27 septembre 2026

Un pont trop loin (1977) de Richard Attenborough

Titre original : « A Bridge Too Far »

Un pont trop loin (A Bridge Too Far)Septembre 1944. Alors que les forces alliées essaient de terminer la guerre au plus vite, le général Montgomery conçoit un projet audacieux : parachuter plusieurs divisions aéroportées britanniques et américaines derrière les lignes allemandes aux Pays-Bas afin de capturer plusieurs ponts stratégiques qui permettront aux troupes terrestres de franchir le Rhin et de pénétrer directement en Allemagne…
Un pont trop loin est un film britannique réalisé par Richard Attenborough. Il s’agit d’une superproduction dotée de nombreux acteurs de premier plan, britanniques et américains, Robert Redford assurant la présence d’une grande star américaine (nécessaire pour que le film puisse marcher aux Etats-Unis) (il n’apparaît toutefois qu’après deux heures!) Le film reconstitue un épisode peu glorieux pour les forces alliées dont les généraux ont failli par accès de confiance. Hélas, le récit est très confus : il se déroule simultanément sur quatre lieux et nous passons de l’un à l’autre sans toujours comprendre où nous sommes. Les personnages sont trop nombreux et j’avoue avoir été rapidement perdu (peut-être n’ai-je pas été suffisamment attentif lors de l’exposé du plan global…) Dès lors, l’ensemble paraît inévitablement bien trop long. Certaines scènes sont impressionnantes, notamment celle du parachutage. Malgré un accueil critique très mitigé, le film a été un succès au box-office.
Elle: –
Lui : 2 étoiles

Lecteurs : (3 note(s), moyenne : 3,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Sean Connery, Michael Caine, Dirk Bogarde, Gene Hackman, Robert Redford, Wolfgang Preiss, Ryan O’Neal, James Caan, Edward Fox, Elliott Gould, Anthony Hopkins, Hardy Krüger, Laurence Olivier, Liv Ullmann, Maximilian Schell
Voir la fiche du film et la filmographie de Richard Attenborough sur le site IMDB.

Voir les autres films de Richard Attenborough chroniqués sur ce blog…

Un pont trop loin (A Bridge Too Far) de Richard Attenborough.

19 septembre 2026

La Meilleure Façon de marcher (1976) de Claude Miller

La Meilleure façon de marcherA l’été 1960, dans une colonie de vacances pour garçons, Marc et Philippe sont moniteurs. Ils appliquent une méthode pédagogique très différente au groupe d’enfants dont ils ont la charge : Philippe leur fait répéter une pièce de théâtre alors que Marc leur faire du sport dans un style militaire. Un soir d’orage, Marc surprend Philippe dans sa chambre travesti en femme. Il se crée alors une relation particulière entre eux, Philippe subissant les brimades de Marc…
La Meilleure Façon de marcher est un film français réalisé par Claude Miller. C’est son premier long métrage, il en a écrit le scénario avec Luc Béraud. L’idée de départ vient d’un interview d’Ingmar Bergman où il parlait de l’humiliation et du refus de Claude Miller de l’intolérance (sans qu’interviennent des souvenirs personnels). Le thème est celui du passage à l’âge adulte, plus précisément, sur le plan sexuel avec ses explorations et interrogations. Philippe n’hésite pas à affronter son drame intérieur alors, qu’en face de lui, Marc ne sait que se réfugier derrière une forme d’intolérance. Claude Miller a une façon délicate de montrer cela, restant à une distance raisonnable de ses personnages et inscrivant le tout dans un cadre ludique. Patrick Dewaere, alors en pleine ascension, est parfait dans son personnage et Patrick Bouchitey a ici son premier grand rôle à l’écran (Michel Blanc, ici dans un second rôle, était alors presque inconnu). Le film reçut un bon accueil et permit à Claude Miller d’entamer sa carrière de réalisateur.
Elle: –
Lui : 4 étoiles

Lecteurs : (3 note(s), moyenne : 4,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Patrick Dewaere, Patrick Bouchitey, Christine Pascal, Claude Piéplu, Marc Chapiteau, Michel Blanc
Voir la fiche du film et la filmographie de Claude Miller sur le site IMDB.

Voir les autres films de Claude Miller chroniqués sur ce blog…
Voir les livres sur Claude Miller…

Remarque :
La fin surprend mais elle n’a pas été imposée au réalisateur qui la revendique : « J’aurais pu m’arrêter sur la scène du bal (…) Ç’aurait été un peu trop idéalisant. Ce serait trop simple si les « bons » l’emportaient toujours. Je revendique cette seconde fin qui me permet de (…) retrouver la vie civile, la vie de tous les jours, là où l’hypocrisie et les convenances reprennent le dessus. » (Entretien avec Claude Miller par Claude Beylie, Ecran n°65, mars 76, p 64)

Patrick Dewaere et Patrick Bouchitey dans La Meilleure façon de marcher de Claude Miller.

10 août 2026

Le Récidiviste (1978) de Ulu Grosbard

Titre original : « Straight Time »

Le Récidiviste (Straight Time)Max Dembo est un ancien braqueur qui obtient une libération conditionnelle après six ans de prison. Bien qu’il soit déterminé à tourner la page sur son passé et gagner honnêtement sa vie, son contrôleur judiciaire lui met une telle pression sur le dos qu’il finit un jour par craquer…
Le Récidiviste est un film américain réalisé par Ulu Grosbard. Le scénario est basé sur un roman de Edward Bunker, lui-même ancien détenu. Michael Mann (non crédité) en a d’abord écrit l’adaptation avec l’auteur (1) mais le script fut ensuite remanié par deux autres scénaristes. Producteur du projet, Dustin Hoffman voulait initialement réaliser lui-même mais a finalement préféré laisser la place à Ulu Grosbard qui l’avait déjà dirigé. Cette situation engendra une certaine tension entre les deux hommes sur le tournage. Dustin Hoffman joue avec une visible intensité son personnage, parfois un peu excessive. L’accent est mis sur le réalisme, ce qui donne un aspect social au film. Toutefois, on ne saura que peu de choses du personnage principal, on le regarde vivre son présent. Le film s’inscrit dans veine néo-noir des années soixante-dix. La mise en scène n’a hélas rien de remarquable.
Elle: –
Lui : 2 étoiles

Lecteurs : (5 note(s), moyenne : 2,80 sur 5, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Dustin Hoffman, Theresa Russell, Gary Busey, Harry Dean Stanton, M. Emmet Walsh, Kathy Bates
Voir la fiche du film et la filmographie de Ulu Grosbard sur le site IMDB.

(1) A noter que le même roman, « No Beast So Fierce », sera plus tard une des sources d’inspiration pour Heat (1995) de Michael Mann.

Dustin Hoffman et Harry Dean Stanton dans Le Récidiviste (Straight Time) de Ulu Grosbard.

20 mars 2026

Soleil rouge (1971) de Terence Young

Titre anglais : Red Sun

Soleil rougeEn 1871, un ambassadeur de l’Empereur japonais et ses deux gardes du corps traversent l’Ouest américain à bord d’un train qui les mènera à la rencontre du Président des Etats-Unis. L’ambassadeur a pour mission d’offrir à son hôte un objet d’une valeur inestimable : un sabre de samouraï. Malheureusement, le convoi qui transporte également de l’or est la cible de deux bandits sans foi ni loi. Ceux-ci parviennent à subtiliser la cargaison et dérobent par la même occasion le précieux cadeau…
Soleil rouge est un western franco-italo-espagnol réalisé par l’anglais Terence Young. Il fait partie de ces coproductions internationales qui ont fleuri au tournant des années soixante-dix. L’originalité de ce western européen est d’introduire un samouraï comme personnage de premier plan. Tout est en effet basé sur la cohabitation forcée entre ce guerrier japonais et un cow-boy certes gangster mais doté d’une certaine éthique. Il rassemble quatre grandes stars internationales. Alain Delon n’a pas le meilleur rôle, il est le méchant qui tue sans état d’âme. Le récit n’est pas des plus palpitants, l’ensemble semble trop long. Ce n’est pas un western spaghetti à proprement parler mais il en est proche. Le film a été tourné en Espagne. La photographie est signée par Henri Alekan qui rend les décors crédibles. En revanche, il est difficile de ne pas sourire quand les indiens (joués de toute évidence par des espagnols) apparaissent. Comme beaucoup de ces coproductions internationales, l’ensemble manque d’unité.
Elle: –
Lui : 2 étoiles

Lecteurs : (2 note(s), moyenne : 4,50 sur 5, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Charles Bronson, Ursula Andress, Toshirô Mifune, Alain Delon, Capucine
Voir la fiche du film et la filmographie de Terence Young sur le site IMDB.

Voir les autres films de Terence Young chroniqués sur ce blog…

Charles Bronson et Toshirô Mifune dans Soleil rouge de Terence Young.
Ursula Andress et Alain Delon dans Soleil rouge de Terence Young.

12 mars 2026

Borsalino (1970) de Jacques Deray

BorsalinoMarseille, début des années 1930. Roch Siffredi (Alain Delon) est un jeune voyou récemment libéré de prison. Il retrouve sa compagne Lola mais, pendant qu’il purgeait sa peine, celle-ci s’est entichée d’un certain François Capella (Jean-Paul Belmondo), truand lui aussi. Après une première rencontre orageuse, les deux hommes vont s’associer et chercher à prendre le contrôle de la pègre…
Borsalino est un film policier français réalisé par Jacques Deray. Le scénario est l’œuvre de Jean-Claude Carrière, Jean Cau, Jacques Deray et Claude Sautet, d’après le livre Bandits à Marseille d’Eugène Saccomano. Produit par Alain Delon, le film réunit pour la première fois en tête d’affiche les deux acteurs vedettes du cinéma français (1). Le tournage s’est bien déroulé, sans rivalité (2). Le nombre de scènes et de gros plans sont équitablement répartis. Aucun des deux acteurs ne cherchent à monopoliser l’écran. La reconstitution du milieu de la pègre marseillaise des années 1930 est très bien réalisée et la musique de Claude Bolling est restée célèbre. Plaisant.
Elle: –
Lui : 3 étoiles

Lecteurs : (3 note(s), moyenne : 4,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Jean-Paul Belmondo, Alain Delon, Catherine Rouvel, Corinne Marchand, Nicole Calfan, Hélène Rémy, Mario David
Voir la fiche du film et la filmographie de Jacques Deray sur le site IMDB.

Voir les autres films de Jacques Deray chroniqués sur ce blog…
Voir les livres sur Jacques Deray…

Remarques :
– Borsalino est une marque de chapeaux très populaires dans les années 20, 30 et 40. La compagnie a fourni les chapeaux des deux acteurs et aurait même financé en partie le film.
– Les personnages sont inspirés des truands Paul Carbone et François Spirito. Jacques Deray a reçu des menaces de mort avant le tournage parce qu’il voulait utiliser les vrais noms des gangsters.
– Le film n’est pas sorti en vidéo avant 2009 à cause d’une question de droits. Pour la même raison, il n’est passé que très tardivement à la télévision.

(1) Les deux acteurs avaient tourné plusieurs fois dans le même film auparavant mais sans partager le haut de l’affiche.
(2) La brouille entre les deux acteurs n’est apparue qu’à la sortie du film, Belmondo reprochant à Delon de ne pas l’avoir mis en premier sur l’affiche comme convenu par contrat. La Justice donna raison à Belmondo. Ils resteront brouillés et il faudra attendre 25 ans pour les retrouver dans un même film.

Jean-Paul Belmondo et Alain Delon dans Borsalino de Jacques Deray.

Suite :
Borsalino & Co (1974) de Jacques Deray avec Alain Delon mais sans Belmondo.

1 mars 2026

Adieu poulet (1975) de Pierre Granier-Deferre

Adieu pouletA Rouen, en pleine campagne électorale, le commissaire Verjeat et son adjoint Lefèvre mènent l’enquête sur la mort d’un colleur d’affiches. Elle les conduit à Pierre Lardatte, homme politique influent et maire de la ville. S’attaquer à lui pourrait signifier la fin de leur carrière…
Adieu poulet est un film français réalisé par Pierre Granier-Deferre. Ecrit par Francis Veber, le scénario est adapté du roman de Raf Vallet, publié en 1974 et inspiré par l’affaire de la « fusillade de Puteaux » (1). Il s’agit donc d’une affaire politique et l’enquête est menée par un commissaire et son adjoint. Le duo Ventura / Deware fonctionne bien, chacun aux antipodes de l’autre mais se complétant parfaitement. La réalisation est solide et l’ensemble est assez prenant. Le film s’inscrit dans la vague des films sur les affaires politiques des années soixante-dix.
Elle: –
Lui : 3 étoiles

Lecteurs : (3 note(s), moyenne : 3,67 sur 5, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Lino Ventura, Patrick Dewaere, Victor Lanoux, Julien Guiomar, Pierre Tornade, Françoise Brion, Claude Rich, Michel Peyrelon, Claude Brosset
Voir la fiche du film et la filmographie de Pierre Granier-Deferre sur le site IMDB.

Voir les autres films de Pierre Granier-Deferre chroniqués sur ce blog…
Voir les livres sur Pierre Granier-Deferre…

(1) En 1971 à Puteaux pendant la campagne municipale, un colleur d’affiches socialiste de 31 ans est tué par un ou des partisans de Charles Ceccaldi-Raynaud (RPR), alors maire. Le procès a eu lieu en 1974 et a fait la une des journaux. Comme des employés de la mairie se trouvaient impliqués, Charles Ceccaldi-Raynaud est jugé au civil responsable de la fusillade et est condamné à verser plus de 200 000 francs de dommages et intérêts à la partie civile. (source Wikipedia)
L’affaire avait déjà inspiré (en partie) André Cayatte pour son film Il n’y a pas de fumée sans feu (1973) avec Annie Girardot et Robert Fresson.

Patrick Dewaere et Lino Ventura dans Adieu poulet de Pierre Granier-Deferre.

17 décembre 2025

Le Vieux Fusil (1975) de Robert Enrico

Le Vieux FusilMontauban, 1944. Peu après le débarquement, le chirurgien Julien Dandieu met sa femme et sa fille à l’abri à la campagne après avoir été menacé par la milice. Quand il va leur rendre visite une semaine plus tard, il découvre que tous les habitants du village ont été massacrés par les allemands. Il décide de les venger…
Le Vieux Fusil est un film français réalisé par Robert Enrico. Il en a écrit le scénario avec Pascal Jardin et Claude Veillot. L’histoire s’inspire du massacre d’Oradour-sur-Glane mais l’essentiel du film est ailleurs : en une série incessante de flashbacks, Robert Enrico s’attache surtout à créer l’émotion avec l’histoire d’amour entre ses deux personnages principaux. Il n’y a que peu de dialogues et ils restent très simples. Philippe Noiret est (comme toujours) parfait et Romy Schneider sourit beaucoup. Le résultat est un peu ennuyeux. Le film fut un très grand succès populaire et fut triplement récompensé à la première cérémonie des Césars en 1975 (meilleur film, meilleur acteur, meilleure musique) et du César des Césars en 1985.
Elle: –
Lui : 2 étoiles

Lecteurs : (3 note(s), moyenne : 4,33 sur 5, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Philippe Noiret, Romy Schneider, Jean Bouise
Voir la fiche du film et la filmographie de Robert Enrico sur le site IMDB.

Voir les autres films de Robert Enrico chroniqués sur ce blog…

Philippe Noiret et Romy Schneider dans Le Vieux Fusil de Robert Enrico
(photo publicitaire).

9 décembre 2025

L’Évadé d’Alcatraz (1979) de Don Siegel

Titre original : « Escape from Alcatraz »

L'évadé d'Alcatraz (Escape from Alcatraz)En 1960, Frank Morris (Clint Eastwood), un criminel avec un QI exceptionnel qui s’est déjà enfui de plusieurs autres établissements pénitentiaires, arrive à la prison de haute sécurité sur l’île d’Alcatraz dans la baie de San Francisco. Peu de temps après son arrivée, il est convoqué dans le bureau du directeur (Patrick McGoohan), qui l’informe qu’Alcatraz est unique dans le système carcéral américain pour son niveau de sécurité extrêmement élevé et qu’aucun détenu ne s’en est jamais échappé avec succès…
L’Évadé d’Alcatraz est un film américain réalisé par Don Siegel. Il s’agit d’un très classique film de prison, le deuxième pour le réalisateur après Riot in Cell Block 11 (1954). Don Siegel a quitté le film au début de la post-production et c’est Clint Eastwood qui supervisa le montage. Le récit est basé sur des faits réels : ce fut la seule évasion de cette prison qui sera fermée l’année suivante. La préparation de l’évasion est décrite avec minutie et les images de la vie dans cette prison ont presque un aspect documentaire. Le tournage a été fait sur les lieux-même alors que la prison est devenue une attraction touristique. Le jeu de Clint Eastwood est très mesuré, d’une grande simplicité. L’acteur a rajouté la scène finale qui suggère que les prisonniers ont réussi à traverser (1).
Elle: –
Lui : 3 étoiles

Lecteurs : (4 note(s), moyenne : 4,75 sur 5, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Clint Eastwood, Patrick McGoohan, Roberts Blossom, Fred Ward, Paul Benjamin
Voir la fiche du film et la filmographie de Don Siegel sur le site IMDB.

Voir les autres films de Don Siegel chroniqués sur ce blog…
Voir les livres sur Don Siegel…

(1) Dans la réalité, nul ne sait s’ils ont réussi ou pas. Leurs corps n’ont jamais été retrouvés et l’on n’a jamais entendu parler d’eux par la suite. Selon les experts, personne ne pouvait parvenir à nager dans les eaux glacées sans un entrainement spécial.

Clint Eastwood dans L’évadé d’Alcatraz (Escape from Alcatraz) de Don Siegel.

17 novembre 2025

Caligula (1979) de Tinto Brass

Titre original : « Caligola »

Caligula (Caligola)Caligula est le jeune héritier de son grand-oncle, l’empereur Tibère. Il se rend compte que celui-ci est devenu fou et cherche à l’empoisonner. Quelques jours plus tard, Caligula achève Tibère mourant et devient empereur…
Caligula est un péplum érotico-pornographique italo-américain réalisé en grande partie par Tinto Brass. Le producteur, fondateur de Penthouse, a doté le projet d’un énorme budget pour produire un « film pour adultes à gros budget ». L’ébauche de scénario a été écrite par le romancier Gore Vidal et la distribution est assez prestigieuse. Danilo Donati, le chef décorateur et costumier de Federico Fellini, a conçu les décors du film et également les costumes, les bijoux, les coiffures, les perruques et le maquillage des acteurs. Le film est sorti en 1979 dans une version modifiée à l’insu du réalisateur (ajout de scènes pornographiques non simulées avec des mannequins de Penthouse). De ce fait, Tinto Brass a exigé que son nom soit retiré du générique. Le film est ressorti en 2023 en sélectionnant une partie des 96 heures du métrage original tournées par Tinto Brass. C’est la version vue ici (157 minutes). Hélas, le film n’en devient pas plus intéressant pour cela. C’est long et ennuyeux. Le thème est la corruption du pouvoir mais l’accent est surtout mis sur les orgies décadentes et la folie de l’empereur. Même dans cette nouvelle version et avec du recul, le film met mal à l’aise. Le film a été très mal considéré par la critique et le public. Avec le temps, des voix se sont élevées pour défendre une certaine vision artistique.
Elle: –
Lui : 2 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Malcolm McDowell, Teresa Ann Savoy, Helen Mirren, John Gielgud, Peter O’Toole, Adriana Asti, Leopoldo Trieste, Paolo Bonacelli
Voir la fiche du film et la filmographie de Tinto Brass sur le site IMDB.

Voir les autres films de Tinto Brass chroniqués sur ce blog…

Peter O’Toole et Malcolm McDowell dans Caligula (Caligola) de Tinto Brass.

21 octobre 2025

Flic ou voyou (1979) de Georges Lautner

Flic ou voyouA Nice, suite à l’assassinat de son confrère, le commissaire Grimaud décide de faire appel à un inspecteur de la police des polices, Stanislas Borowitz, car il sait que si la mafia niçoise est impliquée c’est grâce à des policiers ripoux. Afin de les confondre, Stanislas va alors se faire passer pour un malfrat…
Flic ou voyou est un film français réalisé par Georges Lautner, librement inspiré du roman L’Inspecteur de la mer de Michel Grisolia paru en 1977. Le scénario a été taillé sur mesure pour exploiter l’image de Jean-Paul Belmondo qui s’en donne à cœur joie dans ce personnage fonceur ne reculant devant rien et auquel tout réussit (et avec panache). La vraisemblance n’est pas de mise et le récit évoque quelque peu une bande dessinée. C’est divertissant. Les dialogues sont de Michel Audiard. La musique jazzy est excellente (Chet Baker, Ron Carter, Billy Cobham, Larry Coryell, … excusez du peu !) Archétype du cinéma de divertissement, le film fut un très gros succès populaire.
Elle: –
Lui : 3 étoiles

Lecteurs : (1 note(s), moyenne : 3,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Jean-Paul Belmondo, Michel Galabru, Marie Laforêt, Georges Géret, Jean-François Balmer, Claude Brosset, Julie Jézéquel, Charles Gérard
Voir la fiche du film et la filmographie de Georges Lautner sur le site IMDB.

Voir les autres films de Georges Lautner chroniqués sur ce blog…
Voir les livres sur Georges Lautner…

Jean-Paul Belmondo dans Flic ou voyou de Georges Lautner.