11 octobre 2026

Battlestar Galactica : The Plan (2009) de Edward James Olmos

Titre original : « The Plan »

Battlestar Galactica : The Plan (The Plan)Lorsque l’attaque initiale des Cylons contre les Douze Colonies échoue à réaliser l’extermination complète de la vie humaine comme prévu, les deux Cavil infiltrés sur le Galactica et Caprica doivent improviser pour détruire les survivants humains…
Battlestar Galactica : The Plan est un film américain écrit par Jane Espenson et réalisé par Edward James Olmos (l’acteur qui interprète le commandant Adama). Alors que la diffusion de la série Battlestar Galactica était à peine terminée, l’intention des producteurs était d’en raconter le début à travers les yeux des Cylons infiltrés parmi les humains. Ceci devait permettre de mieux dévoiler leur plan diabolique. Hélas, on connaissait déjà et il n’y a absolument aucun élément nouveau. Notons que l’histoire doit être difficile à suivre si l’on n’a pas vu le film ou la série qui ont précédé. Le récit est en plus assez décousu. Le personnage principal est Cavil, interprété par Dean Stockwell, dont les deux copies évoluent de façon différente. D’une manière générale, les « machines » s’humanisent au contact des humains ce qui est un concept de scénario conventionnel (et plutôt naïf, soit dit en passant). Aucune création ici, simplement du recyclage. Deux suites étaient prévues mais furent abandonnées du fait de ventes décevantes.
Elle: –
Lui : 2 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Dean Stockwell, Grace Park, Lymari Nadal, Tricia Helfer, Edward James Olmos
Voir la fiche du film et la filmographie de Edward James Olmos sur le site IMDB.

Remarque :
Le film n’est pas sorti en salles, seulement à la télévision et en DVD. La version télévisée était amputée d’une vingtaine de minutes.

Dean Stockwell dans Battlestar Galactica : The Plan (The Plan) de Edward James Olmos.
(photo publicitaire)

La saga Battlestar Galactica :
Chronologie originale :
Battlestar Galactica (1978) film de 2h21 qui servit de pilote à la série
Battlestar Galactica (1978-1979) série originale de 24 épisodes
Galactica 1980 (1980) série de 10 épisodes (suite de la série)

Nouvelle chronologie (reboot) :
Battlestar Galactica (2003) mini-série de 2 épisodes remontée en un film de 3 heures (= pilote de la nouvelle série)
Battlestar Galactica (2004-2009, 4 saisons) série principale de 74 épisodes
Battlestar Galactica : Razor (2007) film TV (chronologie = fin saison 2 de la série 2004)
Battlestar Galactica : The Plan (2009) film TV (point de vue des Cylons)

Prequels :
Caprica (2010) série de 19 épisodes
Battlestar Galactica: Blood & Chrome (2012) web-série de 12 épisodes de 10 minutes remontée en un film de 1h30 (chronologie = après Caprica)

9 octobre 2026

Pour elle (2008) de Fred Cavayé

Pour elleLisa et Julien Auclert mènent une vie heureuse et sans histoire avec leur fils Oscar. Mais leur vie bascule quand, un matin, la police vient arrêter Lisa pour meurtre. Elle est condamnée à vingt ans de prison. Persuadé de l’innocence de sa femme, Julien décide de la faire évader…
Pour elle est un film français réalisé par Fred Cavayé, son premier long métrage. Il en a écrit le scénario avec Guillaume Lemans. Leur idée de départ était d’explorer ce qui détermine le courage chez certains individus et se demander jusqu’où on peut aller par amour. C’est donc à la fois un polar et une histoire d’amour. Le film repose sur Vincent Lindon qui est de presque toutes les scènes. Sans surprise (car il excelle dans genre de rôles), il exprime bien la détermination sans failles de son personnage. L’histoire n’est pas très crédible et l’ensemble m’est apparu long et sans surprises mais ce n’est pas l’avis général car le film a été bien accueilli par la critique et le public. En outre, il a été refait aux Etats Unis.
Elle: –
Lui : 2 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Vincent Lindon, Diane Kruger
Voir la fiche du film et la filmographie de Fred Cavayé sur le site IMDB.
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Voir les autres films de Fred Cavayé chroniqués sur ce blog…

Remake :
Les Trois Prochains Jours (The Next Three Days), film américain de Paul Haggis (2010) avec Russell Crowe et Elizabeth Banks.

Vincent Lindon et Diane Kruger dans Pour elle de Fred Cavayé.

9 septembre 2026

Battlestar Galactica: Razor (2007) de Félix Enríquez Alcalá

Battlestar Galactica: RazorLee Adama vient d’être nommé commandant du Battlestar Pegasus. Il choisit de prendre la jeune Kendra Shaw comme second malgré sa réputation d’insubordination car elle symbolise l’héritage du vaisseau…
Battlestar Galactica: Razor est un téléfilm américain écrit par Michael Taylor réalisé par Félix Enríquez Alcalá. Bien que diffusé à la télévision juste avant le début de la saison 4 de la série Battlestar Galactica, l’histoire nous renvoie vers la fin de saison 2 (environ 2.17). Le scénario mêle la première mission de Lee Adama en tant que commandant du Pegasus avec plusieurs flashbacks qui évoquent les débuts de Kendra Shaw sur ce vaisseau alors commandé par l’amiral Cain, une heure seulement avant l’attaque massive des Cylons. Il s’agit donc d’une histoire originale qui vient compléter la saison 2 et qui se montre assez complète dans son équilibre. L’ensemble est assez riche, toujours avec des personnages d’une belle profondeur. Bien que l’histoire fonctionne comme une unité séparée, il faut le considérer comme un ajout à la série plutôt qu’un film autonome qui permettrait un premier abord de la saga.
Elle: –
Lui : 3 étoiles

Lecteurs : (1 note(s), moyenne : 5,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Jamie Bamber, Stephany Jacobsen, Michelle Forbes, Katee Sackhoff, Tricia Helfer
Voir la fiche du film et la filmographie de Félix Enríquez Alcalá sur le site IMDB.
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Remarque :
La version diffusée à la télévision est plus courte de 10 à 15 minutes (cette différence était voulue dès le départ par les producteurs).

Stephany Jacobsen, Jamie Bamber et Katee Sackhoff dans Battlestar Galactica: Razor.

16 avril 2026

Mission: Impossible III (2006) de J.J. Abrams

Mission: Impossible IIIEthan Hunt espérait avoir tourné une page en quittant le service actif de la Force Mission Impossible afin de se consacrer tout entier à sa ravissante fiancée, l’infirmière Julia Meade, qui ignore son véritable métier. Mais lorsque Lindsey, une agent chargée de surveiller un trafiquant, « tombe » à Berlin, il est approché par le directeur adjoint des opérations afin d’effectuer une mission spéciale pour la sauver…
Mission impossible 3 est un film américain réalisé par J. J. Abrams. Il s’agit du troisième opus de la franchise cinématographique inspirée de la série télévisée Mission impossible. Bien qu’un peu plus fourni que précédemment, le scénario n’est pas le point fort du film et se montre d’autant plus prévisible que l’on nous montre une scène presque finale en ouverture. Il faut aussi accepter certaines incohérences. En revanche, les scènes d’action sont réussies, trépidantes (parfois au prix d’une certaine confusion), presque fatigantes. Pour un premier long métrage, la réalisation de J.J. Abrams est bien maitrisée. Le film a connu un certain succès qui reste toutefois, à ce jour, le plus faible de toute la saga.
Elle: –
Lui : 2 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Tom Cruise, Michelle Monaghan, Ving Rhames, Philip Seymour Hoffman, Billy Crudup, Jonathan Rhys Meyers, Keri Russell, Maggie Q, Simon Pegg, Eddie Marsan, Laurence Fishburne
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Tom Cruise dans Mission: Impossible III de J.J. Abrams.

14 février 2026

Nos jours heureux (2006) de Eric Toledano et Olivier Nakache

Nos jours heureuxVincent Rousseau dirige pour la première fois une colonie de vacances et se retrouve plongé pendant trois semaines dans l’univers des colos avec petites histoires et gros soucis à la clef! Vincent est confronté à la vie mouvementée du camp, de ses animateurs plus ou moins professionnels et des ados pas toujours évidents à gérer…
Nos jours heureux est un film français écrit et réalisé par Éric Toledano et Olivier Nakache. Les deux réalisateurs ont été eux-mêmes animateurs en colonies de vacances, c’est même à cette occasion qu’ils se sont rencontrés. Ils avaient déjà traité le sujet en court-métrage, Ces jours heureux en 2001 avec Lorànt Deutsch, qui ne montrait que le départ des enfants en car et l’arrivée. Ils ont rajouté tout le séjour et développé les personnages en se basant, disent-ils, sur leurs souvenirs. Ils n’évitent pas les stéréotypes et les exagérations mais le film convainc par sa bonne humeur, sa bienveillance et son humour. Le film a été bien accueilli par le public et a servi de tremplin pour la carrière des deux réalisateurs et celle de Jean-Paul Rouve et d’Omar Sy.
Elle: 3 étoiles
Lui : 3 étoiles

Lecteurs : (4 note(s), moyenne : 3,75 sur 5, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Jean-Paul Rouve, Marilou Berry, Omar Sy, Lannick Gautry, Julie Fournier, Guillaume Cyr, Joséphine de Meaux, Jacques Boudet, Jean Benguigui
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Marilou Berry, Lannick Gautry, Jean-Paul Rouve, Joséphine de Meaux, Omar Sy et Guillaume Cyr dans Nos jours heureux de Olivier Nakache et Éric Toledano.

22 août 2025

Speed Racer (2008) de Lana Wachowski et Lilly Wachowski

Speed RacerNé dans une famille passionnée de courses automobiles, Speed Racer est un jeune prodige du volant. Lorsque qu’il refuse une offre du corrompu P.D.G. des Industries Royalton, le jeune homme découvre que tout n’est pas rose dans le sport qu’il adore…
Speed Racer est un film d’action américain écrit et réalisé par les Wachowski. Il s’agit de l’adaptation du manga homonyme de Tatsuo Yoshida créé en 1966 et adapté en série animée japonaise en 1967. Cette parenté se ressent dans le film car les Wachowski ont adopté un style novateur, un patchwork d’images qui évoquent l’univers comix. C’est un festival d’images composites, il y a de tout : de la 2D, de la fausse 3D, de la 3D et les scènes de courses sont totalement débridées (ce sont des courses semi-virtuelles où tous les coups, ou presque, sont permis et où les voitures sont capables de prouesses étonnantes). Ces scènes d’action sont le point fort du film. Les autres scènes, plus réelles et avec des dialogues un peu basiques, paraissent souvent un peu longues. Le ton général est assez enfantin. Venant cinq ans après la trilogie Matrix, le film a dérouté la critique et le public ; ce fut un échec commercial. Le film est pourtant amusant et ébouriffant.
Elle: –
Lui : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Emile Hirsch, John Goodman, Matthew Fox, Christina Ricci, Susan Sarandon, Kick Gurry
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Emile Hirsch dans Speed Racer de Lana et Lilly Wachowski.
Christina Ricci, Susan Sarandon, John Goodman, Emile Hirsch et Kick Gurry
dans Speed Racer des frères/soeurs Wachowski

1 février 2025

Mensonges d’état (2008) de Ridley Scott

Titre original : « Body of Lies »

Mensonges d'état (Body of Lies)Ancien journaliste de guerre, Roger Ferris a été recruté par la CIA pour traquer l’un des leaders d’Al-Qaïda. Il reçoit ses ordres d’Ed Hoffman, chef de la division Moyen-Orient de la CIA, qui lui dicte ses ordres depuis sa villa de banlieue américaine, poursuivant en parallèle sa vie familiale tranquille d’Américain moyen. Il s’associe également avec le chef des services secrets jordaniens, dont il est difficile de gagner la confiance…
Mensonges d’État est un film d’espionnage américain réalisé par Ridley Scott. Le scénario a été écrit par William Monahan en s’inspirant d’un roman du journaliste David Ignatius. Il convient de replacer ce film dans son époque, post-11 septembre, alors que le chef du mouvement terroriste était toujours recherché. Le récit, dans le style de John Le Carré, mêle assez brillamment réalité et fiction mais on peut lui reprocher de trop respecter les conventions du genre. La réalisation est parfaitement maitrisée. Ridley Scott est expert pour filmer avec plusieurs caméras ce qui facilite l’immersion et la vitalité. Leonardo DiCaprio fait une bonne prestation. Le film n’a pas eu le succès attendu.
Elle: –
Lui : 3 étoiles

Lecteurs : (1 note(s), moyenne : 4,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Leonardo DiCaprio, Russell Crowe, Mark Strong, Golshifteh Farahani, Oscar Isaac, Ali Suliman
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Russell Crowe et Leonardo DiCaprio dans Mensonges d’état (Body of Lies) de Ridley Scott.

18 octobre 2024

5 Centimètres par seconde (2007) de Makoto Shinkai

Titre original : « Byôsoku 5 senchimêtoru »

5 Centimètres par seconde (Byôsoku 5 senchimêtoru)Tous deux élèves de primaire, Takaki et Akari se sont liés d’une forte amitié grâce à leur amour commun de la lecture. Mais la jeune fille déménage. Faute de mieux, les deux amis commencent donc à s’échanger des lettres. Un jour d’hiver, Takaki décide d’aller rendre visite à son amie pour lui dévoiler ses vrais sentiments…
5 Centimètres par seconde est un film d’animation japonais écrit et réalisé par Makoto Shinkai, son deuxième long métrage. Il est formé de trois histoires centrées sur un garçon nommé Takaki Tono, que l’on retrouve à quelques années d’intervalle. Le film est assez court (1h03). C’est un récit empreint d’une grande délicatesse sur les amours adolescentes, sur les difficultés de rapprochement, sur les chemins qui s’écartent et provoquent l’éloignement. Cette délicatesse n’empêche pas Makoto Shinkai de créer des moments intenses et des images rendues fortes par la façon dont il les amène. Il a un réel talent de conteur. Le dessin est superbe. Même si ce film est un peu moins enthousiasmant que les réalisations ultérieures de Makoto Shinkai, il possède un grand charme qui le rend séduisant. Il a connu un grand succès au Japon.
Elle: –
Lui : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs:
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Remarque :
5 centimètres par seconde, c’est la vitesse de chute des pétales de cerisier au printemps. Comme on le sait, ces pétales de cerisier ont de nombreuses significations dans la civilisation japonaise. L’article Wikipedia sur le film propose cette symbolique : « Les pétales sont la représentation métaphorique de l’homme, rappelant la lenteur de la vie et la manière dont les gens se rapprochent pour lentement s’éloigner l’un de l’autre. »

5 Centimètres par seconde (Byôsoku 5 senchimêtoru) de Makoto Shinkai.
5 Centimètres par seconde (Byôsoku 5 senchimêtoru) de Makoto Shinkai.

13 octobre 2024

Adieu Gary (2009) de Nassim Amaouche

Adieu GaryAu milieu de nulle part, une petite cité ouvrière vidée de sa population depuis quelques années déjà. Pourtant, certains habitants ont décidé d’y rester, parce que c’est là qu’ils sont nés et qu’ils ont grandi. C’est le cas de Francis, ouvrier consciencieux qui continue d’entretenir la machine sur laquelle il a travaillé toute sa vie. Samir, son fils, revient dans le quartier après une longue absence. Il y aussi aussi Maria, la voisine, vivant seule avec son fils José qui veut croire que son père est Gary Cooper…
Adieu Gary est le premier long métrage de Nassim Amaouche, trentenaire français d’origine Kabyle. Il signe un film assez délicat. Il ne s’y passe pas grand chose, c’est plutôt le portrait d’un petit groupe de personnes, issus du monde ouvrier et attaché à un lieu appelé à disparaître. Ce lieu est très particulier et photogénique : il s’agit d’une ancienne cité ouvrière (1), une longue rue bordée de platanes, un petit monde à lui tout seul. Il évoque un paysage texan de western. Nassim Amaouche a tenu à éviter tout misérabilisme, s’il transmet un message, il le fait par petites touches, avec humour parfois. Également producteur sur le projet, Jean-Pierre Bacri fait une belle interprétation.
Elle: 4 étoiles
Lui : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Jean-Pierre Bacri, Dominique Reymond, Yasmine Belmadi, Mhamed Arezki, Sabrina Ouazani
Voir la fiche du film et la filmographie de Nassim Amaouche sur le site IMDB.
Voir la fiche du film sur AlloCiné.

Remarque :
• La musique du film a été composée par le Trio Joubran, groupe palestinien composé de trois frères virtuoses du oud.
• Les extraits de films avec Gary Cooper sont tirés de Vera Cruz (1954) et de L’Homme de l’Ouest (1958).

(1) La Cité Blanche du Teil (Ardèche) est une cité ouvrière construite par le groupe Lafarge au début du siècle, qui a compté jusqu’à 1200 habitants et n’en abritait plus que 4 au moment du tournage (la dernière résidente est décédée en 2021 après y avoir habité 75 ans). L’usine Lafarge, quant à elle, est toujours en activité. Cette cité ouvrière au milieu de nulle part comprenait logements, chapelle, cercle de réunion (sorte de maison du peuple) et école. (Voir sur Google Maps)

Jean-Pierre Bacri et Dominique Reymond dans Adieu Gary de Nassim Amaouche.
Yasmine Belmadi et Mhamed Arezki dans Adieu Gary de Nassim Amaouche.

6 septembre 2024

Agora (2009) de Alejandro Amenábar

AgoraAu IVe siècle à Alexandrie, à une époque où le christianisme gagne en importance, Hypatie est une philosophe agnostique attachée au progrès du savoir. Fille de Théon, gardien de la Bibliothèque d’Alexandrie, elle dirige l’école platonicienne qui la jouxte. Elle enseigne les théories d’Euclide, et tente d’approfondir le modèle géocentrique de Ptolémée pour déterminer les lois exactes qui régissent l’univers…
Agora est un péplum espagnol coécrit et réalisé par Alejandro Amenábar. Il s’inspire librement de la vie d’Hypatie d’Alexandrie pour mettre en scène le thème du conflit entre science et religion. La reconstitution est soignée avec de nombreux rebondissements et de beaux effets spéciaux. Tout cela serait parfait si la vérité historique n’était pas si malmenée. Pour dresser une sévère charge contre le fondamentalisme chrétien contemporain et contre l’obscurantisme (intentions certes louables), Alejandro Amenábar modèle les évènements à sa guise : les destructions par les conflits religieux sont amplifiés (par exemple la Bibliothèque d’Alexandrie était déjà probablement en ruines à cette époque et, si les circonstances de la mort d’Hypatie sont particulièrement dramatiques, les causes n’ont rien à voir avec le fait qu’elle soit agnostique ou une femme). De plus, le procédé d’habiller les chrétiens de façon uniforme pour les faire ressembler à des Talibans est pour le moins douteux. Enfin, Hypatie était en réalité plus philosophe que mathématicienne et rien ne laisse supposer qu’elle aurait pu défendre l’héliocentrisme et, encore moins, découvrir la nature elliptique des orbites (plus de 1000 ans avant Kepler s’il vous plait, allons-y gaiement). Tout le récit ne repose que sur des « hypothèses de scénariste ». Certes la démonstration des dangers du fanatisme religieux est énergique, mais la fin justifie-t-elle les moyens ? Sur le plan cinématographique, la réalisation est parfaitement maitrisée, les décors sont assez remarquables et jugés assez justes (à la différence des costumes qui sont farfelus). Le succès fut important.
Elle: –
Lui : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Rachel Weisz, Max Minghella, Oscar Isaac, Ashraf Barhom, Michael Lonsdale, Rupert Evans, Homayoun Ershadi
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Voir les autres films de Alejandro Amenábar chroniqués sur ce blog…

Oscar Isaac et Rachel Weisz dans Agora de Alejandro Amenábar.
La ville d’Alexandrie dans Agora de Alejandro Amenábar.

Voir la précédente critique : Agora …. (oups, j’aurai juré ne l’avoir jamais vu!)