5 avril 2020

The Lobster (2015) de Yorgos Lanthimos

The LobsterDans un futur proche, toute personne célibataire est obligatoirement internée dans un hôtel reconverti et a 45 jours pour se mettre en couple. Passé ce délai, elle est transformée en l’animal de son choix. Après 11 ans de relation, David se retrouve célibataire lorsqu’il apprend que sa femme l’a quitté pour un autre homme. Il est emmené à l’Hôtel…
The Lobster est le premier film en anglais du réalisateur grec Yorgos Lanthimos. L’idée de départ est originale mais le cinéaste ne prend pas la peine de la rendre un tant soit peu crédible. Il se complaît ensuite à cultiver un malaise chez le spectateur, enchainant les scènes cruelles et morbides. On est d’ailleurs plus proche du film d’horreur que du film de science-fiction. Le prétexte à tout cela serait de se pencher sur la nature des relations humaines et plus précisément « comment les gens se sentent quand ils éprouvent le besoin d’être dans une relation et comment ils voient ceux qui n’arrivent pas à être en couple. »  Ce film très dérangeant fut plutôt bien accueilli par la critique.
Elle:
Lui : 1 étoile

Acteurs: Colin Farrell, Rachel Weisz, Jessica Barden, Olivia Colman, Léa Seydoux
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Remarques :
* Prix du jury au festival de Cannes 2015.
* The Lobster est filmé presque entièrement en lumière naturelle.

The LobsterColin Farrell et Rachel Weisz dans The Lobster de Yorgos Lanthimos.

23 mars 2020

La Cité de la peur (1994) de Alain Berbérian

La Cité de la peurA Cannes, pendant le Festival, une attachée de presse tente de faire parler de son film « Red is Dead », un film d’horreur de série Z. Sans grand résultat. Mais tout change lorsqu’un tueur commet des meurtres exactement de la même manière que dans le film. Les victimes sont des projectionnistes. Aidée par un policier garde du corps, elle fait venir l’acteur principal, un peu simplet…
La Cité de la peur est la première incursion au cinéma de Les Nuls, après le succès de leurs sketches sur la chaîne cryptée Canal+. L’histoire est complètement loufoque et personne ne se prend au sérieux dans cette comédie en roue libre. Les parodies et clins d’oeil sont nombreux, l’humour est continuel, tout au plus pourra-t-on reprocher certains étirements de quelques gags. Bien qu’un peu brouillonne et moins travaillée que leurs productions ultérieures, cette « comédie familiale » résiste bien à l’épreuve du temps.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Chantal Lauby, Alain Chabat, Dominique Farrugia, Gérard Darmon
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La Cité de la peurChantal Lauby, Dominique Farrugia et Alain Chabat dans La Cité de la peur d’Alain Berbérian.

La Cité de la peurAlain Chabat et Gérard Darmon dansent La Carioca à la façon Fred Astaire / Ginger Rodgers
dans La Cité de la peur d’Alain Berbérian.

Homonyme :
La Cité de la peur (Station West) de Sidney Lanfield (1948) avec Dick Powell et Jane Greer (western).

16 mars 2020

Une soirée étrange (1932) de James Whale

Titre original : « The Old Dark House »
Autres titres français :
« La Maison grise » / « La Maison de la mort » / « L’Appel de la chair »

Une soirée étrange (The Old Dark House)Au Pays de Galles, par une nuit de pluies diluviennes et de tempête, des voyageurs en automobile trouvent refuge dans une sombre et grande demeure. Ils sont accueillis par un majordome très inquiétant…
Longtemps perdu, The Old Dark House a été realisé par James Whale juste après son très remarqué Frankenstein. Basé sur le roman « Benighted » du scénariste et écrivain anglais J. B. Priestley, le film est aujourd’hui considéré comme un classique du film d’horreur tendance gothique. La distribution est internationale et de haute volée : Boris Karloff sera certainement le plus cité mais il est entouré des anglais Charles Laughton, Ernest Thesiger et Eva Moore, par le Canadien Raymond Massey et l’américain Melvyn Douglas qui tiennent parfaitement leur rôle avec beaucoup de présence. La touche de glamour style pre-Code Hays est assurée par la débutante Gloria Stuart. L’histoire est particulièrement prenante et la tension, qui s’établit dès que les trois voyageurs frappent à la porte, ne retombe jamais par la suite. Bien au contraire, elle s’intensifie. C’est un film assez angoissant mais qui n’est pas aussi horrible que peut l’être un film d’horreur actuel (cette remarque étant d’ailleurs valable pour les tous les films d’horreur de plus de cinquante ans). A sa sortie, le film ne fut guère apprécié aux Etats-Unis, contrairement à l’Angleterre où il connut un très grand succès.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Boris Karloff, Melvyn Douglas, Charles Laughton, Lilian Bond, Ernest Thesiger, Eva Moore, Raymond Massey, Gloria Stuart
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Remarques :
* Premier film américain de Charles Laughton, d’Ernest Thesiger et de Raymond Massey.
* Il est toujours amusant de voir des personnages chanter « Singing in the Rain » dans les années trente mais il faut se souvenir que cette chanson a été écrite en 1929.

Remakes :
Le manoir aux fantômes (The Old Dark House) film anglais de William Castle (1963)
The Ghoul, film anglais de Freddie Francis (1975) avec Peter Cushing et John Hurt.
C’est en 1963, à la sortie du premier remake, que le film de 1932 fut retiré de la circulation par les studios, puis considéré comme perdu… jusqu’à la découverte par Curtis Harrington d’un négatif dans les coffres des studios Universal.

Une soirée étrange (The Old Dark House)Boris Karloff et Gloria Stuart dans Une soirée étrange (The Old Dark House) de James Whale.

Une soirée étrange (The Old Dark House)Photo publicitaire pour Une soirée étrange (The Old Dark House) de James Whale.
(En haut) Boris Karloff, (en bas, de g. à d.) Eva Moore, Raymond Massey, Melvyn Douglas, Lilian Bond, Charles Laughton et Gloria Stuart

25 novembre 2019

Le Silence des agneaux (1991) de Jonathan Demme

Titre original : « The Silence of the Lambs »

Le Silence des agneaux (The Silence of the Lambs)Clarice Starling, jeune agent du FBI encore en formation, est chargée d’interroger l’ex-psychiatre Hannibal Lecter, tueur psychopathe redoutablement intelligent et porté sur le cannibalisme, dans le but d’obtenir des pistes pour traquer un tueur en série qui kidnappe et assassine de jeunes femmes…
Le Silence des agneaux est l’adaptation du livre homonyme de Thomas Harris. Ce roman fait suite à son ouvrage précédent Dragon Rouge porté au cinéma par Michael Mann en 1986 sous le titre Le Sixième Sens (Manhunter). L’histoire en elle-même est déjà assez forte mais c’est l’interprétation d’Anthony Hopkins qui donne au film toute son intensité. Son personnage, Hannibal Lecter, nous glace le sang par son mélange de barbarie et de haute intelligence. Il rejoint ainsi le club des méchants les plus terrifiants de toute l’histoire du cinéma. Son regard perçant, qui semble nous dénuder à vif, évoque celui du Docteur Mabuse ; sa voix suave et caressante nous enveloppe. La tension est très forte, reposant d’ailleurs souvent sur notre appréhension mais quelques scènes mettent vraiment (très) mal à l’aise. Jonathan Demme utilise en outre le principe de la caméra subjective (les personnages regardent souvent la caméra lorsqu’ils parlent à Clarice) pour faciliter notre identification à la jeune enquêtrice. La tension dans la scène finale de cache-cache est proche de l’insoutenable. Le Silence des agneaux est un film aussi puissant que terrifiant. Le succès fut instantané et massif, salué l’année suivante par cinq Oscars.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Anthony Hopkins, Jodie Foster, Scott Glenn, Ted Levine
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Remarques :
* Après le succès du film, Thomas Harris a complété sa série de romans qui forment au final une tétralogie :
1. Red Dragon (1981) adapté au cinéma par Michael Mann en 1986 : Le Sixième Sens (Manhunter) puis par Brett Ratner en 2002 sous le titre Dragon Rouge.
2. Le Silence des agneaux (1988) adapté par Jonathan Demme en 1991
3. Hannibal (1999) adapté par Ridley Scott en 2001 : Hannibal.
4. Hannibal Rising (2006) adapté par Peter Webber en 2007 : Hannibal Lecter : Les Origines du mal

* Un remake indien a été réalisé en 1999 par Tanuja Chandra : Sangharsh.
* Une série télévisée a vu le jour en 2013 : Hannibal par Bryan Fuller avec l’acteur Mads Mikkelsen.

Le Silence des agneaux (The Silence of the Lambs)Jodie Foster dans Le Silence des agneaux (The Silence of the Lambs) de Jonathan Demme.

Le Silence des agneaux (The Silence of the Lambs)Anthony Hopkins dans Le Silence des agneaux (The Silence of the Lambs) de Jonathan Demme.
Pour rendre son regard encore plus intense, l’acteur ne cligne pas des yeux.

12 juillet 2019

Nosferatu, fantôme de la nuit (1979) de Werner Herzog

Titre original : « Nosferatu: Phantom der Nacht »

Nosferatu, fantôme de la nuitÀ Wismar, au XIXe siècle, un jeune homme reçoit de son patron la mission d’aller dans les Carpates négocier la vente d’une maison qu’un certain comte Dracula désire acquérir. Dans une auberge proche de sa destination, des villageois tentent de le dissuader de se rendre au château. Il passe outre et se rend chez le comte…
Pour rendre hommage au film muet de F.W. Murnau Nosferatu le vampire (1922), Werner Herzog choisit de tourner une version très proche, allant jusqu’à refaire certaines scènes à l’identique. Hélas, il n’arrive pas à la même puissance évocatrice, le film n’a aucune intensité. Et ce ne sont pas l’ajout des scènes de centaines de rats ou les modifications de l’épilogue qui lui donnent de la force. Le résultat est donc bien décevant, surtout venant de la part d’un cinéaste tel que Werner Herzog. La photographie est finalement le plus réussi.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Klaus Kinski, Isabelle Adjani, Bruno Ganz, Roland Topor
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Remarques :
* Production franco-allemande.
* Dans la version de Murnau, le comte Dracula n’avait pas le nom qu’il porte dans le roman de Bram Stoker. N’ayant pu s’entendre avec les ayant-droits du romancier, Murnau l’avait appelé Comte Orlok. Le copyright ayant expiré entre les deux versions, Werner Herzog a pu lui redonner son vrai nom.

Nosferatu, fantôme de la nuitIsabelle Adjani et Klaus Kinski dans Nosferatu, fantôme de la nuit de Werner Herzog.

7 juin 2019

Les Mains d’Orlac (1924) de Robert Wiene

Titre original : « Orlacs Hände »

Les mains d'OrlacLe célèbre pianiste Paul Orlac est très grièvement blessé dans une catastrophe ferroviaire. Ne pouvant sauver ses mains, un docteur lui fait une greffe audacieuse. Mais lorsque le pianiste apprend qu’elles viennent d’un condamné à mort récemment exécuté, il ne peut accepter l’idée d’avoir ces mains meurtrières…
Après le très remarqué Cabinet du Docteur Caligari (1919), l’un des films les plus célèbres de l’expressionnisme allemand, Robert Wiene était très attendu dans de nouvelles créations. Tous ses films ultérieurs ont beaucoup déçu et c’est hélas le cas de cette adaptation du roman homonyme de Maurice Renard. Ce film d’horreur n’est pas remarquable par son inventivité ou sa création graphique et le jeu outré des acteurs donne un aspect presque grandguignolesque à l’ensemble (Conrad Veidt a toujours un jeu très appuyé). L’idée était certainement de vouloir transformer ces mains en personnage à part entière mais le résultat n’est guère convaincant.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Conrad Veidt, Alexandra Sorina, Fritz Kortner
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Remarques :
* Le film a été vu ici (version diffusée sur Arte début 2019) dans sa version restaurée en 2013 par Filmarchiv Austria avec une musique électroacoustique composée et dirigée par Johannes Kalitzke en 2017. Personnellement, je dois avouer ne pas pouvoir écouter cette musique plus d’une minute, j’ai donc coupé le son pour visionner le film dans un silence complet.

Remakes :
Les Mains d’Orlac (Mad Love, 1935), film américain réalisé par Karl Freund, avec Peter Lorre (son premier film américain).
Les Mains d’Orlac (1960) du français Edmond T. Gréville avec Mel Ferrer.

Les mains d'OrlacAlexandra Sorina et Conrad Veidt dans Les mains d’Orlac de Robert Wiene.

9 septembre 2018

Des monstres attaquent la ville (1954) de Gordon Douglas

Titre original : « Them! »

Des monstres attaquent la villeDans un désert du Nouveau-Mexique, une fillette est retrouvée en état de choc non loin d’une caravane presque déchiquetée. Plus loin, un commerce semble avoir été dévasté et son propriétaire est retrouvé mort. Le shérif Peterson enquête aidé d’un agent spécial du FBI venu en renfort…
Le début des années cinquante aux Etats-Unis est marqué par deux phobies, le communisme et le nucléaire, que l’on retrouve dans plusieurs films de science-fiction qui ont marqué le genre. Them! est l’un d’eux : plusieurs années après des essais nucléaires, des fourmis géantes surgissent du désert et risquent de rayer l’homme de la carte. Beaucoup y ont vu aussi une allégorie du risque communiste. Gordon Douglas filme cela de façon presque documentaire : il nous épargne les inévitables scènes de panique pour se concentrer sur l’enquête, minutieuse et scientifique, qui permettra d’éradiquer le menaçant fléau. Le déroulement du scénario est parfait, maintenant la tension à un niveau élevé. Le film devait initialement être en couleurs et en 3-D mais les réductions budgétaires imposées par la Warner eurent raison de ces ambitions. Deux fourmis géantes furent construites grandeur nature, une entière et une demie, animées par câbles et poulies. Le film connut un grand succès et de nombreuses productions similaires, mais de moindre intérêt, virent le jour.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: James Whitmore, Edmund Gwenn, Joan Weldon, James Arness
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Remarques :
* Leonard Nimoy (le Spock de Star Trek) a un tout petit rôle (parlant) dans la salle de communications de l’armée (le sergent qui prend et lit l’info à propos du pilote texan et donne le papier à sa supérieure).
* Dans les années soixante, Van Morrisson a appelé son groupe Them en référence à ce film.

Them
Joan Weldon et James Arness dans Des monstres attaquent la ville de Gordon Douglas.

1 septembre 2018

Life: Origine inconnue (2017) de Daniel Espinosa

Titre original : « Life »

Life: Origine inconnueLes six membres de l’équipage de la Station spatiale internationale réceptionnent une sonde revenant de Mars et contenant un échantillon de sol. Les premières analyses faites dans la station sont positives car une cellule dormante y est découverte. L’exobiologiste tente de la réanimer…
Ouvertement inspiré du film Alien de Ridley Scott, Life: Origine inconnue est un film américain de science-fiction horrifique qui reprend le thème de la confrontation d’un équipage réduit avec une créature extraterrestre particulièrement hostile. Le début du film est assez enthousiasmant car l’intérieur de la station spatiale est très bien recréé et les déplacements de l’équipage en apesanteur sont vraiment très réalistes : les acteurs semblent se mouvoir avec une facilité et une rapidité déconcertante. La scène de la récupération acrobatique de la sonde est assez forte et rappelle Gravity. Hélas, le film tourne ensuite au film d’horreur et se révèle sans grande surprise, pas même la fin annoncée étonnante. L’originalité est surtout dans la forme de cette créature qui est assez gracieuse… du moins dans un premier temps.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Jake Gyllenhaal, Rebecca Ferguson, Hiroyuki Sanada, Ryan Reynolds, Olga Dykhovichnaya, Ariyon Bakare
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Life
Jake Gyllenhaal et Rebecca Ferguson dans Life: Origine inconnue de Daniel Espinosa.

27 mars 2018

The Thing (1982) de John Carpenter

The ThingAntarctique, hiver 1982. Dans les étendues vides et enneigées, un hélicoptère norvégien pourchasse un chien isolé. Arrivé dans une station de recherche américaine, l’homme continue à tirer sur l’animal sans se soucier de blesser les hommes à proximité tout en prononçant des phrases incompréhensibles. Il est abattu par le chef de station…
Trois ans après Alien de Ridley Scott, John Carpenter reprend le thème de la créature extraterrestre phagocytaire. Il s’agit toutefois du remake de La chose d’un autre monde, film produit par Howard Hawks (1) qui avait connu un grand succès en 1951. Autres temps, autres mœurs : alors que tout l’art de la première version avait été de ne pas montrer la créature et de laisser notre imagination travailler au grand galop, le film de John Carpenter montre et remontre une bestiole aussi multiforme que sanguinolente (il est judicieux d’éviter de voir le film après un repas trop copieux) avec jets d’acide et tentacules réglementaires que tout monstre digne de ce nom se doit de posséder. Les effets spéciaux sont élaborés et de vrais organes d’animaux ont également été utilisés (bon appétit!). C’est un cinéma efficace. Le scénario a été simplifié à l’extrême : John Carpenter a évacué toute dimension psychologique ou sociétale pour se concentrer sur la lutte pour la survie. Plutôt mal reçu à sa sortie (mais revalorisé par la suite), The Thing de John Carpenter sera sans aucun doute plus apprécié par les amateurs de films d’horreur que par les amateurs de science-fiction qui préfèreront revoir la version d’Howard Hawks.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Kurt Russell, Wilford Brimley
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* Préquelle :
The Thing, film américain de Matthijs van Heijningen Jr. (2011), raconte la découverte du vaisseau.

(1) Certains pensent qu’Howard Hawks l’a également réalisé, laissant le crédit à Christian Nyby pour qu’il puisse être membre de la Director’s Guild (ce que Hawks a toujours nié).

The Thing
Mac (Kurt Russell) …

The Thing
… fait équipe avec Windows (Thomas G. Waites) …
… dans The Thing de John Carpenter
(rappelons que le premier Mac ne sortira qu’en 1984 et Windows 1 en 1985 !)

2 novembre 2017

La Mouche (1986) de David Cronenberg

Titre original : « The Fly »

La MoucheUn biologiste surdoué qui travaille en solitaire sur la téléportation montre à une jeune journaliste le fruit de ses recherches. Il est sur le point d’aboutir à parvenir à téléporter de la matière vivante et a bien l’intention de le tester sur lui-même… Produit par Mel Brooks, La Mouche de David Cronenberg est le remake de La Mouche noire, film d’horreur de Kurt Neumann (1958). Le thème est très proche de celui de La Métamorphose de Kafka et interroge la définition de l’humain : dans cette lutte entre le corps et l’esprit, jusqu’à quel point est-on humain ? À quel moment perd-on son humanité ? On peut également voir au passage une variation sur la notion très nietzschéenne du Surhomme. Cronenberg va beaucoup plus loin dans ces réflexions que Neumann et son film est nettement plus abouti. Tout cela est assez réjouissant mais, visuellement, ça se gâte : alors que la première version cachait pudiquement le visage du métamorphosé sous un linge, Cronenberg montre toutes les phases de transformation avec un luxe de détails et il faut avoir le cœur bien accroché. On peut s’interroger sur l’intérêt d’un tel étalage.  Adulé par les amateurs du genre, La Mouche reste le plus grand succès commercial de David Cronenberg.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Jeff Goldblum, Geena Davis, John Getz
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La Mouche
Geena Davis et Jeff Goldblum dans La Mouche de David Cronenberg.

La Mouche
Geena Davis et Jeff Goldblum dans La Mouche de David Cronenberg.

Remarque :
Le film a eu une suite qu’il n’est apparemment pas vraiment utile de voir :
La Mouche 2 (The Fly 2) de Chris Walas (1989) avec Eric Stoltz