20 août 2022

Le Cercle des poètes disparus (1989) de Peter Weir

Titre original : « Dead Poets Society »

Le Cercle des poètes disparus (Dead Poets Society)En 1959 aux États-Unis, Todd Anderson, un garçon timide, est envoyé dans la prestigieuse académie de Welton dans l’État du Vermont, réputée pour être l’une des plus fermées et austères du pays. Il y rencontre M. Keating, un professeur de littérature anglaise aux pratiques pédagogiques plutôt originales…
Le Cercle des poètes disparus est un film américain écrit par Tom Schulman et réalisé par Peter Weir. Le film a connu un grand succès international à sa sortie, plébiscité par toute une génération (et même plus) en faisant souffler un vent de liberté. Le récit prône l’art de profiter du moment présent (« carpe diem ») et le développement de la personnalité en refusant tout conformisme. Revu avec du recul, le propos paraît certes un peu simpliste et les procédés hollywoodiens sont très visibles mais le film garde sa fraîcheur de ton, son esprit de liberté toujours bienvenu. L’interprétation est parfaite.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Robin Williams, Robert Sean Leonard, Ethan Hawke, Josh Charles, Gale Hansen, Dylan Kussman, Allelon Ruggiero, James Waterston, Norman Lloyd
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Le Cercle des poètes disparus (Dead Poets Society)Robin Williams et Robert Sean Leonard et Ethan Hawke dans Le Cercle des poètes disparus (Dead Poets Society) de Peter Weir.

Le Cercle des poètes disparus (Dead Poets Society)(de g. à d.) Gale Hansen, Allelon Ruggiero, Robin Williams, Robert Sean Leonard, Dylan Kussman, Ethan Hawke, Josh Charles et James Waterston
Photo publicitaire pour Le Cercle des poètes disparus (Dead Poets Society) de Peter Weir.

5 février 2022

La Vie à l’envers (1964) de Alain Jessua

La Vie à l'enversJacques Valin, 30 ans, employé dans une agence immobilière de Montmartre, mène sans entrain une petite vie en compagnie de son amie cover-girl. Il commence peu à peu à s’isoler et à prendre ses distances avec les gens qu’il côtoie…
La Vie à l’envers est un film français réalisé par Alain Jessua. Pour son premier long métrage, le réalisateur choisit d’adapter son propre roman. L’histoire met en scène un homme qui se replie sur lui-même et cherche à rester à l’écart des conventions sociales pour atteindre une certaine félicité. L’impact est immédiat sur les personnes, à commencer par sa compagne à laquelle il devient indifférent, ou encore à ses employeurs qu’il quittera. Coupé de la routine, il s’enferme dans la solitude et plonge peu à peu dans une folie heureuse. Tout cela baigne dans un parfum d’anticonformisme de bon aloi. Alain Jessua rend pittoresque sa douce dérive vers la psychose. Charles Denner est parfait dans ce rôle. Sa façon d’exprimer en voix off des grandes théories à partir d’éléments anodins fait penser à son personnage dans L’homme qui aimait les femmes de François Truffaut (1977). Original et amusant, La Vie à l’envers est aussi un début de réflexion sur l’épanouissement personnel, sur nos rapports aux autres et, allons-y franchement, sur la vie… Longtemps rare, il a été récemment restauré.
Elle: 3 étoiles
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Charles Denner, Anna Gaylor, Yvonne Clech, Jean Yanne, Nane Germon
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La Vie à l'enversCharles Denner et Anna Gaylor dans La Vie à l’envers de Alain Jessua.

29 juin 2017

Le marquis s’amuse (1981) de Mario Monicelli

Titre original : « Il marchese del Grillo »

Le Marquis s'amuseRome, début du XIXe siècle alors que les troupes françaises de Napoléon occupent la ville. Bien qu’il soit attaché au service du pape Pie VII et membre d’une famille austère, le marquis Del Grillo est un anticonformiste, amateur de femmes et de plaisanteries. Avec son fidèle valet Ricciotto, il joue des tours parfois cruels à ses proches et à ceux qu’il rencontre… Le personnage du marquis Onofrio Del Grillo a bien existé mais les historiens ont du mal à dater son existence avec exactitude. Le personnage est une figure légendaire assez populaire en Italie. C’est un bon sujet pour Mario Monicelli car le récit est riche et picaresque. Il réussi à en faire une comédie fort drôle, souffrant certes quelques baisses de rythme du fait de sa longueur (2h20), mais assez relevée et où une certaine satire sociale se mêle à l’humour. Monicelli donne en effet une certaine éthique de pensée à son personnage dont les plaisanteries peuvent exprimer ses aspirations progressistes (démontrer la corruption, prôner l’égalité à la française). Monicelli en profite pour dresser un portrait de cette portion de l’histoire de la Rome papale. Alberto Sordi fait une excellente prestation, sans aucun excès et heureusement car il est dans toutes les scènes. Le marquis s’amuse est aujourd’hui un film plutôt rare, hélas.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Alberto Sordi, Paolo Stoppa, Flavio Bucci
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Le Marquis s'amuse
Alberto Sordi dans Le marquis s’amuse de Mario Monicelli.

6 juin 2017

Charles mort ou vif (1969) de Alain Tanner

Charles mort ou vifLe quinquagénaire Charles est à la tête d’une entreprise familiale de pièces de montres. Il en a hérité de son père et son fils prendra sa succession. A la suite d’une interview pour la télévision, il réfléchit à sa vie et décide de ne pas rentrer chez lui… Charles mort ou vif est le premier long métrage du suisse Alain Tanner. Il en a écrit le scénario qui nous fait suivre un homme qui refuse de continuer à tenir le rôle qui lui a été imposé par d’autres, en l’occurrence sa famille et la société en général. Il était « mort » et devient « vif » en retrouvant son libre arbitre. Ce film s’inscrit ainsi pleinement dans son époque, post-Mai 68, où le thème « on arrête tout et on réfléchit » était porté par cette volonté de refuser une société trop formatée. Nos yeux modernes (ou serait-ce simplement l’âge du spectateur qui a avancé …?) peuvent trouver décevant que cette démarche aboutisse sur pas grand-chose : Charles se contente de vivoter avec un couple de semi-marginaux rencontrés par hasard. Il n’est d’ailleurs pas plus heureux et ses questionnements existentiels persistent à ne pas trouver de réponses. La mise en place est assez longue. Alain Tanner parsème son histoire d’allégories (il casse ses lunettes qui l’empêchent de bien voir) et surtout d’un humour par petites touches (son discours sur les méfaits de l’automobile est très amusant). Charles mort ou vif a connu un bon succès mais c’est surtout avec son film suivant, La Salamandre, qu’Alain Tanner se fera vraiment connaître.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: François Simon, Marcel Robert, Marie-Claire Dufour
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Charles mort ou vif
Marie-Claire Dufour, Marcel Robert et François Simon (qui est, rappelons-le, le fils de Michel Simon) dans Charles mort ou vif de Alain Tanner.

24 mai 2015

La Salamandre (1971) de Alain Tanner

La SalamandreA Genève en Suisse, un journaliste doit écrire un scénario sur un petit fait divers. Il fait appel à un ami écrivain et commence à enquêter sur une jeune fille, Rosemonde. Celle-ci, que l’on dit paresseuse, est en réalité une jeune fille à l’esprit libre qui refuse la routine d’une vie bien rangée… La salamandre est le deuxième film du suisse Alain Tanner. Après le succès de son premier film Charles, mort ou vif (1969), le cinéaste confirme l’émergence d’un nouveau cinéma helvétique. Tourné avec très peu de moyens (16mm, son direct), La salamandre nous dresse un certain portrait de la société suisse, un « désert intellectuel » d’où suintent l’ennui et un profond conservatisme qui confine à l’immobilisme. La jeune Rosemonde est comme une tâche de couleurs dans cette grisaille. Le journaliste ne la découvrira que superficiellement, l’écrivain plus profondément et même l’aidera à prendre conscience de sa révolte. Le propos s’inscrit pleinement dans ce cinéma subversif qui fleurit en ce début des années soixante-dix. Alain Tanner manie avec justesse l’ironie ce qui lui permet de s’écarter de toute austérité. On remarquera le petit hommage à Truffaut (Rosemonde trouve un emploi dans un magasin de chaussures). La Salamandre connut un très grand succès à sa sortie, il a grandement contribué à faire connaître cette actrice si attachante qu’est Bulle Ogier.
Elle: 4 étoiles
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Bulle Ogier, Jean-Luc Bideau, Jacques Denis
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La Salamandre
Bulle Ogier dans La Salamandre de Alain Tanner

La Salamandre
Jacques Denis, Jean-Luc Bideau et Bulle Ogier dans La Salamandre de Alain Tanner

18 février 2015

Themroc (1973) de Claude Faraldo

ThemrocA la suite d’un incident avec son patron, un ouvrier qui mène une vie monotone se révolte et rentre chez lui en rugissant comme un animal. Il casse les murs pour transformer sa chambre en tanière sous l’oeil surpris des voisins… Tout comme L’An 01, sorti presque simultanément, Themroc est à replacer dans le courant contestataire post-68, section « on arrête tout ! » Claude Faraldo va ici beaucoup plus loin que dans son film précédent Bof Anatomie d’un livreur puisque, pour combattre l’aliénation de l’homme par la société, il propose une régression, un retour aux pulsions élémentaires et animales que l’homme, débarrassé de toutes les entraves dressées par les normes sociales, va pouvoir assouvir librement. On peut ainsi voir Themroc comme un conte philosophique, même si la réflexion n’est pas poussée très loin car le propos est plutôt dominé par le plaisir jubilatoire de pouvoir tout casser. Passé les premières minutes bien longues (destinées à nous montrer à quel point sa vie d’ouvrier est monotone…), Themroc est une farce joyeuse, surprenante et unique en son genre. Il n’y aucun texte compréhensible, même les « gens normaux » s’expriment dans un charabia impénétrable comme pour nous placer, nous spectateurs, hors de cette société très policée. Michel Piccoli, acteur emblématique en ce début des années soixante dix, nous montre une fois de plus qu’il peut tout jouer. Claude Faraldo l’a entouré de Béatrice Romand et de toute l’équipe du Café de la Gare, donnant à chacun plusieurs rôles, parfois dans la même scène ! Inceste et cannibalisme, ajoutés au propos passablement anarchisant, lui valurent une interdiction aux moins de 18 ans.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Michel Piccoli, Béatrice Romand, Romain Bouteille, Coluche, Patrick Dewaere, Francesca Romana Coluzzi, Miou-Miou
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Remarque :
Themroc a été primé au Festival international du film fantastique d’Avoriaz 1973 : prix spécial du jury pour le film et prix d’interprétation masculine pour Michel Piccoli.

Themroc de Claude Faraldo
Themroc de Claude faraldoBéatrice Romand, Claude Piccoli et Marilù Tolo dans Themroc de Claude Faraldo.

21 septembre 2014

Billy le menteur (1963) de John Schlesinger

Titre original : « Billy Liar »

Billy le menteurEmployé dans une entreprise de pompes funèbres, Billy vit toujours chez ses parents. Pour s’évader de sa morne existence, il s’invente un monde imaginaire, déforme la réalité, raconte qu’il va partir à Londres pour travailler comme scénariste pour l’humoriste Danny Boon (1)
Adaptation d’un roman de Keith Waterhouse déjà porté au théâtre, Billy le menteur nous offre le portrait assez attachant d’un jeune anglais assez désillusionné par le monde qui l’attend. Il est le reflet de cette jeunesse du début des années soixante qui aspirait à autre chose que la vie étriquée donnée en modèle par leurs parents. C’est un portrait sans complaisance toutefois car Billy est loin d’être parfait : s’il présente un mélange de naïveté et d’idéalisme, Billy est hélas incapable de s’engager vraiment pour faire aboutir ses projets et esquive tout par le mensonge. Il n’a pas l’audace de franchir le pas. L’humour est constant, par petites touches et l’interprétation de Tom Courtenay donne un certain charme à l’ensemble.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Tom Courtenay, Helen Fraser, Julie Christie
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Remarque :
* Billy le menteur est le premier film de Julie Christie avec John Schlesinger, celui qui va vraiment lancer sa carrière.

(1) Aucun lien bien entendu avec l’acteur et humoriste français Dany Boon qui n’était d’ailleurs pas encore né…

Billy le menteur (Billy Liar)Tom Courtenay et Julie Christie dans Billy le menteur (Billy Liar) de John Schlesinger.

1 avril 2014

Mariage à l’anglaise (2013) de Dan Mazer

Titre original : « I Give It a Year »

Mariage à l'anglaiseJosh et Nat viennent de se marier et nagent dans le bonheur. Pourtant, personne dans leur entourage ne croit que cela durera. Arriveront-ils à passer leur première année de mariage, celle que l’on dit la plus délicate ? … L’anglais Dan Mazer, connu pour avoir travaillé sur Borat avec Sacha Baron Cohen, a écrit ce Mariage à l’anglaise, une comédie pour laquelle il dit s’être beaucoup inspiré de sa propre vie. Son intention est de bousculer les stéréotypes des comédies romantiques. Il y parvient indéniablement même si on peut lui reprocher d’alimenter son non-conformisme avec un humour parfois un peu trash. Il ne sombre jamais dans la facilité toutefois. Pour les rôles principaux, il bénéficie de la vitalité d’un bon quatuor de comédiens et ses seconds rôles sont assez croustillants. Mariage à l’anglaise n’a pas l’air d’être apprécié. Est-ce parce qu’il bouscule trop les codes ? Qu’il ne comporte aucun personnage auquel s’identifier ? En tous cas, pour l’apprécier, il est nécessaire de ne pas s’attendre à une comédie romantique classique…
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Rose Byrne, Rafe Spall, Simon Baker, Stephen Merchant, Anna Faris
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Remarque :
Paul McCartney et Jane Asher* La mère de Nat est jouée par Jane Asher, actrice qui fut la petite amie et la muse de Paul McCartney dans les années soixante. Beaucoup de chansons furent composées pour elle, la plus souvent citée avec certitude étant « Here, There And Everywhere » (l’une des plus belles déclarations d’amour qui soient…)
But to love her is to need her everywhere
Knowing that love is to share 
Each one believing that love never dies
Watching her eyes and hoping I’m always there
I will be there and everywhere
Here, there and everywhere

15 septembre 2012

Le lauréat (1967) de Mike Nichols

Titre original : « The graduate »

Le lauréatDiplômé de fraîche date, le jeune Benjamin revient pour les vacances chez ses parents qui ont organisé une réception qui le met mal à l’aise. Il accepte de raccompagner chez elle Mrs Robinson qui lui fait alors des avances… Il est des films qui arrivent juste au bon moment. Sorti cinq ans plus tôt, Le lauréat serait peut-être passé inaperçu, catalogué comme une gentille bleuette. Mais fin 1967, c’est une bonne fraction de toute une génération qui se reconnaît dans cet étudiant bien sage qui hésite à se fondre dans le moule social de ses parents. Le fossé des générations est creusé. Les adultes cherchent soit à imposer leur propre schéma, soit à profiter de leur désarroi comme le fait Mrs Robinson ; ils n’apportent pas de réponses. Le lauréat démystifie le modèle de réussite sociale de la classe moyenne américaine et, quand on gratte, l’envers du décor n’est pas reluisant (cf. la discussion dans le lit sur la rencontre des parents Robinson). Mike Nichols réussit à mêler beaucoup d’humour à son film, distillé par petites touches pratiquement dans toutes les scènes, ce qui le rend le film très abordable. L’épilogue, très gentillet, reste ainsi jubilatoire et donc efficace. C’est le premier grand rôle au cinéma pour Dustin Hoffman qui, à 29 ans, n’a aucun problème pour paraître en avoir 21. Sa légère gaucherie colle parfaitement au personnage auquel il donne une certaine profondeur. Et il y a la musique de Simon & Garfunkel, superbe, qui enrobe et apporte douceur et candeur. Le film connut un très grand succès qui dépasse largement, il faut bien le reconnaître, ses qualités intrinsèques. Il a marqué une génération.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Anne Bancroft, Dustin Hoffman, Katharine Ross, William Daniels
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Remarques :
* Le film Le lauréat est basé sur un roman de Charles Webb, paru en 1963. Il était alors lui aussi un jeune diplômé de 23 ans. Les droits furent achetés pour une bouchée de pain. Charles Webb n’a pas profité du succès du film, ce succès l’a même gêné dans sa carrière d’écrivain « sérieux ».
* « Plastics ! », le conseil que donne l’ami de la famille au jeune Benjamin, est devenu une réplique très célèbre aux Etats-Unis. L’industrie du plastique a connu un boom peu après la sortie du film et, d’après certains, la popularité du film (et de cette réplique) n’y serait pas étranger (ce qui paraît peu probable tout de même!)
* Mike Nichols voulait confier le rôle de Mrs Robinson à Jeanne Moreau, pensant que l’image de la permissivité française sur l’amour allait rendre l’ensemble plus crédible. Les producteurs étaient fermement opposés à ce choix. Ils étaient aussi opposés à l’idée de confier la musique à Simon & Garfunkel. Mike Nichols conclut un marché avec eux : Jeanne Moreau est écartée si on garde Simon & Garfunkel.
* 20 ans après Le lauréat, Mike Nichols tournera un film totalement contraire, Working Girl avec Melanie Griffith et Sigourney Weaver (1988), une histoire où les personnages principaux recherchent par dessus tout la réussite matérielle. Une génération chasse l’autre…

The GraduateDustin Hoffman et Anne Bancroft, photo publicitaire pour Le Lauréat de Mike Nichols