29 novembre 2022

Le Paltoquet (1986) de Michel Deville

Le PaltoquetDans le bar français d’une ville portuaire coloniale, quatre hommes se retrouvent chaque jour pour jouer au bridge. Un soir, leur partie est interrompue par le commissaire de police ; il enquête sur le meurtre d’un voyageur inconnu dans un hôtel de passe voisin…
Le Paltoquet est un film français écrit et réalisé par Michel Deville. Il s’inspire du roman On a tué pendant l’escale de Franz-Rudolph Falk (pseudonyme de Philippe du Puy de Clinchamps). C’est un film qui nous surprend par sa forme, d’une grande abstraction, aux accents brechtiens, et nous séduit par la brillance de ses dialogues et de son interprétation. C’est un huis-clos, le bar est en fait un vaste hangar vide avec une unique table et un grand hamac, et Michel Deville parvient à insérer ponctuellement d’autres lieux avec une grande élégance de mouvements de caméra. Du grand art. La musique est utilisée pour ponctuer ou même annoncer l’arrivée d’un personnage. L’ensemble est stylisé, aérien. Les jeux de mots fusent. L’intrigue policière n’est pas le plus important mais joue avec le fait que chacun peut être coupable ou victime. Le fond du propos est plutôt sur l’obsession et le fantasme, avec un épilogue buñuellien. L’interprétation est parfaite, le plus remarquable de tous est certainement Michel Piccoli (Le Paltoquet, c’est lui) dans un personnage étrange aux multiples facettes. Un film surprenant, brillant et espiègle, qui pourra toutefois dérouter…
Elle:
Lui : 5 étoiles

Acteurs: Michel Piccoli, Fanny Ardant, Claude Piéplu, Jean Yanne, Daniel Auteuil, Richard Bohringer, Philippe Léotard, Jeanne Moreau, Thuy An Luu
Voir la fiche du film et la filmographie de Michel Deville sur le site IMDB.
Voir la fiche du film sur AlloCiné.

Voir les autres films de Michel Deville chroniqués sur ce blog…
Voir les livres sur Michel Deville

Le PaltoquetJeanne Moreau, Michel Piccoli, Richard Bohringer, Jean Yanne, Fanny Ardant, Daniel Auteuil et Claude Piéplu dans Le Paltoquet de Michel Deville.

1 octobre 2022

A nos amours. (1983) de Maurice Pialat

À nos amoursSuzanne a seize ans. En vacances sur la Côte d’Azur, elle repousse Luc, le garçon qui est amoureux d’elle, puis se donne à un Américain inconnu sur la plage. De retour à Paris, elle multiplie les aventures amoureuses…
A nos amours. est un film français réalisé par Maurice Pialat. Il en a coécrit le scénario avec sa compagne Arlette Langmann. Le film a révélé Sandrine Bonnaire, jeune actrice de 15 ans qui n’avait fait auparavant que de la figuration. Le film offre une vision désespérée de l’adolescence et de l’amour à travers le prisme Pialat : la force des sentiments est privilégiée à la narration (qui peut présenter des ellipses brutales), la mise en scène reste brute, les dialogues sont partiellement improvisés, quelques scènes (par exemple le retour inopiné du père pendant le repas) sont même non écrites et totalement improvisées. Pialat pousse tout le monde à bout, ses personnages et ses acteurs, les scènes de dispute sont difficiles à regarder. On peut déceler une certaine misogynie. Pialat interprète lui-même le rôle du père, avec un lien père-fille passablement ambigu qui met mal à l’aise. Le film a connu un très grand succès et dans la filmographie de Pialat, c’est certainement le film qui a eu la plus grande influence sur d’autres cinéastes. Sa vision n’est pas pour autant une partie de plaisir…

Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Sandrine Bonnaire, Dominique Besnehard, Evelyne Ker, Cyril Collard, Christophe Odent
Voir la fiche du film et la filmographie de Maurice Pialat sur le site IMDB.

Voir les autres films de Maurice Pialat chroniqués sur ce blog…
Voir les livres sur Maurice Pialat

À nos amoursSandrine Bonnaire et Maurice Pialat  dans À nos amours de Maurice Pialat.

À nos amoursSandrine Bonnaire, Evelyne Ker et Dominique Besnehard dans À nos amours de Maurice Pialat.

28 septembre 2022

Max mon amour (1986) de Nagisa Ôshima

Max mon amourPeter, diplomate anglais en poste à Paris soupçonne sa femme Margaret d’entretenir une liaison extra conjugale. Il engage un détective privé et apprend qu’elle loue un appartement. Après avoir réussi à s’en procurer la clé, il découvre que l’amant de sa femme est un chimpanzé prénommé Max…
Max mon amour est un film français réalisé par le japonais Nagisa Ôshima. Le scénario est issu de la collaboration de Nagisa Ôshima, connu pour explorer les excès de la passion (L’Empire des sens), avec Jean-Claude Carrière, connu pour sa complicité avec Luis Buñuel. Un tandem prometteur ! Précisons que leur idée n’était manifestement pas d’aborder la zoophilie mais de bousculer les conventions sociales et de créer des situations surréalistes. Le résultat est amusant mais on peut regretter que les scènes les plus savoureuses, par exemple le repas avec les invités, ou les plus farfelues, par exemple la descente des Champs-Elysées, ne soient pas plus nombreuses. Le récit garde toujours une certaine hauteur, grâce à l’absence de moments scabreux et aussi grâce à l’interprétation : le mari campé par Anthony Higgins est très british et retenu, Charlotte Rampling est impériale, froide et énigmatique. Et quel regard ! Trop déstabilisant, le film n’eut pas de succès. Il est certain que Max mon amour n’aurait pas déplu à Luis Buñuel.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Charlotte Rampling, Anthony Higgins, Victoria Abril, Nicole Calfan, Pierre Étaix, Sabine Haudepin, Fabrice Luchini, Bernard-Pierre Donnadieu
Voir la fiche du film et la filmographie de Nagisa Ôshima sur le site IMDB.

Voir les autres films de Nagisa Ôshima chroniqués sur ce blog…
Voir les livres sur Nagisa Ôshima

Remarque :
* Max est interprété par la marionnettiste Ailsa Berk, connue pour ses interventions sur Star Wars, épisode VI : Le Retour du Jedi, Greystoke et Doctor Who. Elle n’est pas créditée au générique.

Max mon amourAnthony Higgins, Max et Charlotte Rampling dans Max mon amour de Nagisa Ôshima.

21 septembre 2022

Le Grand Bleu (1988) de Luc Besson

Le Grand BleuLe français Jacques Mayol et l’italien Enzo Molinari sont amis depuis l’enfance mais rivaux dans le sport. Ils vont s’affronter à plusieurs reprises aux championnats du monde de plongée en apnée…
Le Grand Bleu est un film franco-italien coécrit, coproduit et réalisé par Luc Besson. C’est son troisième long métrage. Projet colossal ayant nécessité deux ans d’écriture et neuf mois de tournage, Le Grand Bleu est très librement inspiré des vies de Jacques Mayol et Enzo Maiorca, célèbres champions de plongée en apnée, ainsi que de la propre enfance de Luc Besson. Son immense succès en France, alimenté par l’identification des adolescents au personnage interprété par Jean-Marc Barr, a donné du travail aux sociologues mais le film est plus qu’un simple film générationnel. Luc Besson sait créer des images fortes et surtout, il a su donner une dimension mystique à cette passion de la plongée pour en faire une tentative de communion avec la nature. On peut reprocher au film sa simplicité, son caractère enfantin, mais il s’agit de la simplicité des contes merveilleux. Car c’est bien d’un conte qu’il s’agit. La photographie est très belle. Hormis quelques exceptions notoires, la critique rejeta majoritairement le film, parfois avec véhémence (des sifflets fusèrent lors de sa projection à Cannes). Plus de neuf millions d’entrées en France. La musique d’Eric Serra connut le même succès.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Rosanna Arquette, Jean-Marc Barr, Jean Reno, Paul Shenar, Sergio Castellitto, Jean Bouise, Marc Duret, Griffin Dunne
Voir la fiche du film et la filmographie de Luc Besson sur le site IMDB.

Voir les autres films de Luc Besson chroniqués sur ce blog…
Voir les livres sur Luc Besson

Remarques :
* Une version longue, rallongée de 50 mm, est sortie en 1989.
* Le film n’eut pas le même succès à l’étranger. A noter, qu’aux Etats Unis, le film fut distribué avec un happy end rajouté (le dauphin ramène le plongeur à la surface).
* Enzo Maiorca n’apprécia guère le portrait qui était fait de lui. Il déposa une plainte pour diffamation contre Luc Besson qui bloqua la sortie du film en Italie. Le film ne put y être distribué qu’en 2002, dans une version abrégée . Parmi les scènes coupées, on trouve celle dans laquelle Enzo se fait payer pour sauver la vie d’un homme qui est en train de se noyer, la représentation dégradante de la mère d’Enzo, et la caricature d’Enzo en mangeur de pâtes.

Le Grand BleuJean-Marc Barr dans Le Grand Bleu de Luc Besson.
Le Grand BleuRosanna Arquette, Jean Reno et Jean-Marc Barr dans Le Grand Bleu de Luc Besson.

20 septembre 2022

Carmen (1983) de Carlos Saura

CarmenAntonio, chorégraphe espagnol, doit monter une version de Carmen en ballet flamenco. Durant les répétitions, il tombe amoureux de sa jeune danseuse principale. L’œuvre dansée et la vie réelle commencent alors à se mêler…
Carmen est un film espagnol réalisé par Carlos Saura. Il est le résultat de la seconde collaboration entre le cinéaste espagnol et le danseur de flamenco et chorégraphe Antonio Gades (après Noces de sang Bodas de sangre, en 1981). Celui-ci était alors directeur du Ballet Nacional de España. Le film est une tentative de moderniser la nouvelle de Prosper Mérimée plutôt que la musique de Bizet qui n’est utilisée que sporadiquement et en fond sonore. L’histoire se concentre ainsi sur l’héroïne, Carmen, qui symbolise le renouveau démocratique de l’Espagne (Felipe González vient de remporter les élections de 1982). Carmen revendique son indépendance et sa liberté, elle refuse les entraves. L’allégorie n’est pas toujours très subtile mais le film nous capte par la beauté et la vitalité des scènes de danse. La réalisation de Carlos Saura est d’une grande virtuosité, mouvements de caméra et jeux avec les miroirs sont remarquables. La musique originale est signée Paco de Lucia qui interprète en outre son propre rôle. Cristina Hoyos, qui interprète la danseuse-vedette écartée, est une danseuse et chorégraphe connue (c’est d’ailleurs elle qui figure avec Antonio Gades sur l’affiche originale du film). Le réalisateur espagnol tournera un troisième film avec Antonio Gades en 1986, L’Amour sorcier (El amor brujo).
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Antonio Gades, Laura del Sol, Paco de Lucía, Cristina Hoyos
Voir la fiche du film et la filmographie de Carlos Saura sur le site IMDB.

Voir les autres films de Carlos Saura chroniqués sur ce blog…
Voir les livres sur Carlos Saura

CarmenLaura del Sol et Antonio Gades dans Carmen de Carlos Saura.
CarmenLaura del Sol et Antonio Gades dans Carmen de Carlos Saura.

17 septembre 2022

Le Dernier Combat (1983) de Luc Besson

Le Dernier combatAprès une apocalypse nucléaire, les très rares survivants sont des hommes, les femmes ayant pratiquement disparu. Ils ont en outre perdu l’usage de la parole. Un homme (Pierre Jolivet) tente de survivre une ville dévastée. Il se réfugie auprès d’un vieux médecin (Jean Bouise), qui est assiégé par un colosse aux intentions hostiles (Jean Reno)…
Le Dernier Combat est un film français d’anticipation réalisé par Luc Besson. Alors âgé de 23 ans, il signe là son premier long métrage en reprenant l’intrigue de son court métrage L’Avant dernier (1981) déjà écrit conjointement avec Pierre Jolivet. Le Dernier Combat était original et surprenant à sa sortie, il l’est toujours presque autant aujourd’hui. Aucun dialogue, tourné en noir et blanc au format Scope, des décors insolites (la plupart des scènes ont été tournées à Paris, sur des chantiers et immeubles abandonnés, parfois sans autorisations), des personnages singuliers avec une note loufoque. Le scénario manque toutefois d’étoffe, cela se ressent en milieu de film. Le budget fut bien entendu très réduit.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Pierre Jolivet, Jean Bouise, Jean Reno, Fritz Wepper
Voir la fiche du film et la filmographie de Luc Besson sur le site IMDB.

Voir les autres films de Luc Besson chroniqués sur ce blog…
Voir les livres sur Luc Besson

Le Dernier combatPierre Jolivet dans Le Dernier combat de Luc Besson.
Le Dernier combatJean Reno dans Le Dernier combat de Luc Besson.

3 septembre 2022

A la recherche de Garbo (1984) de Sidney Lumet

Titre original : « Garbo Talks »

À la recherche de Garbo (Garbo Talks)Estelle est une femme énergique toujours prête à se battre avec vigueur contre les injustices et les abus. Son fils Gilbert est tout à l’opposé : dans la société où il est employé, il est l’objet de brimades et il ne contrarie jamais ses supérieurs. Apprenant qu’elle a une tumeur au cerveau, Estelle demande à son fils de rencontrer son idole de toujours, Greta Garbo…
À la recherche de Garbo est un film américain écrit par Larry Grusin et réalisé par Sidney Lumet. Le réalisateur se lance dans un genre qu’il a peu ou pas exploré au cours des quelque 25 années de carrière qu’il a derrière lui : la comédie. Le récit a le mérite de l’originalité. Tout n’est pas réussi mais Anne Bancroft montre des talents surprenants pour la comédie. Certains moments sont savoureux comme la scène où elle grimpe sur un immeuble en construction pour aller réprimander un groupe d’ouvriers qui avaient lancé des paroles obscènes envers une passante. L’actrice se montre tout aussi parfaite dans les scènes émouvantes, son récit de ses émois cinématographies sur son lit d’hôpital en est le meilleur exemple. Le film est aussi, et surtout, un hommage au cinéma et à l’un de ses plus grands mythes, Greta Garbo. C’est toutefois un film en demi-teinte, mais inattendu de la part de Sidney Lumet.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Anne Bancroft, Ron Silver, Carrie Fisher, Catherine Hicks, Steven Hill, Howard Da Silva
Voir la fiche du film et la filmographie de Sidney Lumet sur le site IMDB.

Voir les autres films de Sidney Lumet chroniqués sur ce blog…
Voir les livres sur Sidney Lumet

Remarques :
* Les producteurs n’ont pas réussi à trouver Greta Garbo pour lui demander d’apparaître dans le film (ce qu’elle aurait, bien entendu, très certainement refusé). A noter que Greta Garbo avait alors 79 ans. L’actrice est décédée en 1990. Son dernier film date de 1941.
* Le titre original fait référence au premier film parlant tourné par Greta Garbo, Anna Christie (1930). La MGM avait utilisé comme accroche publicitaire « Garbo Talks ».

À la recherche de Garbo (Garbo Talks)Ron Silver et Carrie Fisher dans À la recherche de Garbo (Garbo Talks) de Sidney Lumet.

À la recherche de Garbo (Garbo Talks)Anne Bancroft dans À la recherche de Garbo (Garbo Talks) de Sidney Lumet.

29 août 2022

Jamais plus jamais (1983) de Irvin Kershner

Titre original : « Never Say Never Again »

Jamais plus jamais (Never Say Never Again)James Bond a vieilli. Son supérieur juge utile de lui faire suivre une cure dans une clinique privée où il croise la route d’un certain Jack Petachi qui le conduit au SPECTRE, une organisation criminelle qui a dérobé deux ogives nucléaires à l’US Air Force…
Jamais plus jamais est un film anglais réalisé par l’américain Irvin Kershner. Ce film est un projet parallèle à la production officielle de EON Productions ; ainsi il ne compte pas dans la chronologie des vingt-cinq films sortis jusqu’en 2021. La même année est sorti Octopussy avec Roger Moore dans le rôle de l’agent 007. « Jamais plus jamais », c’est ce qu’avait dit Sean Connery en 1971 après Les diamants sont éternels. Pourtant il s’est laissé convaincre de tourner cette nouvelle adaptation du roman Opération Tonnerre de Ian Fleming. L’histoire ne paraît donc pas très originale et a un petit air de déjà vu. C’est la distribution qui rend le film plus différent (puisque l’on ne retrouve aucun des interprètes habituels) avec Klaus Maria Brandauer en méchant très civilisé, Kim Basinger en James Bond Girl et Max von Sydow en chef du SPECTRE. Encore plus surprenant : la première apparition au cinéma de Rowan Atkinson (rôle non comique). L’ensemble est divertissant.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Sean Connery, Klaus Maria Brandauer, Max von Sydow, Barbara Carrera, Kim Basinger, Bernie Casey, Alec McCowen, Edward Fox, Rowan Atkinson
Voir la fiche du film et la filmographie de Irvin Kershner sur le site IMDB.

Précédente adaptation :
Opération Tonnerre (1965) de Terence Young avec Sean Connery et Claudine Auger.

Jamais plus jamais (Never Say Never Again)Sean Connery et Rowan Atkinson dans Jamais plus jamais (Never Say Never Again) de Irvin Kershner.

20 août 2022

Le Cercle des poètes disparus (1989) de Peter Weir

Titre original : « Dead Poets Society »

Le Cercle des poètes disparus (Dead Poets Society)En 1959 aux États-Unis, Todd Anderson, un garçon timide, est envoyé dans la prestigieuse académie de Welton dans l’État du Vermont, réputée pour être l’une des plus fermées et austères du pays. Il y rencontre M. Keating, un professeur de littérature anglaise aux pratiques pédagogiques plutôt originales…
Le Cercle des poètes disparus est un film américain écrit par Tom Schulman et réalisé par Peter Weir. Le film a connu un grand succès international à sa sortie, plébiscité par toute une génération (et même plus) en faisant souffler un vent de liberté. Le récit prône l’art de profiter du moment présent (« carpe diem ») et le développement de la personnalité en refusant tout conformisme. Revu avec du recul, le propos paraît certes un peu simpliste et les procédés hollywoodiens sont très visibles mais le film garde sa fraîcheur de ton, son esprit de liberté toujours bienvenu. L’interprétation est parfaite.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Robin Williams, Robert Sean Leonard, Ethan Hawke, Josh Charles, Gale Hansen, Dylan Kussman, Allelon Ruggiero, James Waterston, Norman Lloyd
Voir la fiche du film et la filmographie de Peter Weir sur le site IMDB.
Voir la fiche du film sur AlloCiné.

Voir les autres films de Peter Weir chroniqués sur ce blog…
Voir les livres sur Peter Weir

Le Cercle des poètes disparus (Dead Poets Society)Robin Williams et Robert Sean Leonard et Ethan Hawke dans Le Cercle des poètes disparus (Dead Poets Society) de Peter Weir.

Le Cercle des poètes disparus (Dead Poets Society)(de g. à d.) Gale Hansen, Allelon Ruggiero, Robin Williams, Robert Sean Leonard, Dylan Kussman, Ethan Hawke, Josh Charles et James Waterston
Photo publicitaire pour Le Cercle des poètes disparus (Dead Poets Society) de Peter Weir.

26 juillet 2022

La vie est un long fleuve tranquille (1988) de Étienne Chatiliez

La Vie est un long fleuve tranquilleDans une ville du Nord de la France, les nouveau-nés de deux familles socialement radicalement opposées ont été échangés à la maternité par une infirmière excédée par l’indifférence de son amant, le médecin gynécologue. Douze ans après les faits, elle révèle l’inversion aux familles…
La vie est un long fleuve tranquille est un film français réalisé par Étienne Chatiliez, dont c’est le premier long métrage après un début de carrière dans la publicité. Il en a coécrit le scénario avec Florence Quentin. L’histoire est inspirée d’un fait divers ayant eu lieu à Roubaix dans les années 1950. La vision  des différences entre deux classes sociales très typées était assez inattendue à sa sortie. Le portrait de la famille Groseille peut paraître excessivement négatif mais il n’est pas exempt d’une certaine tendresse envers ses membres. Le regard porté sur la famille bourgeoise et catholique Le Quesnoy est plus sévère mais la caricature est alimentée par une bonne dose d’humour, notamment dans les dialogues. Le film parait un peu brouillon, le montage est parfois surprenant, avec des coupes brutales et un manque de transitions (sans parler de l’absence de fin). L’ensemble reste assez amusant. Gros succès à sa sortie salué par quatre César.
Elle: 3 étoiles
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Benoît Magimel, Hélène Vincent, André Wilms, Daniel Gélin, Catherine Hiegel, Catherine Jacob, Patrick Bouchitey
Voir la fiche du film et la filmographie de Étienne Chatiliez sur le site IMDB.
Voir la fiche du film sur AlloCiné.

Voir les autres films de Étienne Chatiliez chroniqués sur ce blog…

La Vie est un long fleuve tranquilleTara Römer et Benoît Magimel dans La vie est un long fleuve tranquille de Étienne Chatiliez.