6 août 2019

Saint Laurent (2014) de Bertrand Bonello

Saint LaurentL’année 2014 a vu deux films dédiés à Yves Saint Laurent sortir sur les écrans français. Celui de Bertrand Bonello se concentre sur une décennie, de 1967 à 1976, pour montrer comment le créateur de mode s’est inscrit dans cette période qui a vu tant de bouleversements sociaux et de changements dans les moeurs. Ce n’est donc pas un biopic classique mais plutôt une tentative de restituer l’esprit du temps. Bertrand Bonello insiste donc beaucoup sur l’atmosphère de libération des esprits mais, en pratique, son propos se résume à aligner d’interminables scènes de boîte de nuit et d’ingurgitations de stupéfiants ou d’alcools divers. Il s’attarde également sur sa relation homosexuelle avec Jacques de Bascher ; en revanche, Pierre Bergé n’est montré que comme un homme d’affaires, ne pensant qu’à l’argent. On ne peut pas dire que Yves Saint Laurent sorte grandi de cette évocation qui le montre beaucoup plus appliqué à se détruire qu’à créer. Le film de Bertrand Bonello, en outre indéniablement trop long, apparaît juste comme un patchwork de scènes évoquant les aspects les plus débridés des années soixante-dix. Le film a été louangé par la critique, beaucoup moins par le public.
Elle: 3 étoiles
Lui : 1 étoile

Acteurs: Gaspard Ulliel, Jérémie Renier, Louis Garrel, Léa Seydoux
Voir la fiche du film et la filmographie de Bertrand Bonello sur le site IMDB.
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Saint LaurentGaspard Ulliel et Louis Garrel dans Saint Laurent de Bertrand Bonello.

Remarques :
* Si le film de Jalil Lespert a reçu l’aval de Pierre Bergé, il n’en est pas de même pour celui de Bertrand Bonello. Le compagnon de toujours du couturier était opposé au tournage.
* Bertrand Bonello est né en 1968.

Saint LaurentJérémie Renier est Pierre Bergé  et Gaspard Ulliel est Yves Saint Laurent dans Saint Laurent de Bertrand Bonello.

9 février 2019

Outland… Loin de la Terre (1981) de Peter Hyams

Titre original : « Outland »

Outland... Loin de la TerreDans un futur lointain, le marshal fédéral O’Neil vient d’arriver sur les lieux de sa nouvelle affectation : un vaste complexe minier situé sur Io, l’une des lunes de Jupiter, uniquement relié à la civilisation par une navette hebdomadaire. A peine arrivé, il se trouve confronté à une série de suicides inexpliqués…
Ecrit et réalisé par Peter Hyams, Outland reprend le thème de High Noon (Le train sifflera trois fois) : un shérif, abandonné de tous, doit faire face à des hommes de main venus pour le tuer. Hormis le fait de placer l’action dans le futur, Peter Hyams enrichit cette base de scénario en lui adjoignant un élément de thriller et aussi une critique des dérives du système capitaliste, la recherche du profit à tout prix. L’histoire reste relativement simple toutefois mais l’atmosphère créée est particulièrement forte avec une tension qui ne fait que croître à mesure que le film avance. Bien qu’américain, le film a été tourné entièrement en Angleterre. Ses effets spéciaux sont fort bien intégrés. Dans la science-fiction, Outland est un film assez à part. Certains appellent cela un « Space Western ».
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Sean Connery, Peter Boyle, Frances Sternhagen, James Sikking
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Remarque :
* Outland est le premier film à utiliser le système Introvision pour ses décors futuristes. Introvision était une variante élaborée de projection frontale (système où l’axe de la caméra et l’axe de projection sont confondus, ce qui évite de voir les ombres des personnages). Le système Introvision permet notamment aux acteurs de passer derrière un élément du décor projeté. Assez efficace, ce système a été rendu obsolète dans la décennie suivante par les images créées sur ordinateur.

Outland
James Sikking et Sean Connery dans Outland… Loin de la Terre de Peter Hyams.

Outland

Outland
Outland

8 janvier 2019

Tchao Pantin (1983) de Claude Berri

Tchao pantinLe pompiste de nuit d’une station du 18e arrondissement de Paris noie une profonde et permanente tristesse dans l’alcool. Un soir, un jeune juif arabe, petit trafiquant sans envergure, vient se réfugier dans sa station pour échapper à une ronde de police. Il se prend d’amitié pour lui…
Adapté d’un roman d’Alain Page, Tchao Pantin est un film écrit et réalisé par Claude Berri. L’histoire paraîtrait certainement bien plus anodine avec un autre casting : c’est son interprétation qui rend le film remarquable et plus précisément Coluche, pris ici à contre-emploi, en totale opposition avec son image de comique. Il donne une grande profondeur et une grande humanité à son personnage, nous faisant palper son insondable tristesse. A noter que Coluche traversait alors une période difficile dans sa vie personnelle. Face à lui, Richard Anconina montre un certain talent, le film sera pour lui un tremplin. Les décors sont d’Alexandre Trauner. Tchao Pantin sera cinq fois récompensé aux Césars 1984.
Elle: 3 étoiles
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Coluche, Richard Anconina, Agnès Soral, Philippe Léotard
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Tchao Pantin
Coluche et Richard Anconina dans Tchao Pantin de Claude Berri.

20 décembre 2018

Bully (2001) de Larry Clark

BullyDans une petite ville de Floride, un petit groupe d’adolescents s’occupe pendant l’été entre plage, drogue et sexe. Bobby et Marty sont amis depuis toujours mais leur relation est marqué par la domination, les humiliations et violences de Bobby sur Marty …
Bully (« to bully » en anglais = brutaliser) est basé sur un fait divers, le meurtre de Bobby Kent survenu en juillet 1993. Comment sept adolescents, plutôt oisifs et aisés, peuvent-ils décider de tuer un huitième et passer à l’acte sans l’ombre d’un remords ? Le film de Larry Clark ne répond pas vraiment à la question si ce n’est qu’il met en relief l’omniprésence de la drogue. Le cinéaste porte un regard plutôt bienveillant sur ces adolescents, on le sent en empathie avec eux et dresse un portrait très noir de la victime comme s’il voulait nous prouvait qu’il méritait son sort. Ils filment les corps de très près mais reste en surface, sans chercher à ce qui passe réellement dans leurs têtes. Son film est néanmoins troublant, un peu terrifiant, le jeu particulièrement naturel des acteurs participant à créer ce trouble.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Brad Renfro, Bijou Phillips, Rachel Miner, Nick Stahl, Michael Pitt, Leo Fitzpatrick, Kelli Garner, Daniel Franzese
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Bully
Rachel Miner, Bijou Phillips, Kelli Garner et Daniel Franzese dans Bully de Larry Clark.

10 juillet 2018

Un faux mouvement (1992) de Carl Franklin

Titre original : « One False Move »

Un faux mouvementAprès le braquage particulièrement sanglant de trafiquants de drogue, la police de Los Angeles cherche une piste pour traquer les meurtriers en fuite. Deux enquêteurs se rendent dans une petite ville de l’Arkansas où ils ont des attaches familiales. Le shérif de la bourgade voit leur arrivée d’un bon œil, il y voit là un espoir de promotion…
Sur un scénario écrit par Billy Bob Thornton et Tom Epperson, Un faux mouvement est la première grande réalisation de Carl Franklin qui a débuté comme acteur de télévision. La force du film est dans ses personnages, assez bien définis quoiqu’un peu typés, et dans son rythme, relevé par de soudaines poussées de tension. Même s’il fournit quelques scènes savoureuses, ce n’est pas le trio des braqueurs qui est au centre du film, c’est plutôt le personnage du jeune shérif local envieux de ses confrères de la grande ville ; la confrontation entre police des villes et des champs en quelque sorte. La réalisation est efficace et soignée. A noter que la scène d’ouverture est particulièrement violente. L’ensemble peut évoquer certains films des frères Coen, sans toutefois être aussi abouti. Un faux mouvement a été remarqué et a reçu plusieurs prix mais sa distribution est restée limitée.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Bill Paxton, Cynda Williams, Billy Bob Thornton, Michael Beach, Jim Metzler, Earl Billings
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Remarque :
* Ne pas confondre ce film avec Faux Mouvement (Falsche Bewegung), film allemand réalisé par Wim Wenders en 1975.

Un faux mouvement
Bill Paxton est un shérif pittoresque dans Un faux mouvement de Carl Franklin.

One false move
Michael Beach, Cynda Williams et Billy Bob Thornton, les trois braqueurs de Un faux mouvement de Carl Franklin.

27 janvier 2018

Bedside (1934) de Robert Florey

BedsideBob Brown est assistant-radiologiste. Il ne lui manque qu’une année d’études pour pouvoir être médecin mais, pris par le démon du jeu, n’a plus l’argent nécessaire. Il a même perdu ainsi l’argent que Caroline, une collègue infirmière amoureuse de lui, lui avait prêté pour aller étudier à Chicago. Il va néanmoins trouver un subterfuge pour éviter de lui avouer la vérité…
Réalisé par Robert Florey, Bedside est un de ces films tournés rapidement du milieu des années trente. L’histoire met en relief les dangers de l’utilisation des techniques de la publicité dans le monde de la médecine : bien conseillé et pris en main par un agent, un charlatan peut ainsi acquérir une réputation et une belle (et riche) clientèle. Il est difficile de détecter aujourd’hui jusqu’à quel point cette histoire est crédible (le critique du New York Times de l’époque ne semble toutefois pas la trouver irréaliste). Si le film manque d’impact, ce n’est pas du fait de ses acteurs qui font une bonne prestation, mais plutôt du fait du scénario qui se montre assez terne. Certaines scènes qui auraient pu être fortes sont expédiées en quelques secondes et l’épilogue paraît un peu saugrenu.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Warren William, Jean Muir, Allen Jenkins, David Landau, Donald Meek
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Remarque :
* Robert Florey est très réputé pour ses écrits sur Hollywood :
Voir les livres écrits par Robert Florey

Bedside
Warren William, Donald Meek et Jean Muir dans Bedside de Robert Florey.

Bedside
Warren William et Jean Muir dans Bedside de Robert Florey.

14 janvier 2018

Fritz le chat (1972) de Ralph Bakshi

Titre original : « Fritz the Cat »

Fritz le chatEtudiant contestataire, Fritz drague les filles en leur proposant de découvrir la « vérité » (en réalité, il les emmène fumer des pétards dans une baignoire), met le feu à son quartier en brûlant ses livres, se laisse entrainer par un certain Duke dans un virée folle dans une voiture volée, etc…
Librement basé sur le personnage éponyme créé par le dessinateur Crumb, Fritz le chat est un film d’animation qui fit l’effet d’une bombe à sa sortie. Cette production indépendante réalisée avec un petit budget a connu un très grand succès et a exposé à grande échelle un personnage fort de la contre-culture américaine. Rejeton turbulent et un peu trash de la culture hippie, Fritz est totalement à l’opposé des personnages lisses des dessins animés traditionnels. L’animation regorge d’idées visuelles et les couleurs éclatent à l’écran. Le scénario est bien entendu un peu confus, un joyeux bazar qui part dans tous les sens. Le grand succès du film a enfanté toute une flopée de films d’animation X dont une suite, The Nine Lives of Fritz the Cat, assez unanimement jugée mauvaise et qui n’est même pas sortie en France.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs:
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Fritz le chat
Fritz le chat de Ralph Bakshi.

Remarques :
* Fritz the Cat est le premier film d’animation classé X.
* Crumb a finalement fait un procès au réalisateur Ralph Bakshi et au producteur Steve Krantz pour que son nom soit retiré du générique. Les raisons données par les deux parties diffèrent. Il semble toutefois probable que le désaccord portait sur le contenu politique du scénario, le personnage de Fritz étant bien plus radical sous le crayon de Crumb que dans le film.
* Crumb s’est vengé en tuant son personnage fétiche peu après la sortie du film dans sa bande dessinée Fritz the Cat Superstar publié en 1972. Fritz y est dépeint comme une vedette d’Hollywood arrogante et exploitée par ses producteurs et son agent (caricatures de Bakshi et Krantz) et reçoit finalement un coup mortel de pic à glace par un truand de passage.
* Fritz est la version contre-culture de Felix le chat (Felix the Cat), le célèbre personnage de dessin animé américain. Ce chat noir et blanc est apparu pour la première fois dans le film Feline Follies en 1919.

6 décembre 2017

Foxy Brown (1974) de Jack Hill

Foxy BrownLorsque son ami est tué par des truands, la belle Foxy Brown part en guerre contre une organisation de trafiquants de drogue…
Foxy Brown est l’un des films les plus emblématiques du genre blaxploitation (films commerciaux à petit budget destinés au public noir) des années soixante-dix. Il est aujourd’hui connu pour avoir inspiré Tarantino pour son Jackie Brown (1997). Foxy Brown était censé être une suite à Coffy sous le titre « Burn, Coffy, Burn! » mais American-International Pictures s’y opposa formellement. Jack Hill dut même insister fortement pour pouvoir reprendre Pam Grier ce qui montre à quel point le studio était mal à l’aise avec le succès de ce type de films. Le scénario n’est pas une merveille d’inventivité, copie presque conforme et plutôt simplifiée de Coffy, utilisant les mêmes ingrédients. Les préjugés racistes sont toujours très marqués (et inversés) : tous les hommes blancs sont soit gangsters soit corrompus et les femmes blanches ne sont en outre pas très gracieuses. Rien à voir avec la belle Pam Grier qui est particulièrement « foxy » (en argot américain, foxy = sexy) et qui doit faire le travail que ni la police ni la justice ne font : mettre les truands hors d’état de nuire. Mais le scénario paraît vraiment très simpliste et le tournage en 17 jours se ressent à l’image. La musique est de Willie Hutch. Ce fut une nouvelle fois un gros succès.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Pam Grier, Antonio Fargas, Peter Brown
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Foxy Brown
Pam Grier dans Foxy Brown de Jack Hill.

Foxy Brown
Pam Grier et Terry Carter dans Foxy Brown de Jack Hill.

10 octobre 2017

Sicario (2015) de Denis Villeneuve

SicarioA la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique, une agente du FBI est enrôlée pour accompagner un groupe d’intervention spéciale de la CIA  contre les cartels mexicains de la drogue. Le groupe utilise un « consultant », un homme énigmatique particulièrement déterminé à frapper très haut… Sur un scénario écrit par le texan Taylor Sheridan, Denis Villeneuve réalise un film d’action très percussif. Il y aurait sans doute beaucoup à dire sur le fond qui colporte l’idée que tous les coups sont permis dans la lutte contre le crime (« Sicario » est un mot espagnol signifiant « tueur à gages » et, sans tout dévoiler, précisons simplement que le tueur en question ne travaille pas pour les cartels) et qui présente le Mexique comme « un endroit sans foi ni loi » que l’on aurait bien envie d’isoler du reste de la civilisation (hum…) Sur la forme, Denis Villeneuve a une mise en scène très efficace dans les scènes d’action. Même s’il n’invente rien, il sait indéniablement créer des scènes fortes, nourries par une grande tension et qui débouchent sur une jouissance libératrice, une construction très classique mais qu’il utilise avec art avec une mise en place millimétrée. D’autres scènes sont toutefois plus confuses. Si Emily Blunt est totalement insipide, Benicio Del Toro fait une puissante interprétation en « justicier » implacable à la froide détermination. Gros succès populaire.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Emily Blunt, Benicio Del Toro, Josh Brolin, Victor Garber
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Sicario
Emily Blunt, Josh Brolin, Matthew Page et Benicio Del Toro dans Sicario de Denis Villeneuve.

7 octobre 2017

Coffy, la panthère noire de Harlem (1973) de Jack Hill

Titre original : « Coffy »

Coffy, la panthère noire de HarlemL’infirmière Coffy use de ses charmes pour attirer un dealer d’héroïne et son pourvoyeur dans un guet-apens. Elle veut ainsi venger la vie brisée de sa jeune sœur. Amie avec un policier intègre tabassé sous ses yeux, elle part ensuite en guerre contre les patrons de la drogue… Avant de rebondir magistralement avec le rôle-titre du Jackie Brown de Tarantino, l’actrice Pam Grier a été l’une des icones du genre blaxploitation  (films commerciaux à petit budget destinés au public noir) dans les années soixante-dix. Coffy est le film qui l’a fait exploser dans un rôle de justicière aussi séduisante qu’impitoyable. Elle fait face à la corruption qui gangrène aussi bien la police que le monde politique. C’est une femme libre qui n’hésite pas à utiliser son corps pour parvenir à ses fins. Comme dans tous les films de blaxploitation, les préjugés raciaux sont inversés (à noter toutefois que Jack Hill qui a écrit et réalisé Coffy est blanc) et la musique est superbe : ici, c’est le vibraphoniste Roy Ayers qui l’a composée. Coffy connut un très grand succès et Pam Grier sera de nouveau à l’affiche quelques mois plus tard dans Foxy Brown du même Jack Hill.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Pam Grier, Booker Bradshaw, Robert DoQui, William Elliott
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Remarques :
* Le film a été tourné en seulement 18 jours.
* Le slogan sur l’affiche annonce : « Elle est leur marraine à tous » (le film de Coppola Le Parrain était sorti l’année précédente).
* Autre slogan avec un beau jeu de mots : « They call her Coffy and she’ll cream you! »   («cream» en argot signifie « mettre une raclée » ou même « descendre »).

Coffy
Pam Grier et Robert DoQui dans Coffy, la panthère noire de Harlem de Jack Hill.

Coffy
Pam Grier dans Coffy, la panthère noire de Harlem de Jack Hill.