9 septembre 2018

Des monstres attaquent la ville (1954) de Gordon Douglas

Titre original : « Them! »

Des monstres attaquent la villeDans un désert du Nouveau-Mexique, une fillette est retrouvée en état de choc non loin d’une caravane presque déchiquetée. Plus loin, un commerce semble avoir été dévasté et son propriétaire est retrouvé mort. Le shérif Peterson enquête aidé d’un agent spécial du FBI venu en renfort…
Le début des années cinquante aux Etats-Unis est marqué par deux phobies, le communisme et le nucléaire, que l’on retrouve dans plusieurs films de science-fiction qui ont marqué le genre. Them! est l’un d’eux : plusieurs années après des essais nucléaires, des fourmis géantes surgissent du désert et risquent de rayer l’homme de la carte. Beaucoup y ont vu aussi une allégorie du risque communiste. Gordon Douglas filme cela de façon presque documentaire : il nous épargne les inévitables scènes de panique pour se concentrer sur l’enquête, minutieuse et scientifique, qui permettra d’éradiquer le menaçant fléau. Le déroulement du scénario est parfait, maintenant la tension à un niveau élevé. Le film devait initialement être en couleurs et en 3-D mais les réductions budgétaires imposées par la Warner eurent raison de ces ambitions. Deux fourmis géantes furent construites grandeur nature, une entière et une demie, animées par câbles et poulies. Le film connut un grand succès et de nombreuses productions similaires, mais de moindre intérêt, virent le jour.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: James Whitmore, Edmund Gwenn, Joan Weldon, James Arness
Voir la fiche du film et la filmographie de Gordon Douglas sur le site IMDB.

Voir les autres films de Gordon Douglas chroniqués sur ce blog…

Remarques :
* Leonard Nimoy (le Spock de Star Trek) a un tout petit rôle (parlant) dans la salle de communications de l’armée (le sergent qui prend et lit l’info à propos du pilote texan et donne le papier à sa supérieure).
* Dans les années soixante, Van Morrisson a appelé son groupe Them en référence à ce film.

Them
Joan Weldon et James Arness dans Des monstres attaquent la ville de Gordon Douglas.

6 septembre 2018

La Chose d’un autre monde (1951) de Christian Nyby et Howard Hawks

Titre original : « The Thing from Another World »

La Chose d'un autre mondeAu pole Nord, un groupe de militaires et de scientifiques découvrent un vaisseau inconnu prisonnier de la banquise. Ils décèlent sous la glace un corps extraterrestre et le ramènent à leur base, figé dans un bloc de glace…
Librement adapté d’une nouvelle de John W. Campbell, Jr. écrite en 1934, La Chose d’un autre monde est le premier film d’invasion extra-terrestre, genre qui connaitra une grande popularité dans les années cinquante. Il est possible, même probable, que son réalisateur soit en réalité Howard Hawks qui en a coécrit le scénario (1). Si le propos est simplifié (ce qui lui valut d’être rejeté à sa sortie par les adaptes de science fiction qui ne voyaient là qu’une tentative de recréer les films de monstres des années trente), il est intelligemment mis en scène : l’alien n’est que rarement visible et il est toujours flou, dans l’obscurité ou en contre-jour. Tout est fait pour ne dévoiler que très peu à son sujet, afin de favoriser la suggestion et aussi l’appréhension. Dans le même ordre d’idée, la façon de « montrer » le vaisseau spatial est une trouvaille fabuleuse. Le style, étonnamment détendu, est assez remarquable, les dialogues formant presque un jeu entre les personnages. L’opposition entre militaires et scientifiques s’inscrit pleinement dans son époque. La célèbre phrase finale, « Watch the skies » (« surveillez le ciel »), eut une résonance particulière en pleine Guerre de Corée et alors que la paranoïa anti-communiste était à son maximum. Le film connut un grand succès et eut une grande influence sur le cinéma de science-fiction de plusieurs décennies.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Margaret Sheridan, Kenneth Tobey, Robert Cornthwaite, James Arness
Voir la fiche du film et la filmographie de Christian Nyby sur le site IMDB.

Voir les livres sur Howard Hawks

La chose d'un autre monde

(1) La Chose d’un autre monde a été produit par Howard Hawks qui en a écrit le scénario avec Charles Lederer avec l’aide de Ben Hecht. Christian Nyby en est le réalisateur… officiellement du moins. Les spéculations vont en effet bon train depuis sa sortie : d’une part, le reste de la production de Christian Nyby n’est pas du tout du même niveau et d’autre part, le style du film évoque vraiment celui d’Howard Hawks, notamment la vivacité des dialogues et le ton très détendu des acteurs. Il est donc possible que le véritable réalisateur soit Howard Hawks.
Ce dernier l’a toujours nié.
Voici ce que déclarait Nyby dans une interview en 1982 :
« Est-ce que Hawks l’a dirigé? C’est une question ridicule et insensée. Le style était celui de Hawks ? Bien sûr que c’était le cas. C’est un homme que j’ai étudié et auquel je voulais ressembler. Quand vous travaillez auprès d’un maitre, il est inévitable de s’en inspirer et de le copier. C’est ce j’ai fait. »

La chose d'un autre monde
Scientifiques contre militaires : Robert Cornthwaite, Margaret Sheridan et Kenneth Tobey dans La Chose d’un autre monde de Christian Nyby et Howard Hawks

Remake :
The Thing de John Carpenter (1982) avec Kurt Russell.

3 septembre 2018

Le Grand Saut (1994) de Joel Coen et Ethan Coen

Titre original : « The Hudsucker Proxy »

Le Grand sautLe magnat Waring Hudsucker s’est jeté du 44e étage de son building. Il n’a pas d’héritier. Les parts de son florissant empire industriel vont se trouver en vente au grand dam des membres du conseil qui ne peuvent les acheter vu le niveau élevé de l’action. Le vice président pense avoir trouvé la parade : mettre un idiot à la tête de l’entreprise afin que les cours chutent…
Grâce à leur Palme d’or au Festival de Cannes 1991 pour Barton Fink, les frères Coen ont pu bénéficier d’un budget important pour tourner Le Grand Saut. C’est leur premier film pour un grand studio hollywoodien. Le thème de base est assez classique dans le cinéma américain (on est très proche de Frank Capra) mais le traitement qu’en font les deux frères est assez original puisqu’ils vont très loin dans le loufoque tout en gardant un pied dans la réalité. Cela semble partir de façon incontrôlée par moments, notamment dans la partie au sous-sol qui évoque vraiment Brazil, mais l’ensemble est parfaitement maitrisé. Les personnages secondaires sont très travaillés et réussis. L’humour est constant, de nombreuses scènes sont jubilatoires. Le Grand saut n’est que rarement cité quand on mentionne les films des frères Coen. On se demande bien pourquoi…
Elle:
Lui : 4 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Tim Robbins, Jennifer Jason Leigh, Paul Newman, Charles Durning
Voir la fiche du film et la filmographie de Joel Coen et Ethan Coen sur le site IMDB.

Voir les autres films de Joel Coen et Ethan Coen chroniqués sur ce blog…

Voir les livres sur les Frères Coen

The Hudsucker proxy
Jennifer Jason Leigh et Tim Robbins dans Le Grand saut de Joel Coen et Ethan Coen.

Le Grand Saut
Paul Newman dans Le Grand saut de Joel Coen et Ethan Coen.

1 septembre 2018

Life: Origine inconnue (2017) de Daniel Espinosa

Titre original : « Life »

Life: Origine inconnueLes six membres de l’équipage de la Station spatiale internationale réceptionnent une sonde revenant de Mars et contenant un échantillon de sol. Les premières analyses faites dans la station sont positives car une cellule dormante y est découverte. L’exobiologiste tente de la réanimer…
Ouvertement inspiré du film Alien de Ridley Scott, Life: Origine inconnue est un film américain de science-fiction horrifique qui reprend le thème de la confrontation d’un équipage réduit avec une créature extraterrestre particulièrement hostile. Le début du film est assez enthousiasmant car l’intérieur de la station spatiale est très bien recréé et les déplacements de l’équipage en apesanteur sont vraiment très réalistes : les acteurs semblent se mouvoir avec une facilité et une rapidité déconcertante. La scène de la récupération acrobatique de la sonde est assez forte et rappelle Gravity. Hélas, le film tourne ensuite au film d’horreur et se révèle sans grande surprise, pas même la fin annoncée étonnante. L’originalité est surtout dans la forme de cette créature qui est assez gracieuse… du moins dans un premier temps.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Jake Gyllenhaal, Rebecca Ferguson, Hiroyuki Sanada, Ryan Reynolds, Olga Dykhovichnaya, Ariyon Bakare
Voir la fiche du film et la filmographie de Daniel Espinosa sur le site IMDB.
Voir la fiche du film sur AlloCiné.

Life
Jake Gyllenhaal et Rebecca Ferguson dans Life: Origine inconnue de Daniel Espinosa.

13 août 2018

Sinbad et l’oeil du tigre (1977) de Sam Wanamaker

Titre original : « Sinbad and the Eye of the Tiger »

Sinbad et l'oeil du tigreEn pleine cérémonie où il devait être couronné calife, le beau prince Kassim est transformé en babouin par sa marâtre Zénobia qui désire que ce soit son propre fils qui prenne sa place. Sinbad, de retour de voyage, est bien décidé à tout entreprendre pour sauver son ami…
Sinbad et l’oeil du tigre est le troisième film de la série produite par Ray Harryhausen, le grand spécialiste des effets spéciaux. L’idée de cet opus était de s’écarter des créatures mythologiques classiques pour utiliser des animaux et personnages préhistoriques, plus classiques et facilement identifiables par le public. C’est ainsi qu’une partie des aventures se déroule dans des contrées glaciaires, ce qui est très original. La technique utilisée est bien entendu le stop-motion avec créatures articulées, y compris pour le babouin qui a réussi à tromper de nombreux spectateurs à sa sortie (beaucoup pensèrent qu’il s’agissait d’un véritable animal). Le résultat est efficace, seules les images de synthèse rendront obsolètes ces techniques quinze ans plus tard. L’histoire  est classique mais plaisante : Sinbad et l’oeil du tigre constitue un bon divertissement.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Patrick Wayne, Taryn Power, Margaret Whiting, Jane Seymour, Patrick Troughton
Voir la fiche du film et la filmographie de Sam Wanamaker sur le site IMDB.

Remarques :
* Le film est sorti sur les écrans le même été que le premier Star Wars et a beaucoup souffert de cette proximité.
* Patrick Wayne est le fils de John Wayne. Taryn Power est la fille de Tyrone Power (Taryn Power n’a que très peu tourné).

Sinbad et l'oeil du tigre
Jane Seymour, Bernard Kay et Patrick Wayne dans Sinbad et l’oeil du tigre de Sam Wanamaker.

Sinbad et l'oeil du tigre
Jane Seymour dans Sinbad et l’oeil du tigre de Sam Wanamaker.

La trilogie des Sinbad produits par Ray Harryhausen:
1. Le septième voyage de Sinbad (The 7th Voyage of Sinbad) de Nathan Juran (1958)
2. Le voyage fantastique de Sinbad (The Golden Voyage of Sinbad) de Gordon Hessler (1973)
3. Sinbad et l’oeil du tigre (Sinbad and the Eye of the Tiger) de Sam Wanamaker (1977)

Sinbad et l'oeil du tigre

11 août 2018

La Déesse des sables (1968) de Cliff Owen

Titre original : « The Vengeance of She »

La Déesse des sablesCarol, une jeune femme, est attirée par une mystérieuse force mentale vers la cité perdue de Kuma. Elle monte à bord d’un yacht de milliardaire qui se dirige vers l’Afrique du Nord. Dans ses rêves, elle entend une voix qui l’appelle Ayesha…
Contrairement à ce que le titre pourrait laisser penser, The Vengeance of She n’a pratiquement rien en commun avec le roman Ayesha: The Return of She écrit par H. Rider Haggard en 1905. Ce film de la Hammer est plutôt une variation, appelons cela une suite, du film She avec Ursula Andress et Peter Cushing qui avait connu un grand succès en 1965. Les scénaristes n’ont visiblement pas cherché l’originalité et ont appliqué les mêmes recettes. Il était prévu qu’Ursula Andress ait de nouveau le rôle principal mais, son contrat ayant expiré avant même que la production commence, l’actrice refusa d’apparaitre dans une suite de She. C’est l’actrice d’origine thèque Olga Schoberová qui fut choisie, une actrice d’une très grande beauté, parfois décrite comme évoquant à la fois de Brigitte Bardot et Ursula Andress. Elle accapare tous les regards. Le reste de la distribution est sans relief, aucun acteur n’étant de la trempe de Peter Cushing. Malgré une affiche assez racoleuse (qui, soit dit en passant, ne correspond à aucune scène du film), le film fut un échec commercial et reste rarement cité de nos jours.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: John Richardson, Olga Schoberová, Edward Judd, Colin Blakely
Voir la fiche du film et la filmographie de Cliff Owen sur le site IMDB.

Voir les livres sur la Hammer

La Déesse des sables
John Richardson et Olga Schoberová dans La Déesse des sables de Cliff Owen. La production a changé le nom de l’actrice en Olinka Berova.

La déesse des sables

9 août 2018

The Atomic Submarine (1959) de Spencer Gordon Bennet

The Atomic SubmarineDans un futur très proche (1968), la route par le Pôle Nord est empruntée par de nombreux navires. Toutefois, plusieurs bateaux et submersibles disparaissent mystérieusement ou sont détruits. La Marine américaine charge le capitaine du sous-marin nucléaire Tigershark d’aller enquêter sur place et de détruire la cause de ces disparitions…
Spencer Gordon Bennet est un cinéaste spécialiste des serials qui a débuté au temps du muet. The Atomic Submarine est l’une de ses toutes dernières réalisations. Le film est parfois présenté comme étant l’un des meilleurs films à tout petit budget produits par Alex Gordon. L’histoire n’est guère travaillée et sans grande originalité. La grande faiblesse du budget se ressent vraiment sur les décors et l’interprétation, bien peu convaincante.
Elle:
Lui : 1 étoile

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Arthur Franz, Dick Foran, Brett Halsey, Tom Conway
Voir la fiche du film et la filmographie de Spencer Gordon Bennet sur le site IMDB.

Remarque :
* A noter la brève apparition de l’actrice Joi Lansing, l’une des dernières bombes sexuelles blondes d’Hollywood, que les cinéphiles connaissent bien pour figurer dans le fameux plan d’ouverture de Touch of Evil (La Soif du mal) d’Orson Welles (la jeune femme blonde dans la voiture…« I keep hearing this ticking noise inside my head! »).

Atomic Submarine
Tom Conway, Victor Varconi, Paul Dubov, Arthur Franz et Dick Foran dans The Atomic Submarine de Spencer Gordon Bennet.

7 août 2018

Nashville (1975) de Robert Altman

NashvilleLa capitale de la country music accueille la chanteuse vedette Barbara Jean de retour de convalescence, tandis que la journaliste Opal tente de faire un reportage et que John Triplette cherche à engager des chanteurs pour un meeting politique, etc…
Sur un scénario de Joan Tewkesbury, Robert Altman a réalisé une grande fresque où il poursuit son analyse de la civilisation américaine. Il en étudie les mythologies modernes avec un regard neutre, sans forcer le trait, sans tomber dans la caricature. La construction chorale est remarquable : ce ne sont pas moins de 24 personnages que nous suivons  durant cinq jours, des personnages dont les parcours se croisent et s’entrecroisent. La structure peut dérouter quelque peu en début de film mais, rapidement, on apprécie de sauter d’un personnage à l’autre. Cela donne une extraordinaire richesse à l’ensemble. L’interprétation est brillante dans ce film parfaitement maitrisé de bout en bout.
Elle: 3 étoiles
Lui : 5 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Keith Carradine, Geraldine Chaplin, Shelley Duvall, Scott Glenn, Jeff Goldblum, Barbara Harris, Lily Tomlin, Michael Murphy, Ned Beatty, Karen Black
Voir la fiche du film et la filmographie de Robert Altman sur le site IMDB.

Voir les autres films de Robert Altman chroniqués sur ce blog…

Voir les livres sur Robert Altman

Remarque :
* La chanson I’m easy écrite et chantée par Keith Carradine a connu un très grand succès et a été couverte de prix.

Nashville
Keith Carradine dans Nashville de Robert Altman.

Nashville
Dave Peel et Géraldine Chaplin dans Nashville de Robert Altman.

Nashville
Ronee Blakley dans Nashville de Robert Altman.

3 août 2018

Star Trek : Sans limites (2016) de Justin Lin

Titre original : « Star Trek: Beyond »

Star Trek: Sans limitesDe retour de mission, l’Enterprise et son équipage sont au repos sur la station spatiale Yorktown. Arrive un petit vaisseau qui demande de l’aide : son occupante, Kalara, dit avoir été obligée laisser son équipage sur une planète isolée. Kirk accepte la mission d’aller secourir l’équipage dans une nébuleuse inexplorée…
Co-écrit par Doug Jung et Simon Pegg, Star Trek : Sans limites est le treizième film de l’univers Star Trek, le troisième de la récente série reboot, c’est-à-dire qu’il se situe chronologiquement avant les évènements du tout premier film de 1979. Cette fois, J.J. Abrams produit et a laissé la place de réalisateur à Justin Lin connu pour ses films d’action. L’esprit général est bien respecté mais on peut regretter une fois de plus la grande place laissée aux scènes de combats, un peu confuses. Autre changement notable : alors que la série a toujours eu un pied dans la réalité scientifique, il ne faut pas chercher ici la vraisemblance des différents évènements. Par exemple, la façon de faire redécoller le vaisseau est vraiment grotesque (et ce n’est qu’un exemple…) Pour être indulgent, on peut parler d’humour ; faut-il y voir la marque de Simon Pegg?  Sur le plan des décors, la station spatiale est assez remarquable, elle utilise parfaitement l’environnement de Dubaï où le tournage s’est déroulé. L’ensemble est plaisant.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Lecteurs : (1 notes, moyenne : 4,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Chris Pine, Zachary Quinto, Karl Urban, Zoe Saldana, Simon Pegg, Idris Elba, Sofia Boutella
Voir la fiche du film et la filmographie de Justin Lin sur le site IMDB.

Star Trek Beyond
Zachary Quinto, Sofia Boutella et Karl Urban dans Star Trek: Sans limites de Justin Lin.

24 juillet 2018

L’étrange histoire de Benjamin Button (2008) de David Fincher

Titre original : « The Curious Case of Benjamin Button »

L'étrange histoire de Benjamin ButtonAlors que l’ouragan Katrina s’approche de la Nouvelle-Orleans, Daisy est dans son lit d’hôpital, sur le point de mourir. Elle demande à sa fille de lui lire le journal de Benjamin Button. La narration commence en 1918 lorsque Benjamin est né avec les déformations physiques d’un vieil homme…
Inspirée de la nouvelle homonyme de F. Scott Fitzgerald, L’étrange histoire de Benjamin Button repose sur l’idée originale d’une vie « à l’envers » : que se passerait-il pour une personne qui naîtrait vieux pour ensuite rajeunir au lieu de vieillir ? A la fois par son contenu et par le ton général, le film de David Fincher fait furieusement penser à Forrest Gump, ce qui n’est guère étonnant puisque le scénario est du même Eric Roth. On retrouve ici la même philosophie simpliste, la narration est parsemée de « maximes de vie » qui offrent au spectateur une vision faussement sécurisée de la vie. Tout cela est très hollywoodien, un feel-good movie fait pour plaire et qui plaît puisque le succès fut au rendez-vous. Comme il se doit, les effets spéciaux et maquillages furent nombreux et particulièrement couteux. Le film est long (2h45), trop long mais reste plaisant.
Elle: 2 étoiles
Lui : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Cate Blanchett, Brad Pitt, Julia Ormond, Faune Chambers Watkins, Jason Flemyng, Tilda Swinton, Jared Harris, Elias Koteas
Voir la fiche du film et la filmographie de David Fincher sur le site IMDB.
Voir la fiche du film sur AlloCiné.

Voir les autres films de David Fincher chroniqués sur ce blog…

Voir les livres sur David Fincher

Benjamin Button
Brad Pitt et Cate Blanchett dans L’étrange histoire de Benjamin Button de David Fincher.

Benjamin Button
Brad Pitt et Tilda Swinton dans L’étrange histoire de Benjamin Button de David Fincher.