31 juillet 2018

Sommaire de juillet 2018

AsphalteJe la connaissais bienNotre-Dame de ParisL'étrange histoire de Benjamin ButtonMaximeAdua et ses compagnesLe Secret de la chambre noireMa femme en feu

Asphalte

(1929) de Joe May

Je la connaissais bien

(1965) de Antonio Pietrangeli

Notre-Dame de Paris

(1956) de Jean Delannoy

L’étrange histoire de Benjamin Button

(2008) de David Fincher

Maxime

(1958) de Henri Verneuil

Adua et ses compagnes

(1960) de Antonio Pietrangeli

Le Secret de la chambre noire

(2016) de Kiyoshi Kurosawa

Ma femme en feu

(1938) de Garson Kanin

Le DibboukIkarie XB 1Un faux mouvementUne place au soleilFièvre sur AnatahanLa Dame d'onze heuresTrahisonScipion l'africain

Le Dibbouk

(1937) de Michal Waszynski

Ikarie XB 1

(1963) de Jindrich Polák

Un faux mouvement

(1992) de Carl Franklin

Une place au soleil

(1951) de George Stevens

Fièvre sur Anatahan

(1953) de Josef von Sternberg

La Dame d’onze heures

(1948) de Jean Devaivre

Trahison

(1951) de Riccardo Freda

Scipion l’africain

(1937) de Carmine Gallone

Nombre de billets : 16

30 juillet 2018

Asphalte (1929) de Joe May

Titre original : « Asphalt »

AsphalteDans une bijouterie berlinoise, un jeune policier intervient pour arrêter une voleuse richement vêtue qui tente de l’attendrir sur son sort : elle prétend être sur le point d’être jetée à la rue par manque d’argent et lui demande de passer chez elle pour prendre ses papiers d’identité…
Le réalisateur autrichien Joe May a tenu une bonne place dans les deux premières décennies du cinéma allemand. On lui doit notamment la première version du Tombeau hindou (1921, coécrit avec Fritz Lang qui tournera sa version quelque quarante ans plus tard). Asphalt est l’un de ses films les plus remarqués. L’histoire en elle-même n’est pas des plus originales, énième variation sur le thème de la femme fatale et de l’amour impossible. Le traitement est, en revanche, bien plus remarquable à la fois par l’atmosphère générale de réalisme social et aussi par les expérimentations diverses de montage et de cadrages : l’avant-garde russe n’est pas loin. Le prologue, récemment restauré, en est le meilleur exemple. Joe May nous gratifie aussi de surprenants travelings et abuse quelque peu des effets d’ombres et des cadrages très serrés. Hélas, tous ces effets sont vraiment très visibles, mal intégrés à l’histoire et, dès lors, apparaissent quelque peu artificiels. Du côté des acteurs, Gustav Fröhlich (propulsé deux ans auparavant par Metropolis) fait une bonne prestation, bien qu’un peu terne du fait de son personnage, et la jeune Betty Amann montre une belle présence à l’écran dans un style extrêmement proche de Louise Brooks. Surprenant sans être vraiment notable, le film mérite d’être découvert. (film muet)
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Gustav Fröhlich, Betty Amann, Albert Steinrück
Voir la fiche du film et la filmographie de Joe May sur le site IMDB.

Asphalt
Betty Amann dans Asphalte de Joe May.

Asphalt
Gustav Fröhlich dans Asphalte de Joe May.

28 juillet 2018

Je la connaissais bien (1965) de Antonio Pietrangeli

Titre original : « Io la conoscevo bene »
Autre titre français : « L’amour tel qu’il est »

Je la connaissais bienJeune provinciale venue à Rome, Adriana fait divers petits métiers mais rêve d’être une actrice. Elle multiplie les aventures sans lendemain…
Ecrit avec le tandem Ruggero Maccari et Ettore Scola, Je la connaissais bien nous dresse le portrait d’une jeune femme qui semble à peine sortie de l’adolescence et qui reste très ingénue malgré son grand pouvoir d’attraction sur les hommes. Sa candeur va se heurter au machisme de la société italienne. d’Antonio Pietrangeli nous place très près de son héroïne à laquelle Stefania Sandrelli donne vie avec beaucoup de naturel et de sensualité. De temps à autre, elle semble nous prendre à témoin par des regards-caméra furtifs. Pietrangeli multiplie les longs travellings, s’attarde sur certains éléments, pratique des ellipses inattendues mais subtiles. Tout ceci donne une beauté formelle au film qui semble nous envelopper. A noter, un beau petit rôle pour Ugo Tognazzi qui nous gratifie d’un incroyable numéro de claquettes! Je la connaissais bien sera le dernier long métrage achevé d’Antonio Pietrangeli.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Stefania Sandrelli, Mario Adorf, Jean-Claude Brialy, Nino Manfredi, Ugo Tognazzi
Voir la fiche du film et la filmographie de Antonio Pietrangeli sur le site IMDB.

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Je la connaissais bien
Stefania Sandrelli dans Je la connaissais bien de Antonio Pietrangeli.

26 juillet 2018

Notre-Dame de Paris (1956) de Jean Delannoy

Notre-Dame de ParisEn 1482, sous le règne de Louis XI, le poète sans le sou Pierre Gringoire a écrit une petite pièce qui doit être jouée le jour de la Fête des fous. Il se désole du manque d’attention du public mais remarque la danseuse bohémienne Esméralda qui captive l’attention de tous, y compris celle d’un homme en noir, l’alchimiste Claude Frollo…
Cette version du Notre-Dame de Paris de Victor Hugo est l’une des plus connues mais pas l’une des plus réussies. Pourtant l’adaptation a été écrite par Jean Aurenche et Jacques Prévert et la reconstitution est fastueuse, que ce soit dans les décors ou dans les costumes. L’interprétation d’Anthony Quinn en Quasimodo est assez remarquable et Gina Lollobrigida fait une Esméralda particulièrement sensuelle. Pourtant, le résultat paraît bien fade et d’une grande froideur : on reste à bonne distance et ce ne sont pas les gesticulations et vociférations du monde de la Cour des Miracles qui incitent au contraire. La volonté de créer un grand spectacle a emporté toute tension dramatique et le film apparaît bien bancal.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Gina Lollobrigida, Anthony Quinn, Alain Cuny, Robert Hirsch, Philippe Clay, Jean Danet, Jean Tissier
Voir la fiche du film et la filmographie de Jean Delannoy sur le site IMDB.

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Remarque :
* Dans cette version, Frollo n’est pas l’Archidiacre de Notre-Dame de Paris mais un alchimiste qui habite dans les tours. Le transformer ainsi en laïque serait probablement dû à la volonté de distribuer le film aux Etats-Unis où le code de censure Hays interdisait de représenter un ecclésiastique ainsi soumis aux désirs de la chair.

Notre-Dame de Paris
Gina Lollobrigida dans Notre-Dame de Paris de Jean Delannoy (à l’arrière-plan, avec le chapeau violet, Robert Hirsch).

Adaptations du roman de Victor Hugo :
1905 : La Esmeralda d’Alice Guy et Victorin Jasset (10 minutes)
1911 : Notre-Dame de Paris d’Albert Capellani (36 minutes)
1917 : The Darling of Paris de J. Gordon Edwards (60 min. env., film perdu)
1923 : Notre-Dame de Paris (The Hunchback of Notre Dame) de Wallace Worsley
1939 : Quasimodo (The Hunchback of Notre-Dame) de William Dieterle
1956 : Notre-Dame de Paris de Jean Delannoy
1996 : Le Bossu de Notre-Dame (The Hunchback of Notre Dame) de Walt Disney Company
1999 : Quasimodo d’El Paris de Patrick Timsit (comédie)

24 juillet 2018

L’étrange histoire de Benjamin Button (2008) de David Fincher

Titre original : « The Curious Case of Benjamin Button »

L'étrange histoire de Benjamin ButtonAlors que l’ouragan Katrina s’approche de la Nouvelle-Orleans, Daisy est dans son lit d’hôpital, sur le point de mourir. Elle demande à sa fille de lui lire le journal de Benjamin Button. La narration commence en 1918 lorsque Benjamin est né avec les déformations physiques d’un vieil homme…
Inspirée de la nouvelle homonyme de F. Scott Fitzgerald, L’étrange histoire de Benjamin Button repose sur l’idée originale d’une vie « à l’envers » : que se passerait-il pour une personne qui naîtrait vieux pour ensuite rajeunir au lieu de vieillir ? A la fois par son contenu et par le ton général, le film de David Fincher fait furieusement penser à Forrest Gump, ce qui n’est guère étonnant puisque le scénario est du même Eric Roth. On retrouve ici la même philosophie simpliste, la narration est parsemée de « maximes de vie » qui offrent au spectateur une vision faussement sécurisée de la vie. Tout cela est très hollywoodien, un feel-good movie fait pour plaire et qui plaît puisque le succès fut au rendez-vous. Comme il se doit, les effets spéciaux et maquillages furent nombreux et particulièrement couteux. Le film est long (2h45), trop long mais reste plaisant.
Elle: 2 étoiles
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Cate Blanchett, Brad Pitt, Julia Ormond, Faune Chambers Watkins, Jason Flemyng, Tilda Swinton, Jared Harris, Elias Koteas
Voir la fiche du film et la filmographie de David Fincher sur le site IMDB.
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Benjamin Button
Brad Pitt et Cate Blanchett dans L’étrange histoire de Benjamin Button de David Fincher.

Benjamin Button
Brad Pitt et Tilda Swinton dans L’étrange histoire de Benjamin Button de David Fincher.

22 juillet 2018

Maxime (1958) de Henri Verneuil

MaximeMaxime est un cinquantenaire sans le sou qui enseigne les bonnes manières à Hubert. Ce dernier le charge d’intervenir en sa faveur auprès de la belle Jacqueline…
Adapté d’un roman d’Henri Duvernois, Maxime est un film qui ne manque pas d’attraits : l’histoire, sans être très originale, est fort bien développée, les dialogues d’Henri Jeanson sont particulièrement brillants, la réalisation d’Henri Verneuil est solide et l’interprétation de tout premier ordre : Charles Boyer et Michèle Morgan apportent le charme et Arletty est vraiment exceptionnelle dans un second rôle très original de femme de général. Alors, on se demande bien pourquoi, avec de tels atouts, le film fut si mal accueilli par la critique et par le public. Peut-être était-il anachronique à sa sortie à la fin des années cinquante, paraissant trop classique, mais aujourd’hui nous pouvons l’apprécier sans parti-pris.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Michèle Morgan, Charles Boyer, Arletty, Félix Marten, Jane Marken
Voir la fiche du film et la filmographie de Henri Verneuil sur le site IMDB.

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Maxime
Charles Boyer et Michèle Morgan dans Maxime de Henri Verneuil.

Maxime
Felix Marten et Michèle Morgan dans Maxime de Henri Verneuil.

20 juillet 2018

Adua et ses compagnes (1960) de Antonio Pietrangeli

Titre original : « Adua e le compagne »

Adua et ses compagnesAprès la fermeture de la maison close qui les employait (1), quatre femmes s’associent pour monter un petit restaurant de campagne où elles continueront à vendre leurs charmes à l’étage…
Ex-critique influent qui a contribué à jeter les bases du néoréalisme avant-guerre, Antonio Pietrangelli est un cinéaste italien peu connu en France, sans doute parce que ses films ne se sont pas toujours montré très convaincants. Adua et ses compagnes est considéré comme l’un des plus aboutis ; en outre, c’est celui avec lequel il a connu un certain succès. Il s’agit de portraits de femmes sur lesquelles il porte un regard à la fois délicat, bienveillant et réaliste. Dans la mise en ouvre de leur projet, ces quatre femmes vont apprendre à se découvrir d’autres qualités que celles où elles étaient cantonnées. Les personnages sont complexes et les scénaristes (parmi lesquels figure Ettore Scola) leur ont donné une belle profondeur. Le machisme de la société italienne des années cinquante est mis en relief. Le casting est franco-italien, le film mettant particulièrement en valeur Simone Signoret. La musique jazzy de Piero Piccioni donne une note de modernité à l’ensemble. Le film a été récemment restauré.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Simone Signoret, Sandra Milo, Emmanuelle Riva, Gina Rovere, Marcello Mastroianni
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(1) En 1958, la loi Merlin a interdit la réglementation de la prostitution en Italie et  entrainé la fermeture des maisons closes. Cette loi est aujourd’hui (juillet 2018) remise en cause par le projet de loi Spilabotte.

Adua et ses compagnes
Marcello Mastroianni et Simone Signoret dans Adua et ses compagnes de Antonio Pietrangeli.

Adua et ses compagnes
Emmanuelle Riva, Sandra Milo et Gina Rovere dans Adua et ses compagnes de Antonio Pietrangeli.

18 juillet 2018

Le Secret de la chambre noire (2016) de Kiyoshi Kurosawa

Le Secret de la chambre noireLe jeune Jean devient l’assistant d’un ancien photographe de mode veuf, qui vit seul avec sa fille dans une grande maison de banlieue. Perfectionniste, il cherche à recréer le daguerréotype parfait en utilisant sa fille comme modèle… Sur une histoire qu’il a lui-même écrite, Kiyoshi Kurosawa (qui, rappelons-le, n’a aucun lien de parenté avec Akira Kurosawa) réalise son premier film hors du Japon, en France avec une équipe entièrement française. Le Secret de la chambre noire mêle avec beaucoup de subtilité le mélodrame et le fantastique qui se manifeste par petites touches, sans esbroufe, tout en étant très présent. L’atmosphère est à la fois très particulière et très prégnante et le jeune Tahir Rahim apporte une touche de charme et de légèreté face à un Olivier Gourmet toujours aussi puissant, tandis que Constance Rousseau contribue à donner cette sensation d’être hors du temps. Le plus enthousiasmant dans le film est sa beauté formelle : l’image est très belle, jouant le plus souvent sur la pénombre d’intérieurs sombres et la musique est absolument merveilleuse, elle nous transporte et donne une grande dimension à l’ensemble. Le film n’a pourtant pas enthousiasmé publics et critiques.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Tahar Rahim, Constance Rousseau, Olivier Gourmet, Mathieu Amalric, Malik Zidi
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Remarques :
* Procédé inventé par Louis Daguerre en 1837, le daguerréotype produit une image sans négatif sur une surface d’argent pur, polie comme un miroir et exposée directement à la lumière au moyen d’une chambre photographique. Le développement de l’image s’effectue à la vapeur de mercure. Le grand avantage du procédé était d’obtenir une image assez stable dans le temps. Les temps de pose étaient d’une ou plusieurs dizaines de minutes ce qui exigeait une immobilité parfaite des modèles. Comme le montre le film, des systèmes plus ou moins élaborés de maintien permettaient de garder la pose.

Le secret de la chambre noire
Olivier Gourmet et Tahir Rahim dans Le Secret de la chambre noire de Kiyoshi Kurosawa.

Le secret de la chambre noire
Constance Rousseau et Tahir Rahim dans Le Secret de la chambre noire de Kiyoshi Kurosawa.

16 juillet 2018

Ma femme en feu (1938) de Garson Kanin

Titre original : « Next Time I Marry »

Ma femme en feuLa riche héritière Nancy Fleming aborde un inconnu dans la rue et lui offre de l’argent pour l’épouser. Son père décédé a en effet mis comme condition d’épouser un vrai américain pour éviter qu’un gigolo étranger ne s’empare de son cœur et de son argent. Elle cherche aussitôt à se débarrasser de son nouveau mari en allant divorcer à Reno mais ce dernier veut surtout récupérer son chien qu’elle a emmené par inadvertance…
Le formidable succès de It Happened One Night (New York – Miami, 1934) de Frank Capra a engendré beaucoup de copies ou variations diversement réussies. Deuxième réalisation de Garson Kanin, Next Time I Marry, (il est préférable d’oublier le titre français racoleur)  figure parmi les meilleures. La base du scénario est la même : une jeune femme riche et un jeune homme pauvre se retrouvent forcés de cohabiter le temps d’un voyage. Là encore, l’homme américain est idéalisé : il a beau être pauvre, il n’en est pas moins désintéressé et surtout il est particulièrement malin et débrouillard. Cette comédie screwball est très plaisante, mais bien entendu, moins mémorable que le film de Capra, son modèle.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Lucille Ball, James Ellison, Lee Bowman
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Next time I marry
James Ellison et Lucille Ball dans Ma femme en feu de Garson Kanin.

14 juillet 2018

Le Dibbouk (1937) de Michal Waszynski

Titre original : « Der Dibuk »

Le DibboukPologne, XIXe siècle. Deux amis d’enfance, Sender et Nisson, promettent devant le rabbin de marier leurs futurs enfants qui doivent naître presque le même jour. Mais Nisson décède le jour de la naissance de son fils et Sender oublie vite la promesse. Vingt ans plus tard, les deux enfants se rencontrent…
Le Dibbouk est adapté d’une pièce rédigée en yiddish par l’ethnographe russe Shalom Anski en 1917. C’est l’un des rares films tournés en yiddish qui soient parvenus jusqu’à nous. L’histoire s’inspire d’une légende ancienne, assez proche de Roméo et Juliette, où les rites et la religion juive côtoient le fantastique. Outre la préservation du folklore et de la culture yiddish, la description de la vie d’une communauté juive d’Europe Centrale donne au film des qualités ethnologiques certaines. Tourné à Varsovie, le film réunit les plus grands artistes du théâtre yiddish de l’époque. Le climat, les lieux, les lumières et sa dimension poétique évoquent l’expressionnisme allemand. Si le film a des qualités historiques évidentes, il faut bien reconnaitre que les rites religieux ou sociaux si soigneusement montrés peuvent paraître un peu longs au spectateur étranger à cette culture.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Avrom Morewski, Ajzyk Samberg, Lili Liliana
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Le dibbouk
Lili Liliana dans Le Dibbouk de Michal Waszynski.

Remarque :
* Sens du titre : selon la légende, dans la tradition juive kabbaliste, lorsque qu’un être meurt avant son heure, son âme revient errer parmi les vivants. Certains entrent dans le corps d’une personne qui leur fût proche. On appelle la personne ainsi possédée un dibbouk.

Le Dibbouk
Lili Liliana, Ajzyk Samberg et Leon Liebgold dans Le Dibbouk de Michal Waszynski.