14 juin 2022

La Carrière de Suzanne (1963) de Eric Rohmer

La Carrière de SuzanneDans un café parisien, Bertrand, jeune étudiant réservé, retrouve son ami, le charismatique Guillaume. Guillaume engage une conversation avec Suzanne qui étudie à une table voisine puis l’invite à une fête qu’il organise quelques jours plus tard. Par jeu, il entreprend avec succès de la séduire. Témoin complice de leur aventure, Bertrand admire l’attitude donjuanesque de son camarade, tandis qu’il s’agace de celle, trop libre, de Suzanne. De son côté, il tente timidement d’approcher la jolie Sophie…
La Carrière de Suzanne est un film français écrit et réalisé par Éric Rohmer. C’est le deuxième des Six contes moraux. Le récit est vu du côté de Bertrand dont la voix off nous informe régulièrement de ses pensées. L’opposition entre les deux personnages masculins est assez marquée : Guillaume se comporte comme un mufle, non seulement avec les femmes mais aussi avec Bertrand, qu’il utilise et manipule sans que ce dernier en ait conscience. Le jugement de Bertrand sur Suzanne est faussé par le comportement de Guillaume et il faudra l’intervention d’un élément extérieur pour qu’il a regarde d’un œil nouveau. Eric Rohmer parvient à décrire les différences de tempérament avec simplicité et justesse. Les dialogues prennent naturellement une grande place. Tourné en noir et blanc 16 mm avec un éclairage naturel, le film montre donc un grain assez important.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Catherine Sée, Philippe Beuzen, Christian Charrière, Diane Wilkinson
Voir la fiche du film et la filmographie de Eric Rohmer sur le site IMDB.

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Remarque :
* Caméo : Eric Rohmer apparaît au milieu du film, à moitié caché dans une cabine téléphonique d’où il dicte un passage des Dialogues sur l’art oratoire de Cicéron.

La Carrière de SuzannePhilippe Beuzen et Catherine Sée dans La Carrière de Suzanne de Éric Rohmer.

13 juin 2022

La Fille au bracelet (2019) de Stéphane Demoustier

La Fille au braceletLise, 18 ans, porte depuis deux ans un bracelet électronique. Elle est accusée d’avoir poignardé et tué sa meilleure amie, Flora, au lendemain d’une fête donnée par celle-ci dans sa maison. Son procès en cour d’assises débute…
La Fille au bracelet est un film français écrit et réalisé par Stéphane Demoustier. Le scénario est librement inspiré du scénario du film argentin Acusada, écrit par Ulises Porra et Gonzalo Tobal, film que le réalisateur dit n’avoir pas vu. Il aborde en effet le sujet sous un angle différent. Si la grande majorité des scènes se déroulent dans le tribunal, il ne s’agit pas vraiment d’une intrigue judiciaire. Le voir ainsi ne pourra apporter que des déceptions car il n’y a que peu d’éléments pour faire avancer l’histoire sur ce plan. Le sujet est plutôt de dresser le portrait d’une adolescente et de mettre en évidence la difficulté à la juger car elle n’a jamais l’attitude que l’on attend d’elle. Le scénario se concentre ainsi sur le désarroi de ses parents qui veulent tout faire pour l’aider mais ont l’impression de ne jamais parvenir à la comprendre. Le film manque toutefois de matière, Stéphane Demoustier se contente de constater cette absence de compréhension sans aller plus loin. Côté interprétation, Anaïs Demoustier (soeur du réalisateur) est peu crédible en avocate générale (mais le réalisateur affirme que, dans la réalité, ce poste est souvent tenue par des débutantes), Roschdy Zem a sa puissance habituelle avec une grande économie de moyens, mais la surprise vient de la jeune Melissa Guers qui montre une belle présence, y compris dans ses mutismes. Le film a été bien reçu par la critique et le public.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Roschdy Zem, Chiara Mastroianni, Melissa Guers, Anaïs Demoustier
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La Fille au braceletMelissa Guers dans La Fille au bracelet de Stéphane Demoustier.

12 juin 2022

Le Garçon aux cheveux verts (1948) de Joseph Losey

Titre original : « The Boy with Green Hair »

Le Garçon aux cheveux verts (The Boy with Green Hair)Dans une petite ville américaine, le jeune Peter, orphelin de guerre, est recueilli par vieil artiste de cirque. Un matin, après son bain, Peter se retrouve soudain avec les cheveux verts. Du jour au lendemain, il devient un objet de curiosité, puis une victime de ses camarades et aussi des adultes…
Le Garçon aux cheveux verts est un film américain de Joseph Losey, son premier long métrage. Le film se situe dans la cadre d’une volonté du nouveau directeur de production de la RKO, Dore Schary, de lancer une série de films à petit budget sur des sujets ambitieux à portée sociale, ce qui est à l’époque révolutionnaire (à Hollywood). Le Garçon aux cheveux verts est une parabole sur la tolérance, la rencontre de l’autre et la peur de la différence. C’est aussi un pamphlet contre les guerres, montrant comment les enfants en sont les victimes collatérales. Tout louable qu’il soit, le message peine à passer du fait d’une certaine lourdeur dans la démonstration mais il faut garder à l’esprit qu’il s’agit d’une fable. Tout le film est un flashback, raconté par le jeune garçon, ce qui le rend potentiellement efficace auprès des enfants. Quelques passages sont assez émouvants. Le film a bien entendu été tourné en couleurs. Il n’eut que peu de succès.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Pat O’Brien, Robert Ryan, Barbara Hale, Dean Stockwell
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Le Garçon aux cheveux verts (The Boy with Green Hair)Dean Stockwell dans Le Garçon aux cheveux verts (The Boy with Green Hair) de Joseph Losey.

8 juin 2022

L’amour à mort (1984) de Alain Resnais

L'amour à mortElisabeth (Sabine Azéma) et Simon (Pierre Arditi) s’aiment profondément depuis quelques mois seulement. Soudainement, Simon meurt. La mort est constatée par un médecin. Pourtant il revient à la vie quelques minutes plus tard…
L’amour à mort est un film français réalisé par Alain Resnais d’après un scénario écrit par Jean Gruault. C’est un film particulièrement riche dans son propos. Le thème en est-il l’Amour, ou bien la mort, ou encore, comme le proposent certains analystes, la séparation ? De toute évidence, tout cela à la fois. Alain Resnais explore la confrontation du sentiment humain le plus fort, l’amour, avec la mort. Il propose plusieurs variations sur la façon dont nous envisageons ou conceptualisons la mort : Elisabeth et Simon, tous deux non-croyants, sont amis avec un couple de pasteurs (Fanny Ardant et André Dussolier) qui apportent des visions bien différentes. Quelques personnages secondaires l’abordent sous un angle encore différent. La forme du film est surprenante : Alain Resnais insère des plans musicaux non figuratifs, noirs avec quelques flocons épars. Polytonale et polyrythmique, la musique d’Hans Werner Henze sur ces plans démarre sur la note où le personnage du plan précédent a fini de parler. Ces plans laissent au spectateur le loisir d’imaginer ce que ne « diraient ni le dialogue, ni les gestes des personnages, ni les images » précise le cinéaste. Cela lui permet également de se libérer du carcan d’un déroulement classique du récit : il ne nous donne que l’essentiel (le « noir musical » peut survenir après un plan de quelques secondes seulement). Coté couleurs, le rouge symbolise l’amour et le noir la mort. Cette forme pourra toutefois rebuter certains spectateurs mais elle est très originale et personnelle, tout en étant au service de son contenu philosophique.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Sabine Azéma, Pierre Arditi, Fanny Ardant, André Dussollier, Jean Dasté
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Remarque :
* Jean Gruault était coscénariste avec François Truffaut pour La Chambre verte (1978) qui traitait également de la mort face à l’amour.

L'amour à mortSabine Azéma et Pierre Arditi dans L’amour à mort de Alain Resnais.

L'amour à mortAndré Dussolier et Fanny Ardant dans L’amour à mort de Alain Resnais.

7 juin 2022

Riders of Justice (2020) de Anders Thomas Jensen

Titre original : « Retfærdighedens ryttere »

Riders of Justice (Retfærdighedens ryttere)Markus, militaire danois en poste en Afghanistan, rentre précipitamment chez lui après la mort de son épouse dans un accident de métro pour s’occuper de leur fille. Un rescapé, Otto, prend contact avec Markus et lui explique que l’accident était en fait un attentat soigneusement préparé…
Riders of Justice est film danois écrit et réalisé par Anders Thomas Jensen. C’est à la fois un film d’action, section « vengeances », et une comédie noire. En fait, il y a beaucoup plus d’humour que d’action. Cet humour vient principalement des trois spécialistes farfelus qui aident le personnage principal à retrouver les auteurs présumés de l’attentat. Ces trois statisticiens-informaticiens, hackers chevronnés, sont efficaces mais capables de se quereller sans fin sur des points de détail. Le personnage principal (Mads Mikkelsen) est tout aussi caricatural, taciturne, gauche dans les rapports humains mais impulsif dans l’action. L’art d’Anders Thomas Jensen est de savoir doser l’humour, la caricature n’est jamais excessive et les dialogues sont assez savoureux. Sur le fond, l’auteur brode autour du refus d’accepter l’idée de hasard et de la coïncidence. L’ensemble est original et réussi. En France, le film n’est pas sorti en salles.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Mads Mikkelsen, Nikolaj Lie Kaas, Andrea Heick Gadeberg, Lars Brygmann, Nicolas Bro
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Riders of Justice (Retfærdighedens ryttere)Lars Brygmann, Mads Mikkelsen, Gustav Lindh, Andrea Heick Gadeberg, Albert Rudbeck Lindhardt, Nikolaj Lie Kaas et Nicolas Bro
dans Riders of Justice (Retfærdighedens ryttere) de Anders Thomas Jensen.

5 juin 2022

Onoda, 10 000 nuits dans la jungle (2021) de Arthur Harari

Onoda, 10 000 nuits dans la jungleFormé aux techniques de la guérilla, Hirō Onoda est envoyé fin 1944 sur l’île de Lubang dans les Philippines avec pour mission de rester sur l’île même si elle est vaincue. Peu de temps après cette affectation, la guerre s’achève. Replié dans le centre de l’île avec une poignée d’hommes, privé de tout contact, Onoda reste les armes à la main, prêt à harceler l’ennemi s’il se montre…
Onoda, 10 000 nuits dans la jungle est un film de guerre co-écrit et réalisé par le français Arthur Harari, son second long métrage. Il l’a tourné en langue japonaise avec des acteurs japonais. Le film raconte l’histoire de Hirō Onoda, un soldat japonais qui, ignorant que son pays a capitulé en 1945, a continué jusqu’en 1974 à défendre l’île des Philippines où il avait été affecté, avant d’être retrouvé par un étudiant japonais. Le cas des « soldats japonais restants » avait déjà été l’objet du film Anatahan de Josef von Sternberg en 1953 mais ici le laps de temps est sans commune mesure. Le film d’Arthur Harari est long (2h47) et il n’y a que très peu de scènes d’action et aucune scène de folie ; de plus, Arthur Harari ne cherche pas à émouvoir ou à provoquer l’empathie. Et, pourtant, la longueur du film ne se fait jamais sentir, ce qui traduit une grande qualité d’écriture du scénario. Le regard porté reste extérieur, sans proposer d’axe de réflexion comme c’était le cas du film de Josef von Sternberg. Il n’en est pas moins très réussi.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Yûya Endô, Kanji Tsuda, Yûya Matsuura, Tetsuya Chiba
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Remarques :
* Après sa reddition, Hirō Onoda alla s’installer au Brésil, où il devint éleveur de bétail. Il retourna vivre au Japon en 1984 où il créa un camp pour initier les enfants à la vie en pleine nature. Il est décédé en 2014 à l’âge de 91 ans. Il a publié son récit autobiographique en 1974.
* Hirō Onoda a également inspiré à Werner Herzog un roman : « Le Crépuscule du monde » (Séguier 2022)

Onoda, 10 000 nuits dans la jungleYûya Endô dans Onoda, 10 000 nuits dans la jungle de Arthur Harari.

4 juin 2022

Les Belles de nuit (1952) de René Clair

Les belles de nuitDans une petite ville de province des années 1950, Claude (Gérard Philipe), un jeune compositeur, travaille sur un opéra. Il vit dans un quartier pauvre, ses voisins se moquent gentiment de lui. Il se réfugie dans ses rêves où, dans des époques anciennes, il est un compositeur reconnu et vit des amours passionnés…
Les Belles de nuit est un film écrit et réalisé par René Clair. Il s’agit d’une fantaisie sur les rêves et les regrets des époques passées où « tout allait beaucoup mieux ». Le film semble être assez apprécié mais je dois avouer ne pas avoir été sensible à ses charmes. Certes, le récit comporte des rebondissements amusants et pousse parfois l’anachronisme assez loin mais c’est essentiellement la forme qui m’a rebuté. Les chansons sont assez insupportables et le jeu des acteurs reste très conventionnel. Les vedettes féminines (Martine Carol et Gina Lollobrigida) ne sont guère mises en valeur par une mise en scène plutôt terne. René Clair avait déjà dirigé Gérard Philipe dans La Beauté du Diable en 1950 ; entre deux, l’acteur était devenu une star internationale avec Fanfan la Tulipe de Christian-Jaque. René Clair le dirigera à nouveau, avec plus de bonheur, en 1955 dans Les Grandes Manœuvres.
Elle:
Lui : 2 étoile

Acteurs: Gérard Philipe, Martine Carol, Gina Lollobrigida, Magali Vendeuil, Raymond Bussières, Raymond Cordy
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 Les belles de nuitMartine Carol et Gérard Philipe dans Les belles de nuit de René Clair.

2 juin 2022

La Dilettante (1999) de Pascal Thomas

La DilettantePierrette Dumortier décide un beau jour de quitter son second mari et sa vie bourgeoise en Suisse pour retourner vivre à Paris près de ses enfants. Elle s’installe dans l’appartement de son fils en banlieue, trouve du travail dans un collège, rencontre la riche famille reconstituée de sa fille, et beaucoup d’autres choses encore…
La Dilettante est une comédie réalisée par Pascal Thomas. Il en a co-écrit le scénario avec Jacques Lourcelles (1). Tout le film repose sur son personnage principal, toujours gaie et virevoltante, prenant toujours la vie du bon côté avec une certaine insouciance. Sa gaité est communicative et on ne peut que la trouver charmante, même dans les quelques moments où elle est odieuse. Catherine Frot tient merveilleusement le rôle, ajoutant un soupçon de candeur qui la rend plus attirante encore. Les seconds rôles sont tenus par d’excellents acteurs. Il s’agit d’une histoire suivie mais les ellipses sont parfois importantes pour donner des situations pittoresques et variées. L’ensemble est léger, mais pas insignifiant, et la qualité de l’écriture lui donne de grandes vertus divertissantes. Un film qui se déguste avec plaisir.
Elle: 4 étoiles
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Catherine Frot, Barbara Schulz, Odette Laure, Jacques Dacqmine, Nathalie Lafaurie, Jean Desailly, Clément Thomas, Jean-François Balmer, Marie-Christine Barrault, Didier Bezace, Bernard Verley
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(1) On connait Jacques Lourcelles pour ses écrits sur le cinéma, notamment son fameux dictionnaire des films (Dictionnaire du cinéma Tome 3, les films) mais il est également l’auteur de 6 scénarios entre 1974 et 1999 : 5 pour Pascal Thomas et 1 pour Jean-Daniel Pollet.

La DilettanteCatherine Frot dans La Dilettante de Pascal Thomas.

1 juin 2022

L’oncle Harry (1945) de Robert Siodmak

Titre original : « The Strange Affair of Uncle Harry »

L'oncle Harry (The Strange Affair of Uncle Harry)Harry Quincey, surnommé « Oncle Harry », vit avec ses deux sœurs, Lettie et Hester, dans leur maison du New Hampshire, dernier vestige d’une fortune familiale perdue lors de la Grande Dépression. Un jour, Deborah Brown arrive de New York pour travailler dans la même entreprise que Harry. Très vite, ils tombent amoureux. Extrêmement jalouse, Lettie va tout faire pour empêcher leur union…
The Strange Affair of Uncle Harry est un film américain de Robert Siodmak. Il s’agit de l’adaptation d’une pièce de Thomas Job montée à Broadway en 1942. Juste avant ses films noirs les plus célèbres (dont le fameux Les Tueurs en 1946), Robert Siodmak a réalisé coup sur coup deux films à suspense, de thèmes assez proches : The Suspect et cet Uncle Harry. L’histoire, qui met en scène un homme sous l’emprise de ses deux sœurs, n’est sans doute pas remarquable par son écriture ; elle l’est plutôt par son climat assez trouble et sa peinture sarcastique de la bourgeoisie provinciale. Georges Sanders fait une bonne prestation, même s’il est meilleur quand fait preuve de duplicité, ce qui n’est pas le cas ici. L’épilogue paraît plaqué… C’est effectivement le cas : Universal a imposé ce dénouement ridicule par crainte de la censure du Code Hays. Heureusement cette ultime séquence ne dure qu’une minute à peine et n’empêche donc pas d’apprécier le film.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: George Sanders, Geraldine Fitzgerald, Ella Raines, Sara Allgood, Moyna MacGill
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Remarques :
* Furieuse de la fin imposée, la productrice Joan Harrison a claqué la porte d’Universal alors qu’elle devait encore deux films sous contrat. Siodmak n’a pu se permettre d’en faire autant.
* RKO et Republic avaient également manifesté leur intérêt d’adapter la pièce mais avaient renoncé par crainte de la censure.
* Epilogue initialement prévu : Harry, rongé par le remords, se laissait interner en hôpital psychiatrique.

L'oncle Harry (The Strange Affair of Uncle Harry)Geraldine Fitzgerald et George Sanders
dans L’oncle Harry (The Strange Affair of Uncle Harry) de Robert Siodmak.

31 mai 2022

Sommaire de mai 2022

Nomadland1917EiffelLa Femme au tableauJosepPortier de nuitLa Conquête de l’espaceMichel-Ange

Nomadland

(2020) de Chloé Zhao

1917

(2019) de Sam Mendes

Eiffel

(2021) de Martin Bourboulon

La Femme au tableau

(2015) de Simon Curtis

Josep

(2020) de Aurel

Portier de nuit

(1974) de Liliana Cavani

La Conquête de l’espace

(1955) de Byron Haskin

Michel-Ange

(2019) de Andreï Konchalovsky

L’étoffe des hérosSept ans au TibetLooking for SallyLes GaminsDe sang-froidLes garçons et Guillaume, à table!Laurel et Hardy en croisièreLa souris qui rugissait

L’étoffe des héros

(1983) de Philip Kaufman

Sept ans au Tibet

(1997) de Jean-Jacques Annaud

Looking for Sally

(1925) de Leo McCarey

Les Gamins

(2013) de Anthony Marciano

De sang-froid

(1967) de Richard Brooks

Les garçons et Guillaume, à table!

(2013) de Guillaume Gallienne

Laurel et Hardy en croisière

(1940) de Gordon Douglas

La souris qui rugissait

(1959) de Jack Arnold

KundunLes GaspardsSons of PhiladelphiaLe Roman de RenardCity of LiesAu diable la richesse

Kundun

(1997) de Martin Scorsese

Les Gaspards

(1974) de Pierre Tchernia

Sons of Philadelphia

(2020) de Jérémie Guez

Le Roman de Renard

(1937) de Ladislas Starewitch et Irene Starewitch

City of Lies

(2018) de Brad Furman

Au diable la richesse

(1946) de Gennaro Righelli

Nombre de films présentés : 22