Le cosmonaute Andriy Melnyk, dans un vaisseau spatial avec un robot pour seule compagnie, est chargé de convoyer des déchets radioactifs vers un satellite de Jupiter. Alors qu’il arrive sur place, la Terre explose sous l’effet d’une guerre atomique. Il sait qu’il est ainsi le dernier humain de l’univers. Jusqu’à ce que… U Are the Universe est un film de science-fiction ukrainien écrit et réalisé par le trentenaire Pavlo Ostrikov, qui signe là son premier long métrage. C’est un film assez original, bien entendu très éloigné des blockbusters américains. Le réalisateur parvient à trouver un bel équilibre entre un humour omniprésent et des réflexions sur l’isolement ou encore sur notre humanité. Le personnage principal (et quasi unique), volontairement très ordinaire, ne nous ennuie à aucun moment avec son caractère simple et son sens de l’ironie. Malgré un budget certainement limité, la réalisation est soignée. Le réalisateur fait plusieurs clins d’œil appuyés à 2001 odyssée de l’espace. Un film assez étonnant. Elle: – Lui :
Lecteurs : (1 note(s), moyenne : 1,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
Dans un échange de bons procédés entre allemands et français, Athanase, chef d’un groupe français de contre-espionnage ultra secret, se voit confier la mission d’exécuter Birgitt Haas, ex-terroriste allemande. Un membre du groupe suggère de camoufler l’exécution en crime passionnel en jetant dans les bras de Birgitt un individu qui portera le chapeau une fois le meurtre accompli… Il faut tuer Birgitt Haas est un film d’espionnage français réalisé par Laurent Heynemann, adaptation d’un roman de Guy Teisseire, L’Histoire de Birgit Haas. Laurent Heynemann est un ancien assistant de Bertrand Tavernier et d’Yves Boisset qui a tourné plusieurs films politiques. Notons que le film a été tourné alors que la Fraction armée rouge (alias bande à Baader) était toujours active. Ce film s’écarte toutefois des règles du genre : ce n’est pas franchement un film politique, il est d’ailleurs plus proche du film d’espionnage. En réalité, le propos est surtout sur le désenchantement, la perte des convictions. Les trois personnages principaux ont envie de tourner la page et Philippe Noiret donne une grande épaisseur à son personnage auquel il insuffle une grande humanité. La réalisation de Heynemann est judicieuse, restituant le caractère sombre des services secrets. Il est aidé par le tandem Noiret/Rochefort (l’un des neuf films qu’ils tourneront ensemble) bien qu’ils aient peu de scènes en commun. L’allemande Lisa Kreuzer fait également une belle prestation : l’actrice qui ne parle pas français a appris tous ses dialogues phonétiquement. Le film a connu un certain succès à sa sortie mais a ensuite été oublié. Elle: – Lui :
Lecteurs : (4 note(s), moyenne : 3,75 sur 5, vous pouvez noter ce film)
Le Dossier 137 est en apparence une affaire de plus pour Stéphanie, enquêtrice à l’IGPN, la police des polices. Une manifestation tendue, un jeune homme blessé par un tir de LBD, des circonstances à éclaircir pour établir une responsabilité. Mais un élément inattendu va troubler Stéphanie… Dossier 137 est un film français réalisé par Dominik Moll. Il en a écrit le scénario avec son complice de longue date Gilles Marchand. Le propos va bien au-delà de la bavure policière, il questionne sur de nombreux thèmes, principalement les limites de la vérité judiciaire face à la raison d’état mais aussi de l’image de la police et de la difficulté du métier de policier, de la vulnérabilité de notre société, et bien entendu de la position de l’enquêtrice de l’IGPN, entre deux chaises. L’approche de Dominik Moll est donc large et équilibrée, évitant les travers d’un film partisan. Elle est aussi minutieuse : le récit décrit le difficile cheminement de l’enquêtrice avec détails et donne beaucoup de corps à son personnage. Le film a été bien accueilli par la critique et le public. Elle: Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Lee Adama vient d’être nommé commandant du Battlestar Pegasus. Il choisit de prendre la jeune Kendra Shaw comme second malgré sa réputation d’insubordination car elle symbolise l’héritage du vaisseau… Battlestar Galactica: Razor est un téléfilm américain écrit par Michael Taylor réalisé par Félix Enríquez Alcalá. Bien que diffusé à la télévision juste avant le début de la saison 4 de la série Battlestar Galactica, l’histoire nous renvoie vers la fin de saison 2 (environ 2.17). Le scénario mêle la première mission de Lee Adama en tant que commandant du Pegasus avec plusieurs flashbacks qui évoquent les débuts de Kendra Shaw sur ce vaisseau alors commandé par l’amiral Cain, une heure seulement avant l’attaque massive des Cylons. Il s’agit donc d’une histoire originale qui vient compléter la saison 2 et qui se montre assez complète dans son équilibre. L’ensemble est assez riche, toujours avec des personnages d’une belle profondeur. Bien que l’histoire fonctionne comme une unité séparée, il faut le considérer comme un ajout à la série plutôt qu’un film autonome qui permettrait un premier abord de la saga. Elle: – Lui :
Lecteurs : (1 note(s), moyenne : 5,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
Remarque : La version diffusée à la télévision est plus courte de 10 à 15 minutes (cette différence était voulue dès le départ par les producteurs).
Stephany Jacobsen, Jamie Bamber et Katee Sackhoff dans Battlestar Galactica: Razor.
La saga Battlestar Galactica : Chronologie originale : Battlestar Galactica (1978) film de 2h21 qui servit de pilote à la série Battlestar Galactica (1978-1979) série originale de 24 épisodes Galactica 1980 (1980) série de 10 épisodes (suite de la série)
Nouvelle chronologie (reboot) : Battlestar Galactica (2003) mini-série de 2 épisodes remontée en un film de 3 heures (= pilote de la nouvelle série) Battlestar Galactica (2004-2009, 4 saisons) série principale de 74 épisodes Battlestar Galactica : Razor (2007) film TV (chronologie = fin saison 2 de la série 2004) Battlestar Galactica : The Plan (2009) film TV (point de vue des Cylons)
Prequels : Caprica (2010) série de 19 épisodes Battlestar Galactica: Blood & Chrome (2012) web-série de 12 épisodes de 10 minutes remontée en un film de 1h30 (chronologie = après Caprica)
Après avoir perdu son sous-marin dans le détroit de Bungo au Japon, le commandant Richardson a dû attendre un an avant de se voir confier un nouveau commandement, le Nerka. Il n’a qu’une idée en tête, aller couler celui qui a détruit son sous-marin. Mais il se heurte à l’hostilité de son commandant en second, le lieutenant Jim Bledsoe, qui espérait obtenir le commandement du Nerka… L’Odyssée du sous-marin Nerka (Run Silent, Run Deep) est un film américain de Robert Wise, basé assez librement du roman du même nom du commandant Edward Latimer Beach, Jr. Il s’agit donc d’un film de sous-marins, certes, mais l’histoire se concentre surtout sur l’obsession d’un commandant décidé à se venger de son précédent échec, et sur l’opposition entre lui et son second. L’utilisation de maquettes dans les quelques scènes de batailles est très visible mais il était difficile de faire mieux à l’époque. L’ensemble est hélas un peu fade mais il faut souligner le réalisme des scènes à l’intérieur du sous-marin, notamment les procédures de combat qui sont, parait-il, très réalistes. Compte tenu de la présence de deux têtes d’affiche de premier plan, le faible succès du film a été décevant. Elle: – Lui :
Lecteurs : (3 note(s), moyenne : 3,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
Le Mexique est en proie à une vague d’enlèvements sans précédent. C’est dans ce contexte lourd de menaces que débarque à Mexico l’ancien agent de la CIA John Creasy qui se voit proposer un job inattendu : garde du corps de la petite Pita, fille de l’industriel Samuel Ramos… Man on Fire est un film américain réalisé par Tony Scott. Il s’agit l’adaptation du roman L’Homme de feu de Philip Nicholson (sous le pseudonyme d’A. J. Quinnell), roman qui avait déjà été porté à l’écran sous le même titre par Élie Chouraqui en 1987. L’histoire a été transposée de l’Italie au Mexique. La mise en place est assez longue pour ensuite laisser place à un film d’action violent ou le héros utilise des moyens qui mettent mal à l’aise (torture) pour mener à bien sa vengeance. La mise en scène est très maniérée avec très gros plans, ralentis et autres effets inutiles. Elle: – Lui :
Lecteurs : (1 note(s), moyenne : 1,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
Après la mort tragique de Nat, March sombre dans le deuil. Mais son quotidien bascule lorsqu’il découvre que l’esprit de sa femme s’est réincarné dans un aspirateur. Bien qu’absurde, leur liaison renaît mais sa famille, déjà hantée par un ancien accident d’ouvrier, rejette cette relation surnaturelle… Fantôme utile est un film thaïlandais écrit et réalisé par Ratchapoom Boonbunchachoke, qui signe ainsi son premier long métrage en s’inspirant d’une légende thaïlandaise. Il s’agit d’une comédie noire et fantastique qui joue avec l’acceptation de la notion de présence de fantômes en Thaïlande. Il évolue finalement vers un contenu plus politique, mettant en lumière d’une façon très originale la répression militaire de 2010. On remarquera aussi l’importance de la poussière dont les nuisances furent importantes du fait de l’implantation de grandes industries. Fantôme utile est un film séduisant par son originalité. Elle: – Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Se remettant d’une faiblesse nerveuse, la jeune Rita se remémore les deux années écoulées pendant lesquelles elle est tombée amoureuse de Manfred, un chimiste plus âgé qu’elle. Elle se destinait à l’enseignement mais travaillait temporairement dans une usine qui fabrique des wagons. De son côté, Manfred était de plus en plus désillusionné quant à ses perspectives en Allemagne de l’Est… Le Ciel partagé est un film dramatique est-allemand réalisé par Konrad Wolf, réalisateur reconnu alors l’un des jeunes cinéastes les plus prometteurs de RDA. Il s’agit de l’adaptation du premier roman de Christa Wolf (aucun lien de parenté) publié en 1962, roman qui a connu un immense succès en RDA et fut très apprécié du gouvernement communiste. Bien que située juste avant l’édification du Mur (1961), l’histoire tente de promouvoir un esprit et des aspirations propres à la RDA. Le propos pousse à la réflexion plus qu’il assène une idéologie mais il faut bien reconnaitre que tout cela est assez ennuyeux. Pourtant, le propos n’est pas manichéen : l’arrivisme et le consumérisme de l’Allemagne de l’Ouest sont certes soulignés mais cela est fait assez subtilement, sans forcer le trait. Les discussions sur la productivité paraissent interminables. Le film reste intéressant par son côté historique, décrivant l’état d’esprit au moment de la séparation des deux Allemagnes. Elle: – Lui :
Lecteurs : (1 note(s), moyenne : 2,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
Remarque : Au moment de l’ouverture des archives de la RDA au début des années 90, Christa Wolf a été accusée de proximité avec la Stasi, qu’elle renseigna de 1959 à 1963.
Eberhard Esche et Renate Blume dans Le Ciel partagé (Der geteilte Himmel) de Konrad Wolf.
Un soir de l’année 1900, Roberto Columbo, un avocat italien vivant dans le quartier de Little Italy à New York, est tué par le gang de la Main noire après avoir tenté de parler à la police. Huit ans plus tard, son fils Johnny revient à New York avec la ferme intention de venger son père… La Main noire (Black Hand) est un film américain réalisé par Richard Thorpe. Le scénario, signé Luther Davis, met en scène les rackets de la Main noire, un syndicat du crime originaire d’Italie, précurseur de la Mafia. Initialement, le rôle principal devait être tenu par Robert Taylor. Il est surprenant de voir Gene Kelly dans un tel rôle dramatique, l’acteur désirait prouver qu’il pouvait faire autre chose que chanter et danser. Il s’en sort fort bien en livrant une interprétation d’une bonne intensité. Le film est à mi-chemin entre le film policier et le portrait social. La description de la vie des immigrés italiens au tout début du XXe siècle, en proie aux extorsions de quelques-uns de leurs compatriotes, sonne assez authentique. Le film connut un petit succès à sa sortie mais est aujourd’hui plutôt méconnu. Elle: – Lui :
Lecteurs : (3 note(s), moyenne : 4,33 sur 5, vous pouvez noter ce film)