4 novembre 2022

Mimi métallo blessé dans son honneur (1972) de Lina Wertmüller

Titre original : « Mimì metallurgico ferito nell’onore »

Mimi métallo blessé dans son honneur (Mimì metallurgico ferito nell'onore)Carmelo Mardocheo, surnommé Mimì, un brave ouvrier sicilien, refuse de plier aux règles de la mafia. Privé de travail à cause de ses sympathies pour le parti communiste, il s’exile à Turin, laissant derrière lui sa femme. Devenu métallo, Mimi fait la connaissance de Fiore, jeune femme engagée dont il tombe fou amoureux. C’est alors que la mafia le rapatrie en Sicile car sa femme a une liaison avec un douanier local…
Mimi métallo blessé dans son honneur est un film italien écrit et réalisé par Lina Wertmüller. Il s’agit d’une comédie centrée sur le comportement du mâle italien, plus précisément du mâle sicilien. Dans ses meilleurs moments, le film peut évoquer Divorce à l’italienne mais Lina Wertmüller n’a pas le talent de Pietro Germi. Outre son usage immodéré du zoom et autres effets de caméra (endémiques, il est vrai, du cinéma des années soixante-dix), elle force trop le trait vers la caricature et même le grotesque dans son désir de choquer les esprits (la scène de l’accouplement de Mimì avec la femme du douanier en est le meilleur exemple). Le propos manque de subtilité mais l’ensemble reste amusant. Le film fut un très gros succès (mais pas en France).
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Giancarlo Giannini, Mariangela Melato, Agostina Belli, Luigi Diberti, Elena Fiore
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Mimi métallo blessé dans son honneur (Mimì metallurgico ferito nell'onore)Mariangela Melato, Giancarlo Giannini et Agostina Belli dans Mimi métallo blessé dans son honneur (Mimì metallurgico ferito nell’onore) de Lina Wertmüller.

30 octobre 2022

Oedipe Roi (1967) de Pier Paolo Pasolini

Titre original : « Edipo Re »

Oedipe Roi (Edipo Re)Oedipe Roi est un film ambitieux et complexe que Pier Paolo Pasolini décrit ainsi : « Ce film est autobiographique. Je raconte l’histoire de mon propre complexe d’Oedipe. Je raconte ma vie mystifiée, rendue épique par la légende d’Oedipe ». Le prologue, situé dans l’Italie des années 1920, « présente un nouveau-né cristallisant ce qui est communément appelé le complexe d’Oedipe (…) Son père, pour le punir, le prend par les pieds, accomplissant à travers le « symbole » du sexe (les pieds) une sorte de castration. Après quoi, dans la deuxième partie, commence la projection du mythe de ce fait psychanalytique. Oedipe roi se présente donc, dans cette deuxième partie, comme un énorme rêve du mythe qui se termine par un réveil, avec le retour à la réalité » (1).
Le film de Pier Paolo Pasolini est donc plus une interprétation qu’une adaptation de la tragédie de Sophocle. La représentation de la Grèce antique n’est d’ailleurs pas rigoureuse aux niveaux des costumes, ni des personnages, ni des lieux. Elle n’en a pas besoin. L’un des thèmes centraux est qu’il est difficile d’affronter l’énigme qui est en nous. Le grand malheur d’Oedipe est de savoir qu’il ne veut pas savoir ce qui est en lui. On retrouve cette contradiction entre ignorance et savoir dans tout le film et plus généralement dans toute l’œuvre de Pasolini. On peut reprocher au film une certaine austérité et un manque d’accessibilité mais il est indéniablement doté d’une belle force.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Silvana Mangano, Franco Citti, Alida Valli, Ninetto Davoli
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Remarque :
* Pasolini tient lui-même le rôle du grand prêtre qui vient sommer le roi de délivre la ville de la peste. A noter que, bien que située en milieu de film, la phrase qu’il récite est la première du texte de Sophocle.

(1) Pasolini, « Entretien avec Jean Narboni », Cahiers du cinéma, no 192,‎ juillet-août 1967

Oedipe Roi (Edipo Re)Silvana Mangano et Franco Citti dans Oedipe Roi (Edipo Re) de Pier Paolo Pasolini.

18 octobre 2022

Les Cannibales (1970) de Liliana Cavani

Titre original : « I cannibali »

Les cannibales (I cannibali)Dans une société ultra-totalitaire, les cadavres des rebelles sont laissés dans les rues en exemple. La population a l’interdiction des les déplacer. Une jeune femme décide de braver l’interdit pour enterrer son frère. Pour ce faire, elle va recevoir l’aide d’un homme étrange, venu de la mer et parlant une langue inconnue…
Les Cannibales est le deuxième long métrage de fiction réalisé par l’italienne Liliana Cavani. Le film est inspiré de la tragédie Antigone de Sophocle. L’influence de Pasolini, qui avait donné sa propre version de Oedipe trois ans plus tôt, se ressent ici et là mais Les Cannibales est avant tout un film politique, un pamphlet contre les dictatures militaires. La toute première scène et le générique sont assez stupéfiants (surtout si l’on ne connait pas le thème à l’avance comme ce fut mon cas) et tout le premier tiers du film impressionne et montre une certaine force dans le message délivré. Hélas, il faut reconnaitre que l’histoire tourne ensuite en rond, sans développement majeur ; les quelques prolongements ou pistes explorées se révèlent décevantes. Les Cannibales aurait fait un excellent court ou même moyen métrage. Même s’il ne parvient pas à garder notre intérêt, c’est aujourd’hui une curiosité qui s’inscrit pleinement dans son époque. Musique de Ennio Morricone.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Britt Ekland, Pierre Clémenti, Tomas Milian, Delia Boccardo, Marino Masé
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Les cannibales (I cannibali)Les cannibales (I cannibali) de Liliana Cavani.
Les cannibales (I cannibali)Britt Ekland et Pierre Clémenti dans Les cannibales (I cannibali) de Liliana Cavani.

23 juillet 2022

Au diable la misère (1945) de Gennaro Righelli

Titre original : « Abbasso la miseria! »

Au diable la misère (Abbasso la miseria!)A Rome, au lendemain de la Guerre, Nannina rêve de bien-être matériel. Elle reproche à son mari Giovanni, chauffeur de camion, de ne pas avoir le flair et la débrouillardise de son ami et voisin qui a su s’enrichir grâce au marché noir. Lors d’un déplacement à Naples, Giovanni prend sous son aile Nello, un enfant orphelin de mère et abandonné…
Gennaro Righelli fait partie de ces réalisateurs italiens oubliés. Il n’a pas laissé de grandes traces mais on le cite parfois pour avoir codifié les règles du drame mondain à l’époque du muet ou encore pour avoir tourné le premier film parlant italien en 1930. En fin de carrière, il a réalisé un diptyque qui s’inscrit dans la veine néoréaliste naissante : Au diable la misère (1945) et Au diable la richesse (1946), tous deux avec Anna Magnani. Dans ce premier film, il fustige l’esprit de « débrouillardise » qui pousse au marché noir et à l’escroquerie. Loin de toute caricature, le portrait des deux couples est mesuré, très réaliste. L’humour est bien présent, l’équilibre entre comédie et réalisme est parfait. Le jeu des acteurs (y compris Anna Magnani) est sans excès. Le film dresse également un portrait de l’Italie de 1945, certaines scènes sont tournées dans les rues de Rome et de Naples et montrent l’ampleur des destructions. Au diable la misère est un film qui mériterait d’être plus connu.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Anna Magnani, Nino Besozzi, Virgilio Riento, Marisa Vernati, Vito Annichiarico
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Au diable la misère (Abbasso la miseria!)Anna Magnani et Vito Annichiarico dans Au diable la misère (Abbasso la miseria!) de Gennaro Righelli.
Au diable la misère (Abbasso la miseria!)Nino Besozzi, Vito Annichiarico et Virgilio Riento dans Au diable la misère (Abbasso la miseria!) de Gennaro Righelli.

21 juillet 2022

Le Colosse de Rhodes (1961) de Sergio Leone

Titre original : « Il colosso di Rodi »

Le Colosse de Rhodes (Il colosso di Rodi)280 av. J.-C. L’île de Rhodes est gouvernée par le tyran Xerxès qu’un groupe de rebelles tente d’assassiner. Une énorme statue d’Apollon (le colosse) protège le port et le tyran envisage une alliance avec la Phénicie contre la Grèce. Darios, héros militaire grec, rend visite à son oncle à Rhodes. Il s’éprend de la jolie Diala, fille de l’architecte de la statue…
Le Colosse de Rhodes est un péplum italien réalisé par Sergio Leone. Lorsqu’il le dirige, le réalisateur a acquis une solide expérience durant la précédente décennie : il est l’un des assistants les plus recherchés de Cinecittà et excelle dans la maitrise des scènes de foule. Il est bien entendu difficile de déceler ici la patte du futur réalisateur de westerns, tout au plus peut-on deviner des similitudes dans le profil du héros (personnage extérieur, plutôt laconique, qui ne veut pas s’impliquer) et s’amuser à trouver des scènes qui ont un parfum de western (la scène finale par exemple). L’histoire est assez classique pour le genre, avec son lot de traitrises et cruautés ; comme souvent, de grandes libertés ont été prises par rapport à la vérité historique, des évènements qui se sont déroulés sur plusieurs siècles sont condensés en une seule époque. Les scènes d’ampleur sont remarquablement maitrisées et les acteurs bien dirigés (éviter toutefois la version doublée en français). L’ensemble se regarde sans déplaisir.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Rory Calhoun, Lea Massari, Georges Marchal, Conrado San Martín, Ángel Aranda, Mabel Karr, George Rigaud
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Le Colosse de Rhodes (Il colosso di Rodi)Lea Massari, Rory Calhoun et George Rigaud dans Le Colosse de Rhodes (Il colosso di Rodi) de Sergio Leone.

18 juillet 2022

Surcouf, le tigre des sept mers (1966) de Sergio Bergonzelli et Roy Rowland

Titre original : « Surcouf, l’eroe dei sette mari »

Surcouf, le tigre des sept mers (Surcouf, l'eroe dei sette mari)Au début du XIXe siècle, le lieutenant Robert Surcouf quitte Saint-Malo alors que le père de sa bien-aimée lui refuse la main de sa fille. Il va dans l’Océan Indien affronter les Anglais qui encerclent l’isle de France (île Maurice)…
Surcouf, le tigre des sept mers est un film franco-italo-espagnol réalisé par l’italien Sergio Bergonzelli et l’américain Roy Rowland. Son personnage central est un corsaire (rappelons que, à la différence des pirates, les corsaires attaquaient les bateaux ennemis en tant de guerre avec l’autorisation de leur gouvernement) interprété par Gérard Barray. Si l’acteur français n’a pas toute la brillance d’un Errol Flynn, il possède un certain charme et montre de l’éclat dans l’action. Il est très crédible en tous cas dans le rôle. Le scénario, certes assez classique, comporte suffisamment de péripéties pour conserver toute notre attention. Surcouf, le tigre des sept mers est un film de série B mais plutôt bien réalisé. Une suite des aventures de Surcouf, tournée par les mêmes réalisateurs, est sortie la même année : Tonnerre sur l’océan Indien (Il Grande colpo di Surcouf).
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Gérard Barray, Antonella Lualdi, Terence Morgan, Geneviève Casile, Armand Mestral
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Remarque :
* Le film a été vu en français et le doublage (ou plutôt la post-synchronisation puisque la très grande majorité des acteurs sont français) ajoute au côté vieillot.

Surcouf, le tigre des sept mers (Surcouf, l'eroe dei sette mari)Gérard Barray dans Surcouf, le tigre des sept mers (Surcouf, l’eroe dei sette mari) de Sergio Bergonzelli & Roy Rowland.

21 juin 2022

Les Basilischi (1963) de Lina Wertmüller

Titre original : « I basilischi »

Les Basilischi (I basilischi)Francesco, Sergio et Antonio sont trois jeunes hommes privilégiés qui vivent dans la ville provinciale de Minervino Murge en Italie, située entre les Pouilles et la Basilicate : le film est un portrait de leur vie trop imprégnée d’apathie et de provincialisme pour leur donner envie de partir vers d’autres destinations…
Les Basilischi (= Les Lézards) est un film italien sorti en 1963 mais que l’on n’a pu découvrir en France qu’à l’occasion de sa restauration en 2022. C’est le premier film de Lina Wertmüller, cinéaste italienne issue d’une famille de la haute aristocratie suisse. Elle en a écrit le scénario. La réalisatrice est alors très marquée par Fellini dont elle a été l’assistante sur 8 et ½. Le film est une chronique sociale centrée sur le quotidien de trois amis qui sont enfermés dans une société sclérosée où tout se sait, où rien ne bouge. Ils ne peuvent rencontrer une jeune fille sans respecter des règles compliquées et toute tentative libératrice est vouée à l’échec. En revanche, la parole est partout, on parle beaucoup mais on ne fait rien. Malgré la noirceur du constat, l’humour n’est pas absent, placé ici et là avec parcimonie. C’est un portrait social dont le ton paraît très juste. Les films ultérieurs de la réalisatrice ne présenteront pas toujours ces mêmes qualités.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Antonio Petruzzi, Stefano Satta Flores, Sergio Ferranino
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Les Basilischi (I basilischi)Sergio Ferranino, Stefano Satta Flores et Antonio Petruzzi dans Les Basilischi (I basilischi) de Lina Wertmüller.

24 mai 2022

Portier de nuit (1974) de Liliana Cavani

Titre original : « Il portiere di notte »

Portier de nuit (Il portiere di notte)Vienne, 1957. Max (Dick Bogarde), un ancien officier SS, est portier de nuit dans un palace hébergeant d’anciens nazis. Lorsque Lucia Atherton (Charlotte Rampling) vient loger avec son mari chef d’orchestre dans cet hôtel, Max reconnaît immédiatement en elle une ancienne déportée avec qui il eut une ardente passion sadomasochiste…
Portier de nuit est un film italien coécrit et réalisé par Liliana Cavani. A sa sortie, le film suscita de nombreuses polémiques tant dans le milieu du cinéma que chez les intellectuels. Il fut critiqué pour son « esthétique nazie » et la mise en scène malsaine et théâtrale à caractère sexuel d’une victime et de son bourreau (1). Aujourd’hui, l’argument reste recevable mais l’attrait de la nudité est bien moindre que dans les années soixante-dix. Le film a donc perdu tout (éventuel) pouvoir attractif sur ce plan (« attractif » dans le sens « capable d’attirer l’attention et de frapper les esprits »). En revanche, il reste très perturbant. Le sujet n’est pas en soi le nazisme mais plutôt une passion sadomasochiste extrême placée dans un environnement monstrueux, le nazisme. Les flashbacks sont assez glaçants, peu démonstratifs ; Liliana Cavani suggère plus qu’elle ne montre et il paraît difficile de l’accuser d’une fascination envers ces SS statufiés, dénués d’humanité. Elle n’a aucune indulgence non plus pour son personnage principal, Max, qui est clairement défini comme un monstre. Si l’ensemble est dérangeant, il est aussi doté d’une grande force. La comparaison a été souvent faite avec Les Damnés de Visconti (1969) mais il n’atteint pas son équilibre et il n’a pas son style remarquable.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Dirk Bogarde, Charlotte Rampling, Philippe Leroy, Gabriele Ferzetti, Giuseppe Addobbati, Isa Miranda
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(1) En particulier, Michel Foucault critiqua sévèrement cette vision sexualisée du nazisme : si pour lui, « le pouvoir a une charge érotique », il s’étonne que tout un « imaginaire érotique de pacotille [soit] placé maintenant sous le signe du nazisme ».

Portier de nuit (Il portiere di notte)Dirk Bogarde et Charlotte Rampling dans Portier de nuit (Il portiere di notte) de Liliana Cavani.

1 mai 2022

Au diable la richesse (1946) de Gennaro Righelli

Titre original : « Abbasso la ricchezza! »

Au diable la richesse (Abbasso la ricchezza!)Grâce au marché noir, une marchande de primeurs que la guerre a laissée veuve devient très riche. Elle quitte sa boutique et s’installe avec sa sœur dans une magnifique villa qui appartenait à un comte désormais ruiné. Son ambition est de s’intégrer à la haute société…
Gennaro Righelli fait partie de ces réalisateurs italiens oubliés. Il n’a pas laissé de grandes traces mais on le cite parfois pour avoir codifié les règles du drame mondain à l’époque du muet ou encore pour avoir tourné le premier film parlant italien en 1930. En fin de carrière, il a réalisé un diptyque qui s’inscrit dans la veine néoréaliste naissante : Au diable la misère (1945) et Au diable la richesse (1946), tous deux avec Anna Magnani. Dans ce second film, il fustige l’attrait de l’argent et l’aspiration à s’élever socialement en tournant le dos à ses origines. Ce qui va arriver à cette femme est assez prévisible mais le film reste intéressant par la peinture de la société italienne de l’après-guerre. Avec son exubérance habituelle, Anna Magnani campe un personnage doté d’une forte présence. Face à elle, Vittorio De Sica montre une belle noblesse de sentiments.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Anna Magnani, Vittorio De Sica, Virgilio Riento, Laura Gore
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Au diable la richesse (Abbasso la ricchezza!)Virgilio Riento, Anna Magnani, Guiseppe Porelli et Vittorio De Sica dans Au diable la richesse (Abbasso la ricchezza!) de Gennaro Righelli.

30 mars 2022

Le Célibataire (1955) de Antonio Pietrangeli

Titre original : « Lo scapolo »

Le Célibataire (Lo scapolo)Paolo Anselmi est célibataire et il entend bien le rester. Il court les femmes et voudrait multiplier les aventures. Mais la vie de Paolo est solitaire et toutes ses tentatives de séduction ne sont pas couronnées de succès…
Le Célibataire est un film italien réalisé par Antonio Pietrangeli. Il en a coécrit le scénario avec Ruggero Maccari et Ettore Scola. Alberto Sordi était déjà assez connu et commençait à enchaîner les tournages. Ici, son personnage est celui qu’il interprétera si souvent, un « italien moyen » un peu lâche et plutôt pitoyable. Le propos fustige le machisme ambiant, le refus du mariage reposant sur la crainte de perdre une liberté fantasmée, nourrie par les affabulations et récits d’aventures. Si le thème général paraît bien classique, il faut garder à l’esprit que nous sommes en 1955, donc au tout début de la grande époque de la comédie italienne. Le scénario est assez libre dans les enchainements de scènes, l’ensemble manque parfois un peu de liant ; ce sont des tranches de vie. Le film peine à s’envoler et reste assez mineur, mais sa date de sortie pousse à une certaine indulgence.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Alberto Sordi, Sandra Milo, Nino Manfredi, Madeleine Fischer
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Remarque :
* Alberto Sordi est resté célibataire toute sa vie.

Le Célibataire (Lo scapolo)Alberto Sordi dans Le Célibataire (Lo scapolo) de Antonio Pietrangeli.