19 octobre 2026

Les Hauts de Hurlevent (1939) de William Wyler

Titre original : « Wuthering Heights »

Les hauts de Hurlevent (Wuthering Heights)Une domestique du domaine des Hauts de Hurlevent raconte à un voyageur égaré dans la tempête le récit tragique des amants Cathy et Heathcliff…
Les Hauts de Hurlevent (Wuthering Heights) est un film américain en noir et blanc réalisé par William Wyler et sorti dans la glorieuse (pour Hollywood) année 1939. C’est la deuxième adaptation au cinéma du grand (et unique) roman d’Emily Brontë. Le scénario, qui ne porte que sur la première moitié du roman, est l’œuvre de Charles MacArthur, Ben Hecht et, semble-t-il, John Huston, non crédité car il était sous contrat avec la Warner. Le film est produit par Samuel Goldwyn et il porte certainement plus sa marque que celle du réalisateur : Samuel Goldwyn a pesé fortement pour réduire la noirceur de cette histoire d’amour-passion, sans heureusement y parvenir complètement. Certes, on peut reprocher les simplifications par rapport au roman, que ce soit sur le fond (critique des règles sociales très amoindrie, désir de vengeance tout aussi amoindri) ou sur la forme (récit linéaire) mais l’adaptation a de beaux restes. L’histoire reste forte et l’image est magnifiée par le talent du directeur de la photographie Gregg Toland, oscarisé pour ce film. L’interprétation des deux acteurs principaux, qui parait-il se détestaient, est magnifique avec une mention particulière à Laurence Olivier, d’une extraordinaire présence. La fin a beau avoir été inventée, elle est belle et émouvante. Le succès fut plus qu’honorable à sa sortie mais Samuel Goldwyn devra attendre la ressortie en 1950 pour couvrir l’important budget.
Elle: –
Lui : 4 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Merle Oberon, Laurence Olivier, David Niven, Flora Robson, Donald Crisp, Geraldine Fitzgerald, Leo G. Carroll
Voir la fiche du film et la filmographie de William Wyler sur le site IMDB.

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Laurence Olivier et Merle Oberon dans Les Hauts de Hurlevent (Wuthering Heights) de William Wyler.
Flora Robson, Merle Oberon et David Niven dans Les Hauts de Hurlevent (Wuthering Heights) de William Wyler.

Les adaptations du roman au cinéma :
1920 : Les Hauts de Hurlevent (Wuthering Heights) de l’anglais Albert Victor Bramble (film muet)(film perdu)
1939 : Les Hauts de Hurlevent (Wuthering Heights) de William Wyler
1954 : Les Hauts de Hurlevent (Abismos de pasión) de Luis Buñuel, transposé au Mexique
1970 : Les Hauts de Hurlevent (Wuthering Heights) de l’anglais Robert Fuest
1986 : Hurlevent de Jacques Rivette (transposé dans la Provence des années 30)
1988 : Onimaru de Yoshishige Yoshida (transposé dans le Japon du XVe siècle)
1992 : Les Hauts de Hurlevent (Wuthering Heights) de Peter Kosminsky, avec Ralph Fiennes et Juliette Binoche
2009 : Les Hauts de Hurlevent (Wuthering Heights), mini-série anglaise de Coky Giedroyc (2 x 70 minutes)
2011 : Les Hauts de Hurlevent (Wuthering Heights) de l’anglaise Andrea Arnold
2015 : Wuthering High School d’Anthony DiBlasi (intrigue déplacée au XXIe siècle)
2026 : Hurlevent (Wuthering Heights) d’Emerald Fennell

13 octobre 2026

Marthe Richard, au service de la France (1937) de Raymond Bernard

Titre original : « Marthe Richard au service de la France »

Marthe Richard espionne au service de la France (Marthe Richard au service de la France)Pendant la Première Guerre mondiale, les parents de Marthe Richard sont fusillés sous ses yeux par les allemands. Décidée à les venger, elle va à Paris supplier le commandant Remont de l’engager comme espionne au service de la France. Impressionné par sa détermination, il lui confie une mission périlleuse : aller en Espagne séduire Von Ludow, alors en relation avec Mata Hari, pour connaitre l’emplacement de la base des sous-marins allemands…
Marthe Richard, au service de la France est un film d’espionnage français de Raymond Bernard qui s’inspire des mémoires romancés du capitaine Ladoux (1932) et des mémoires, tout aussi affabulés, de Marthe Richard, Ma vie d’espionne au service de la France (1935). Rien n’est vraiment authentique, si ce n’est que Marthe Richard a bien été espionne mais ses interventions furent bien plus modestes. L’intention des producteurs du film était de toute évidence de présenter une grande figure patriotique, un pendant français du mythe Mata Hari (1), alors que les menaces d’une nouvelle guerre grandissaient. L’histoire est simple et guère crédible. Le seul point fort du film est d’offrir un beau duo d’acteurs qui montrent tous deux une belle présence. Edwige Feuillère était alors en pleine ascension après Lucrèce Borgia d’Abel Gance (1935). Erich von Stroheim venait d’émigrer en France (où il était considéré comme l’un des plus grands cinéastes du muet) et était sur le point de tourner La Grande Illusion de Jean Renoir (1937). Film de propagande patriotique, Marthe Richard, au service de la France connut le succès à sa sortie.
Elle: –
Lui : 2 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Edwige Feuillère, Erich von Stroheim, Jean Galland, Marcel André, René Bergeron, Marcel Dalio
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Remarques :
* Dans une scène, on peut apercevoir un jeune Noël Roquevert en officier de marine (rôle sans texte, non crédité au générique).
* Aujourd’hui, Marthe Richard est plus connue pour une loi de 1946 qui porte son nom, loi qui a ordonné la fermeture des maisons closes (elle s’était livrée, adolescente, à la prostitution avant de se marier et devenir aviatrice).     

(1) Le film ne se prive pas de montrer l’exécution de Mata Hari. De plus, une actrice inconnue (Délia Col) et sans aucune présence a été choisie pour l’incarner.

Edwige Feuillère et Erich von Stroheim dans Marthe Richard au service de la France de Raymond Bernard.

18 août 2026

Une étoile est née (1937) de William A. Wellman

Titre original : « A Star Is Born »

Une étoile est née (A Star Is Born)La jeune Esther rêve de devenir actrice. Arrivée à Hollywood, elle ne parvient pas à se faire embaucher comme figurante. Mais lors d’une soirée, elle rencontre l’acteur Norman Maine qui est séduit par sa fraicheur et obtient de lui faire tourner un bout d’essai…
Une étoile est née (A Star Is Born) est un film américain réalisé par William A. Wellman. Le film reprend presque à l’identique l’histoire de What Price Hollywood de George Cukor (1932). C’est David O. Selznick, producteur du film de Cukor pour la RKO (mais devenu indépendant ensuite), qui a tenu à en tourner une nouvelle version, cette fois en couleurs avec le nouveau procédé Technicolor, pour United Artists. Il aurait proposé à Cukor de diriger mais celui-ci refusa, jugeant l’histoire trop proche. Le scénario original était librement basé sur la vie de Coleen Moore et de son mari alcoolique, le producteur John McCormick. Certains historiens ont toutefois souligné des similitudes avec la vie de Barbara Stanwick (lié à l’acteur Frank Fay). S’il paraît un peu fade aujourd’hui, le film connut un franc succès à sa sortie, montrant pour la première fois qu’un film sur Hollywood pouvait être rentable. Il a connu pas moins de quatre remakes dont le plus connu est celui tourné par George Cukor (juste retour des choses) en comédie musicale avec Judy Garland.
Elle: –
Lui : 3 étoiles

Lecteurs : (2 note(s), moyenne : 3,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Janet Gaynor, Fredric March, Adolphe Menjou, May Robson, Andy Devine, Lionel Stander, Owen Moore
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Anecdotes :
* Janet Gaynor a gagné l’Oscar de la meilleure actrice en 1929 (lors de la première Cérémonie des oscars, pour ses prestations dans 7th Heaven de Frank Borzage, Street Angel de Frank Borzage et Sunrise de F.W. Murnau). Son oscar a été utilisé comme accessoire dans le film
* Après avoir hésité, la RKO n’a finalement pas poursuivi Selznick International Pictures pour plagiat.

Andy Devine, Fredric March, Janet Gaynor et Adolphe Menjou (de dos) dans Une étoile est née (A Star Is Born) de William A. Wellman.

Les remakes :
1. Une étoile est née (A Star is Born) de George Cukor (1954) avec Judy Garland et James Mason
2. Une étoile est née (A Star is Born) de Frank Pierson (1976) avec Barbra Streisand et Kris Kristofferson.
3. Aashiqui 2, film indien de Mohit Suri (2013)
4. A Star is Born de Bradley Cooper (2018) avec Lady Gaga et Bradley Cooper.

12 août 2026

Les Jambes au cou (1934) de Charley Rogers

Titre original : « Going Bye-Bye! »

Les jambes au cou (Going Bye-Bye!)Butch, un gangster violent, est envoyé au bagne grâce au témoignage de Stan et d’Ollie. Il jure de se venger et de leur attacher les jambes autour du cou. Les deux compères décident de quitter la ville. Ils cherchent un compagnon de route pour partager les dépenses…
Going Bye-Bye! est un court métrage burlesque américain réalisé par l’anglais Charley Rogers. C’est une variation parlante de leur film muet Do Detectives Think ? (1929). Ils reprendront une nouvelle fois le thème pour leur dernier film américain The Bullfighters (1945). Le film est inégal : la première partie (les préparatifs du voyage) dans la chambre d’Ollie comprend de très bons gags, tel l’épisode du téléphone et de la boite de lait illustré ci-dessous, mais la seconde partie (scène de la malle) s’éternise et manque de substance, rendant l’ensemble plutôt décevant.
Elle: –
Lui : 2 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Stan Laurel, Oliver Hardy, Mae Busch, Walter Long
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Oliver Hardy et Stan Laurel dans Les jambes au cou (Going Bye-Bye!) de Charley Rogers.

27 juillet 2026

Fanfare d’amour (1935) de Richard Pottier

Fanfare d'amourDeux musiciens au chômage se travestissent en femme pour intégrer un orchestre féminin qui se rend sur la Côte d’Azur. Ils vont vite tomber amoureux chacun d’une musicienne et tenter de jouer sur les deux tableaux…
Fanfare d’amour est un film français réalisé par Richard Pottier, film bien connu (mais rarement vu avant sa récente restauration) pour avoir inspiré le fameux Certains l’aiment chaud de Billy Wilder. La base de l’histoire a été écrite par l’allemand Robert Thoeren (alors émigré en France, il ralliera ensuite les États-Unis) avec un certain Michael Logan. L’adaptation en scénario est l’œuvre de Pierre Prévert (frère de Jacques Prévert) et Max Bronnet. Il est assez étonnant de constater qu’un bon nombre de situations du film de Wilder étaient déjà présentes dans l’original. Le travestissement en femme du séducteur Fernand Gravey est assez convainquant, celui de Julien Carette est, on s’en doute, un peu plus délicat mais reste plausible. Betty Stockfeld (actrice anglaise qui a fait la majorité de sa carrière en France) est charmante. S’ils sont plutôt oubliés aujourd’hui, Gravey et Stockfeld étaient tous deux bien connus à cette époque, et très apprécié pour leur charme. Bien entendu, l’ensemble n’est pas aussi brillant que le remake de Wilder : Richard Pottier est un bon faiseur mais sans l’étincelle qui aurait propulsé cette histoire peu banale. L’humour est là, mais par très petites touches ; on mesure ainsi l’apport de Wilder pour transformer ce qui était une histoire d’amour originale en une grande comédie. A noter que le film connaitra aussi un remake allemand (peu connu).
Elle: –
Lui : 3 étoiles

Lecteurs : (1 note(s), moyenne : 3,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Fernand Gravey, Betty Stockfeld, Madeleine Guitty, Julien Carette, Jacques Louvigny, Palau, Henri Vilbert, Pierre Larquey
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Fernand Gravey et Julien Carette dans Fanfare d’amour de Richard Pottier.

Remakes :
Fanfaren der Liebe (Fanfares d’amour) de Kurt Hoffmann (1951) avec Dieter Borsche
Certains l’aiment chaud (Some Like It Hot) de Billy Wilder (1959) avec Marilyn Monroe, Tony Curtis et Jack Lemmon

24 juin 2026

Hurricane (1937) de John Ford

Titre original : « The Hurricane »

Hurricane (The Hurricane)Sur la petite île de Manakoora, Terangi épouse Marama mais repart aussitôt avec le capitaine Nagle dont il est le second. Lors de l’escale à Tahiti, il frappe un homme blanc qui l’avait insulté. Il est condamné à six mois de prison. Incapable de concevoir l’enfermement, Terangi ne cesse de tenter de s’évader aggravant à chaque fois sa peine. En implacable défenseur le loi, De Laage, le gouverneur français de Manakoora, refuse d’intercéder en sa faveur…
The Hurricane est un film américain réalisé par John Ford. Il s’agit de l’adaptation d’un roman de Charles Nordhoff et James Norman Hall paru en 1935. Samuel Goldwyn a misé gros sur cette production, offrant même à John Ford un cachet important et un partage des bénéfices. Il permit également à Ford d’utiliser son bateau personnel comme goélette du capitaine Nagle. Il embaucha James Basevi, responsable des catastrophes de San Francisco (1936), pour créer l’ouragan dévastateur qui clôt le film. Avant cela, le récit démarre calmement, montrant la vie sur ces îles isolées du Pacifique de façon très naturaliste, pour s’intensifier par la suite. Le film est parmi les moins étudiés de la filmographie de John Ford et pourtant on y retrouve le conflit entre le cœur et la tête. Un beau film qui connut un grand succès à sa sortie.
Elle: –
Lui : 4 étoiles

Lecteurs : (2 note(s), moyenne : 2,50 sur 5, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Dorothy Lamour, Jon Hall, Mary Astor, C. Aubrey Smith, Thomas Mitchell, Raymond Massey, John Carradine
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Dorothy Lamour et Jon Hall dans Hurricane (The Hurricane) de John Ford.
Mary Astor, Thomas Mitchell, Jerome Cowan, Mamo Clark et Raymond Massey dans Hurricane (The Hurricane) de John Ford.

Remake :
L’Ouragan (Hurricane) de Jan Troell (1979) avec Jason Robards, Mia Farrow et Max von Sydow, film généralement jugé comme peu réussi.

26 mai 2026

Une Nuit Extravagante (1930) de James Parrott

Titre original : « Blotto »

Une Nuit Extravagante (Blotto)Marié, Stan Laurel invente tout un stratagème pour sortir avec son ami Ollie au Rainbow Club sans éveiller les soupçons de sa femme. Ils y emmènent en cachette une bouteille de whisky que sa femme gardait en attente de la fin de la Prohibition…
Blotto est une comédie burlesque écrite par Leo McCarey et H.M. Walker, et réalisée par James Parrott. La première partie est une variation sur les contraintes de la vie de couple (avec une femme tyrannique) et la seconde se déroule dans le cabaret avec de nombreux gags uniquement visuels, sur le thème de l’ébriété (« to be blotto » en anglais signifie « être complètement ivre »), avec notamment une séquence de fou rire à la manière de Leave ‘em Laughing (mais avec le son cette fois). Le film était au départ un trois bobines, ramené à deux après passage de la censure. Pour avoir une idée des coupures, on peut comparer avec la version espagnole (1) qui est restée intacte (et accessible). Certains excellents gags ont hélas été coupés (pour des raisons qui ont de quoi nous faire sourire aujourd’hui). L’ensemble est réussi et assez hilarant.
Elle: –
Lui : 4 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Stan Laurel, Oliver Hardy, Anita Garvin
Voir la fiche du film et la filmographie de James Parrott sur le site IMDB.

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Oliver Hardy, Baldwin Cooke et Stan Laurel dans Blotto de James Parrott (photo promotionnelle).

(1) Comme il était d’usage à l’époque, le film a été tourné simultanément en trois versions (le doublage n’existait pas encore) : La Vida Nocturna est la version espagnole et Une Nuit Extravagante, la version française. Seuls les acteurs secondaires ayant du texte sont changés (en l’occurrence la femme de Laurel). Le duo comique, quant à lui, lisait un texte écrit en phonétique sur de grands panneaux.

Photo promotionelle inhabituelle : Stan Laurel et ses trois femmes :
Anita Garvin (version anglaise), Linda Loredo (version espagnole) et Georgette Rhodes (version française) pour Blotto de James Parrott.

26 mai 2026

Drôles de bottes (1931) de James W. Horne

Titre original : « Be Big! »

Drôles de bottes (Be Big!)Laurel, Ollie et leurs épouses se préparent à partir en week-end au bord de la mer à Atlantic City. Juste avant de partir, le téléphone sonne. C’est un ami de nos deux compères qui persuade Oliver qu’il serait des plus profitables pour eux deux de venir faire la bringue à leur club…
Be Big! est un film burlesque américain écrit par H.M. Walker et réalisé par James W. Horne (ou est-ce James Parrott ?). C’est un film de trois bobines, soit 30 minutes environ, une durée inhabituelle pour le duo. Le film reprend d’abord le thème du mensonge fait à sa femme pour aller faire la bringue, pour ensuite s’éterniser sur une scène où Ollie n’arrive pas à enlever ses bottes. Quelques passages (rien de fantastique toutefois) ont été coupés de la version en anglais, probablement par la censure. Ils existent toujours dans la version espagnole (Los Calaveras) à laquelle est accolée une version espagnole de Laughing Gravy tourné la même année (la transition est tirée par les cheveux : un placard annonce que Stan et Ollie ont divorcés pour justifier qu’ils habitent maintenant ensemble). L’ensemble totalise ainsi environ 60 minutes! Il en serait de même pour la version française, Les Carottiers (Anita Garvin joue dans les trois versions, son personnage ayant très peu de textes)
Elle: –
Lui : 2 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Stan Laurel, Oliver Hardy, Anita Garvin, Isabelle Keith
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Stan Laurel et Oliver Hardy dans Drôles de bottes (Be Big!) de James W. Horne.

8 février 2026

Junon et le paon (1930) de Alfred Hitchcock

Titre original : « Juno and the Paycock »

Junon et le paon (Juno and the Paycock)A Dublin, pendant la guerre civile irlandaise, la vie de la famille de Boyle, faux capitaine, menteur, buveur et fainéant, va se trouver illuminée par l’annonce d’un héritage substantiel…
Junon et le paon est un film britannique réalisé par Alfred Hitchcock, adapté d’une pièce de l’auteur irlandais Seán O’Casey. C’est le deuxième film parlant d’Hitchcock, mais le premier réalisé vraiment avec les moyens du parlant : le son est enregistré au moment de la prise de vue (sans possibilité de modification ultérieure). Le sujet a été imposé à Hitchcock qui n’en voulait pas car il ne voyait pas comment éviter de faire du théâtre filmé. Effectivement, il n’y est pas parvenu. Tout le film se déroule dans la pièce principale de la famille et le jeu des acteurs, dont certains l’avaient interprété sur les planches, reste marqué par le théâtre. Tout au plus a-t-il joué avec les mouvements de caméra pour nous indiquer quelque chose. C’est son premier film avec des plans longs. Même s’il y a des notes d’humour, notamment lors de la mise en place des personnages, il s’agit d’un drame social avec pour thèmes secondaires la lâcheté et la culpabilité. Le film a été très bien accueilli par la critique. Hitchcock a déclaré ultérieurement qu’il considérait que ce film n’avait rien à voir avec le cinéma.
Elle: –
Lui : 2 étoiles

Lecteurs : (1 note(s), moyenne : 3,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Sara Allgood, Edward Chapman, Barry Fitzgerald, John Laurie
Voir la fiche du film et la filmographie de Alfred Hitchcock sur le site IMDB.

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Sara Allgood, John Laurie et Edward Chapman dans Junon et le paon (Juno and the Paycock) de Alfred Hitchcock.

Remarques :
• Caméo : la scène où Hitchcock apparait, un barman au début du film, a été coupée au montage. Seule une photo publicitaire parue dans Picturegoer en atteste. (Source : livre Hitchcock la totale, EPA 2021)
• Grand admirateur d’Hitchcock, Woody Allen dans son film Whatever Works rend hommage au Maître : dans la péniche de Randy (Henry Cavill), Mélody (Evan Rachel Wood) trouve une photo de film avec Randy et demande d’où elle est tirée, il lui répond qu’il a joué dans un film appelé Juno and the Paycock. (Anecdote lue sur Wikipédia)

25 décembre 2025

Les montagnards sont là (1938) de John G. Blystone

Titre original : « Swiss Miss »

Les montagnards sont là (Swiss Miss)Parce qu’il y a beaucoup de fromage dans les Alpes suisses, Laurel et Hardy tentent d’y vendre des pièges à souris. Non loin de là, à l’hôtel des Alpes, le célèbre compositeur viennois Victor Albert est venu se ressourcer et travailler sur sa prochaine opérette tyrolienne, accompagné de son imprésario mais pas de son épouse, célèbre cantatrice…
Swiss Miss est un long métrage américain réalisé par John G. Blystone, sur un scénario de Jean Negulesco, Charley Rogers et James Parrott. C’est un film musical, un mélange risqué d’opérette et de burlesque, qui peut dérouter. Laurel et Hardy ne participent pas aux chansons. Le film donne parfois l’impression d’un assemblage de scènes mais le manque d’unité ne se fait pas trop sentir. L’enchaînement se fait plutôt bien et l’ensemble est vraiment réussi car il y de nombreuses scènes mémorables. La plus remarquable est incontestablement celle où Stan Laurel tente de s’emparer du petit tonneau de rhum accroché au cou d’un gros saint-bernard. Mais il y en a d’autres : le déménagement du piano, la sérénade au tuba, les bulles de l’orgue, la pose des pièges dans le plancher, le harcèlement du cuisinier… Les chansons apportent une certaine fraîcheur à l’ensemble.
Elle: –
Lui : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Stan Laurel, Oliver Hardy, Grete Natzler, Walter Woolf King, Eric Blore, Charles Gemora
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Oliver Hardy, Grete Natzler et Stan Laurel dans Les montagnards sont là (Swiss Miss) de John G. Blystone.