(Muet, 1 bobine, 9 mn env.) Ayant obtenu de l’avancement, Jimmy veut épargner les tâches ménagères à sa jeune épouse. Ils engagent une bonne mais ne savent pas bien comment se comporter devant elle. Ils modèlent leur comportement en fonction de sa présence… Si le physique trop ordinaire de Charley Chase l’a indéniablement empêché de percer, il lui a facilité l’accès à un domaine de choix : la comédie de mœurs. Le spectateur peut en effet facilement s’identifier à lui (alors qu’il est plutôt seulement en empathie avec Chaplin ou Keaton). Should Husband Be Watched? débute sur une vision aussi hilarante que pertinente des rapports entre maitres et domestiques et poursuit sur le thème de la guerre des sexes et de la jalousie. Il s’achève sur une punchline assez percutante, qui nous laisse stupéfait (pour que l’effet de surprise fonctionne pleinement, il faut toutefois éviter de lire les résumés qui prennent un malin plaisir à tout dévoiler à l’avance). Should Husband Be Watched? pourrait presque être qualifié de comédie screwball… il ne lui manque que la parole! Elle: – Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Titre original : « The Three Burials of Melquiades Estrada »
Au Texas, près de la frontière mexicaine, le vaquero Melquiades Estrada est tué par erreur par un jeune garde-frontière plutôt tête brulée. Son contremaître et ami n’accepte pas qu’il soit enterré rapidement sans aucune enquête, d’autant plus qu’il lui avait fait une promesse… Sur un scénario écrit par Guillermo Arriaga (scénariste de plusieurs films d’Iñárritu), ce premier long métrage du comédien Tommy Lee Jones ne manque pas d’intérêt. A la fois western moderne et fable humaniste, il prend place dans une région que l’acteur connaît bien : il y est né et y possède un ranch où certaines scènes du film ont été tournées. Il campe un personnage qui n’est pas sans rappeler ceux que personnifiait Clint Eastwood, c’est-à-dire un personnage avec de grandes valeurs morales, un grand sens de l’amitié et de la parole donnée. Son film démontre comment, dans ces régions qui paraissent si peu favorisées par la nature, ces valeurs humaines deviennent primordiales. Il souligne la différence de mentalités avec « ceux du nord » (le nord étant pris dans un sens très large, soit tout ce qui est au-dessus de la moitié sud du Texas). Débutant avec une construction habile en flashbacks, le déroulement devient ensuite plus linéaire dans un long cheminement. La belle photographie et l’excellente musique génèrent un certain envoutement. Un film d’une belle puissance. Elle: – Lui :
Lecteurs : (1 note(s), moyenne : 5,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
Remarques :
* Tout le film (y compris la partie mexicaine) a été tourné dans le sud du Texas, notamment dans le Big Bend National Park qui jouxte la frontière mexicaine. La ville de Van Horn se situe à environ 40 kms de la frontière, non loin de El Paso, la ville la plus à l’ouest du Texas.
* Prix du meilleur acteur pour Tommy Lee Jones et Prix du meilleur scénario pour Guillermo Arriaga au Festival de Cannes 2005.
Barry Pepper et Tommy Lee Jones dans Trois enterrements de Tommy Lee Jones.
Nota : Le vieil homme aveugle est interprété par Levon Helm, bien connu pour avoir été le batteur (et chanteur) du groupe The Band. A gauche, Levon Holm dans Trois enterrements de Tommy Lee Jones. A droite, Levon Helm dans les années soixante-dix. Levon Helm est certainement vieilli par maquillage puisqu’il n’avait que 65 ans au moment du tournage. Le musicien est décédé en 2012.
Atteint d’une maladie incurable, un richissime homme d’affaire new-yorkais se voit proposer une opération aussi révolutionnaire que couteuse par une mystérieuse agence : transférer son esprit dans un nouveau corps jeune pour prolonger sa vie… Après une série de films sortant des sentiers battus, plutôt extravagants et axés sur l’esthétisme, le réalisateur d’origine indienne Tarsem Singh signe un film bien plus conventionnel avec Renaissances. Il s’agit essentiellement d’un film d’action, une course-poursuite qui ne s’attarde guère sur les éventuelles implications du scénario. L’histoire ne prend d’ailleurs même pas la peine d’être crédible ; la science-fiction ne sert ici que de cadre. Le film est efficacement réalisé, juste un peu trop long, et Ryan Reynolds est un acteur très photogénique. C’est avant tout un divertissement : Renaissances n’est pas déplaisant à regarder mais au final paraît un peu vide. Elle: – Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
XIIIe siècle. Le vénitien Marco Polo est envoyé en Chine par son père pour y signer des accords commerciaux. A Pékin, il est introduit auprès de l’empereur Kublai Khan et de sa fille, la princesse Kukachin tandis que Ahmed, le conseiller de l’empereur, le considère comme un homme dangereux… Cette production de Samuel Goldwyn est la première adaptation de la vie de ce grand voyageur dont on ne sait que peu choses, hormis son propre récit (écrit après son retour). Le film ne porte que sur une période courte, quelques mois alors qu’il est resté plus de quinze ans sur place, mais, de toute évidence, il ne faut pas chercher la vérité historique ici ni même le vraisemblable : l’histoire est romancée pour mettre en valeur Gary Cooper et ses capacités de séduction. L’acteur joue son personnage avec retenue avec une pointe discrète d’humour. Face à lui, Basil Rathbone incarne le méchant de façon crédible. On pourra remarquer la présence de la jeune Lana Turner, alors âgée d’à peine 17 ans, dans un petit rôle (la servante de la princesse). L’ensemble est de bonne facture et distrayant. Le film fut un échec commercial. Elle: Lui :
Lecteurs : (1 note(s), moyenne : 3,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
Voir les autres films de Archie Mayo chroniqués sur ce blog…
Remarques :
* Le tournage a commencé sous la direction de John Cromwell qui fut renvoyé au bout de cinq jours par Samuel Goldwyn. Le désaccord aurait porté sur le ton général du film que Cromwell voulait ironique. Après un refus de William Wyler de reprendre le projet, ce fut Ralph Mayo qui le réalisa.
* John Ford a tourné la séquence de la tempête de sable et la traversée du Tibet.
Gary Cooper et Binnie Barnes dans Les Aventures de Marco Polo de Archie Mayo.
Gary Cooper et Basil Rathbone, à couteaux tirés dans Les Aventures de Marco Polo de Archie Mayo.
Lana Turner dans Les Aventures de Marco Polo de Archie Mayo.
Remarques historiques :
* Que Marco Polo ait introduit les spaghettis en Italie à son retour de Chine est une légende.
* Marco Polo a bien signalé que les chinois chauffaient leurs maisons et cuisaient leurs aliments en faisant brûler d’étranges pierres noires. Mais il faudra attendre le XVIIIe siècle pour que se généralise vraiment l’utilisation du charbon en Europe du fait du développement de l’industrie.
* S’il est exact que la première utilisation de la poudre noire (alias poudre à canon) en Chine était de faire des pétards, donc du bruit, dans un but récréatif, ils n’ont pas attendu Marco Polo pour penser en faire un explosif et donc une arme.
Les adaptations de la vie de Marco Polo au cinéma :
1938 : Les Aventures de Marco Polo (The Adventures of Marco Polo) de Archie Mayo
1962 : Marco Polo (L’avventura di un Italiano in Cina) de Piero Pierotti et Hugo Fregonese
1962 : Marco Polo de Christian-Jaque avec Alain Delon (inachevé)
1965 : La Fabuleuse Aventure de Marco Polo de Denys de La Patellière, Raoul Lévy et Noël Howard
1973 : Marco de Seymour Robbie
1998 : The Incredible Adventures of Marco Polo de George Erschbamer
Auteur de la saga à succès Misery, Paul Sheldon vient de terminer son nouveau roman. Alors qu’il quitte l’hôtel de montagne où il s’était isolé pour écrire, sa voiture dérape sur la neige et se retourne. Grièvement blessé, il est sauvé par Annie Wilkes, infirmière et grande admiratrice de Misery, qui l’installe chez elle… Après Stand by me en 1986, Misery est la seconde adaptation d’un roman de Stephen King par Rob Reiner. Il a su en recréer le climat particulièrement angoissant mais a, semble t-il, écarté les passages les plus violents qui auraient fait basculer le film dans le genre gore. Il a toutefois laissé une scène passablement dure à regarder. Kathy Bates campe un personnage bipolaire inquiétant, auquel Reiner donne une massivité par ses cadrages. L’ensemble se révèle très prenant mais plutôt perturbant quand on n’est pas spécialement amateur de films d’horreur. Elle: – Lui :
Lecteurs : (1 note(s), moyenne : 3,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
Pour mettre en fuite un voleur qui tente de lui prendre son automobile, Jimmie Jump emprunte le costume de policier du père de sa fiancée. Mais le malfrat tient à se faire arrêter et il le traine jusqu’au poste de police juste au moment où le chef de la brigade rassemble ses troupes pour aller maitriser un forcené… Parmi les films d’une bobine tournés par Leo McCarey avec Charley Chase, Sittin’ Pretty vaut le détour, ne serait-ce que pour une scène : neuf ans avant de filmer Duck Soup avec les Marx Brothers, Leo McCarey avait déjà mis en boite le gag du miroir avec Charley Chase (qui a probablement pris l’idée chez Max Linder dans Sept ans de malheur). Charley Chase joue ce gag avec son frère James Parrott (le vrai nom de Charley Chase est Charles Parrott) mais la ressemblance n’étant pas suffisante, ils sont tous deux affublés d’une barbe touffue. Le gag est très bien réalisé, beaucoup plus fou que chez Max Linder ; il est en réalité assez proche de celui (futur) des Marx Brothers. Charley Chase fera également une variante intéressante du gag du miroir dans Mum’s the Word en 1926. (Muet, 1 bobine, 10′ env.) Elle: – Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Voir les autres films de Leo McCarey chroniqués sur ce blog…
Remarque :
* Charley Chase, que l’on nomme parfois « le quatrième comique du muet » (derrière Chaplin, Keaton et Harold LLoyd), a tourné ses meilleurs courts-métrages aux alentours de 1924-1925 sous la direction de Leo McCarey.
Charley Chase en policeman dans Sittin’ Pretty de Leo McCarey.
Charley Chase et James Parrott dans le gag du miroir de Sittin’ Pretty de Leo McCarey.
Le jour de son mariage, Jimmie Jump est en retard. Au saut du lit, il va dans la rue sauver une jeune femme dont la voiture à cheval s’est emballée. Il se retrouve au beau milieu de la ville en pyjama et il doit se cacher d’un policier qui le poursuit pour exhibitionnisme… Réalisé par Leo McCarey, Outdoor Pajamas comporte de belles trouvailles : Charley Chase est en pyjama blanc et il va donc chercher tous les endroits où passer inaperçu (comme par exemple au milieu de peintres en bâtiment), le tout entrecoupé de très bons gags (comme celui des menottes). Cette poursuite est le meilleur passage de ce court métrage mais il y a aussi, dans la maison où il se réfugie, un bon enchainement de situations qui viennent s’imbriquer les unes dans les autres. Le rythme est très enlevé. (Muet, 1 bobine, 9′ env.) Elle: – Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Voir les autres films de Leo McCarey chroniqués sur ce blog…
Remarque :
* Charley Chase, que l’on nomme parfois « le quatrième comique du muet » (derrière Chaplin, Keaton et Harold LLoyd), a tourné ses meilleurs courts-métrages aux alentours de 1924-1925 sous la direction de Leo McCarey.
Charley Chase ne passe pas vraiment inaperçu dans Outdoor Pajamas de Leo McCarey.
Le patron de Jimmy Jump a rendez-vous dans un café avec sa maitresse. Il lui demande de se joindre à lui pour avoir un alibi au cas où il rencontrerait quelqu’un de connu… La situation de départ de Too Many Mammas est assez simple mais le développement est assez remarquable car il est bourré de gags reposant sur les fausses apparences. Le clou du film est une scène où les couples se font et se défont en fonction de qui regarde : le gag est pratiquement inracontable, très visuel, très enlevé. Tout se déroule pratiquement en un seul lieu et pourtant l’ensemble paraît très riche. A noter : l’utilisation d’un visiophone. (Muet, 1 bobine, 9′ env.) Elle: – Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Voir les autres films de Leo McCarey chroniqués sur ce blog…
Remarque :
* Charley Chase, que l’on nomme parfois « le quatrième comique du muet » (derrière Chaplin, Keaton et Harold LLoyd), a tourné ses meilleurs courts-métrages aux alentours de 1924-1925 sous la direction de Leo McCarey.
La femme du patron a relevé la tête… Too Many Mammas de Leo McCarey.
La petite amie de Jimmy a relevé la tête… Too Many Mammas de Leo McCarey.
(Beth Darlington, Charley Chase, Olive Borden, John T. Prince et ?)
Charley Chase et Olive Borden dans Too Many Mammas de Leo McCarey. Le visiophone est réalisé avec une incrustation d’image dans l’image (double-exposition? ou sans doute par projection, vu le fort vignetage sur l’image).
Dans les années trente à Hollywood, le trentenaire Monroe Stahr est à la tête d’un grand studio dont il dirige avec brio toutes les productions. Un soir, il aperçoit une jeune femme qui lui rappelle la femme de sa vie, une actrice décédée prématurément. Il cherche à la revoir… Le Dernier nabab est l’ultime réalisation d’Elia Kazan. Il est un peu dommage que la filmographie de ce grand réalisateur se termine avec ce film assez fade. A sa décharge, il faut préciser qu’il ne voulait pas le tourner (1). C’est Harold Pinter qui a écrit l’adaptation de ce roman inachevé de F. Scott Fitzgerald librement basé sur le personnage d’Irving Thalberg alors qu’il était à la tête M.G.M. Si le cinéphile ne peut qu’apprécier la reconstitution du fonctionnement des studios à l’époque, toute la partie inventée sur la romance du producteur avec une mystérieuse inconnue paraît d’autant plus interminable que l’actrice Ingrid Boulting qui interprète cette inconnue n’a vraiment aucune consistance (elle fut imposée à Kazan). En revanche, le reste de la distribution comprend moult grands noms dans les seconds rôles et De Niro fait une prestation tout en retenue. La jeune actrice Theresa Russell est étonnante, pour un premier rôle elle montre une très grande présence à l’écran. Kazan a dit à l’époque que la scène finale (Monroe Stahr s’éloignant dans la pénombre d’un immense hangar) symbolisait son propre adieu au cinéma. Elle: – Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Sources d’inspiration :
* Le studio est la M.G.M.
* Le personnage de Monroe Stahr (Robert De Niro) est inspiré d’Irving Thalberg, le plus brillants des chefs de studios de la période classique. Le style de personnage et sa façon de diriger correspondent bien à son style. En revanche, toute la partie sentimentale est inventée de toutes pièces. Irving Thalberg a bien épousé une star de la MGM en 1927, la québécoise Norma Shearer, mais celle-ci est morte bien après lui (Irving Thalberg est hélas décédé très jeune, en 1936 à l’âge de 37 ans).
* Son associé (Robert Mitchum) est donc Louis B. Mayer.
* Louis B. Mayer avait bien une fille (et même deux) mais elles étaient plus âgées dans les années trente. L’aînée a épousé David O. Selznick en 1930.
* L’actrice (Jeanne Moreau) est probablement inspirée de Greta Garbo et/ou Marlene Dietrich (étrangère et suffisamment populaire pour pouvoir faire virer un metteur en scène, il n’y en avait pas beaucoup à cette époque…)
(1) Elia Kazan, dont les deux films précédents avaient été des échecs commerciaux, n’a accepté le projet qu’en raison de l’état de sa mère malade qu’il put ainsi installer à Los Angeles.
Robert Mitchum et Robert De Niro dans Le Dernier Nabab d’Elia Kazan.
Robert De Niro et Theresa Russell dans Le Dernier Nabab d’Elia Kazan.
Polly Parish, vendeuse en fin de contrat dans un grand magasin de jouets, est prise par erreur pour la mère d’un bébé que l’on vient d’abandonner à la porte d’un orphelinat. Le fils de son patron accepte de la garder pour qu’elle puisse élever son enfant… Garson Kanin est plus réputé pour ses talents de scénaristes que de réalisateur mais ce n’est pas lui qui a écrit le scénario de Bachelor Mother. Il s’agit du remake d’un film austro-hongrois de 1935 et le scénario se révèle être une petite merveille car il nous emmène jamais là où on croit aller. Démarrant presque comme un drame social, il devient rapidement une comédie savoureuse qui nous surprend constamment. Il y a des trouvailles vraiment remarquables. Ginger Rogers, qui bizarrement n’aimait guère le scénario et a tout fait pour se retirer, est parfaite dans ce rôle de femme intelligente et moderne, « attirante sans être traitée comme un objet sexuel, romantique sans jamais symboliser la pureté fragile » (1). L’humour est bien dosé, l’ensemble est parfaitement équilibré même si la réalisation n’est pas franchement remarquable. L’important succès du film à sa sortie eut un impact non négligeable sur la carrière Garson Kanin et de Ginger Rogers. Bachelor Mother est à classer parmi les meilleures comédies screwball. Elle: – Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Voir les autres films de Garson Kanin chroniqués sur ce blog…
Voir les livres écrits par Garson Kanin… (son livre sur Hollywood, où il nous raconte sa collaboration avec Sam Goldwyn, est des plus intéressants)
(1) Cette très juste description du personnage est de Richard Corliss (rapportée par Tavernier et Corsodon dans 50 ans de cinéma américain)
Remake de : Kleine Mutti (Petite Maman) de Henry Koster (1935) avec Franciska Gaal sur un scénario écrit par l’allemand Felix Jackson.
Remake : Bundle of Joy (Le Bébé de Mademoiselle) de Norman Taurog (1956) avec Debbie Reynolds et Eddie Fisher.
David Niven et Ginger Rogers dans Mademoiselle et son bébé de Garson Kanin.
David Niven et Ginger Rogers dans Mademoiselle et son bébé de Garson Kanin.
Charles Coburn, Ginger Rogers et David Niven dans Mademoiselle et son bébé de Garson Kanin.