9 juillet 2021

La Conquête (2011) de Xavier Durringer

La ConquêteLa Conquête raconte l’irrésistible ascension de Sarkozy, de sa nomination au ministère de l’Intérieur par Jacques Chirac en 2002 à son élection à la présidence de la République en 2007…
Le scénario est signé Patrick Rotman. Il faut d’abord noter que le film de Xavier Durringer est sorti sur les écrans alors que Nicolas Sarkozy était le président en exercice, cas unique dans le cinéma français. Inévitablement, les critiques de l’époque ont donc été fortement influencées par les affinités politiques de chacun. Assez naïvement, réalisateur, scénariste et interprète ont affirmé haut et fort avoir posé un regard neutre (1). Avec le recul (le sujet étant aujourd’hui dépassionné), on mesure d’autant plus à quel point cette recherche de la neutralité est illusoire. Leur personnage principal est d’ailleurs indéniablement sympathique car l’accent est mis sur sa ténacité à tenir tête face à l’adversité, malgré les embuches et les coups bas (venus de son propre camp). Le principal reproche que l’on peut faire au film est d’ailleurs de ne proposer qu’une facette de la politique, la moins reluisante, celle des manœuvres en coulisses et des bassesses. Le récit calque sa forme sur celle d’un thriller, mâtiné de touches récurrentes de comédie, principalement nichées dans les dialogues. La réalisation est parfaite et il faut saluer l’extraordinaire performance de Denis Podalydès qui parvient à reproduire toute la gestuelle et le phrasé de son personnage.
Elle: 3 étoiles
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Denis Podalydès, Florence Pernel, Bernard Le Coq, Samuel Labarthe, Hippolyte Girardot
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(1) Patrick Rotman et Xavier Durringer affirment que La Conquête n’est aucunement un pamphlet, un tract politique de dénonciation, une œuvre à charge ou un panégyrique. « Le spectateur ne changera pas d’opinion politique après avoir vu le film ! » certifie le scénariste.

La ConquêteDenis Podalydès et Florence Pernel dans La Conquête de Xavier Durringer.

22 juin 2021

Effacer l’historique (2020) de Gustave Kervern et Benoît Delépine

 

Effacer l'historiqueDans un lotissement des Hauts-de-France, trois voisins sont en prise avec les nouvelles technologies et les réseaux sociaux. Il y a Marie, victime de chantage avec une sextape, Bertrand, dont la fille est harcelée au lycée, et Christine, chauffeur VTC dépitée de voir que les notes de ses clients refusent de décoller…
Dans cette satire de notre monde hyper-connecté et déshumanisé, le duo Benoît Delépine et Gustave Kervern font preuve d’un humour avec de belles trouvailles mais aussi des blagues potaches un peu trop appuyées et même gênantes. Cet humour est le plus souvent au dépens des trois personnages principaux, dont la croisade est aussi pathétique qu’emphatique, mais l’ensemble montre un certain humanisme. L’enchaînement des scènes et la maitrise du jeu des acteurs sont visiblement secondaires. Denis Podalydès a un jeu modéré tandis que Blanche Gardin semble partir souvent en roue libre. Le film a reçu un très bon accueil de la critique mais le public semble plus partagé.
Elle: 2 étoiles
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Blanche Gardin, Denis Podalydès, Corinne Masiero
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Effacer l'historiqueCorinne Masiero, Denis Podalydès et Blanche Gardin dans Effacer l’historique de Benoît Delépine et Gustave Kervern.

22 janvier 2021

La Belle Époque (2019) de Nicolas Bedos

La Belle époque (La Belle Époque)Victor, un sexagénaire désabusé, voit sa vie bouleversée le jour où Antoine, un brillant entrepreneur, lui propose une attraction d’un genre nouveau : mélangeant artifices théâtraux et reconstitution historique, cette entreprise propose à ses clients de replonger dans l’époque de leur choix. Victor choisit alors de revivre la semaine la plus marquante de sa vie : celle où, 40 ans plus tôt, il rencontra le grand amour…
La Belle Époque est le second long métrage écrit et réalisé par Nicolas Bedos. Après avoir mis en scène son couple, il met en scène son milieu social, un milieu bourgeois aisé très parisien où il est de bon ton de paraître désabusé et revenu de tout. Ses personnages principaux sont tous odieux et les dialogues ne sont qu’une suite de répliques vachardes. S’il n’y en avait que quelques-unes, ce serait amusant mais, en suite ininterrompue, cela devient consternant. Et quand il abandonne le registre de la méchanceté, Nicolas Bedos tombe dans la mièvrerie la plus plate, la fin en est embarrassante. Il avait pourtant réuni un beau plateau d’acteurs qui sont loin toutefois de se montrer sous leur meilleur jour. Le film a été bien reçu par une partie de la critique et a fait un tabac à la cérémonie des César de 2020.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Daniel Auteuil, Guillaume Canet, Doria Tillier, Fanny Ardant, Pierre Arditi, Denis Podalydès
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La Belle époque (La Belle Époque)Doria Tillier et Daniel Auteuil dans La Belle époque (La Belle Époque) de Nicolas Bedos.

16 février 2020

Le Passe-muraille (2016) de Dante Desarthe

Le Passe-murailleEmployé dans une grande compagnie d’assurances, Emile Dutilleul vit seul et a une vie bien réglée. Il prend depuis trente ans un médicament sans plus savoir vraiment pourquoi. Quand celui-ci vient à manquer, il se découvre un pouvoir extraordinaire : il peut traverser les murs…
Marcel Aymé a écrit la courte nouvelle Le Passe-muraille en 1941 sous l’Occupation ; elle est naturellement marquée par son époque. Cette nouvelle adaptation réalisée par Dante Desarthe pour Arte la modernise pour l’intégrer dans notre monde actuel. Les effets visuels sont bien entendus bien plus convaincants que dans les versions précédentes et Denis Podalydès sait comme toujours trouver le ton juste pour donner corps à ce personnage à la fois terne et étonnant. De par sa nature de téléfilm, Le Passe-muraille n’a pas l’ampleur d’un long métrage mais constitue une bien plaisante comédie.
Elle: 3 étoiles
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Denis Podalydès, Marie Dompnier, Scali Delpeyrat
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Le Passe-murailleDenis Podalydès dans Le Passe-muraille de Dante Desarthe.

Précédentes versions :
Le Passe-muraille de Jean Boyer (1951) avec Bourvil
Le Passe-muraille de Pierre Tchernia (TV 1977) avec Michel Serrault et Andréa Ferréol

16 août 2019

Plaire, aimer et courir vite (2018) de Christophe Honoré

Plaire, aimer et courir vite1990. Jacques est un écrivain connu qui vit à Paris avec son jeune fils. Lors d’un déplacement à Rennes, il fait la rencontre d’Arthur, jeune étudiant, homosexuel comme lui et qui mord la vie à pleine dents…
Après deux adaptations littéraires, Christophe Honoré revient à un récit réaliste qu’il a écrit lui-même. Son récit met face à face deux êtres à des positions très différentes, presque opposées, de leur vie : l’un est à l’aube de ses vingt ans, avide de tout, prenant tous les plaisirs qui passent à sa portée, irréfléchi, repoussant à plus tard toute réflexion ; l’autre est bientôt quarantenaire, il a vécu beaucoup et tente d’être maintenant maitre de ses choix car il sait son temps limité. Cette opposition de caractères pourra paraître artificiellement poussée mais c’est, après tout, le propre de toute scénarisation, afin de mieux faire ressortir certains traits. Le plus remarquable dans le film de Christophe Honoré est sa façon de mettre en scène l’homosexualité, de montrer sans fard la naissance d’une histoire d’amour que l’on sait brève. La lourde présence du sida n’entraine aucun excès de pathos, l’humour est même plutôt dominant tout au long du film. Le flirt entre Jacques et Arthur prend la forme d’un amusant badinage et, si le sexe est souvent présenté de façon directe, c’est toujours sans vulgarité. Les interprétations de Vincent Lacoste et de Pierre Deladonchamps sont très fortes.
Elle: 4 étoiles
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Vincent Lacoste, Pierre Deladonchamps, Denis Podalydès
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Plaire, aimer et courir vitePierre Deladonchamps et Vincent Lacoste dans Plaire, aimer et courir vite de Christophe Honoré.

6 juillet 2019

Bécassine! (2018) de Bruno Podalydès

Bécassine!Bécassine est née dans une ferme bretonne très pauvre, un jour où des bécasses survolaient le village. Devenue adulte, sa naïveté d’enfant reste intacte. Elle rêve de rejoindre Paris mais sa rencontre avec Loulotte, un petit bébé adopté par la marquise de Grand-Air, va bouleverser ses plans…
Bécassine est un personnage de bande dessinée, créé en 1905 par Jacqueline Rivière et le dessinateur J.P. Pinchon ; le scénariste Caumery continuera à faire vivre le personnage à partir de 1913 jusqu’à sa mort en 1941 et donnera au personnage toute sa coloration bretonnante. Avant cette adaptation, Bécassine avait été porté par deux fois au grand écran, sans grande réussite. Bruno Podalydès, qui connaissait assez peu les albums auparavant, a choisi d’extraire parmi la trentaine d’albums existants des personnages et des scènes, pour se concentrer sur l’esprit général. Sa Bécassine n’est pas stupide, loin de là, elle est inventive et très enthousiaste. Les personnages secondaires sont assez réussis et tous les acteurs sont parfaitement dans le ton. Hélas, l’ensemble ressemble trop à un patchwork, il manque le liant qu’un scénario plus étoffé aurait pu apporter. L’humour est bien là mais seulement par petites touches soudaines et le film n’a pas non plus la dimension poétique que pourrait engendrer son personnage.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Emeline Bayart, Karin Viard, Denis Podalydès, Bruno Podalydès, Michel Vuillermoz, Josiane Balasko, Isabelle Candelier, Jean-Noël Brouté, Philippe Uchan
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Bécassine!Emeline Bayart dans Bécassine! de Bruno Podalydès.
Photo de plateau © Anne-Françoise Brillot

Bécassine!Emeline Bayart, Karin Viard et Denis Podalydès dans Bécassine! de Bruno Podalydès.
Photo de plateau © Anne-Françoise Brillot

Précédente adaptations :
Bécassine de Pierre Caron (1940) avec Paulette Dubost
Bécassine, le trésor viking dessin animé de Philippe Vidal (2001) avec la voix de Muriel Robin.

16 décembre 2018

Pas très catholique (1994) de Tonie Marshall

Pas très catholiqueMaxime est une femme quarantenaire, moderne et indépendante. Elle a quitté son mari il y a longtemps pour devenir détective privé. Les hasards d’une enquête lui font retrouver son fils Baptiste qu’elle avait oublié…
Pour son deuxième long métrage, Tonie Marshall écrit et réalise ce portrait d’une femme qui se veut totalement libre de ses choix de vie. Ce n’est pas un portrait idéalisé, son personnage est plutôt désagréable tout en sachant montrer par moments une certaine beauté d’âme. La réalisatrice a tendance à forcer le trait, exagérant les côtés masculins de son héroïne, le repli sur soi, la fuite en avant, etc. Au final, rien ne semble vrai. Anémone semble parfaite dans ce rôle aux multiples facettes mais nombre de seconds rôles ont un jeu qui manque de naturel. Cette comédie a été toutefois très bien reçue par la critique.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Anémone, Grégoire Colin, Christine Boisson, Denis Podalydès, Micheline Presle
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Pas très catholique
Grégoire Colin et Anémone dans Pas très catholique de Tonie Marshall.

25 mars 2018

Rien sur Robert (1999) de Pascal Bonitzer

Rien sur RobertDidier est un critique et auteur en vue. Il se querelle avec son amie qui se montre très dure et désagréable avec lui. Pour aider un ami, il accepte une invitation à dîner chez un intellectuel qui l’exécute devant toute la tablée… Comme dans plusieurs de ses films, Pascal Bonitzer construit Rien sur Robert autour d’un personnage central intellectuel, imparfait, angoissé, frustré. Didier semble avoir toujours le dessous dans ses rapports avec les femmes et envie constamment le talent des autres. Cela nous donne une comédie plutôt cruelle qui fut parfois comparée à Woody Allen. Il y a toutefois une grosse différence : Pascal Bonitzer ne cherche visiblement pas à engendrer l’empathie. Son personnage nous est tout de suite présenté sous un jour peu glorieux : il a écrit une tribune pour assassiner un film qu’il n’a pas vu (1). Il n’y a d’ailleurs aucun personnage vraiment positif dans cette histoire. Même si tout cela n’aboutit sur pas grand-chose, l’ensemble est amusant et montre un ton particulier.
Elle: 2 étoiles
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Fabrice Luchini, Sandrine Kiberlain, Valentina Cervi, Michel Piccoli, Bernadette Lafont, Laurent Lucas, Denis Podalydès, Edouard Baer
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Remarque :
* Le titre du film fait référence à la scène dans la librairie où la vendeuse annonce à un client qu’elle n’a rien sur Robert Desnos. Il ne semble pas avoir d’autre rapport avec l’histoire. Pascal Bonitzer a dit avoir choisi ce titre parce qu’à l’époque il cherchait des ouvrages sur le poète Robert Desnos et ne parvenait pas à en trouver.

(1) Allusion à une tribune d’Alain Finkielkraut sur le film Underground d’Emir Kusturica (juin 1995).

Rien sur Robert
Fabrice Luchini et Sandrine Kiberlain dans Rien sur Robert de Pascal Bonitzer.

2 février 2018

L’amour est un crime parfait (2013) de Arnaud Larrieu et Jean-Marie Larrieu

L'amour est un crime parfaitMarc est un professeur de littérature à l’université de Lausanne qui attire ses jeunes étudiantes. Quelques jours après la disparition de la plus brillante d’entre elles qui était sa dernière conquête, il rencontre Anna qui cherche à en savoir plus sur sa belle-fille disparue…
L’amour est un crime parfait est l’adaptation d’un roman de Philippe Djian publié en 2010, Incidences. Dès le générique, les frères Larrieu montrent qu’ils cherchent à nous intriguer en créant (un peu artificiellement) une atmosphère énigmatique. Les situations sont inhabituelles et l’ensemble est assez élégant, attirant même, mais l’absence de profondeur des personnages nous éloigne quelque peu de cette histoire finalement bien confuse dans son développement. Malgré un beau plateau d’acteurs, le plus enthousiasmant dans ce film, ce sont les décors et les paysages enneigés des Alpes que les frères Larrieu savent parfaitement mettre en valeur.
Elle: pas d'étoile
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Mathieu Amalric, Karin Viard, Maïwenn, Sara Forestier, Denis Podalydès
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Pour lire un avis très différent, vous pouvez allez lire la critique sur Abus de Ciné dont l’enthousiasme fait plaisir à voir…

 

L'amour est un crime parfait
Mathieu Amalric et Sara Forestier dans L’amour est un crime parfait de Arnaud Larrieu et Jean-Marie Larrieu.

L'amour est un crime parfait
Karin Viard et Maïwenn dans L’amour est un crime parfait de Arnaud Larrieu et Jean-Marie Larrieu.

Les décors :
L’université est en réalité un bâtiment de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL) en Suisse, les scènes urbaines sont filmées à Lausanne, le chalet du professeur est filmé en France à Megève, les scènes de montagne (gouffre) sont filmées sur le plateau des Glières en Haute-Savoie, les bungalows sur le lac de la scène de finale sont à Neufchâtel en Suisse..

EPFL
Vue aérienne du Rolex Learning Center (également surnommé Rolling Center), bâtiment de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne. Il est l’œuvre de l’agence japonaise d’architecture SANAA, lauréate du concours d’architecture de 2004. L’éclairage est principalement naturel grâce à la lumière qui entre par les patios et les façades extérieures. La ventilation est elle aussi complètement naturelle, elle est assurée par des ouvrants automatiques qui s’ouvrent autour des patios pour laisser entrer de l’air plus frais du dehors.

28 novembre 2017

Versailles Rive-Gauche (1992) de Bruno Podalydès

Versailles Rive-GaucheDans son très petit appartement versaillais, Arnaud s’apprête à recevoir Claire pour une soirée en tête à tête. Il prépare tout minutieusement mais, lorsque l’invitée sonne, il se trouve aux toilettes tout près de la porte d’entrée. Il n’est pas question de lui infliger un bruit de chasse d’eau comme marque de bienvenue… Ecrit par les frères Podalydès, Versailles Rive-Gauche est un moyen métrage de 45 minutes, la première réalisation de Bruno Podalydès et le premier volet d’une trilogie autour des trois gares de Versailles. Il est, assez logiquement, beaucoup moins abouti que les films suivants du réalisateur. Son frère Denis y campe un personnage timide, sans doute un peu maniaque mais attentionné. Dans son souci, ou même son obsession, de bien faire, il n’apporte que des solutions compliquées aux problèmes simples ce qui augmente et multiplie les obstacles au lieu de les faire disparaître. Bien entendu, tout cela paraît un peu exagéré au premier abord mais finalement la fable est plutôt édifiante. Bruno Podalydès sait bien utiliser l’espace réduit. Bien servi par un bon plateau d’acteurs que l’on retrouvera dans les opus suivants, le film fut récompensé en 1993 par le César du meilleur court-métrage.
Elle: 2 étoiles
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Denis Podalydès, Isabelle Candelier, Philippe Uchan, Michel Vuillermoz
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Trilogie autour des gares de Versailles :
Versailles Rive-Gauche (1991)
Dieu seul me voit (Versailles-Chantiers) (1998)
Bancs_publics_(Versailles_Rive-Droite) (2008)

Versailles Ruve-Gauche
Denis Podalydès et Isabelle Candelier dans Versailles Rive-Gauche de Bruno Podalydès.