2 novembre 2022

Si j’étais un espion (1967) de Bertrand Blier

Titre complet : « Si j’étais un espion (Breakdown) »

Si j'étais un espionLe docteur Lefebvre, veuf qui mène une vie tranquille avec sa fille, compte parmi ses patients un dépressif dénommé Guérin. Celui-ci change souvent d’adresse. Il est recherché par sa femme et par des inconnus qui surveillent le docteur, le cambriolent, le menacent…
Si j’étais un espion est le premier long métrage de fiction de Bertrand Blier qui avait alors 28 ans. S’il est auteur de l’idée originale avec Antoine Tudel, il n’en a pas écrit le scénario. C’est un film en noir et blanc où s’installe une atmosphère intrigante assez intense. On ne sait vraiment d’où vient le danger, ni même quel est ce danger. Le fait d’avoir un individu quelconque donne des accents kafkaïens à cette histoire. Bertrand Blier met en scène pour la première fois Bernard Blier, son père. A noter qu’il n’y a pas d’humour, le futur style Bertrand Blier n’est pas encore perceptible. La musique est de Serge Gainsbourg. Le film fut un échec commercial, il aurait mérité mieux.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Bernard Blier, Bruno Cremer, Patricia Scott, Claude Piéplu, Suzanne Flon
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Remarque :
* Le film est ressorti après restauration à Cannes 2022.

Si j'étais un espionBruno Cremer et Bernard Blier dans Si j’étais un espion de Bertrand Blier.

11 septembre 2022

Meurs un autre jour (2002) de Lee Tamahori

Titre original : « Die Another Day »

Meurs un autre jour (Die Another Day)Lors d’une opération, James Bond est capturé en Corée du Nord. Après des mois de détention, il est libéré à l’occasion d’un échange de prisonniers. Accusé d’avoir parlé, l’ancien agent secret est décidé à démasquer le traître qui a entraîné sa chute…
Meurs un autre jour est le 20e opus de la série des films de James Bond produite par EON Productions. Pierce Brosnan y incarne James Bond pour la quatrième et dernière fois. Le film marque le 40e anniversaire de la saga et comprend à ce titre des références à chacun des films de la série débutée en 1962. L’histoire est riche en évènements avec même une certaine surenchère qui met de côté la vraisemblance pour mieux surprendre le spectateur. Côté décors, on remarquera la même audace avec notamment un palais tout en glace. Il semble que les avis soient très partagés sur ce film qui se laisse regarder sans déplaisir.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Pierce Brosnan, Halle Berry, Toby Stephens, Rosamund Pike, Rick Yune, Judi Dench, John Cleese, Michael Madsen
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Meurs un autre jour (Die Another Day)Pierce Brosnan dans Meurs un autre jour (Die Another Day) de Lee Tamahori.

29 août 2022

Jamais plus jamais (1983) de Irvin Kershner

Titre original : « Never Say Never Again »

Jamais plus jamais (Never Say Never Again)James Bond a vieilli. Son supérieur juge utile de lui faire suivre une cure dans une clinique privée où il croise la route d’un certain Jack Petachi qui le conduit au SPECTRE, une organisation criminelle qui a dérobé deux ogives nucléaires à l’US Air Force…
Jamais plus jamais est un film anglais réalisé par l’américain Irvin Kershner. Ce film est un projet parallèle à la production officielle de EON Productions ; ainsi il ne compte pas dans la chronologie des vingt-cinq films sortis jusqu’en 2021. La même année est sorti Octopussy avec Roger Moore dans le rôle de l’agent 007. « Jamais plus jamais », c’est ce qu’avait dit Sean Connery en 1971 après Les diamants sont éternels. Pourtant il s’est laissé convaincre de tourner cette nouvelle adaptation du roman Opération Tonnerre de Ian Fleming. L’histoire ne paraît donc pas très originale et a un petit air de déjà vu. C’est la distribution qui rend le film plus différent (puisque l’on ne retrouve aucun des interprètes habituels) avec Klaus Maria Brandauer en méchant très civilisé, Kim Basinger en James Bond Girl et Max von Sydow en chef du SPECTRE. Encore plus surprenant : la première apparition au cinéma de Rowan Atkinson (rôle non comique). L’ensemble est divertissant.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Sean Connery, Klaus Maria Brandauer, Max von Sydow, Barbara Carrera, Kim Basinger, Bernie Casey, Alec McCowen, Edward Fox, Rowan Atkinson
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Précédente adaptation :
Opération Tonnerre (1965) de Terence Young avec Sean Connery et Claudine Auger.

Jamais plus jamais (Never Say Never Again)Sean Connery et Rowan Atkinson dans Jamais plus jamais (Never Say Never Again) de Irvin Kershner.

11 août 2022

L’espion qui m’aimait (1977) de Lewis Gilbert

Titre original : « The Spy Who Loved Me »

L'espion qui m'aimait (The Spy Who Loved Me)Pour retrouver des sous-marins nucléaires russe et britannique qui ont mystérieusement disparu, James Bond fait équipe avec l’agent soviétique Anya Amasova. Leur mission commence en Egypte…
L’espion qui m’aimait est un film britannique réalisé par Lewis Gilbert. C’est le dixième opus de la série des films de James Bond produite par EON Productions. Roger Moore y incarne James Bond pour la troisième fois. Cette fois, le scénario n’est pas vraiment basé sur un roman puisqu’il n’en reprend que très peu d’éléments (roman Motel 007, The Spy Who Loved Me d’Ian Fleming paru en 1962). Il porte néanmoins toute la mythologie James Bond et il est souvent classé parmi les meilleurs de la série. L’histoire est assez rocambolesque mais fonctionne parfaitement, aucune scène d’action ne semble trop longue. Les décors sont souvent fabuleux, que ce soit en Egypte ou sous la mer (le saut à ski a, quant à lui, été filmé au Canada). On peut trouver Barbara Bach et Roger Moore un peu ternes mais l’ensemble est divertissant.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Roger Moore, Barbara Bach, Curd Jürgens, Richard Kiel, Caroline Munro, Walter Gotell, Bernard Lee
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Remarque :
* Le directeur de la photographie est Claude Renoir (le neveu de Jean Renoir). Pour une scène sur le supertanker, c’est Stanley Kubrick qui le remplaça en demandant de ne pas être crédité au générique. Par ailleurs, la fameuse dentition de Richard Kiel fut conçue par Katharina Kubrick, sa belle fille. L’acteur ne pouvait la porter plus d’une minute et demie sans souffrir le martyre.

L'espion qui m'aimait (The Spy Who Loved Me)Barbara Bach et Roger Moore dans L’espion qui m’aimait (The Spy Who Loved Me) de Lewis Gilbert.

4 août 2022

Au service secret de Sa Majesté (1969) de Peter R. Hunt

Titre original : « On Her Majesty’s Secret Service »

Au service secret de Sa Majesté (On Her Majesty's Secret Service)Après avoir sauvé la belle comtesse Tracy Di Vicenzo du suicide, James Bond se remet sur la piste de Blofeld, à la tête du Spectre. Ce dernier tente de mettre au point un virus qui mettrait un terme à toute vie végétale sur la planète…
Au service secret de Sa Majesté est un film britannique réalisé par Peter Hunt. C’est le sixième opus de la série des films de James Bond. Le scénario est inspiré du roman homonyme de Ian Fleming. Le film se situe à part des autres pour plusieurs raisons : c’est le seul film avec George Lazenby, acteur australien (1) chargé de remplacer Sean Connery, 007 n’utilise pas de gadgets, il est plus sentimental, il a des rapports inhabituels avec son supérieur qui lui retire une affaire, il s’allie même avec un truand… La fin est surprenante par son absence de happy end (2). Les décors et la musique paraissent plus sophistiqués que précédemment. Tous ces éléments contribuent à lui donner une personnalité et certains critiques le considèrent comme le meilleur de la série, la réputation du film s’étant nettement améliorée au fil des années.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: George Lazenby, Diana Rigg, Telly Savalas, Gabriele Ferzetti, Ilse Steppat, Bernard Lee
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(1) A noter que l’australien George Lazenby est doublé dans la version originale dans de nombreuses scènes : lorsque 007 se fait passer pour le très british Sir Hilary Bray, il est doublé par l’acteur George Baker qui tient le rôle du véritable Sir Bray.
(2) La scène ultime était initialement prévue pour être placée au début de l’opus suivant. Mais, quand il est apparu clairement que George Lazenby n’y figurerait pas, il a été décidé de la placer à la fin de celui-ci, d’où l’absence de happy end.

Au service secret de Sa Majesté (On Her Majesty's Secret Service)Diana Rigg et George Lazenby dans Au service secret de Sa Majesté (On Her Majesty’s Secret Service) de Peter R. Hunt.

22 juin 2022

OSS 117: Alerte rouge en Afrique noire (2021) de Nicolas Bedos

OSS 117: Alerte rouge en Afrique noireEn janvier 1981, alors que la France est en pleine campagne présidentielle, Hubert Bonisseur de La Bath reçoit la mission de secourir Serge, alias OSS 1001, un agent envoyé en mission en Afrique de l’Ouest pour aider le dirigeant Koudjo Sangawe Bamba à mater des rébellions…
OSS 117 : Alerte rouge en Afrique noire est une comédie d’espionnage française réalisé par Nicolas Bedos. Il s’agit du onzième film mettant en scène le personnage d’OSS 117 et du troisième volet de la saga parodique portée par l’acteur Jean Dujardin, dont les deux premiers films, Le Caire, nid d’espions (2006) et Rio ne répond plus (2009), avaient été réalisés par Michel Hazanavicius. Ce dernier a cette fois décliné la proposition, peu séduit par le scénario. Le scénariste reste Jean-François Halin. Si le film paraît franchement raté, ce n’est pas toutefois de la faute du scénario mais plutôt parce que Nicolas Bedos n’a pas su trouver le ton juste. Mettre en scène de façon comique un héros raciste, misogyne et réactionnaire demande une certaine subtilité dans le dosage de l’humour. Nicolas Bedos n’a manifestement pas cette subtilité. Son film n’a rien d’amusant.
Elle:
Lui : 1 étoile

Acteurs: Jean Dujardin, Pierre Niney, Fatou N’Diaye, Natacha Lindinger
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OSS 117: Alerte rouge en Afrique noirePierre Niney et Jean Dujardin dans OSS 117: Alerte rouge en Afrique noire de Nicolas Bedos.

26 avril 2022

Skyfall (2012) de Sam Mendes

SkyfallLorsque la dernière mission de Bond tourne mal, plusieurs agents infiltrés se retrouvent exposés dans le monde entier. Le MI6 est attaqué, et M est obligée de relocaliser l’Agence. Ces événements ébranlent son autorité, elle est remise en cause par le nouveau président de l’ISC, le comité chargé du renseignement et de la sécurité…
Skyfall (ou 007 Skyfall) est un film d’espionnage américano-britannique réalisé par Sam Mendes. C’est le 25e film de la série débutée en 1962 dont il marque donc le 50e anniversaire. Si tous les ingrédients classiques sont là, le film montre une certaine originalité en montrant la faiblesse des personnages. Bond semble fatigué et se pose bien des questions et M, sa patronne, est attaquée de toutes parts, à la fois physiquement et moralement. Le personnage du méchant, interprété brillamment par Javier Bardem, est différents des méchants habituels, il est physiquement plus affable. En revanche, le scénario ne montre pas d’originalité ni de développement bien remarquable. La course-poursuite qui ouvre le film est très réussie, le final l’est beaucoup moins. La presse et le public ont très bien accueilli le film, Skyfall est devenu le film le plus rentable de la série.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Daniel Craig, Judi Dench, Javier Bardem, Ralph Fiennes, Naomie Harris, Bérénice Marlohe, Albert Finney, Ben Whishaw, Rory Kinnear, Ola Rapace
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SkyfallDaniel Craig et Javier Bardem dans Skyfall de Sam Mendes.

7 mars 2022

Arabesque (1966) de Stanley Donen

ArabesqueA Londres, le premier ministre d’une république orientale demande à David Pollock, spécialiste des hiéroglyphes, de s’infiltrer chez son adversaire, Nejim Beshraavi, un magnat du pétrole, pour y décoder un message secret. Mais Beshraavi prend David en otage. Il parvient à s’évader grâce à l’aide de Yasmin, la maîtresse de Beshraavi…
Arabesque est un film américain réalisé par Stanley Donen qui reprend les principes de son Charade qui avait connu un beau succès trois ans plus tôt. Il s’agit donc d’une comédie où un homme paisible se retrouve embarqué malgré lui dans une histoire d’espionnage assez extravagante. Cette situation fait penser à Hitchcock, notamment La Mort aux trousses mais le ton est beaucoup plus léger, les méchants sont hauts en couleur et l’esthétique est raffinée. Les décors et les innombrables tenues de Sophia Loren (créées par Christian Dior) donnent à l’ensemble une tonalité très mode sixties. Les couleurs sont éclatantes, les mouvements de caméra sont vifs et les cadrages élaborés. Rebondissements et scènes d’action s’enchaînent bien, il n’y a que peu de temps morts. Amusant et plaisant.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Gregory Peck, Sophia Loren, Alan Badel, Kieron Moore, Carl Duering, John Merivale, Duncan Lamont
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ArabesqueSophia Loren et Gregory Peck dans Arabesque de Stanley Donen.

26 janvier 2022

The Spy Gone North (2018) de Yoon Jong-bin

Titre original : « Gongjak »

The Spy Gone North (Gongjak)Séoul, 1993. Un ancien officier est engagé par les services secrets sud-coréens sous le nom de code « Black Venus ». Chargé de collecter des informations sur le programme nucléaire en Corée du Nord, il infiltre un groupe de dignitaires de Pyongyang en se faisant passer pour un homme d’affaires et réussi progressivement à gagner la confiance du Parti…
The Spy Gone North est un film sud-coréen coécrit et réalisé par Yoon Jong-bin. Il relate l’histoire vraie de Park Chae-seo, ancien agent sud-coréen infiltré dans les installations nucléaires nord-coréennes. C’est donc un film d’espionnage mais du type espionnage politique ; il n’y a aucune scène d’action. L’atmosphère rappelle celle des romans de John Le Carré. On assiste au long travail d’infiltration, le récit décrit précisément comment l’agent a su susciter l’intérêt de cadres du Parti et même rencontrer plusieurs fois le dirigeant suprême de la Corée du Nord. Il met aussi en scène les tractations politiques secrètes entre les deux pays. Le scénario se déroule impeccablement avec toujours des nouveaux éléments qui maintiennent notre pleine attention. Accessoirement, le film permet de familiariser avec l’histoire de la Corée dont on ne connait souvent que les grandes lignes.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Hwang Jung-min, Lee Sung-min, Cho Jin-woong, Ju Ji-Hoon
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The Spy Gone North (Gongjak)Hwang Jung-min dans The Spy Gone North (Gongjak) de Jong-bin Yoon.

The Spy Gone North (Gongjak)The Spy Gone North (Gongjak) de Jong-bin Yoon.

16 juin 2021

La Môme vert de gris (1953) de Bernard Borderie

La Môme vert de grisL’agent du FBI Lemmy Caution est envoyé à Casablanca pour déjouer un projet d’attaque d’un convoi d’or américain…
La Môme vert de gris est le premier de la série de films policiers mettant en scène le personnage Lemmy Caution créé par l’auteur britannique Peter Cheyney. Il est personnifié par Eddie Constantine qui va abandonner ses ambitions de devenir chanteur pour faire l’acteur. L’histoire est un peu brouillonne et pleine de clichés mais réserve quelques bons rebondissements. La mise en scène de Bernard Borderie est bien plate. Eddie Constantine montre déjà tous les traits qui le caractériseront : c’est un dur décontracté avec un impossible accent américain et qui ingurgite de grandes quantités de whisky (boisson exotique pour les français de l’époque). Il montre aussi une grande raideur dans son jeu qui rend souvent son personnage assez improbable. Le succès en France sera très important et six films suivront. Un peu difficile à comprendre aujourd’hui, ce succès peut s’expliquer en tenant compte du contexte de l’époque.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Eddie Constantine, Dominique Wilms, Howard Vernon
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Remarques :
* La Môme vert de gris est également un premier film pour Dominique Wilms dont le personnage de femme fatale est entièrement copié sur Veronica Lake. Elle fera une carrière dans ce type de personnage tant que la vogue des films de détective durera.
* On remarquera dans les seconds rôles la présence de Maurice Ronet et de Roger Hanin, alors en tout début de carrière.
* Le vert-de-gris est un produit de corrosion du cuivre. Sous l’action conjuguée de l’humidité et du dioxyde de carbone, le cuivre s’oxyde à froid par l’air atmosphérique. Le vert-de-gris est toxique pour tous les organismes vivants, c’est un poison dangereux (le titre original du roman de Peter Cheyney est Poison Ivy). Par dérivation, le vert de gris est aussi une couleur, celle que prennent les statues en cuivre avec le temps.

La Môme vert de grisDominique Wilms et Eddie Constantine dans La Môme vert de gris de Bernard Borderie.

* La série des 7 films :
1) La Môme vert-de-gris de Bernard Borderie (1952) avec Eddie Constantine, Dominique Wilms, Howard Vernon
2) Les femmes s’en balancent de Bernard Borderie (1953) avec Eddie Constantine, Nadia Gray, Dominique Wilms
3) Cet homme est dangereux de Jean Sacha (1953) avec Eddie Constantine, Grégoire Aslan, Colette Deréal
4) Vous pigez ? de Pierre Chevalier (1956) avec Eddie Constantine, Maria Frau, René Clermont
5) Comment qu’elle est ? de Bernard Borderie (1960) avec Eddie Constantine, Françoise Brion, Alfred Adam
6) Lemmy pour les dames de Bernard Borderie (1962) avec Eddie Constantine, Françoise Brion, Claudine Coster
7) À toi de faire… mignonne de Bernard Borderie (1963) avec Eddie Constantine, Philippe Lemaire, Christiane Minazzoli

* Jean-Luc Godard rendra son hommage au personnage dans :
Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution de Jean-Luc Godard (1966) avec Eddie Constantine et Anna Karina