14 octobre 2016

Les plus belles années de notre vie (1946) de William Wyler

Titre original : « The Best Years of Our Lives »

Les plus belles années de notre vieA la fin de Seconde Guerre mondiale, trois soldats se rencontrent dans l’avion qui les ramène chez eux. Tous trois appréhendent ce retour, pour des raisons diverses, sentant confusément qu’ils ne retrouveront pas leur vie antérieure… Adapté d’un roman de MacKinlay Kantor, The Best Years of Our Lives (Les plus belles années de notre vie) est un film en prise directe avec la réalité ; il a été tourné en 1945 alors que le retour des soldats américains était toujours en cours. Ses trois personnages vont se retrouver dans une situation de crise, qu’elle soit psychologique, sentimentale ou professionnelle quand ce n’est pas physique. Lui-même blessé de guerre, William Wyler s’est efforcé de donner beaucoup d’authenticité à son film que ce soit dans les lieux, les vêtements et les personnages ; le soldat Homer est interprété par un non-professionnel, un véritable soldat, grand blessé de guerre. La réalisation est sobre, sans effet de sur-dramatisation. En fait, le film de 2h45 forme un ensemble riche et complet, très équilibré, et se révèle particulièrement touchant, et chargé en émotions. The Best Years of Our Lives marqua fortement le public de l’époque et connut un très grand succès. Il fut récompensé par 7 Oscars.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Myrna Loy, Fredric March, Dana Andrews, Teresa Wright, Virginia Mayo, Hoagy Carmichael, Harold Russell
Voir la fiche du film et la filmographie de William Wyler sur le site IMDB.

Voir les autres films de William Wyler chroniqués sur ce blog…

The Best Years of our Lives
(De g. à d.) Harold Russell (de dos), Theresa Wright, Dana Andrews, Myrna Loy, Hoagy Carmichael (debout) et Fredric March dans Les plus belles années de notre vie de William Wyler.

Un commentaire sur « Les plus belles années de notre vie (1946) de William Wyler »

  1. Wyler, dont je n’ai vu que quelques films, n’est pas considéré comme un réalisateur majeur par bon nombre de critiques (« La vipère », « Vacances romaines » et « L’héritière » sont cependant souvent cité(e)s et reconnu(e)s). La chronique de Jacques Lourcelles m’a donné envie de découvrir « The best years of our lives » et je ne regrette pas ce visionnage attentif, tant j’ai savouré ce film. Celui-ci ne sombre jamais dans les travers du mélo rutilant (un écueil pour conter le retour au bercail de trois soldats, dont un mutilé). A titre d’exemple qui me vient à l’esprit, dans le registre du mélo, j’ai « détesté » « One million dollar baby » d’Eastwood, pourtant salué unanimement comme un chef-d’oeuvre par la quasi totalité de la presse écrite et des spectateurs. One million… m’avait exaspéré, entre autre, en raison de sa fabrication trop embarrassante de l’émotion (et du patriotisme made in USA).Dans « Les plus belles années de notre vie », le réalisateur trouve la bonne distance dans un récit équilibré et sans faille tout au long du film. Mention spéciale pour Theresa Wright dans le rôle de Peggy Stephenson, même si toute la distribution s’est montrée à la hauteur de grand film. A noter la présence de « Hoagy » Carmichael » dans le rôle de l’oncle-pianiste tenancier de bar, Carmichael était un ami du mythique cornettiste de jazz, Bix Beiderbecke au destin tragique, dont il écrivit une biographie « The Stardust Road » pour rétablir les contre-vérités d’un best-seller adapté au cinéma : « La Femme aux chimères » avec Kirk Douglas.
    J’aime évaluer les films que je regarde 😉 ici, 16/20, et quatre étoiles sur cinq possibles, voire quatre et demi. A ce tarif là, le cinéma rend la vie tellement plus agréable…

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