9 mars 2020

Asako I & II (2018) de Ryûsuke Hamaguchi

Titre original : « Netemo sametemo »

Asako I & II (Netemo sametemo)Lorsque son premier grand amour disparaît du jour au lendemain sans prévenir, Asako est abasourdie et quitte Osaka pour changer de vie. Deux ans plus tard à Tokyo, elle rencontre un homme qui ressemble trait pour trait à son premier amour. D’abord réticente, elle finit par en tomber amoureuse…
Basé sur un roman de l’écrivaine japonaise Tomoka Shibasaki, Asako I & II nous raconte une grande passion amoureuse de façon posée et très délicate. La force des sentiments ne génère pas ici d’éclats spectaculaires, les tourments restent intérieurs mais n’en sont pas moins profonds. Il se dégage même une impression de grand calme, renforcée par la douceur des traits des deux personnages principaux. Quelle est la réelle nature de l’amour ? Est-il transposable ? Ryūsuke Hamaguchi fait preuve d’une grande sensibilité en explorant ces thèmes particulièrement insondables.
Elle: 4 étoiles
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Masahiro Higashide, Erika Karata
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Remarques :
* Ryūsuke Hamaguchi est un réalisateur japonais très peu connu en France. La présentation de Asako I & II en compétition à Cannes en 2018 a permis de le découvrir.

Asako I & II (Netemo sametemo)Erika Karata et Masahiro Higashide dans Asako I & II (Netemo sametemo) de Ryûsuke Hamaguchi.

7 mars 2020

Le Chant du loup (2019) de Antonin Baudry

Le Chant du loupChanteraide est l’une des « oreilles d’or » de la Marine nationale, les spécialistes de la guerre acoustique. A bord d’un sous-marin nucléaire d’attaque, en mission secrète au large des côtes syriennes, il repère un son douteux qu’il ne parvient pas à identifier. Quelques minutes plus tard, le sous-marin est attaqué par un hélicoptère ennemi…
Antonin Baudry est un ex-diplomate que l’on connaissait déjà pour avoir signé le scénario de la bande dessinée Quai d’Orsay, adaptée au cinéma par Bertrand Tavernier en 2013. Il passe à la réalisation avec Le Chant du loup sur un scénario de géopolitique-fiction qu’il a lui-même écrit. Pour un premier long métrage, c’est une grande réussite. La tension s’installe dès les premières secondes et devient ensuite omniprésente au point de nous faire oublier les quelques invraisemblances. Par rapport aux standards du film d’action hollywoodien, Le Chant du loup affirme sa personnalité en donnant plus d’importance à l’humain (y compris dans un environnement rigide et codifié comme peut l’être le haut commandement militaire), en limitant les élans de patriotisme et en refusant l’obligation du happy-end. L’interprétation est excellente, avec cette petite rigidité qui convient au monde militaire. Pourtant Antonin Baudry a fait des choix audacieux dans la distribution des rôles : à priori, on ne pense pas en premier à Omar Sy pour interpréter un commandant de sous-marin… La très petite famille des grands films de sous-marins, celle de Das Boot ou d’À la poursuite d’Octobre Rouge, compte maintenant un nouveau membre.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: François Civil, Omar Sy, Mathieu Kassovitz, Reda Kateb, Paula Beer, Alexis Michalik
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Le Chant du loupLe Chant du loup de Antonin Baudry.

Le Chant du loup(de g. à d.) François Civil, (?), Omar Sy et Reda Kateb dans Le Chant du loup de Antonin Baudry.

Le Chant du loupFrançois Civil, Omar Sy, Mathieu Kassovitz, dans Le Chant du loup de Antonin Baudry.

Homonyme :
Le chant du loup (The Wolf Song ) de victor Fleming (1929) avec Gary Cooper et Lupe Velez (western, film muet avec des séquences chantées sonorisées)

5 mars 2020

Le Rideau de fer (1948) de William A. Wellman

Titre original : « The Iron Curtain »

Le Rideau de fer (The Iron Curtain)En 1943, Igor Gouzenko arrive de Moscou à Ottawa au Canada. Il est employé à l’ambassade soviétique, au service du chiffre, et à ce titre, il a connaissance de toutes les activités d’espionnage. Il est rejoint peu de temps après par sa femme et le couple prend goût à la vie canadienne…
Le Rideau de fer retrace ce que l’on appelle « l’affaire Gouzenko ». Celle-ci est souvent créditée comme un des événements déclencheur de la guerre froide car elle a dévoilé l’existence d’un vaste réseau d’espionnage soviétique cherchant, notamment, à obtenir les secrets de la bombe atomique. Basé sur le récit personnel de Gouzenko, le déroulement du scénario se veut fidèle à la réalité. Le Rideau de fer est l’un des tous premiers films à s’inscrire dans le cadre la paranoïa anti-communiste de la fin des années 40 à Hollywood, mais, grâce à la mise en scène mesurée de William Wellman et les excellentes prestations de Dana Andrews et Gene Tierney, il ne tombe jamais dans la caricature excessive qui marquera nombre de films ultérieurs. Il se concentre sur les personnages, et sur les relations qui se tissent entre eux. Le film fut diversement apprécié à sa sortie.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Dana Andrews, Gene Tierney, June Havoc, Berry Kroeger, Edna Best, Stefan Schnabel
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Remarques :
* La musique du film comprend des œuvres de Dmitri Shostakovich, Sergei Prokofiev, Aram Khachaturyan et Dominik Miskovský sous la direction d’Alfred Newman (alors directeur musical des studios Twentieth Century Fox). Les quatre compositeurs soviétiques ont signé une lettre de protestation. Etant qu’ils n’avaient aucun moyen de voir le film et qu’ils étaient eux-mêmes sur la sellette, il est plus que probable qu’ils ont reçu l’ordre de signer cette lettre.

* Une projection en avant-première à New York (finalement annulée) a vu manifestants et contre-manifestants s’opposer avec violence.

* L’affaire Gouzenko a inspiré un second film américain : Operation Manhunt de Jack Alexander (1954) avec Harry Towres, l’histoire étant cette fois centrée sur la traque et tentatives d’assassinat de Gouzenko par des agents soviétiques, alors que le transfuge vivait caché au Canada après ses révélations.

Le Rideau de fer (The Iron Curtain)Gene Tierney et Dana Andrews dans Le Rideau de fer (The Iron Curtain) de William A. Wellman.

4 mars 2020

Kingsman: Le cercle d’or (2017) de Matthew Vaughn

Titre original : « Kingsman: The Golden Circle »

Kingsman: Le cercle d'or (Kingsman: The Golden Circle)Lorsque leur quartier général est détruit par un missile, les derniers agents de Kingsman, l’élite du renseignement britannique en costume trois pièces, font la découverte d’une puissante organisation alliée nommée Statesman, fondée il y a bien longtemps aux Etats-Unis. Ils uniront leurs forces pour sauver le monde des griffes d’un impitoyable ennemi…
Après l’immense succès de Kingsman : Services secrets en 2015, Matthew Vaughn lui donne une suite, toujours avec les personnages du comic book Kingsman : Services secrets de Dave Gibbons et Mark Millar édité par Icon Comics en 2012. Ce film britannique se présente comme une comédie d’espionnage avec beaucoup d’effets spéciaux sur les objets (les armes sont très originales) et de spectaculaires scènes d’action réglées au cordeau. L’histoire n’est pas très étoffée mais s’amuse des différences entre anglais et américains (gentiment car il ne faut pas heurter le public américain). L’ensemble est divertissant, pas franchement mémorable mais a le mérite d’être un peu différent.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Taron Egerton, Mark Strong, Julianne Moore, Colin Firth, Jeff Bridges, Pedro Pascal
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Kingsman: Le cercle d'or (Kingsman: The Golden Circle)Taron Egerton dans Kingsman: Le cercle d’or (Kingsman: The Golden Circle) de Matthew Vaughn.

3 mars 2020

Arctic (2018) de Joe Penna

ArcticDans le désert glacé de l’Arctique, un homme s’efforce de survivre après le crash de son avion. Tout en tentant d’attirer l’attention sur lui, il pêche et s’est organisé autour de la carcasse de son avion. Mais un évènement imprévu va venir tout bouleverser…
Arctic est un film islandais et Joe Penna est un jeune réalisateur brésilien (également très connu sur YouTube en tant que guitariste). Son idée initiale pour son premier long métrage était un film de survie sur la planète Mars. Pour simplifier, il a choisi de transposer son histoire sur Terre, dans le milieu hostile de l’Arctique. Il n’a pas cherché à tricher sur le décor : il est allé tourner dans la toundra islandaise en plein hiver, dans des situations climatiques extrêmes. Bien qu’il soit dénudé et vide, l’environnement a ainsi une puissance peu commune. Le récit ne comporte aucun effet de dramatisation, ni aucun flashback pour nous dresser le portrait du personnage, nous ne saurons rien de lui. De même, il n’y a pratiquement aucun dialogue. C’est en revanche un film très immersif qui nous fait partager les problèmes et angoisses de son personnage. Il met en relief les capacités de l’être humain à ne jamais lâcher prise. La prestation de Mads Mikkelsen contribue à donner au film toute son intensité.
Elle: 3 étoiles
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Mads Mikkelsen
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Remarques :
* Selon les explorateurs Matthieu Tordeur, Jean-Louis Etienne et Laurence de la Ferrière, le film Arctic traduit bien  les conditions qui règnent dans ces environnements glacés. Leur seule objection serait sur la nourriture : le héros de Arctic ne se nourrit pas assez pour tous les efforts qu’il a à fournir (lire sur Huffington Post…)

ArcticMads Mikkelsen dans Arctic de Joe Penna.

2 mars 2020

Tout en haut du monde (2015) de Rémi Chayé

Tout en haut du monde1892, Saint-Pétersbourg. Sacha, une jeune fille de l’aristocratie russe, admire son grand-père, l’explorateur Oloukine, disparu lors de sa dernière expédition à la conquête du Pôle Nord. Lorsque sa réputation est ternie par un odieux conseiller du tsar, la jeune Sacha décide de partir vers le Grand Nord à la recherche du magnifique bateau qu’il avait conçu, le Davaï…
Sur une idée originale de la scénariste Claire Paoletti, complétée avec l’aide Patricia Valeix et Fabrice de Costil, Tout en haut du monde est un beau et exaltant récit à la Jules Verne. L’obstination de cette intrépide jeune fille nous la rend très sympathique et le scénario longuement mûri est une perfection d’équilibre. L’univers picaresque nous enveloppe avec douceur. C’est un dessin animé en aplats de couleurs, entièrement fait sur ordinateur, dont la simplicité de l’animation est largement compensée par une belle harmonie des couleurs. Un vrai bonheur visuel. Le charme agit rapidement.
Elle:
Lui : 5 étoiles

Acteurs: Christa Théret, Féodor Atkine
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 Tout en haut du mondeTout en haut du monde de Rémi Chayé.

 Tout en haut du mondeTout en haut du monde de Rémi Chayé.

 Tout en haut du mondeTout en haut du monde de Rémi Chayé.

1 mars 2020

Le Chat du rabbin (2011) de Joann Sfar et Antoine Delesvaux

Le Chat du rabbinAu début des années 1930, le chat d’un rabbin de la casbah d’Alger raconte sa vie et ses dialogues avec son maître. Le chat voit son paisible quotidien bouleversé le jour où il acquiert subitement le don de parole après avoir dévoré le perroquet de la maison. Le rabbin refusant de le laisser fréquenter davantage sa fille Zlabya que le chat aime profondément, l’animal demande à se convertir au judaïsme et de faire sa bar-mitsva…
Après avoir refusé plusieurs propositions, Joann Sfar a décidé d’adapter lui-même sa bande dessinée à succès en film d’animation. Un scénario original est alors écrit, mêlant des éléments des tomes 1, 2 et 5. L’histoire est amusante avec ce chat qui se lance dans des grandes discussions théologiques avec ses interlocuteurs humains le plus souvent un peu plus bornés que lui. L’ensemble est assez bavard, on peut reprocher une impression de tourner en rond. Le propos global est un message de tolérance qui prône la convergence des religions et l’aplanissement des différences. Le dessin, dans le style ligne claire, est plus épuré que celui de la bande dessinée. Un film assez plaisant.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: François Morel, Maurice Bénichou
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Le Chat du rabbinLe Chat du rabbin de Antoine Delesvaux et Joann Sfar.

Le Chat du rabbinLe Chat du rabbin de Antoine Delesvaux et Joann Sfar.

29 février 2020

Sommaire de février 2020

La Tragédie impérialeTarzan, l’homme singeDeux jours, une nuitLa FlorLe Seigneur de la guerreUne année polaireLes Joies du mariageLes Bons Petits Diables

La Tragédie impériale

(1938) de Marcel L’Herbier

Tarzan, l’homme singe

(1932) de W.S. Van Dyke

Deux jours, une nuit

(2014) de Jean-Pierre et Luc Dardenne

La Flor

(2018) de Mariano Llinás

Le Seigneur de la guerre

(1965) de Franklin J. Schaffner

Une année polaire

(2018) de Samuel Collardey

Les Joies du mariage

(1933) de James Parrott

Les Bons Petits Diables

(1930) de James Parrott

Les Deux FlemmardsLe Passe-murailleAvengers: EndgameLe Roi des roisLa Loi du marchéL’étranger au paradisAtomic BlondeUn amour impossible

Les Deux Flemmards

(1933) de Charley Rogers

Le Passe-muraille

(2016) de Dante Desarthe

Avengers: Endgame

(2019) de Anthony Russo et Joe Russo

Le Roi des rois

(1961) de Nicholas Ray

La Loi du marché

(2015) de Stéphane Brizé

L’étranger au paradis

(1955) de Vincente Minnelli

Atomic Blonde

(2017) de David Leitch

Un amour impossible

(2018) de Catherine Corsini

Long Way HomeLe Chevalier de la vengeanceParasiteLa Colline des potencesFantasiaTrafic en haute merBaby DriverLes Voyages de Sullivan

Long Way Home

(2018) de Jordana Spiro

Le Chevalier de la vengeance

(1942) de John Cromwell

Parasite

(2019) de Bong Joon-ho

La Colline des potences

(1959) de Delmer Daves

Fantasia

(1940) de Walt Disney Studios

Trafic en haute mer

(1950) de Michael Curtiz

Baby Driver

(2017) de Edgar Wright

Les Voyages de Sullivan

(1941) de Preston Sturges

Nombre de billets : 24

28 février 2020

La Tragédie impériale (1938) de Marcel L’Herbier

Autres titres français : « Le Diable de Sibérie » / « La Fin des Romanoff » / « Raspoutine »

La Tragédie impérialeRussie, début du XXe siècle. Raspoutine, paysan illettré mais doué d’un charisme et d’un magnétisme hors du commun, a acquis une réputation de faiseur de miracles. Certains le voient comme un envoyé de Dieu. Le couple impérial de Russie décide de faire appel à lui pour tenter de soulager les souffrances de leur fils hémophile…
La Tragédie impériale est basé sur un roman de l’allemand Alfred Neumann. Tout sonne très juste dans l’évocation de cette figure historique sur laquelle subsistent de grandes zones d’ombre. L’approche retenue est de présenter Raspoutine comme un grand connaisseur de l’âme humaine tout en soulignant certaines contradictions du personnage. Que ce soit dans les décors ou l’éclairage, tout semble parfaitement dosé, sans recherche du spectaculaire. Ce personnage complexe est parfait pour Harry Baur, qui fait une prestation puissante mais mesurée. Les seconds rôles sont parfaitement tenus. L’histoire est prenante. Trop peu connu, le film ressort aujourd’hui en DVD dans une version restaurée. Il le mérite largement.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Harry Baur, Marcelle Chantal, Pierre Richard-Willm, Jean Worms, Jany Holt
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Remarque :
* La Tragédie impériale (1938), Adrienne Lecouvreur (1938) et Entente cordiale (1939) sont trois films historiques que Marcel L’Herbier appelle des « chroniques filmées ». Il les considère comme « une leçon d’histoire, très proche de la réalité. Il y a une ligne romanesque mais qui ne me semble nullement plaquée. » (Entretien avec Jacques Siclier, Marcel L’Herbier par Noël Burch, Seghers, 1973)

La Tragédie impérialeHarry Baur et Carine Nelson dans La Tragédie impériale de Marcel L’Herbier.

26 février 2020

Tarzan, l’homme singe (1932) de W.S. Van Dyke

Titre original : « Tarzan the Ape Man »

Tarzan, l'homme singe (Tarzan the Ape Man)Miss Jane Parker rejoint son père en Afrique alors qu’il est sur le point de se lancer dans une expédition à la recherche du cimetière des éléphants. A la tête d’une quinzaine d’hommes, ils s’enfoncent dans la jungle…
Des multiples adaptations au cinéma du héros inventé par le romancier américain Edgar Rice Burroughs en 1912, la série des films avec le champion de natation Johnny Weissmuller est de loin la plus célèbre. C’est elle qui a imprimé durablement dans les esprits l’image d’un héros au corps lisse et musculeux poussant son fameux cri. Tarzan, l’homme singe est le premier et l’un des meilleurs de cette série. L’histoire n’est pas du tout fidèle aux romans (1), le scénario ne prend même pas la peine d’expliquer comment Tarzan est arrivé là. En revanche, il parvient à créer un imaginaire fort et nous émerveille par son exotisme et son utilisation des animaux. L’ensemble est souligné par érotisme naïf, aussi bien masculin que féminin, qui culminera dans le second film de la série avant d’être étouffé par la généralisation du code Hays dès le troisième. Dans un monde alors en pleine Dépression, le film apporta une échappatoire bienvenue et le succès fut immédiat. Malgré de multiples petits défauts, finalement assez mineurs, le film reste très plaisant à regarder aujourd’hui.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Johnny Weissmuller, Neil Hamilton, C. Aubrey Smith, Maureen O’Sullivan
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Remarques :
* Le film utilise largement les plans documentaires inutilisés de Trader Horn (Horn le trafiquant) de W.S. Van Dyke (1931)
* Maureen O’Sullivan n’était encore pas très connue ce qui explique sa place en quatrième position sur l’affiche. La MGM s’empressera de lui faire signer un contrat long.

(1) A la décharge des scénaristes, il faut préciser que Edgar Rice Burroughs avait vendu à la MGM les droits de ses personnages mais pas des romans.

Tarzan, l'homme singe (Tarzan the Ape Man)Maureen O’Sullivan et Johnny Weissmuller dans Tarzan, l’homme singe (Tarzan the Ape Man) de W.S. Van Dyke.

La série des Tarzan avec Johnny Weissmuller :
Avec Maureen O’Sullivan dans le rôle de Jane :
1. Tarzan, l’homme-singe (Tarzan the Ape Man) de W.S. Van Dyke (1932)
2. Tarzan et sa compagne (Tarzan and His Mate) de Cedric Gibbons (1934)
3. Tarzan s’évade (Tarzan Escapes) de Richard Thorpe (1936)
4. Tarzan trouve un fils (Tarzan Finds a Son) de Richard Thorpe (1939)
5. Le trésor de Tarzan (Tarzan’s Secret Treasure) de Richard Thorpe (1941)
6. Les aventures de Tarzan à New-York (Tarzan’s New York Adventure) de Richard Thorpe (1942)

Sans Jane (« partie visiter sa famille en Europe »)
7. Le triomphe de Tarzan (Tarzan Triumphs) de Wilhelm Thiele (1943)
8. Le mystère de Tarzan (Tarzan’s Desert Mystery) de Wilhelm Thiele (1943)

Avec Brenda Joyce dans le rôle de Jane
9. Tarzan et les amazones (Tarzan and the Amazons) de Kurt Neumann (1945)
10. Tarzan et la femme leopard (Tarzan and the Leopard Woman) de Kurt Neumann (1946)
11. Tarzan et la chasseresse (Tarzan and the Huntress) de Kurt Neumann (1947)
12. Tarzan et les sirènes (Tarzan and the Mermaids) de Robert Florey (1948).