparence anodins. Le dessin est assez beau, avec un  travail sur la conception de la maison d’architecte où se déroulent toutes les scènes « réelles ». Les séquences en réalité alternative sont assez riches visuellement. L’animation est un peu saccadée. Tout cela est charmant, tout en étant doté d’une indéniable personnalité.  A noter que Mamoru Hosoda a créé son propre studio : le Studio Chizu.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs:
Voir la fiche du film et la filmographie de Mamoru Hosoda sur le site IMDB.
Voir la fiche du film sur AlloCiné.

Voir les autres films de Mamoru Hosoda chroniqués sur ce blog…
Voir les livres sur Mamoru Hosoda

Miraï, ma petite soeur (Mirai no Mirai)Miraï, ma petite soeur (Mirai no Mirai) de Mamoru Hosoda.

6 décembre 2018

Je retourne chez maman (1952) de George Cukor

Titre original : « The Marrying Kind »

Je retourne chez mamanFlorence et Chet Keefer sont au tribunal pour finaliser une procédure de divorce. La femme juge leur fait raconter leurs sept ans de vie commune…
Parmi les sept comédies que Garson Kanin (ici avec sa femme Ruth Gordon) a écrit pour George Cukor, The Marrying Kind est assez remarquable, probablement la plus audacieuse. Le film a en effet un petit parfum de néo-réalisme car il décrit de façon assez minutieuse le quotidien de la vie de couple avec ses joies mais aussi ses déceptions et ses rancoeurs. Mais le plus étonnant est cette façon de mêler habilement la comédie, la critique sociale et le drame. La séquence du pique-nique est stupéfiante (surtout si on n’a pris soin d’éviter de trop lire sur le film avant de la visionner) et bouleversante. C’est une très grande scène. Cukor montre une fois de plus que sa palette ne se limite à la comédie.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Judy Holliday, Aldo Ray, Madge Kennedy, John Alexander, Mickey Shaughnessy
Voir la fiche du film et la filmographie de George Cukor sur le site IMDB.

Voir les autres films de George Cukor chroniqués sur ce blog…

Voir les livres sur George Cukor

Remarque :
* Comme trop souvent, le titre français semble avoir été choisi par un enfant de dix ans.

The Marrying Kind
Aldo Ray et Judy Holliday dans Je retourne chez maman de George Cukor.

25 mars 2018

Rien sur Robert (1999) de Pascal Bonitzer

Rien sur RobertDidier est un critique et auteur en vue. Il se querelle avec son amie qui se montre très dure et désagréable avec lui. Pour aider un ami, il accepte une invitation à dîner chez un intellectuel qui l’exécute devant toute la tablée… Comme dans plusieurs de ses films, Pascal Bonitzer construit Rien sur Robert autour d’un personnage central intellectuel, imparfait, angoissé, frustré. Didier semble avoir toujours le dessous dans ses rapports avec les femmes et envie constamment le talent des autres. Cela nous donne une comédie plutôt cruelle qui fut parfois comparée à Woody Allen. Il y a toutefois une grosse différence : Pascal Bonitzer ne cherche visiblement pas à engendrer l’empathie. Son personnage nous est tout de suite présenté sous un jour peu glorieux : il a écrit une tribune pour assassiner un film qu’il n’a pas vu (1). Il n’y a d’ailleurs aucun personnage vraiment positif dans cette histoire. Même si tout cela n’aboutit sur pas grand-chose, l’ensemble est amusant et montre un ton particulier.
Elle: 2 étoiles
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Fabrice Luchini, Sandrine Kiberlain, Valentina Cervi, Michel Piccoli, Bernadette Lafont, Laurent Lucas, Denis Podalydès, Edouard Baer
Voir la fiche du film et la filmographie de Pascal Bonitzer sur le site IMDB.
Voir la fiche du film sur AlloCiné.

Voir les autres films de Pascal Bonitzer chroniqués sur ce blog…

Voir les livres écrits par Pascal Bonitzer

Remarque :
* Le titre du film fait référence à la scène dans la librairie où la vendeuse annonce à un client qu’elle n’a rien sur Robert Desnos. Il ne semble pas avoir d’autre rapport avec l’histoire. Pascal Bonitzer a dit avoir choisi ce titre parce qu’à l’époque il cherchait des ouvrages sur le poète Robert Desnos et ne parvenait pas à en trouver.

(1) Allusion à une tribune d’Alain Finkielkraut sur le film Underground d’Emir Kusturica (juin 1995).

Rien sur Robert
Fabrice Luchini et Sandrine Kiberlain dans Rien sur Robert de Pascal Bonitzer.

18 décembre 2017

Toni (1935) de Jean Renoir

ToniAntonio est un immigré italien venu travailler dans une carrière à Martigues près de Marseille. Il vit chez Marie mais n’a d’yeux que pour Josépha, une belle espagnole qui se marie avec son contremaître, un parisien qui convoite la propriété de son oncle…
Toni est le premier film de Jean Renoir qui n’a pas d’origine littéraire. L’histoire s’inspire d’un fait divers que lui a raconté son ami Jacques Levert, commissaire à Martigues. Comme nous l’indique le carton qui ouvre le film (1), le but du cinéaste est d’œuvrer contre la xénophobie qui est alors dans tous les esprits du fait de la crise économique (y compris parmi ses amis du parti communiste). Il nous montre comment vivent ces travailleurs immigrés, avec leurs difficultés et aussi leurs passions. Renoir se veut proche du documentaire. Il adopte un style très réaliste, étonnamment précurseur de ce que sera le néoréalisme italien dans la décennie suivante. Tout est filmé sur place, en extérieurs, avec l’aide de Marcel Pagnol qui met à disposition toute une équipe de comédiens et qui assurera la distribution du film. L’interprétation est hélas très inégale, pas toujours aussi naturelle qu’il le faudrait. Cette impression est sans doute renforcée aujourd’hui, à nos yeux modernes qui trouvent l’ensemble un peu rude (2). En revanche, son caractère assez unique dans le cinéma français de l’époque est indéniable.
Elle: 3 étoiles
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Charles Blavette, Celia Montalván, Édouard Delmont, Max Dalban, Andrex
Voir la fiche du film et la filmographie de Jean Renoir sur le site IMDB.

Voir les autres films de Jean Renoir chroniqués sur ce blog…

Voir les livres sur Jean Renoir

Toni
Charles Blavette et Celia Montalván dans Toni de Jean Renoir.

Remarques :
* Luchino Visconti (28 ans) est l’un des assistants-réalisateurs.
* Le pont est le viaduc ferroviaire de Candote. Cet ouvrage traverse le Canal de Caronte qui relie l’étang de Berre à la mer Méditerranée : 972 mètres de longueur, doté d’une section pivotante de 114 mètres, construit en 1908 et toujours actif aujourd’hui.

(1) « L’action se situe en pays latin, là où la nature, détruisant l’esprit de Babel, sait si bien opérer la fusion des races. »
(2) L’historien Jacques Lourcelles, très enthousiaste à propos de Toni, le décrit ainsi : « Faussement primitif, le film est à la recherche d’une certaine rugosité cosmique, sensible dans les personnages comme dans la nature. (…) Au terme de l’alchimie renoirienne, cette rugosité équivaut à un suprême raffinement. » C’est une approche certainement intéressante pour mieux apprécier le film.

Toni - Jean Renoir
Jean Renoir sur le tournage de Toni, à l’oeilleton de la caméra T Debrie avec le directeur de la photographie Claude Renoir (debout à gauche), fils de son frère Pierre Renoir. (Pour d’autres photos de tournage de Jean Renoir, voir le livre Tournages : Paris-Berlin-Hollywood)

29 novembre 2017

L’Invitée (1969) de Vittorio De Seta

Titre original : « L’invitata »

L'invitéeAnne voit son mari rentrer d’une conférence à l’étranger avec une jeune femme suédoise qu’il dit vouloir héberger quelque temps pour l’aider à s’intégrer en France. Devant l’évidence d’une relation entre eux, Anne s’enfuit avec l’intention d’aller dans le sud de la France où sa famille possède une maison. Comprenant qu’elle est au bord de la dépression, François, son patron architecte, lui propose de l’emmener en voiture… Sur un scénario cosigné par Tonino Guerra (grand scénariste qui a écrit pour Antonioni, Fellini, Rosi, etc.), L’invitée est un film franco-italien qui se présente comme un road-movie : en chemin, Anne, ébranlée, et François, plutôt attentionné, vont apprendre à se connaitre. Ils se découvrent. La narration se déroule paisiblement dans un style qui se situe dans le prolongement de la Nouvelle Vague. Elle privilégie le point de vue de la femme et ses interrogations. Le fond est une réflexion sur la jalousie, la possession, la vulnérabilité. L’épisode du peintre met subtilement en relief certains aspects des relations humaines : sans que rien ne soit dit, l’attirance entre deux êtres est éclatante. L’épilogue est plus discutable et peut être vu, au mieux comme une ode à l’amour libre, au pire comme une célébration de la soumission de la femme… disons qu’il s’inscrit dans l’esprit de son époque.
Elle: 4 étoiles
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Joanna Shimkus, Michel Piccoli, Paul Barge, Clotilde Joano, Jacques Perrin
Voir la fiche du film et la filmographie de Vittorio De Seta sur le site IMDB.

Remarque :
* Vittorio De Seta (qui est bien moins connu que son presque homonyme Vittorio De Sica) est un réalisateur italien, ancien documentariste, qui n’a que peu tourné pour le cinéma. L’invitée est son troisième long métrage.

L'invitée
Lorna Heilbron, Joanna Shimkus et Jacques Perrin dans L’invitée de Vittorio De Seta.

27 septembre 2017

Should Husbands Be Watched? (1925) de Leo McCarey

Should Husbands Be Watched?(Muet, 1 bobine, 9 mn env.) Ayant obtenu de l’avancement, Jimmy veut épargner les tâches ménagères à sa jeune épouse. Ils engagent une bonne mais ne savent pas bien comment se comporter devant elle. Ils modèlent leur comportement en fonction de sa présence… Si le physique trop ordinaire de Charley Chase l’a indéniablement empêché de percer, il lui a facilité l’accès à un domaine de choix : la comédie de mœurs. Le spectateur peut en effet facilement s’identifier à lui (alors qu’il est plutôt seulement en empathie avec Chaplin ou Keaton). Should Husband Be Watched? débute sur une vision aussi hilarante que pertinente des rapports entre maitres et domestiques et poursuit sur le thème de la guerre des sexes et de la jalousie. Il s’achève sur une punchline assez percutante, qui nous laisse stupéfait (pour que l’effet de surprise fonctionne pleinement, il faut toutefois éviter de lire les résumés qui prennent un malin plaisir à tout dévoiler à l’avance). Should Husband Be Watched? pourrait presque être qualifié de comédie screwball… il ne lui manque que la parole!
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Charley Chase, Katherine Grant, Olive Borden
Voir la fiche du film et la filmographie de Leo McCarey sur le site IMDB.

Voir les autres films de Leo McCarey chroniqués sur ce blog…

 

Should husbands be watched
Olive Borden et Charley Chase dans Should Husbands Be Watched? de Leo McCarey.