Titre original : « The old man who read love stories »
Elle : Mieux vaut lire le roman de Luis Sepulveda dont ce film est adapté que de voir ce film soporifique à souhait. Les images crues dénaturent le propos et les indigènes paraissent sortis d’un salon de maquillage. Quant à cette traque interminable du jaguar, elle finit de m’achever… Note :
Lui : Globalement, le film est peu convaincant, semblant rester campé sur des clichés telle cette opposition entre la sauvagerie de la jungle et l’ordre (brutal) du village. Les personnages sont très typés, caricaturaux. De nombreuses scènes sont longues et inutiles. Seul le personnage central, admirablement joué par Richard Dreyfus, reste intéressant et sauve le film du désastre. Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Richard Dreyfuss, Timothy Spall, Hugo Weaving Voir la fiche du film et la filmographie de Rolf de Heer sur le site imdb.com.
Elle :
Film humoristique franchouillard sur les réseaux de De Gaulle avec Bardot en belle et cruche espionne et Francis Blanche en général allemand hystérique. L’humour sur ces sujets me parait tout de même un peu déplacé et de mauvais goût.
Note :
Lui :
Ce film reste très amusant à voir, surtout pour le numéro de Francis Blanche en chef de la Gestapo, « Papa Schultz », qui beugle ses ordres à tous vents dans un allemand approximatif. Ce film, tourné moins de 15 ans après la fin de la guerre, parvient à nous faire rire franchement sur un thème assez douloureux. Ce fut d’ailleurs le premier film français à présenter des scènes de la seconde guerre mondiale sur le ton de la comédie. La phrase de Francis Blanche, « Nous afons les moyens de fous faire parler », est restée célèbre.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Lui :
Cette suite au Mabuse, le joueur, que Fritz Lang a tourné dix ans auparavant, peut bien entendu être vue indépendamment. C’est le second film parlant de Lang, tourné juste après M le maudit avec lequel il a quelques points communs : à la base, il s’agit aussi d’une histoire policière où le monde du crime est particulièrement organisé et efficace, et une nouvelle fois le film a aussi une couleur sociale et politique. L’organisation criminelle du Docteur Mabuse symbolise bien entendu le nazisme, avec tout un discours sur l’instauration d’un ordre nouveau que Lang met dans la bouche d’un homme pris de folie. Le film fut d’ailleurs immédiatement interdit en Allemagne. Même vu 75 ans après sa sortie, Le Testament du Dr Mabuse frappe par la richesse de son scénario, l’intensité et la force de son déroulement. Il frappe aussi par la maîtrise et l’inventivité de sa mise en scène, les transitions entre certains plans sont remarquables et très modernes dans l’utilisation du son. Le film est prenant, particulièrement efficace car il sait rester très simple à aborder.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Rudolf Klein-Rogge, Oscar Beregi, Otto Wernicke
Voir la fiche du film et la filmographie de Fritz Lang sur le site imdb.com.
Parallèlement à la version allemande, Lang a tourné une version française avec des acteurs différents. Cette version française, un peu plus courte (95′), est excessivement rare. Fritz Lang, aidé pour cette version par René Sti, aurait utilisé les mêmes décors et la même équipe technique. L’acteur interprétant Mabuse reste le même mais les autres rôles principaux sont tenus par les français Jim Gérald, Monique Rolland, Thomy Bourdelle et Maurice Maillot.
Ce fut le dernier film tourné en Allemagne par Fritz Lang. Il émigra en France puis aux Etats-Unis. Il ne reviendra en Allemagne qu’en 1959 pour y tourner ses 3 derniers films dont une suite à la série des Mabuse : « Le diabolique Docteur Mabuse » (1960). Ce sera son dernier film.
Voir les autres films de Fritz Lang chroniqués sur ce blog…
Elle : Comédie satirique sans prétention sur les "dotcoms" américaines. Petits chefs tyranniques et carriéristes, je-m’en-foutistes, placardisés, fayots… tels sont les différents portraits au vitriol que nous dresse Mike Judge. C’est amusant et pas si loin de la vérité que ça. Note :
Lui : Amusante comédie autour de la vie de bureau dans l’informatique en Californie. Bien-sûr, tout cela est très classique mais les personnages sont bien caricaturés et on rit de bon coeur , surtout dans ces scènes de la vie de bureau qui sont vraiment bien réussies. Sans grande prétention, mais vraiment plaisant. Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Ron Livingston, Jennifer Aniston, David Herman Voir la fiche du film et la filmographie de Mike Judge sur le site imdb.com.
Lui : Quatre membres d’une même famille mongole décident d’aller rejoindre la terre de leurs ancêtres et ce film d’Alan Simon nous propose de les suivre et ainsi de mieux connaître leurs traditions et leur culture. Même après plusieurs siècles, cette culture est fortement marquée par Gengis Kahn qui est toujours présents dans les récits, les chants, les fêtes. Nous sommes donc à mi-chemin entre film et documentaire. Hélas, il ne se passe pas grand-chose dans leur périple, ils rencontrent bien quelques personnes mais rien n’est vraiment approfondi. Quelques petites touches sur une certaine philosophie de la vie sont distillées mais elles paraissent bien conventionnelles et l’ensemble manque de force et de conviction. Cela me donne l’impression d’être un film conçu pour apporter un peu de dépaysement aux occidentaux stressés et en mal de nature que nous sommes… Note :
Elle :
Autant j’avais aimé « Les enfants du marais » qui était plein de tendresse, autant j’ai trouvé ce film réaliste provincial moyen et franchouillard. Le scénario, tiré de La Poison de Sacha Guitry, manque un peu d’ambition et est bourré de clichés. Il se contente de caricaturer ces autochtones pur jus et applaudit le fameux Jojo interprété par Jacques Villeret qui a tué son horrible femme incarnée par Josiane Balasko. Pauvre Villeret, il se récupérait tous les rôles de bons bougres niais ; il méritait tout de même mieux que cela !
Note :
Lui :
Remake assez gentillet du La Poison de Sacha Guitry (avec Michel Simon). Pas de grande surprise, si ce n’est l’excellente partie avec l’avocat interprété par Dussolier. L’ensemble est bien fait, bien dosé et fait passer un bon moment.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Elle :
Abandon au bout d’une heure. J’ai trouvé la mise en scène vieillie et artificielle et le scénario peu intéressant et mièvre. De la guimauve hollywoodienne. Peut-être n’étais-je pas dans un bon jour…
Note :
Lui :
Si cette super production n’atteint pas la qualité des meilleures du genre, elle n’en reste pas moins assez remarquable, ne serait-ce que par l’ampleur des moyens mis en oeuvre. Certaines scènes sont vraiment impressionnantes (la foule, l’incendie, etc..). Le scénario est moins riche que celui d’autres péplums, le rythme est souvent un peu lent et l’on sent que l’accent a été mis sur la romance et le spectaculaire. Coté acteurs, c’est Peter Ustinov qui occupe tout le terrain en campant un Néron plus fou que nature. Robert Taylor en comparaison fait un héros un peu fadasse.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Robert Taylor, Deborah Kerr, Leo Genn, Peter Ustinov
Voir la fiche du film et la filmographie de Mervyn LeRoy sur le site imdb.com.
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Ce film est un remake de « Quo vadis? » de l’italien Enrico Guazzoni (1912) qui fut à son époque un énorme succès. Un premier remake en 1925 par Georg Jacoby avait été un échec.
Anecdote : Parmi les figurants (non crédités au générique), on peut noter la présence d’Elisabeth Taylor, qui avait été pressentie pour le rôle principal, et aussi d’une jeune débutante encore inconnue, Sophia Loren.
Elle :
Comme toujours Rohmer nous conte des petites histoires amoureuses qui pourraient arriver à tout le monde. Il s’agit de trois nouvelles qui ont pour point commun une histoire de couple dans Paris avec ses jardins, quartiers, rues, musées. La caméra se promène légère et sans contraintes. Certes, les acteurs ne sont pas toujours excellents mais les situations sont amusantes. Et les rencontres que l’on croit fortuites ne le sont jamais vraiment.
Note :
Lui :
Eric Rohmer reste fidèle à lui-même, que ce soit sur le fond ou sur la forme. Sur le thème de l’inconstance de l’amour, il nous propose ici 3 sketches. Il est toujours étonnant que, malgré le jeu académique des acteurs, malgré la banalité des situations, on s’intéresse et on s’attache vraiment à ses personnages. Rohmer n’a vraiment rien perdu de son talent.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Clara Bellar, Antoine Basler, Mathias Mégard
Voir la fiche du film et la filmographie de Eric Rohmer sur le site imdb.com.
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Lui : Curiosité: cet obscur film allemand de 1932 est l’un des rares films de science-fiction des années 30. On y construit une plate-forme au beau milieu de l’Atlantique, escale pour les avions qui traversent l’océan. C’est aussi et surtout une histoire d’amour mâtiné d’espionnage. Malgré quelques maladresses et quelques petites longueurs, il reste intéressant à regarder grâce à la qualité de son scénario, de la réalisation et de l’interprétation. A noter, l’une des toutes premières apparitions à l’écran de Peter Lorre, à l’époque encore en Allemagne qu’il quitta ensuite pour fuir le nazisme. Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Hans Albers, Sybille Schmitz, Paul Hartmann, Peter Lorre Voir la fiche du film et la filmographie de Karl Hartl sur le site imdb.com.
Le film a été tourné en 3 langues avec 3 distributions d’acteurs : Version allemande : F.P.1 antwortet nicht. C’est la version décrite ci-dessus. Version anglaise : F.P.1., assez proche de la version originale avec toutefois des scènes sur la plate-forme moins nombreuses. Version française : Le FP1 ne répond plus avec Charles Boyer et Pierre Brasseur. Cette version serait perdue.