31 juillet 2017

Sommaire de juillet 2017

Stardust, le mystère de l'étoileI Love You Phillip MorrisLe Navire blancAchtung! Banditi!Le Défunt récalcitrantLes BoucaniersAlabama MonroeLas Vegas parano

Stardust, le mystère de l’étoile

(2007) de Matthew Vaughn

I Love You Phillip Morris

(2009) de Glenn Ficarra et John Requa

Le Navire blanc

(1941) de Roberto Rossellini

Achtung! Banditi!

(1951) de Carlo Lizzani

Le Défunt récalcitrant

(1941) de Alexander Hall

Les Boucaniers

(1958) de Anthony Quinn

Alabama Monroe

(2012) de Felix van Groeningen

Las Vegas parano

(1998) de Terry Gilliam

Fumerie d'opiumLe Chemin de la gloireJurassic WorldLa Fiancée du pirateBeau-pèreRain or ShineStar Trek: Premier ContactDeux nuits avec Cléopâtre

Fumerie d’opium

(1947) de Raffaello Matarazzo

Le Chemin de la gloire

(1936) de Howard Hawks

Jurassic World

(2015) de Colin Trevorrow

La Fiancée du pirate

(1969) de Nelly Kaplan

Beau-père

(1981) de Bertrand Blier

Rain or Shine

(1930) de Frank Capra

Star Trek: Premier Contact

(1996) de Jonathan Frakes

Deux nuits avec Cléopâtre

(1954) de Mario Mattoli

GerryLa Charge de la huitième brigadeOut of AfricaFacesBande à partStar Trek: Generations

Gerry

(2002) de Gus Van Sant

La Charge de la huitième brigade

(1964) de Raoul Walsh

Out of Africa

(1985) de Sydney Pollack

Faces

(1968) de John Cassavetes

Bande à part

(1964) de Jean-Luc Godard

Star Trek: Generations

(1994) de David Carson

Nombre de billets : 22

30 juillet 2017

Stardust, le mystère de l’étoile (2007) de Matthew Vaughn

Titre original : « Stardust »

Stardust, le mystère de l'étoileDans l’Angleterre du XIXe siècle, un petit village est situé au bord d’un mur qui sépare le monde des humains du royaume magique de Stormhold. Rares sont ceux qui osent le franchir mais c’est le cas du jeune Tristan Thorn bien décidé à aller chercher une étoile tombée du ciel pour l’offrir à sa belle. Au moment, le roi mourant de Stormhold lance une compétition entre ses fils pour lui succéder… Stardust, le mystère de l’étoile est un beau conte de fée adapté du roman Stardust écrit par l’anglais Neil Gaiman. L’histoire est à la fois simple et riche en évènements et mêle habilement le fantastique, l’humour et le spectaculaire. L’ensemble est très britannique et cela nous permet d’avoir des personnages beaucoup moins lisses que dans les productions hollywoodiennes. La réalisation est fastueuse avec juste ce qu’il faut d’effets spéciaux, sans aucun excès. Les paysages (tournés en Ecosse et en Islande) sont également de toute beauté.  Stardust, le mystère de l’étoile se démarque du courant récent de l’heroic-fantasy au cinéma pour retrouver un certain classicisme du conte, tout en étant assez novateur dans le ton.  Tout le monde ne sera pas séduit mais il suffit de se laisser emporter pour plonger dans un émerveillement délicieux.
Elle:
Lui : 5 étoiles

Acteurs: Charlie Cox, Claire Danes, Michelle Pfeiffer, Mark Strong, Robert De Niro, Peter O’Toole
Voir la fiche du film et la filmographie de Matthew Vaughn sur le site IMDB.
Voir la fiche du film sur AlloCiné.

Stardust
Claire Danes est une étoile tombée du ciel dans Stardust, le mystère de l’étoile de Matthew Vaughn.

Stardust
Claire Danes et Charlie Cox dans Stardust, le mystère de l’étoile de Matthew Vaughn.

Stardust
Sarah Alexander, Michelle Pfeiffer et Joanna Scanlan dans Stardust, le mystère de l’étoile de Matthew Vaughn.

 

Stardust
Le Quiraing sur l'île de Skye
Image du film Stardust, le mystère de l’étoile et image réelle du Quiraing sur l’île de Skye en Ecosse. Michelle Pfeiffer se tient au niveau où la route fait une boucle à droite de l’image.

 

Stardust
Bealach na Bà
Image du film Stardust, le mystère de l’étoile et image réelle du passage Bealach na Bà en Ecosse (un peu au nord de l’île de Skye). L’image du film a été inversée et le port (en haut du piton rocheux) et le vaisseau des pirates ont été ajoutés par ordinateur.

29 juillet 2017

I Love You Phillip Morris (2009) de Glenn Ficarra et John Requa

I Love You Phillip MorrisSteven Russell est policier, marié et père de famille. A la suite d’un accident, il décide de faire son coming-out et d’afficher ouvertement son homosexualité. Il quitte la police et enchaîne les escroqueries à l’assurance, ce qui lui vaut d’être envoyé en prison. Là, il fait la connaissance de Phillip Morris… Le générique du début nous l’annonce : aussi incroyable que cela puisse paraître, I Love You Phillip Morris est basé sur une histoire vraie et les évasions de Steven Russell ne sont donc pas nées dans l’esprit d’un scénariste débridé. Etonnant. Le film débute de façon assez brillante, très enlevé et inattendu, mais sombre ensuite dans la bluette sentimentale et les prouesses d’invention du héros ne sont pas bien mises en valeur. L’homosexualité est traitée sans caricatures, ce qui est une bonne chose, mais le désir de présenter l’amour entre les deux hommes de la même façon que le serait une relation bisexuelle va sans doute un peu loin : on a parfois l’impression de voir une amourette entre deux adolescents. Jim Carrey fait un beau retour en force, il est assez remarquable et apporte heureusement une bonne dose de vitalité à l’ensemble. C’est un film un peu ennuyeux certes, mais c’est un film audacieux.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Jim Carrey, Ewan McGregor, Leslie Mann, Rodrigo Santoro
Voir la fiche du film et la filmographie de Glenn Ficarra et John Requa sur le site IMDB.
Voir la fiche du film sur AlloCiné.

Remarques :
* Le véritable Steven Russell purge actuellement une peine de 144 ans de prison sous très haute surveillance.
* Du fait de mise en avant de l’homosexualité, le film a eu beaucoup de mal à se financer aux Etats-Unis et c’est Luc Besson qui a finalement permis au film de voir le jour. La distribution aux Etats Unis fut également un problème, ce qui retarda la sortie outre-Atlantique.

I Love You Phillip Morris
Ewan McGregor et Jim Carrey dans I Love You Phillip Morris de Glenn Ficarra, John Requa.

I Love You Phillip Morris
Ewan McGregor et Jim Carrey dans I Love You Phillip Morris de Glenn Ficarra, John Requa.

27 juillet 2017

Le Navire blanc (1941) de Roberto Rossellini

Titre original : « La Nave bianca »

Le Navire blancSur un navire de guerre italien, un groupe de jeunes marins est affecté à la surveillance des chaudières. Les jeunes recrues sont aussi très occupés par la correspondance avec leur « marraine de guerre ». Le navire est engagé dans une bataille marine… Premier long métrage de Roberto Rossellini, Le Navire blanc est présenté dans son générique de début comme ayant été « imaginé et dirigé par le centre cinématographique du ministère de la Marine ». Le film a en outre reçu la Coupe du Parti national fasciste à Venise. Il s’agit d’un film de propagande nationaliste qui exalte le sentiment de puissance militaire et fait l’éloge du sacrifice (le navire blanc du titre désigne le navire-hôpital). Le plus intéressant du film est son indéniable côté précurseur du néoréalisme : il n’y a aucun acteur professionnel, chacun tient son propre rôle (marins, officiers, infirmières), et le film a été entièrement tourné sur de véritables navires engagés dans des combats réels. Rossellini nous met très près de ses personnages, nous faisant partager leurs sentiments et aspirations, « de pauvres êtres recrutés dans les campagnes, entrainés à manœuvrer des machines qu’ils ne comprennent pas » déclarera plus tard le réalisateur. Pour le reste, Rossellini laisse entrevoir l’influence de grands maitres comme Eisenstein et Renoir.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs:
Voir la fiche du film et la filmographie de Roberto Rossellini sur le site IMDB.

Voir les autres films de Roberto Rossellini chroniqués sur ce blog…

Voir les livres sur Roberto Rossellini

Remarques :
* Le nom de Roberto Rossellini n’apparaît pas au générique. Le film fut longtemps attribué à Francesco De Robertis, qui est en fait scénariste et superviseur de la réalisation.
* Mario Bava est assistant-cameraman.
* La musique est signée Renzo Rossellini, frère du réalisateur.

* La trilogie de guerre de Rossellini (parfois nommée « trilogie fasciste ») :
Le Navire blanc (La nave bianca, 1941) sur la Marine
Un pilote revient (Un pilota ritorna, 1942) sur l’Armée de l’air
L’Homme à la croix (L’Uomo dala croce, 1943) sur l’Armée de terre.

Le Navire blanc

Le Navire blanc
Roberto Rossellini (au centre) sur le tournage de Le Navire blanc de Roberto Rossellini.

25 juillet 2017

Achtung! Banditi! (1951) de Carlo Lizzani

Achtung! Banditi!En Ligurie (nord de l’Italie), vers la fin de la Seconde Guerre mondiale, un groupe de partisans doit rejoindre Gênes pour s’emparer d’un stock d’armes destinées aux allemands… Inspiré de faits réels, Achtung! Banditi! est le premier long métrage de Carlo Lizzani, alors âgé de 29 ans. Il y montre déjà l’engagement qui le caractérisera, à la fois en tant qu’intellectuel de gauche et défenseur du néoréalisme. Le financement du film ayant été refusé par le gouvernement de l’époque, l’ex-résistant Giuliani G. De Negri en deviendra le producteur en ayant l’idée de lancer une souscription populaire. Ce système permet à Carlo Lizzani d’avoir une très grande liberté de tournage. Plus que des faits de bravoure, le film décrit l’état d’esprit des partisans, leurs difficultés, leurs questionnements et le déroulé du scénario met l’accent sur la fraternisation avec les ouvriers et une bonne partie des chasseurs alpins. L’interprétation est assez passionnée, avec parfois une maladresse qui renforce le sentiment d’authenticité. Gina Lollobrigida, dont la popularité allait exploser quelques mois plus tard, se retrouve en tête d’affiche bien qu’elle ne tienne qu’un rôle plutôt secondaire.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Gina Lollobrigida, Andrea Checchi, Vittorio Duse, Lamberto Maggiorani
Voir la fiche du film et la filmographie de Carlo Lizzani sur le site IMDB.

Remarques :
* Le titre Attention! Bandits! a été utilisé comme titre international de la version anglaise (mais pas en France).
* Le film de Carlo Lizzani n’a absolument aucun lien avec le film Attention bandits! de Claude Lelouch (1986).

Achtung Banditi
Giuliano Montaldo, Gina Lollobrigida et Bruno Berellini dans Achtung! Banditi! de Carlo Lizzani.

Achtung Banditi!
Gina Lollobrigida et Lamberto Maggiorani dans Achtung! Banditi! de Carlo Lizzani.

23 juillet 2017

Le Défunt récalcitrant (1941) de Alexander Hall

Titre original : « Here Comes Mr. Jordan »

Le Défunt récalcitrantEn route pour un combat majeur, le boxeur Joe Pendleton est victime d’un accident d’avion. Emporté par un messager céleste un peu prématurément, il apparaît qu’il n’était pas prévu qu’il décède. Hélas, il ne peut réintégrer son corps, déjà incinéré. On lui accorde donc d’utiliser le corps d’un autre homme, en l’occurence un jeune banquier connu, sur le point d’être assassiné par sa femme… Adapté de la pièce d’Harry Segall, Heaven can wait, par Sidney Buchman et Seton I. Miller, Here Comes Mr. Jordan est une merveilleuse comédie fantastique. Tout en ne montrant aucune faille, la réalisation n’est sans doute pas exceptionnelle mais le scénario est un véritable petit bijou d’écriture. Les rebondissements sont un délice pour le spectateur et l’ensemble est très amusant. Sidney Buchman et Seton I. Miller furent Oscarisés pour ce brillant scénario. Tous les seconds rôles sont très bien tenus avec une mention spéciale pour James Gleason. Here Comes Mr. Jordan a connu suites et remakes mais rien d’aussi réussi.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Robert Montgomery, Evelyn Keyes, Claude Rains, Rita Johnson, Edward Everett Horton, James Gleason
Voir la fiche du film et la filmographie de Alexander Hall sur le site IMDB.

Voir les autres films de Alexander Hall chroniqués sur ce blog…

Remarques :
* Alexander Hall a donné une suite, Down to Earth (L’étoile des étoiles), en 1947, bien moins réussie.
* Remakes :
Heaven Can Wait (Le ciel peut attendre)(ne pas confondre avec le film de Lubitsch) de Warren Beatty et Buck Henry (1978)
Down to earth (Les pieds sur terre) de Chris Weitz, Paul Weitz (2001) avec Chris Rock

Here comes Mr Jordan
Edward Everett Horton, Robert Montgomery et Claude Rains dans Le Défunt récalcitrant de Alexander Hall.

Here comes Mr Jordan
Robert Montgomery, James Gleason et Claude Rains dans Le Défunt récalcitrant de Alexander Hall.

Here Comes Mr Jordan
Robert Montgomery et Evelyn Keyes dans Le Défunt récalcitrant de Alexander Hall.

21 juillet 2017

Les Boucaniers (1958) de Anthony Quinn

Titre original : « The Buccaneer »

Les boucaniers1814. Peu après la vente de la « Louisiane » (un vaste territoire allant jusqu’au Canada) aux Etats-Unis par Napoléon, les anglais veulent profiter de la faiblesse de l’armée américaine pour s’emparer de la Nouvelle-Orléans. Mais les îles côtières de la Louisiane sont occupées par le pirate français Jean Lafitte qui va avoir un rôle important dans l’issue de la guerre anglo-américaine de 1812… The Buccaneer est un remake du film homonyme (Les Flibustiers en français) tourné par Cecil B. DeMille en 1938. Le réalisateur devait initialement produire un remake dirigé par Yul Brynner mais sa santé déclinante l’obligea se mettre en retrait pour ne superviser que d’assez loin la production. C’est finalement son beau-fils, l’acteur Anthony Quinn, qui le réalisa. Le résultat est loin d’être à la hauteur des espérances, l’ensemble n’ayant pas de force dans le récit ni la vivacité habituelle des films de pirates. La réalité historique est bien entendu arrangée mais le plus gênant est le personnage de Jean Lafitte, montré vraiment trop noble pour être crédible en pirate. La reconstitution de la bataille de la Nouvelle Orléans est assez bien réalisée toutefois. Les Boucaniers sera la seule réalisation d’Anthony Quinn. Cecil B. DeMille décédera en janvier 1959, un mois seulement après la sortie du film.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Yul Brynner, Claire Bloom, Charles Boyer, Inger Stevens, Charlton Heston
Voir la fiche du film et la filmographie de Anthony Quinn sur le site IMDB.

Remarques :
* Jean Lafitte aurait eu une aventure avec la femme du gouverneur. Pour ménager la morale, le scénario opta pour la fille du gouverneur (qui dans la réalité n’avait que 2 ans à cette époque… !)
* Jean Lafitte a gagné beaucoup d’argent avec le commerce des esclaves, aspect passé ici sous silence pour ne pas ternir son image.
* Anthony Quinn tenait le rôle de Beluche dans la version de 1938.

The Buccaneer
Charles Boyer, Yul Brynner et Lorne Greene dans Les Boucaniers de Anthony Quinn.

The Buccaneer
Charlton Heston en Andrew Jackson (futur président des Etats-Unis) et Yul Brynner dans Les Boucaniers de Anthony Quinn.

19 juillet 2017

Alabama Monroe (2012) de Felix van Groeningen

Titre original : « The Broken Circle Breakdown »

Alabama MonroeDidier joue du banjo dans un groupe de Bluegrass et vénère l’Amérique. Avec Elise, qui tient un salon de tatouages, ils vivent une relation fusionnelle. On découvre que leur fille Maybelle, âgée de sept ans, est atteinte d’un grave cancer… Alabama Monroe est l’adaptation d’une pièce de théâtre écrite par Johan Heldenbergh et Mieke Dobbels, The Broken Circle Breakdown featuring the Cover-Ups of Alabama, qui a connu un énorme succès en Belgique flamande et aux Pays-Bas. Johan Heldenbergh reprend son rôle à l’écran. C’est à la fois une histoire assez dure sur la maladie et qui fustige les réticences d’origine religieuse sur la recherche médicale (1), et une mise en avant de la musique Bluegrass où les morceaux sont intégrés aux évènements et en  sont partie prenante. L’alliance du Bluegrass avec le drame n’est pas totalement incongru (même si les frères Coen avaient plutôt fait l’inverse dans O’Brother). Le réalisateur belge Felix van Groeningen a choisi de déstructurer son récit ; il va hélas beaucoup trop loin dans cette voie, entremêlant passé et même futur au présent, passant allègrement et sans prévenir d’une période à l’autre, ce qui finit par être inutilement perturbant. Belles interprétations de Johan Heldenbergh et de Veerle Baetens, tatouée des pieds à la tête…
Elle: 3 étoiles
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Johan Heldenbergh, Veerle Baetens
Voir la fiche du film et la filmographie de Felix van Groeningen sur le site IMDB.

Remarques :
* Le titre original du film fait référence à un morceau emblématique du bluegrass, Will the Circle Be Unbroken, qui est à la base un hymne religieux et qui est chanté par le groupe au début du film. C’est en quelque sorte un retournement du titre (et par ailleurs, en plus de sa signification de « chute », beaucoup de titres d’instrumentaux finissent par breakdown.
* Formé à l’occasion, le groupe de bluegrass The Broken Circle Breakdown Bluegrass Band connaît depuis la sortie du film un énorme succès en Belgique. Les ventes de la musique originale du film ont battu tous les records en ce pays.

(1) En 2006, sur des motivations religieuses, George Bush a mis son veto sur les crédits à la recherche médicale sur les cellules souches embryonnaires votés par le Sénat américain. Ce veto a été levé par Obama en 2009.

Alabama Monroe
Veerle Baetens et Johan Heldenbergh dans Alabama Monroe de Felix van Groeningen.

Alabama Monroe
Veerle Baetens et Nell Cattrysse dans Alabama Monroe de Felix van Groeningen.

Alabama Monroe
Johan Heldenbergh et Veerle Baetens dans Alabama Monroe de Felix van Groeningen.

17 juillet 2017

Las Vegas parano (1998) de Terry Gilliam

Titre original : « Fear and Loathing in Las Vegas »

Las Vegas parano1971. Le journaliste Raoul Duke, accompagné de son avocat, maître Gonzo, se rend à Las Vegas pour couvrir une course de motos, les 400 miles de Las Vegas. Ils ont emmené avec eux toute une panoplie de drogues les plus diverses et le séjour n’est qu’un long trip halluciné dont ils ne sortent jamais… Las Vegas parano est adapté du roman de Hunter S. Thompson, Fear and Loathing in Las Vegas: A Savage Journey to the Heart of the American Dream (Angoisse et dégoût à Las Vegas – une plongée incontrollée au coeur du rêve américain). Terry Gilliam en fait un film aux apparences de chaos permanent, apparences seulement car il est en réalité totalement maitrisé. Le film est aussi doté de beaucoup d’humour. Sa trouvaille de génie pour faire tenir tout cela est d’avoir placé une narration du héros en voix intérieure. Bien évidemment, cela paraît tout de même un peu long et répétitif et on se prend à en chercher le sens. Les deux héros veulent échapper à la réalité de ce début des années soixante-dix, marquée par la Guerre du Vietnam qui est encore loin d’être terminée ; ils veulent retrouver l’essence du « rêve américain » qui les a fait vibrer. Et Las Vegas représente le rêve américain pour beaucoup alors que c’est en réalité le royaume du faux, tout le contraire de ce qu’ils cherchent si confusément. Les prestations de Johnny Depp et de Benicio del Toro sont remarquables. Le film fut un échec commercial à sa sortie mais a gagné du prestige avec les ans. C’est en tous cas un film unique en son genre.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Johnny Depp, Benicio Del Toro, Tobey Maguire, Cameron Diaz, Christina Ricci, Ellen Barkin
Voir la fiche du film et la filmographie de Terry Gilliam sur le site IMDB.
Voir la fiche du film sur AlloCiné.

Voir les autres films de Terry Gilliam chroniqués sur ce blog…

Voir les livres sur Terry Gilliam

Remarques :
* Le véritable Hunter S. Thompson fait une brève apparition dans la scène de flashback du concert de Jefferson Airplane quand Johnny Deep dit se voir plus jeune.
* Avant Terry Gilliam, Martin Scorsese et Oliver Stone avaient tous deux développé un projet d’adaptation du livre de Thompson mais avaient finalement renoncé.

Las vegas Parano
Benicio Del Toro et Johnny Depp dans Las Vegas parano de Terry Gilliam.

Las Vegas parano
Benicio Del Toro, Benjamin A. van der Veen, Cameron Diaz, Craig Bierko et Johnny Depp dans Las Vegas parano de Terry Gilliam.

Las Vegas parano
Christina Ricci et Benicio Del Toro dans Las Vegas parano de Terry Gilliam.

16 juillet 2017

Fumerie d’opium (1947) de Raffaello Matarazzo

Titre original : « La fumeria d’oppio »

Fumerie d'opiumLe Maestro est à la tête d’une organisation criminelle qui a transformé sa villa en fumerie d’opium. Ses hommes ayant tué une femme pour la voler, il fait accuser un toxicomane du meurtre. Mais la sœur du jeune homme veut tout faire pour le disculper et elle reçoit l’aide d’un mystérieux Za-la-Mort… Avant de se spécialiser dans les mélodrames, Raffaello Matarazzo a surtout réalisé des comédies et ce film policier constitue presque une transition entre ces deux périodes. L’histoire est en effet fortement teintée de mélodrame, celui d’une jeune femme qui tente de sauver son frère des griffes de la drogue. Elle reçoit l’aide d’une sorte de Robin des Bois qui a maille à partir avec la justice. La réalisation est loin d’être remarquable mais le plus gênant est l’interprétation outrée de la jeune femme qui, finalement, nous agace plus qu’elle nous apitoie. Et face à elle, son chevalier blanc manque singulièrement de charisme. L’ensemble n’est, il faut bien l’avouer, guère convaincant. Fumerie d’opium est un film particulièrement rare.
Elle:
Lui : 1 étoile

Acteurs: Emilio Ghione Jr., Mariella Lotti, Paolo Stoppa, Emilio Cigoli
Voir la fiche du film et la filmographie de Raffaello Matarazzo sur le site IMDB.

Voir les autres films de Raffaello Matarazzo chroniqués sur ce blog…

Remarque :
* Les quatre scénaristes sont Ettore Maria Margadonna, Raffaello Matarazzo, Mario Monicelli et Tullio Pinelli.

Fumerie d'opium
Emilio Ghione Jr. et Mariella Lotti dans Fumerie d’opium de Raffaello Matarazzo.

Fumerie d'opium
Emilio Cigoli et Adriana de Roberto dans Fumerie d’opium de Raffaello Matarazzo.