1 avril 2020

Green Book: Sur les routes du sud (2018) de Peter Farrelly

Titre original : « Green Book »

Green Book: Sur les routes du sud (Green Book)En 1962, à New York, Frank Vallelonga, un videur italo-américain, est embauché comme chauffeur et garde du corps par le pianiste noir Don Shirley, pour une tournée de huit semaines à travers le Midwest et le Sud profond…
Avant Green Book, Peter Farrelly avait surtout tourné avec son frère Bobby des comédies d’humour potache. Il fait ici une incursion dans un registre plus dramatique, réussissant un bel équilibre pour aborder un sujet grave avec une certaine légèreté de ton et humour mais sans caricature. Cette cohabitation forcée entre un américain beauf et xénophobe et son patron noir raffiné nous réserve en effet des moments très drôles tout en nous rappelant les aberrations de cette période pas si lointaine. L’histoire est véridique. Viggo Mortensen fait une superbe prestation. Le film a connu un grand succès.
Elle: 4 étoiles
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Viggo Mortensen, Mahershala Ali, Linda Cardellini
Voir la fiche du film et la filmographie de Peter Farrelly sur le site IMDB.
Voir la fiche du film sur AlloCiné.

Voir les autres films de Peter Farrelly chroniqués sur ce blog…

Remarques :
* Les lois ségrégationnistes (les Lois Jim Crow) n’ont été abolies qu’en 1964-1965.
* Le Negro Motorist Green-Book était un guide destiné aux Afro-Américains, publié annuellement de 1936 à 1966 par un postier noir de New York, Victor Hugo Green. Le guide listait les lieux qui ne discriminait pas les Noirs : les hôtels, les restaurants, mais aussi les garages et autres commerces.
* Les sundown towns étaient des villes pratiquant un couvre-feu envers les Noirs après le coucher du soleil.
* Le vrai Frank Vallelonga a fait un peu cinéma par la suite, dans des rôles de figuration (Le Parrain, L’année du Dragon, Les Affranchis, … et aussi dans la série Les Soprano) sous son pseudonyme, Tony Lip.

Green Book: Sur les routes du sud (Green Book)Mahershala Ali et Viggo Mortensen dans Green Book: Sur les routes du sud (Green Book) de Peter Farrelly.

17 mars 2020

Lulu femme nue (2013) de Sólveig Anspach

Lulu femme nueÀ la suite d’un entretien d’embauche sans résultat, Lulu rate le dernier train. Au téléphone, son mari et ses enfants manifestent leur mécontentement. Elle décide alors de ne pas rentrer chez elle, pour s’octroyer quelques jours de liberté, seule, sur la côte vendéenne, sans autre projet que d’en profiter pleinement et sans culpabilité…
Lulu femme nue est l’adaptation de la bande-dessinée homonyme d’Etienne Davodeau publiée en 2008. La réalisatrice Sólveig Anspach en reste fidèle à l’esprit, un portrait de femme qui se dépouille de ses atours d’épouse et de mère pour partir en roue libre quelques jours. Elle se retrouve ainsi comme « nue ». Elle n’a pas prémédité sa petite fugue, elle n’est pas sûre d’elle-même et profite des rencontres qui se présentent à elle. Le récit, sans être d’une originalité extrême, sait éviter les stéréotypes trop marqués et les personnages sont attachants. Il y a aussi beaucoup d’humour. Lulu femme nue peut être vu comme « un feel-good movie à la française ».
Elle: 4 étoiles
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Karin Viard, Bouli Lanners, Claude Gensac, Philippe Rebbot
Voir la fiche du film et la filmographie de Sólveig Anspach sur le site IMDB.
Voir la fiche du film sur AlloCiné.

Voir les autres films de Sólveig Anspach chroniqués sur ce blog…

Remarques :
* Cameo : Etienne Davodeau est le client au croissant, dans le café.
* La réalisatrice américano-islandaise, et française d’adoption, Sólveig Anspach nous a quitté en 2015. Elle était âgée de 54 ans.

Lulu femme nueBouli Lanners et Karin Viard dans Lulu femme nue de Sólveig Anspach.

Lulu femme nueClaude Gensac et Karin Viard dans Lulu femme nue de Sólveig Anspach.

2 décembre 2019

Le Canardeur (1974) de Michael Cimino

Titre original : « Thunderbolt and Lightfoot »

Le Canardeur (Thunderbolt and Lightfoot)(Ne pas se fier au titre français qui n’est qu’une tentative grossière de profiter du succès des Inspecteur Harry … et l’affiche américaine ci-contre ne vaut guère mieux.)
Poursuivi par un tueur, John Thunderbolt (Clint Eastwood) parvient à s’échapper grâce à l’intervention de Lightfoot (Jeff Bridges), un jeune aventurier fonceur, qui lui sauve la vie involontairement. Une amitié naît entre les deux hommes…
Thunderbolt and Lightfoot est le premier film de Michael Cimino. C’est Clint Eastwood, acteur et producteur, ravi de son travail de ré-écriture sur Magnum Force, qui lui a ainsi permis de débuter sa carrière de réalisateur. Point de canardeur à l’horizon, le thème général est plutôt celui de l’amitié. Cimino aime déjà mélanger les genres : le film débute comme un road-movie sur le ton de la comédie et bascule ensuite dans le film policier plus classique. Il montre aussi son attrait pour les grands espaces, utilisant merveilleusement les grandes étendues du Montana. Jeff Bridges fait une superbe prestation, riche et tout en nuances, éclipsant celle de Clint Eastwood, plus fade. L’ensemble manque un peu de force mais la première partie est assez attachante. Le succès du film permit à Cimino d’avoir un gros budget pour Voyage au bout de l’enfer.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Clint Eastwood, Jeff Bridges, George Kennedy, Geoffrey Lewis
Voir la fiche du film et la filmographie de Michael Cimino sur le site IMDB.

Voir les autres films de Michael Cimino chroniqués sur ce blog…
Voir les livres sur Michael Cimino

Remarque :
* Les noms des deux personnages sont repris d’un film de Douglas Sirk : Captain Lightfoot (Capitaine Mystère en français, 1955) avec Rock Hudson, Barbara Rush et Jeff Morrow.

Le Canardeur (Thunderbolt and Lightfoot)Jeff Bridges et Clint Eastwood dans Le Canardeur (Thunderbolt and Lightfoot) de Michael Cimino.

Le Canardeur (Thunderbolt and Lightfoot)Jeff Bridges et Clint Eastwood dans Le Canardeur (Thunderbolt and Lightfoot) de Michael Cimino.

12 octobre 2019

La Fiancée du désert (2017) de Cecilia Atán et Valeria Pivato

Titre original : « La Novia del Desierto »

La Fiancée du désert (La Novia del Desierto)Argentine, de nos jours. Teresa a travaillé plus de trente ans au service de la même famille qui ne peut plus la garder ; elle l’envoie chez des parents à mille kilomètres de là. A la suite d’une panne de bus, elle perd son sac et va le chercher avec l’aide d’un vendeur ambulant…
La Fiancée du désert est le premier long métrage des deux réalisatrices argentines Cecilia Atán et Valeria Pivato. Leur récit est un road-movie délicat, minimaliste, hors du temps avec quelques notes poétiques. Sur le plan de la forme, les deux réalisatrices ont soigné leurs plans, sachant bien utiliser les grandes étendues désertiques, jouant beaucoup avec les reflets, et les cadres dans le cadre. Ces effets stylistiques peuvent toutefois sembler un peu trop voyants parfois, et donc nuire au naturel. Les deux personnages intriguent d’abord et deviennent rapidement attachants. Comme les réalisatrices l’expliquent : « Le monde de Gringo se résume à son camion, et face au désert aride, il constitue une figure à la fois rassurante et inquiétante, et c’est ce paradoxe qui fascine Teresa. Au fil de la route et des rencontres, cette femme silencieuse et à l’allure impénétrable reprend peu à peu des couleurs. »
Elle: 4 étoiles
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Paulina García, Claudio Rissi
Voir la fiche du film et la filmographie de Cecilia Atán et de Valeria Pivato sur le site IMDB.
Voir la fiche du film sur AlloCiné.

La Fiancée du désert (La Novia del Desierto)Paulina García dans La Fiancée du désert (La Novia del Desierto) de Cecilia Atán et Valeria Pivato.

Remarques :
* La Difunta Correa est un personnage mythique qui fait l’objet d’un culte au même titre qu’une sainte en Argentine, au Chili et en Uruguay. Elle possède un sanctuaire dans la localité de Vallecito, dans la province de San Juan, mais la majeure partie de son culte est rendu au bord des routes, dans d’humbles sanctuaires entourés de dizaines de bouteilles d’eau. Selon la légende, Deolinda Correa est morte de soif en traversant le désert avec son bébé dans les bras, mais celui-ci est parvenu à survivre en se nourrissant au sein de sa mère décédée.

La Fiancée du désert (La Novia del Desierto)Claudio Rissi et Paulina García dans La Fiancée du désert (La Novia del Desierto) de Cecilia Atán et Valeria Pivato.

10 janvier 2019

Captain Fantastic (2016) de Matt Ross

Captain FantasticBen vit dans la forêt, isolé de la société, se consacrant totalement à l’éducation intellectuelle et physique de ses enfants selon des méthodes strictes,même paramilitaires. Sa femme est absente pour le moment, hospitalisée. Un évènement inattendu va forcer la petite famille à faire une incursion dans un monde qui ne leur est pas familier…
Le titre peut induire en erreur : Captain Fantastic n’est pas un film de super-héros. Le propos De Matt Ross est plutôt d’explorer les modes alternatifs d’éducation et de vie. La mise en place, très originale, intrigue fortement mais le scénario se révèle par la suite assez décevant. La crédibilité de l’ensemble est proche du zéro absolu et, de plus, le propos est très ambigu car le personnage tient à la fois du dictateur et du guru de secte. Matt Ross n’a pas de regard critique et se contente de dérouler un road-movie sans grande surprise qui ne mène qu’à pas grand chose. Il parvient toutefois à charmer dans certaines scènes et à rendre ses personnages attachants. Tout cela est plaisant et original mais n’a pas de quoi marquer les esprits.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Viggo Mortensen, George MacKay, Samantha Isler, Annalise Basso, Nicholas Hamilton
Voir la fiche du film et la filmographie de Matt Ross sur le site IMDB.
Voir la fiche du film sur AlloCiné.

Captain Fantastic
Viggo Mortensen dans Captain Fantastic de Matt Ross.

14 décembre 2017

Starman (1984) de John Carpenter

StarmanEncouragé par les messages de bienvenue portés par Voyager 2, un extra-terrestre arrive sur la planète Terre. Son vaisseau ayant été endommagé, il demande à une jeune femme de l’accompagner jusqu’à un point de rendez-vous à 3000 kms de là. Pour cela, il prend la forme de son défunt mari… Starman est un film qui surprend dans la filmographie de John Carpenter. Le réalisateur avait besoin d’un succès pour se remettre en selle et a accepté cette commande. Le scénario est visiblement inspiré de Rencontres du troisième type dont il reprend l’idée pour se concentrer sur la relation intimiste entre l’extraterrestre et la femme forcée de le transporter. Il s’installe ainsi une étrange relation entre ces deux êtres fondamentalement différents mais le scénario est un peu paresseux et reste sur des notions très simples et très classiques, telle la force de l’amour (que l’humain est le seul à avoir découvert dans tout l’univers). On peut juste dire que les intentions sont louables. Le meilleur reste le début du film où Jeff Bridges installe brillamment son personnage de Candide mais la suite est vraiment trop répétitive et prédictible.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Jeff Bridges, Karen Allen, Charles Martin Smith
Voir la fiche du film et la filmographie de John Carpenter sur le site IMDB.

Voir les autres films de John Carpenter chroniqués sur ce blog…

Voir les livres sur John Carpenter

Remarques :
* La Columbia avait le choix entre les scénarios de Starman et de E.T. et a choisi le premier. Après le succès d’ E.T. dès sa sortie en 1982, Starman est resté plus de deux ans au placard avant que le studio ne se décide à le sortir.

* Le cratère de l’épilogue est bien situé près de Winslow, Arizona. Vu de haut sous Google Maps, il ressemble vraiment à un cratère lunaire : plus de 1 km de diamètre, une profondeur de 170 mètres, il fut créé par la chute d’un objet de 50 mètres de large il y a 50 000 ans. A l’époque, la région était recouverte d’une végétation luxuriante (ce n’est plus le cas aujourd’hui!)

* En 1986, la Columbia a tenté de prolonger le film par une série TV basée sur l’enfant né du couple qui avait des pouvoirs paranormaux. Ce fut un échec.

Starman
Jeff Bridges montre à Karen Allen où est sa maison dans Starman de John Carpenter.

29 novembre 2017

L’Invitée (1969) de Vittorio De Seta

Titre original : « L’invitata »

L'invitéeAnne voit son mari rentrer d’une conférence à l’étranger avec une jeune femme suédoise qu’il dit vouloir héberger quelque temps pour l’aider à s’intégrer en France. Devant l’évidence d’une relation entre eux, Anne s’enfuit avec l’intention d’aller dans le sud de la France où sa famille possède une maison. Comprenant qu’elle est au bord de la dépression, François, son patron architecte, lui propose de l’emmener en voiture… Sur un scénario cosigné par Tonino Guerra (grand scénariste qui a écrit pour Antonioni, Fellini, Rosi, etc.), L’invitée est un film franco-italien qui se présente comme un road-movie : en chemin, Anne, ébranlée, et François, plutôt attentionné, vont apprendre à se connaitre. Ils se découvrent. La narration se déroule paisiblement dans un style qui se situe dans le prolongement de la Nouvelle Vague. Elle privilégie le point de vue de la femme et ses interrogations. Le fond est une réflexion sur la jalousie, la possession, la vulnérabilité. L’épisode du peintre met subtilement en relief certains aspects des relations humaines : sans que rien ne soit dit, l’attirance entre deux êtres est éclatante. L’épilogue est plus discutable et peut être vu, au mieux comme une ode à l’amour libre, au pire comme une célébration de la soumission de la femme… disons qu’il s’inscrit dans l’esprit de son époque.
Elle: 4 étoiles
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Joanna Shimkus, Michel Piccoli, Paul Barge, Clotilde Joano, Jacques Perrin
Voir la fiche du film et la filmographie de Vittorio De Seta sur le site IMDB.

Remarque :
* Vittorio De Seta (qui est bien moins connu que son presque homonyme Vittorio De Sica) est un réalisateur italien, ancien documentariste, qui n’a que peu tourné pour le cinéma. L’invitée est son troisième long métrage.

L'invitée
Lorna Heilbron, Joanna Shimkus et Jacques Perrin dans L’invitée de Vittorio De Seta.

13 juin 2017

Dangereuse sous tous rapports (1986) de Jonathan Demme

Titre original : « Something Wild »

Dangereuse sous tous rapportsA New York, un jeune cadre de banque suit une jeune brune un peu extravagante qui l’emmène en voiture pour une équipée assez échevelée… Dangereuse sous tous rapports est le film qui a fait connaitre Jonathan Demme récemment décédé. Le futur réalisateur du Silence des agneaux (1990) n’avait alors guère gagné de notoriété avec les films faits sous l’égide de Roger Corman. Ecrite par E. Max Frye, Dangereuse sous tous rapports commence brillamment comme une comédie piquante et déjantée avant de basculer dans un thriller plus conventionnel. C’est donc la première partie qui est la plus réussie, enchaînant avec rythme les situations cocasses les plus inattendues. Mélanie Griffith (qui, rappelons-le, est la fille de Tippi Hedren) donne beaucoup de vitalité à l’ensemble avec ses allures de Louise Brooks. Le contraste avec la retenue de Jeff Daniels est amusant. Le film fut un tremplin pour la carrière de ces deux acteurs ainsi que pour celle de Ray Liotta. La musique est remarquable, ce qui n’est guère étonnant puisqu’elle a été assemblée par John Cale et Laurie Anderson. De plus, David Byrne ouvre le film (Jonathan Demme avait réalisé peu auparavant le documentaire Stop Making Sense, concert filmé des Talking Heads).
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Jeff Daniels, Melanie Griffith, Ray Liotta
Voir la fiche du film et la filmographie de Jonathan Demme sur le site IMDB.

Voir les autres films de Jonathan Demme chroniqués sur ce blog…

Remarques :
* Les deux dames âgées qui tiennent le magasin de vêtements d’occasion sont les mères de David Byrne et de Jonathan Demme.
* Le nom de Lulu que s’est choisie le personnage interprété par Melanie Griffith fait référence au surnom de Louise Brooks.

Something Wild
Melanie Griffith et Jeff Daniels dans Dangereuse sous tous rapports de Jonathan Demme.

11 février 2016

Honkytonk Man (1982) de Clint Eastwood

Honkytonk ManPendant la Grande Dépression, le chanteur de country Red Stovall reçoit une lettre l’invitant à auditionner au célèbre Grand Ole Opry à Nashville. Gravement malade, atteint de tuberculose, il convainc la mère de son jeune neveu de le laisser l’accompagner dans ce périple… Honkytonk Man est adapté d’un roman de Clancy Carlile, très librement basé sur le personnage du chanteur de country Jimmie Rodgers (1897-1933). Le film a beaucoup surpris à sa sortie car Clint Eastwood, alors largement considéré comme un acteur/réalisateur plutôt réactionnaire, y montrait une sensibilité inattendue. Son intérêt pour les personnalités marginales prend ici une forme bien plus humaine que dans ses films précédents. Il s’applique en outre à faire une reconstitution précise et la photographie est assez belle. Il partage la vedette avec son fils Kyle (qui a ensuite eut une carrière plutôt de musicien de jazz que d’acteur) et a tenu à interpréter lui-même les chansons, ce qui est certes honorable mais enlève à la crédibilité de l’ensemble car sa voix manque tout de même de présence. Le propos est profondément ancré dans la civilisation américaine, la marginalité chère à Eastwood se nourrit comme toujours de profondes racines, et il parsème son récit d’éléments en ce sens (comme cette évocation nostalgique du Land Run). Bien qu’assez inégal dans son déroulement, même un peu ennuyeux par moments, le film est bien entendu beaucoup mieux considéré aujourd’hui qu’à sa sortie.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Clint Eastwood, Kyle Eastwood, John McIntire
Voir la fiche du film et la filmographie de Clint Eastwood sur le site IMDB.

Voir les autres films de Clint Eastwood chroniqués sur ce blog…

Voir les livres sur Clint Eastwood

Remarques :
* Lors de la courte scène dans le studio de radio à Tulsa (le meilleur passage, musicalement parlant), Bob Wills (le pape du western-swing) est interprété par Johnny Gimble et parmi les musiciens (les Texas Playboy), on reconnaît Merle Travis, Gordon Terry, Tommy Allsup et le chanteur est Ray Price.
Lors de l’audition au Grand Ole Opry, le chanteur qui précède Clint Eastwood est Porter Wagoner, ceux qui suivent sont Shelly West et David Frizzell. Enfin, le guitariste-chanteur qui prend le relais de Clint Eastwood lors de l’enregistrement du disque à la toute fin est Marty Robbins qui devait décéder quelques semaines plus tard, avant même la sortie du film.

* La course évoquée par le grand-père de Whit est le Land Run de 1889 où plus de 8 000 km2 (soit l’équivalent de 1 à 2 départements français) dans le Territoire de l’Oklahoma, ancien Territoire indien, ont été ouverts à la colonisation. Près de 100 000 colons se sont alignés sur la frontière et un clairon de l’armée à donné le signal de départ d’une course folle. Les villes d’Oklahoma City (aujourd’hui 600 00 habitants) et de Norman (100 000) se sont ainsi créées en une seule journée.
(Cet épisode majeur de la Conquête de l’Ouest a souvent été recréé au cinéma : liste sur IMDB… )

Honkytonk Man
Clint Eastwood et Kyle Eastwood dans Honkytonk Man de Clint Eastwood.

30 décembre 2015

Xenia (2014) de Panos H. Koutras

XeniaA la mort de sa mère, le jeune Dany, à peine 16 ans, part de Crète pour aller retrouver son frère à Athènes. Ensemble, ils partent à Thessalonique dans le nord du pays, à la recherche de leur vrai père qu’ils n’ont qu’à peine connu. Albanais par leur mère, ils voudraient que ce père les reconnaisse afin de bénéficier de la nationalité grecque. Passionnés par la chanson, ils y vont également pour participer à un concours de chant… Xenia, quatrième film du réalisateur grec Panos H. Koutras, est un road-movie initiatique à multiples facettes, au point de paraître un peu fourre-tout : chronique d’adolescence, chronique sociale et politique, conte fantastique, film musical, comédie, mélodrame, le film est un peu tout cela. Il aborde de multiples sujets de société, l’homosexualité, les groupuscules fascistes, l’immigration, les difficultés économiques et bien entendu la complicité entre frères et la recherche du père, le tout saupoudré de références cinématographiques. Si tout cela est pavé de bonnes intentions (Xenia signifie d’ailleurs « hospitalité » en grec), on peut trouver que l’ensemble manque d’équilibre avec des scènes qui s’étirent en longueur. Tout le monde n’est pas de mon avis toutefois puisque Xenia a été plutôt assez bien reçu, surtout en France.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Kostas Nikouli, Nikos Gelia
Voir la fiche du film et la filmographie de Panos H. Koutras sur le site IMDB.

Voir les autres films de Panos H. Koutras chroniqués sur ce blog…

Xenia
Kostas Nikouli dans Xenia de Panos H. Koutras.