20 juin 2018

Sky (2015) de Fabienne Berthaud

SkyEn vacances aux Etats-Unis avec son mari, Romy décide de mettre fin à leur relation branlante et de reprendre sa vie en main…
Sky est le troisième long métrage de la française Fabienne Berthaud. On ne peut qu’admirer la belle performance de Diane Kruger, actrice fétiche de la réalisatrice : elle apporte une présence lumineuse à ce portrait de femme blessée qui cherche à se reconstruire. Malgré cela, il paraît très difficile d’éprouver de l’empathie pour le personnage tant ses choix surprennent et déroutent, et tant le scénario est finalement très mince. Sky est une ode à la liberté et Fabienne Berthaud met en avant les chemins de traverse, mais son film manque d’épaisseur pour vraiment convaincre ou, simplement, nous toucher.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Diane Kruger, Norman Reedus, Gilles Lellouche
Voir la fiche du film et la filmographie de Fabienne Berthaud sur le site IMDB.

Sky
Diane Kruger dans Sky de Fabienne Berthaud.

18 juin 2018

Les amoureux sont seuls au monde (1948) de Henri Decoin

Les amoureux sont seuls au mondeAprès dix-huit ans de mariage, Gérard Favier, un célèbre compositeur, est toujours aussi épris de Sylvia, son épouse. Le couple fait fortuitement la connaissance d’une jeune pianiste prometteuse, Monelle, que le compositeur décide de prendre sous son aile…
Les amoureux sont seuls au monde ne fait pas partie des films les plus connus d’Henri Decoin et pourtant il ne manque pas d’atouts. Le premier est la qualité de l’écriture d’Henri Jeanson qui sait montrer de la profondeur tout en restant assez délicat avec ses personnages. Il y a aussi la qualité de l’interprétation, Louis Jouvet en tête avec un jeu qui paraît très simple tout en étant complexe, la qualité de la musique d’Henri Sauguet, surtout, de la réalisation d’Henri Decoin qui filme tout cela avec une grande sensibilité. Les amoureux sont seuls au monde est un film subtil, à la fois drôle et dramatique. Le réalisateur a pu le mettre en scène avec toute la latitude qu’il souhaitait et n’a même pas dû céder face aux producteurs qui exigeaient une fin heureuse : il tourna en fait deux fins différentes, une version (visionnée ici) comportant les deux fins pour laisser le spectateur choisir. Le film n’eut que peu de succès.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Louis Jouvet, Renée Devillers, Dany Robin
Voir la fiche du film et la filmographie de Henri Decoin sur le site IMDB.

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Voir les livres sur Henri Decoin

Remarque :
* On ne sait avec certitude si la trame de l’histoire a été écrite par Henri Decoin ou si elle a été écrite par Henri Jeanson.

Les amoureux sont seuls au monde
Louis Jouvet et Renée Devillers dans Les amoureux sont seuls au monde de Henri Decoin.

Les amoureux sont seuls au monde
Louis Jouvet et Dany Robin dans Les amoureux sont seuls au monde de Henri Decoin.

15 juin 2018

Macao, l’enfer du jeu (1942) de Jean Delannoy

Macao, l'enfer du jeuDans la Chine en guerre avec le Japon, un aventurier trafiquant d’armes sauve une danseuse du peloton d’exécution. Il se rend avec elle à Macao, haut lieu du jeu et de tous les trafics, pour tenter de se procurer des armes auprès d’un magnat local de la pègre…
Macao, l’enfer du jeu est adapté d’un roman best-seller de Maurice Dekobra paru en 1938 et bénéficie de l’attrait de l’exotisme assez typique  de cette période. Jean Delannoy montre un indéniable savoir-faire dans la mise en scène de cette histoire peuplée d’individus très différents, allant de l’informateur interlope de la mafia locale jusqu’à la jeune fille naïve. Il semble vouloir retrouver l’atmosphère de certains films de Josef von Sternberg (tels Agent X27 ou Shanghai Express, tous deux avec Marlene Dietrich). Le couple formé par Stroheim et Mireille Balin est assez remarquable, cette dernière ayant un jeu très naturel qui complète parfaitement la dignité du premier. On remarque aussi la belle prestation de l’acteur japonais Sessue Hayakawa, transfuge d’Hollywood. Le film est assez moderne dans le sens où il n’a pas vraiment de héros. Les personnages sont victimes de circonstances malheureuses et, avant tout, veulent survivre.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Erich von Stroheim, Mireille Balin, Sessue Hayakawa, Henri Guisol
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Remarque :
Tourné en 1939 dans les studios de la Victorine à Nice, le film ne put sortir sur les écrans de la France occupée qu’en 1942 après que toutes les scènes avec Erich von Stroheim aient été refaites avec Pierre Renoir (Stroheim étant interdit d’écran par l’occupant). La version initiale fut rétablie à la Libération.

Macao l'enfer du jeu
Mireille Balin et Sessue Hayakawa dans Macao, l’enfer du jeu de Jean Delannoy.

Macao, l'enfer du jeu
Erich von Stroheim et Mireille Balin dans Macao, l’enfer du jeu de Jean Delannoy.

5 juin 2018

Un oiseau rare (1935) de Richard Pottier

Un oiseau rareUn milliardaire aussi oisif qu’excentrique décide de se faire passer pour un homme pauvre afin d’étudier la nature humaine. Il profite d’un séjour à la montagne gagné par son valet de chambre dans un concours…
Second film réalisé par Richard Pottier, Un oiseau rare est bien plus abouti que le premier (Si j’étais le patron). On y retrouve la même équipe, notamment Jacques Prévert qui est maintenant seul scénariste et qui a écrit ici une petite merveille d’humour à partir d’un roman de l’allemand Erich Kästner. Le retournement des positions sociales n’est certes pas très original en soi mais il est ici très habilement complexifié par un double quiproquo. Le propos fustige l’obséquiosité, la servilité et l’attrait de l’argent. L’humour est constant, dans les situations et les dialogues qui jouent avec la langue, mais c’est un humour assez conventionnel, Prévert n’ayant pas encore le mordant qu’il développera ensuite. Est-ce pour cette raison que le film est généralement mal considéré ? Ou est-ce à cause de la réalisation qui est, il faut bien l’avouer, assez sommaire ? Un oiseau rare est néanmoins une comédie très divertissante.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Max Dearly, Pierre Brasseur, Pierre Larquey, Monique Rolland, Jean Tissier
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Un oiseau rare
Max Dearly et Pierre Brasseur dans Un oiseau rare de Richard Pottier.

Un oiseau rare
Pierre Brasseur et Monique Rolland dans Un oiseau rare de Richard Pottier.

Un oiseau rare
Pierre Larquey et Jean Tissier dans Un oiseau rare de Richard Pottier.

3 juin 2018

Mon roi (2015) de Maïwenn

Mon roiImmobilisée dans un centre de rééducation après une grave chute de ski, Toni se remémore l’histoire tumultueuse qu’elle a vécue avec le séduisant Georgio…
Ecrit par Maïwenn et Etienne Comar, Mon roi nous raconte l’histoire d’une passion destructrice. Il ne faut pas attendre une exploration profonde des personnages car nous restons plutôt en surface et les mystères de l’addiction amoureuse restent entiers. En revanche, l’interprétation donne au film un certain attrait : celle d’Emmanuelle Bercot est très naturelle et Vincent Cassell  est la séduction incarnée, charmeur, absolument irrésistible. Mais c’est peut-être de là que le film trouve ses limites : on voit difficilement comment la pauvre Toni aurait pu rester insensible à son charme et cela limite fortement l’étude de caractères. On compatit pour elle, c’est tout… La réalisation de Maïwenn est parfaitement maitrisée.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Vincent Cassel, Emmanuelle Bercot, Louis Garrel, Isild Le Besco
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Mon roi

Mon roi
Vincent Cassel et Emmanuelle Bercot dans Mon roi de Maïwenn.

1 juin 2018

L’homme à l’imperméable (1957) de Julien Duvivier

L'homme à l'imperméableSa femme étant absente pour une semaine, Albert, modeste musicien d’orchestre, se retrouve temporairement célibataire. Un de ses collègues lui vante les mérites de la belle Eva qu’il fréquente lui-même. Après moult hésitations, il se rend chez la jeune femme qui est assassinée alors qu’il se trouve dans la pièce voisine…
Julien Duvivier et René Barjavel ont écrit cette adaptation quelque peu étrange d’un roman de James Hadley Chase. L’homme à l’imperméable est en effet étrange car Julien Duvivier semble osciller constamment entre l’intrigue policière et la comédie loufoque sans parvenir à la symbiose entre les deux. Certaines comédies britanniques (on pense à celles de la Ealing) y parviennent merveilleusement alors qu’ici tout paraît bancal. Cela se ressent jusque dans l’interprétation qui n’est en rien homogène : certains acteurs jouent de façon réaliste alors que d’autres jouent de façon loufoque. Au final, n’étant ni un suspense policier, ni un film burlesque, le film ne réussit vraiment sur aucun tableau.
Elle: 2 étoiles
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Fernandel, Bernard Blier, Jacques Duby, Jean Rigaux, Judith Magre
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L'homme à l'imperméable
Bernard Blier et Fernandel dans L’homme à l’imperméable de Julien Duvivier.

22 mai 2018

Gouttes d’eau sur pierres brûlantes (2000) de François Ozon

Gouttes d'eau sur pierres brûlantesEn Allemagne, dans les années soixante-dix, le cinquantenaire Léopold, représentant en assurances, invite à son domicile un jeune Franz âgé de 19 ans. Il le séduit et Franz s’installe chez lui…
Gouttes d’eau sur pierres brûlantes est adapté d’une pièce de théâtre que Rainer Werner Fassbinder a écrite à l’âge de 19 ans (donc en 1964) mais qui ne fut publiée qu’à titre posthume en 1984. Ce huis clos à deux personnages propose une réflexion sur les rapports humains dans la vie de couple, sur le pouvoir, la manipulation, la cruauté. La nature homosexuelle du couple est abordé de façon très naturelle : si ce couple est étrange et particulier, ce n’est pas du fait de cette homosexualité mais plutôt par la nature de leurs rapports qui sont un mélange instable d’attirance et de domination/soumission. Par le propos du film, François Ozon s’écarte du cadre habituel du jeune cinéma français et sait donner du style à son film. Il crée des plans, recherche des cadrages ; c’est parfois un peu trop voyant mais le résultat est plutôt enthousiasmant. On peut s’amuser à déceler des clins d’œil à certains grands du cinéma français (Melville pour le 360, Godard pour la danse synchronisée, Tati pour les visages dans les fenêtres, etc.) Bernard Giraudeau fait une remarquable interprétation, forte mais assez subtile : il parvient à susciter toute une palette de sentiments, parfois contradictoires, dans le même plan. C’est sans aucun doute l’un de ses meilleurs rôles. La jeune Ludivigne Sagnier est, quant à elle, utilisée de façon un peu racoleuse (à ce sujet, on admirera le bon goût de l’affiche…)
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Bernard Giraudeau, Malik Zidi, Ludivine Sagnier, Anna Levine
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Gouttes d'eau sur pierres brulantes
Malik Zidi et Bernard Giraudeau dans Gouttes d’eau sur pierres brûlantes de François Ozon.

Gouttes d'eau sur pierres brulantes
Malik Zidi et Ludivine Sagnier dans Gouttes d’eau sur pierres brûlantes de François Ozon.

15 mai 2018

Police judiciaire (1958) de Maurice de Canonge

Police judiciaireAu 36 Quai des Orfèvres, le commissaire Frédéric enquête sur une affaire criminelle tandis que le commissaire Dupuis traque l’assassin d’un de leurs inspecteurs, tué en service plusieurs mois auparavant…
Si ce Police judiciaire de Maurice de Canonge repose bien sur un scénario écrit, le film se place entre le film d’enquête et le documentaire tant il décrit avec précision les méthodes utilisées en insistant tout particulièrement sur leur modernité. Bien entendu, le modernisme de certaines, telles les cartes perforées, peut faire sourire aujourd’hui mais le film montre bien la minutie et l’expertise nécessaires pour venir à bout des enquêtes. Les commissaires ne sont ainsi pas présentés comme des êtres au flair exceptionnel mais comme de grands professionnels qui utilisent toute une panoplie d’outils modernes pour les aider à avancer. Le scénario mêle habilement quatre histoires, les deux principales se révélant assez prenantes ; l’une d’entre elles permet d’ailleurs de démasquer un ripou. Hormis Anne Vernon, les acteurs ne sont guère connus mais tous les rôles sont bien tenus. Robert Manuel n’a qu’un petit second rôle et Jean Tissier fait une apparition (en mondain aviné, ce qui est très classique pour lui). Au delà de son indéniable aspect historique, ce film policier très réaliste  se regarde toujours sans déplaisir aujourd’hui.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Anne Vernon, Henri Vilbert, Robert Manuel, Yves Vincent, Jean Tissier, Daniel Cauchy
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Remarque :
* Le scénario est basé sur une histoire écrite par Marcel Rivet, adaptée par Pierre Léaud (le père de Jean-Pierre Léaud) et Maurice de Canonge. Les dialogues sont de Jean Frank.

Police judiciaire
Yves Vincent, Daniel Cauchy, Albert Rémy et Henri Vilbert dans Police judiciaire de Maurice de Canonge.

Police judiciaire
Jean Lara et Anne Vernon dans Police judiciaire de Maurice de Canonge.

9 mai 2018

Si j’étais le patron (1934) de Richard Pottier

Si j'étais le patronOuvrier dans une usine automobile, Henri Janvier a inventé chez lui un silencieux révolutionnaire. Il a ainsi réussi là où l’ingénieur de son usine échoue depuis des années. Son intention est de montrer son invention à la direction mais ce n’est pas si facile…
Si j’étais le patron est le premier long métrage de Richard Pottier, alors âgé de 28 ans. C’est aussi l’un des premiers scénarios de Jacques Prévert pour le cinéma, co-signant ici avec André Cerf et René Pujol. Il s’agit d’une comédie légère se déroulant dans le monde du travail, mettant en vedette « le sens commun », un thème que l’on retrouve beaucoup dans les comédies américaines de la même époque. L’ensemble est un peu inégal : de nombreuses scènes sont parfaitement écrites et se révèlent assez jubilatoires mais la grande scène de la fête et de la soulographie qui suit paraît bien longue. La réalisation de Richard Pottier est classique mais sans faille et l’interprétation est excellente, avec des seconds rôles vraiment savoureux. Un beau début pour un réalisateur qui sera ensuite quelque peu inégal.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Fernand Gravey, Max Dearly, Mireille Balin, Charles Dechamps, Palau, Pierre Larquey
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Voir les autres films de Richard Pottier chroniqués sur ce blog…

Si J'étais le patron
Mireille Balin et Fernand Gravey dans Si j’étais le patron de Richard Pottier.

Si j'étais le patron
Georges Vitray et Max Dearly dans Si j’étais le patron de Richard Pottier.

4 mai 2018

Manon des sources (1952) de Marcel Pagnol

Manon des sourcesDans un petit village de Provence, les gendarmes recherchent Manon, accusée d’avoir frappé un jeune du village. À la terrasse du café, les commérages vont bon train. Les hommes parlent de cette sauvageonne : elle est la fille du « Bossu des sources », qui s’est tué à la tâche car il devait s’approvisionner en eau pour son domaine chaque jour à plusieurs kilomètres…
Marcel Pagnol a écrit et réalisé Manon des sources pour le cinéma et pour sa jeune femme, Jacqueline Pagnol. Ce n’est que dix ans plus tard qu’il l’enrichira pour en faire un grand roman en deux parties, L’eau des collines : Jean de Florette et Manon des sources. Le film démarre alors que le Bossu est déjà mort, son histoire n’est que racontée par les hommes du village. D’une durée de 200 minutes, le film fut divisé en deux pour l’exploitation : Manon des sources et Ugolin. Marcel Pagnol aime cette région de l’arrière-pays de Provence et leurs habitants, en dépit de leurs mentalités archaïques et de leurs bassesses. C’est cette tendresse et cet amour qui nourrit son film et en fait tout son attrait : on retrouve avec plaisir la musique chantante des dialogues et les réparties truculentes servies par le petit groupe d’acteurs du cru dont il a su s’entourer. De façon symptomatique, « l’étranger » Raymond Pellegrin fait une bien piètre prestation. La mise en scène de Marcel Pagnol est des plus simples, sans relief, sans aucune recherche, venant confirmer que ce n’est pas sur le plan technique qu’il est le plus remarquable. Marcel Pagnol est un merveilleux conteur.
Elle: 3 étoiles
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Jacqueline Pagnol, Raymond Pellegrin, Rellys, Charles Blavette, Fernand Sardou, André Bervil
Voir la fiche du film et la filmographie de Marcel Pagnol sur le site IMDB.

Voir les autres films de Marcel Pagnol chroniqués sur ce blog…

Lire sur DVDClassik une présentation bien plus enthousiaste du film…
Lire Wikipedia pour se remémorer l’histoire…
Voir aussi les livres sur Marcel Pagnol… avec une mention particulière pour le livre d’entretiens avec Jacqueline Pagnol.

Version plus récente  :
1. Jean de Florette de Claude Berri (1986) avec Yves Montand, Gérard Depardieu et Daniel Auteuil
2. Manon des sources de Claude Berri (1986) avec Yves Montand, Emmanuelle Béart et Daniel Auteuil

Manon des sources
Jacqueline Pagnol dans Manon des sources de Marcel Pagnol.

Manon des sources
(de g. à dr.) Raymond Pellegrin, Charles Blavette, Robert Vattier, Fernand Sardou, André Bervil, Henri Poupon et Henri Arius dans Manon des sources de Marcel Pagnol.

Manon des sources
Rellys dans Manon des sources de Marcel Pagnol.