Israël au lendemain du 7 octobre 2023. Y., musicien de jazz précaire, et sa femme Jasmine, danseuse, vendent leur art, leur âme et leur corps à l’élite de Tel Aviv dans des soirées privées débridées, un défoulement après le traumatisme. Bientôt, Y. se voit confier par un oligarque russe une mission de la plus haute importance : mettre en musique un nouvel hymne national aux paroles belliqueuses… Oui(1) est un film israélien réalisé par Nadav Lapid. Il s’agit du cinquième long métrage du réalisateur après Le Policier (2011), L’Institutrice (2014), Synonymes (2019) et Le Genou d’Ahed (2021). Le cinéaste est connu pour être un opposant au gouvernement actuel, mais Oui n’est pas un film militant, ni même une franche satire ; il est dénué de manichéisme trop apparent, il ne cache rien sur les atrocités commises qui ont engendré ce désir de vengeance. En revanche, il utilise largement l’outrance dans ses personnages pour développer son propos. Le premier tiers du film est particulièrement brillant, survolté, débridé, presque Fellinien. Le récit paraît ensuite trop long (2h30), l’outrance devient alors plus répétitive que démonstrative. Nadav Lapid réussit néanmoins à boucler une oeuvre très créative. Le film a été bien accueilli par la critique, en France du moins. Elle: – Lui :
Lecteurs : (1 notes, moyenne : 3,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
Quelques mois après sa mutation forcée de Tel Aviv à la petite ville d’Afoula, Daphna, brillante détective, découvre le téléphone abandonné d’Orly Elimelech. Connue pour ses liens avec la puissante famille Golan, cette ancienne reine de beauté est introuvable. Daphna se lance à corps perdu à la recherche de la jeune femme… Highway 65 est un film franco-israélien écrit et réalisé par Maya Dreifuss. Il s’agit d’un film policier, au style très particulier, de la famille des « polars poisseux ». L’histoire n’est pas très passionnante, un peu longue et manque de tension. Dans son désir de souligner le caractère machiste de la société israélienne, la réalisatrice a la main un peu lourde, notamment dans la définition de son personnage principal : elle prend de façon systématique, et excessive, le contrepied des stéréotypes féminins. Tous les autres personnages (hommes mais aussi femmes) ne sont guère attirants. Dans la peinture de cette petite ville, on peut détecter une certaine opposition grande ville / province. La critique a été très mitigée… Elle: Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Remarque : * Le titre peut paraître surprenant car il n’a apparemment aucun rapport avec l’histoire. Une vérification sur une carte routière nous indique que la petite ville d’Afoula est située sur une route numérotée 65. Elle n’est à aucun moment nommée dans le film (ou cela nous a échappé…)
Idan Amedi et Tali Sharon dans Highway 65 de Maya Dreifuss.
Walid, 40 ans, Palestinien vivant à Haïfa avec sa femme et ses deux enfants, cultive sa dépression et ses velléités littéraires. L’emménagement d’un nouveau voisin, Jalal, bouleverse son quotidien. Exubérant et optimiste, le nouveau venu suscite l’agacement, puis, peu à peu, la fascination de Walid car il trempe de toute évidence dans des histoires louches… Fièvre méditerranéenne est une comédie noire écrite et réalisée par la réalisatrice arabo-israélienne, mais qui se définit comme palestinienne, Maha Haj. Il s’agit de son second long métrage après Personal Affairs (2016). Le film est une coproduction entre la Palestine, le Qatar, Chypre, l’Allemagne et la France. C’est une comédie noire qui joue avec l’absurde et l’ironie. Le conflit israélo-arabe n’est pas loin mais reste en toile de fond. Il est certainement l’une des causes du caractère dépressif du personnage principal qui ne parvient pas à définir son mal-être, pas même à sa psychiatre. La réalisatrice précise : « Par le biais de ce personnage, j’ai poussé à leurs extrêmes des pensées qui peuvent m’être familières. Je connais intimement sa personnalité et son caractère. J’ai ainsi tourné en dérision mon propre côté sombre à travers un homme qui me ressemble sur certains points, tout en étant différent de moi. » Un peu lent à évoluer dans sa deuxième partie, son film se situe dans le style d’Elia Suleiman. Prix du meilleur scénario dans la sélection Un certain regard de Cannes 2022. Elle: Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Policier consciencieux à Tel-Aviv, Rashi est en couple avec Avigail dont il attend un enfant. Hélas, la grossesse n’ira pas à son terme. De plus, Rashi est mis en cause pour comportement excessif lors d’un contrôle de police. Il a aussi des difficultés à s’imposer face à sa belle fille devenue adolescente… Chained est un film écrit et réalisé par l’israélien Yaron Shani qui avait signé un polar social remarqué dix ans auparavant (Ajami, 2009). Ce film qui se concentre sur le personnage de Rashi fait partie d’une trilogie et, plus encore, d’un diptyque avec Beloved (sorti une semaine plus tard) qui est centré sur le personnage d’Avigail, sa femme. Chained dresse un portrait assez serré de cet homme qui cherche à asseoir son autorité, sûr de son bon droit et persuadé de toujours prendre les bonnes décisions. Habitué à voir le pire dans son travail, il désire placer des limites très rigides à sa belle fille, issue du premier mariage de sa femme, et l’empêche constamment de sortir. Hélas pour lui, sa vie, autant professionnelle que familiale, va se déliter inexorablement. Les acteurs sont des non professionnels qui ont été choisis pour avoir été confrontés dans leur vie à des épreuves proches de celles du film. Ils n’avaient pas accès à un scénario, les étapes étant dévoilées au fur et à mesure du tournage, les dialogues sont en grande partie les leurs. Bien que sans violence physique, le film est dur à regarder par l’intensité et la longueur des scènes de conflits et de disputes. On se sent mal à l’aise en permanence. L’ensemble est intense mais, il faut bien l’avouer, assez éprouvant. Elle: – Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Voir les autres films de Yaron Shani chroniqués sur ce blog…
Remarque :
* Le film fait partie d’une trilogie (The Love trilogy, La trilogie de l’amour) que Yaron Shani a tournée dans le désordre. Chaque film se concentre sur l’un des personnages.
1. Chained (2019)
2. Beloved (titre original : Reborn) (2019)
3. Stripped (2018).
Eran Naim dans Chained (Love Trilogy: Chained) de Yaron Shani.
Avigail est infirmière dans un EHPAD de Tel Aviv. Après l’arrêt de sa grossesse, le lien avec son mari Rashi se distend. Elle se rapproche d’une sage femme adepte de méthodes alternatives qui va l’aider à s’épanouir… Beloved est un film écrit et réalisé par l’israélien Yaron Shani. Il se déroule sur la même période de temps que Chained mais, cette fois, c’est la femme Avigail que nous suivons. Le personnage du mari est très peu présent car ce ne sont pas du tout les mêmes évènements. Les deux films sont très différents. Avigail va peu à peu se libérer du carcan que forme sa cellule familiale. Beloved est ainsi l’histoire d’un renouveau, presque le miroir en positif de Chained qui, lui, était une descente. Le film est donc moins éprouvant, même si la nouvelle amie d’Avigail a elle aussi une situation familiale conflictuelle et les rapports avec sa sœur sont assez houleux. On peut reprocher cette fois un certain étirement (le séjour à la campagne est interminable). Le film est aussi une ode à la maternité, on pourra certainement reprocher à Yaron Shani de réduire les femmes à ce rôle (c’est mère de famille ou prostituée, il n’y a rien entre deux!) Comme précédemment, les acteurs sont des non professionnels, beaucoup de prises de vues sont réelles (avec parfois des visages floutés). Une chose est sûre, Chained et Beloved sont des films hors du commun. Elle: – Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Ori Shani et Stav Almagor dans Beloved (Love Trilogy: Reborn) de Yaron Shani.
Remarque :
* La scène où tout le monde se fige au son d’une sirène est étonnante (et non expliquée). Il s’agit d’une commémoration annuelle, le jour de Yom HaShoah, « Journée du souvenir pour la Shoah et l’héroïsme ». À 10 heures du matin, les sirènes retentissent pendant deux minutes à travers tout Israël. Les voitures, les bus s’arrêtent et les passagers en sortent. Les piétons s’arrêtent également et respectent deux minutes de silence. Le film montre aussi que les habitants se figent sur place chez eux (même les prostituées et leurs clients, bien que nus et en pleine action, se redressent et se tiennent debout).
* Le film fait partie d’une trilogie (The Love trilogy, La trilogie de l’amour) que Yaron Shani a tournée dans le désordre. Chaque film se concentre sur l’un des personnages.
1. Chained (2019)
2. Beloved (titre original : Reborn) (2019)
3. Stripped (2018).
Salam, 30 ans, vit à Jérusalem. Il est Palestinien et stagiaire sur le tournage de la série arabe à succès « Tel Aviv on Fire ! » Tous les matins, il traverse le même check-point pour aller travailler à Ramallah. Un jour, Salam se fait arrêter par un officier israélien Assi, dont la femme est fan de la série. Pour s’en sortir, il prétend en être le scénariste, ce qui va avoir des conséquences inattendues…
Faire une comédie sur le thème du conflit israélo-palestinien peut paraître très risqué. C’est pourtant le défi qu’a relevé le réalisateur et scénariste arabe israélien Sameh Zoabi et il parvient à trouver l’équilibre nécessaire à la réussite. Le fait d’avoir placé un film (ou plus exactement une série) dans le film est astucieux car cela permet d’aborder les sujets sous plusieurs angles : cette série à l’eau de rose voit en effet une espionne palestinienne (française) tenter de séduire un officier de l’armée israélienne pendant la Guerre des Six Jours. Les évènements de la série ont certes un impact différent chez les spectateurs selon leur positionnement par rapport au conflit actuel mais en même temps rassemble par une communauté de sentiments. Le cinéaste est clairement du côté de la jeune génération qui espère une réconciliation pour prendre son destin en main ; il souligne les contradictions de ceux qui, de chaque côté, sont sur une ligne dure d’affrontement. L’humour arrive souvent là où on ne l’attend pas, côtoyant la description d’une réalité difficile. Le cinéma de Sameh Zoabi évoque un peu celui d’Elie Suleiman. Son film est une réussite. Elle: – Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Une famille israélienne doit affronter une terrible nouvelle à propos de leur fils en poste sur un check-point isolé… Foxtrot est le second long métrage du réalisateur israélien Samuel Maoz qui en a écrit le scénario. Contrairement à son film précédent Lebanon, cette histoire n’est pas autobiographique. Le réalisateur porte un regard sur son pays et surtout sur la présence toujours forte de la Shoah dans la mémoire collective. Ainsi, certaines circonstances vont révéler des fêlures, des faiblesses profondes qui trouvent leurs origines dans ce « legs » lourd et générateur de culpabilité. La forme est originale, surtout par les cadrages et le placement de la caméra : le plus spectaculaire sont ces vues de haut, à la verticale, qui donne le sentiment que les personnages sont de petits pions sur un vaste échiquier. Dans la partie dans le désert, le cinéaste utilise des éléments oniriques ou surréalistes pour souligner l’absurdité de la situation. Finalement, il joue plus avec la forme qu’il n’étoffe son contenu, c’est sans doute le reproche que l’on peut lui faire mais son film mérite d’être remarqué. Elle: Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Remarque :
* La ministre israélienne de la Culture, Miri Regev, a fortement critiqué le film en proclamant qu’il donnait une mauvaise image de l’armée israélienne. Comme souvent en pareil cas, ces attaques ont apporté au film une publicité inespérée et Foxtrot a connu un fort succès commercial en Israël.
Lior Ashkenazi et Sarah Adler dans Foxtrot de Samuel Maoz.
Par idéalisme, un jeune juif parisien de 18 ans décide de partir en Israël. Postulant pour entrer au Mossad, il est finalement recruté par un service indépendant appelé Unité 238. Il est envoyé en mission à Paris… Après le succès, aussi énorme qu’inattendu, d’Un monde sans pitié, Eric Rochant a pu bénéficier d’un budget très important pour tourner cette histoire d’espionnage qui détaille les méthodes impitoyables des services secrets. Le jeune réalisateur a visiblement été très inspiré par John Le Carré pour l’écrire. Le film démarre très bien mais s’essouffle ensuite par manque de rythme. Le restant du film se déroule mollement et paraît bien long ; nous regardons d’un œil presque distrait des évènements pourtant assez extraordinaires. Le film met en scène une fictive « unité 238 », unité sans aucun doute inspirée du « Lekem », service en marge du Mossad et spécialisé dans le renseignement scientifique ; ce service, dont l’existence fut longtemps tenue secrète même en Israël, fut officiellement supprimé en 1986 à la suite de l’affaire Pollard qui est très similaire à celle de Jeremy Pelman dans le film. Eric Rochant se concentre sur la mise en place de la manipulation des individus, plutôt que sur l’action ; en soi, ce n’est pas un problème, bien entendu, mais demanderait un personnage central plus fort. Ce n’est hélas pas le cas et Yvan Attal paraît bien fade. Les seconds rôles sont assez bien tenus ; c’est le premier grand rôle de Sandrine Kiberlain qui montre une belle présence. Le film fut un échec commercial. Elle: Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
En juin 1944 en Normandie, le jeune FFI Robert Desgrieux tombe amoureux de Manon, condamnée par la rumeur publique. Ils fuient ensemble à Paris pour retrouver le frère de Manon qui fait des petits trafics sur le marché noir… Ce Manon d’Henri-Georges Clouzot n’est pas la première adaptation au cinéma du roman de l’Abbé Prévost Manon Lescaut (7 volumes rédigés entre 1727 et 1731) mais, avec l’aide de Jean Ferry, il l’a transposé pour la première fois à l’époque moderne, en l’occurrence la période de l’après-guerre. Cela reste une histoire d’amour fou mais témoigne aussi des troubles de son époque et de l’amoralisme des trafics. Il y a ainsi un contraste appuyé entre les ignominies du monde et la naïveté (ou l’aveuglement) de l’amour : « Rien n’est sale quand on s’aime » croit Manon. Le parallèle a souvent été fait avec Loulou de Pabst : c’est vrai sur le plan de l’amour fou qui peut nous conduire à faire des choses contraires à notre volonté, vrai aussi sur le petit scandale créé par l’amoralité du film, mais plutôt moins sur le personnage de la jeune femme, celui incarné par Louise Brooks paraissait plus réfléchi. Cela ne l’empêche pas d’être assez complexe. L’écrivain de cinéma Ado Kyrou a bien décrit Manon : « Dans une totale ignorance du mal, dans une instinctive négation du « péché », elle cherche désespérément à être femme tout en réalisant l’amour fou avec l’homme qu’elle aime. » A peine âgée de 20 ans, Cécile Aubry incarne son personnage avec beaucoup de candeur. Elle ne fera pas une grande carrière par la suite : son nom est probablement aujourd’hui plus connu de tous comme auteur de Belle et Sébastien. Manon est le premier grand rôle pour Michel Auclair, assez brillant dans son interprétation, un acteur que l’on posait alors en rival potentiel de Gérard Philipe. Le film d’Henri-Georges Clouzot est admirablement mis en scène. Le cinéaste alterne des moments de grande virtuosité (la scène du train bondé par exemple) avec des scènes à la fois tragiques et lyriques, et même audacieuses : cette scène finale où Desgrieux transporte sa Manon d’une façon si particulière dans le désert est assez inouïe, presque christique. Elle: – Lui :
Lecteurs : (1 notes, moyenne : 4,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
Michel Auclair et Cécile Aubry dans Manon de Henri-Georges Clouzot.
Remarques :
* Le second du navire est interprété par le jeune Michel Bouquet (sa 3e apparition à l’écran).
* Première apparition à l’écran pour Rosy Varte : elle est la maitresse de Serge Reggiani.
Principales adaptations :
1912 – Manon Lescaut, film français d’Albert Capellani
1926 – Manon Lescaut, film allemand de Arthur Robison avec Lya De Putti
1927 – Le Roman de Manon (When a Man Loves), film d’Alan Crosland avec John Barrymore et Dolores Costello
1940 : Manon Lescaut, film italien de Carmine Gallone avec Alida Valli et Vittorio De Sica
1949 – Manon, film d’Henri-Georges Clouzot
1954 – Les amours de Manon Lescaut, film italien de Mario Costa
1968 – Manon 70, film français de Jean Aurel avec Catherine Deneuve et Sami Frey
+ plusieurs adaptations pour la télévision dont une mini-série française (1978) avec Fanny Cottençon,
et Manon est également un opéra-comique de Jules Massenet.
Fils de David, le pacifique Salomon hérite de la gouvernance de la Terre d’Israël au grand dam de son frère, le guerrier Adonias. Grand ennemi d’Israël, le pharaon d’Egypte accepte la proposition de la reine de Saba : celle-ci se propose d’aller séduire Salomon pour mieux connaitre ses faiblesses et permettre ainsi de l’anéantir… Salomon et la reine de Saba est un grand péplum qui puise son inspiration dans des évènements décrits dans la Bible. Le tournage, effectué en Espagne, fut marqué par le décès prématuré de Tyrone Power (44 ans), acteur principal et coproducteur, qui succomba à la suite d’une crise cardiaque sur le plateau. La production imposa pour le remplacer Yul Brynner qui était alors considéré comme le grand spécialiste des rôles de roi. King Vidor affirme lui-même que Brynner n’a pas compris la complexité du personnage et ses rapports avec l’acteur furent tendus. Le retournage des scènes fut donc difficile. Yul Brynner a effectivement une froideur et rigidité dans son jeu qui ne conviennent pas. Malgré cela, Salomon et la reine de Saba reste un beau spectacle, à classer parmi les grands péplums des années cinquante et soixante. Les scènes d’extérieurs et de batailles sont assez spectaculaires et la grande sensualité de Gina Lollobrigida, dans des robes particulièrement ajustées qui la mettent si bien en valeur, marque le film. On retrouve ici cet érotisme latent si particulier aux péplums. Malgré un mauvais accueil critique, Salomon et la reine de Saba connut un beau succès populaire. Ce sera le dernier long métrage de King Vidor. Elle: – Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Voir les autres films de King Vidor chroniqués sur ce blog…
Marisa Pavan (debout), Yul Brynner et Gina Lollobrigida dans Salomon et la reine de Saba de King Vidor.
George Sanders et Gina Lollobrigida dans Salomon et la reine de Saba de King Vidor.
Belle illustration de l’érotisme latent aux limites de la permissivité de l’époque : Gina Lollobrigida dans Salomon et la reine de Saba de King Vidor.
Photo de la version avec Tyrone Power : Salomon et la reine de Saba de King Vidor.
La même scène telle qu’elle figure dans le film, tournée à nouveau avec Yul Brynner : Salomon et la reine de Saba de King Vidor.
Remarque :
* King Vidor explique dans ses mémoires qu’il a voulu refaire la célèbre scène de la barque de son Bardelys Le Magnifique (1926) : la reine et Salomon glissent en barque sous les branches d’un saule pleureur qui tombent jusqu’à toucher l’eau. Il n’a pas tout a fait réussi car la perruque de Gina Lollobrigida et la fausse barbe de Yul Brynner s’accrochaient dans les branches qui durent finalement être coupées ! (King Vidor, La Grande Parade, éditions J.C. Lattès 1981, page 236)
Il est amusant de revoir la scène en sachant cela : alors que dans le film de 1926, les branches venaient caresser langoureusement le visage des deux amants, ici ils passent leur temps à écarter les branches qui arrivent sur eux…
Gina Lollobrigida et Yul Brynner dans Salomon et la reine de Saba de King Vidor.