27 juillet 2026

Fanfare d’amour (1935) de Richard Pottier

Fanfare d'amourDeux musiciens au chômage se travestissent en femme pour intégrer un orchestre féminin qui se rend sur la Côte d’Azur. Ils vont vite tomber amoureux chacun d’une musicienne et tenter de jouer sur les deux tableaux…
Fanfare d’amour est un film français réalisé par Richard Pottier, film bien connu (mais rarement vu avant sa récente restauration) pour avoir inspiré le fameux Certains l’aiment chaud de Billy Wilder. La base de l’histoire a été écrite par l’allemand Robert Thoeren (alors émigré en France, il ralliera ensuite les États-Unis) avec un certain Michael Logan. L’adaptation en scénario est l’œuvre de Pierre Prévert (frère de Jacques Prévert) et Max Bronnet. Il est assez étonnant de constater qu’un bon nombre de situations du film de Wilder étaient déjà présentes dans l’original. Le travestissement en femme du séducteur Fernand Gravey est assez convainquant, celui de Julien Carette est, on s’en doute, un peu plus délicat mais reste plausible. Betty Stockfeld (actrice anglaise qui a fait la majorité de sa carrière en France) est charmante. S’ils sont plutôt oubliés aujourd’hui, Gravey et Stockfeld étaient tous deux bien connus à cette époque, et très apprécié pour leur charme. Bien entendu, l’ensemble n’est pas aussi brillant que le remake de Wilder : Richard Pottier est un bon faiseur mais sans l’étincelle qui aurait propulsé cette histoire peu banale. L’humour est là, mais par très petites touches ; on mesure ainsi l’apport de Wilder pour transformer ce qui était une histoire d’amour originale en une grande comédie. A noter que le film connaitra aussi un remake allemand (peu connu).
Elle:
Lui : 3 étoiles

Lecteurs : (1 notes, moyenne : 3,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Fernand Gravey, Betty Stockfeld, Madeleine Guitty, Julien Carette, Jacques Louvigny, Palau, Henri Vilbert, Pierre Larquey
Voir la fiche du film et la filmographie de Richard Pottier sur le site IMDB.

Voir les autres films de Richard Pottier chroniqués sur ce blog…

Fernand Gravey et Julien Carette dans Fanfare d’amour de Richard Pottier.

Remakes :
Fanfaren der Liebe (Fanfares d’amour) de Kurt Hoffmann (1951) avec Dieter Borsche
Certains l’aiment chaud (Some Like It Hot) de Billy Wilder (1959) avec Marilyn Monroe, Tony Curtis et Jack Lemmon

15 novembre 2024

Love & Mercy, la véritable histoire de Brian Wilson des Beach Boys (2014) de Bill Pohlad

Titre original : « Love & Mercy »

Love & Mercy, la véritable histoire de Brian Wilson des Beach Boys (Love & Mercy)Le film raconte, en mêlant deux périodes différentes, la vie de Brian Wilson, le membre le plus important des Beach Boys : d’une part, le moment où il compose et arrange l’album Pet Sounds en 1966-1967 et, d’autre part, le moment où il rencontre sa seconde épouse dans les années 1990…
Love and Mercy est un film biographique américain coproduit et réalisé par Bill Pohlad (1). Il n’a rien d’un biopic ordinaire et se montre assez novateur dans son approche du personnage. L’idée de génie a été de prendre deux acteurs différents pour interpréter Brian Wilson à deux époques différentes : ainsi, les incessants passages d’une période à l’autre ne nous désorientent pas et constituent un réel enrichissement du récit. Love and Mercy n’a rien d’un film carte postale sur les années soixante et les Beach Boys (pas de surfeurs à l’horizon), il cherche plutôt à nous faire découvrir le véritable Brian Wilson. Il nous fait approcher le vécu de ce créateur assez unique en son genre, avec ses démons et ses combats. C’est un film original et brillant, à la hauteur de son sujet.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Paul Dano, John Cusack, Elizabeth Banks, Paul Giamatti
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(1) Bill Pohlad est plus connu comme producteur de films (12 years a Slave, Le Secret de Brokeback Mountain, Into the Wild) que comme réalisateur (trois réalisations en trente ans).

Paul Dano dans Love & Mercy de Bill Pohlad.
John Cusack et Elizabeth Banks dans Love & Mercy de Bill Pohlad.

4 janvier 2024

La Femme de Tchaïkovski (2022) de Kirill Serebrennikov

Titre original : « Zhena Chaikovskogo »

La Femme de Tchaïkovski (Zhena Chaikovskogo)Russie, 19ème siècle. Antonina Miliukova, une jeune femme apprentie pianiste admiratrice du compositeur Piotr Tchaïkovski, parvient à se faire épouser par lui. Mais l’amour qu’elle lui porte n’est pas réciproque et elle finit par être rejetée. Consumée par ses sentiments, Antonina va accepter de tout endurer pour rester auprès de lui…
La Femme de Tchaïkovski est un film franco-helvético-russe écrit et réalisé par le russe Kirill Serebrennikov. Cette histoire d’un amour déraisonnable qui pousse vers la folie (rappelant ainsi L’Histoire d’Adèle H. de François Truffaut) apparaît si incroyable que l’on s’empresse d’aller vérifier à la fin de la projection qu’elle est bien basée sur des faits réels. C’est le cas (1). Le drame est puissant car cette femme est, malgré elle, source de malheur pour son mari qu’elle vénère. Tout le film est vu à travers ses yeux, la musique du compositeur n’entre pas dans le champ du propos. La mise en scène de Kirill Serebrennikov est trop travaillée, cherchant la virtuosité de façon démonstrative. Cela peut plaire mais cela peut aussi paraître artificiel. L’atmosphère est très noire, sombre, parfois dérangeante. L’ensemble semble souvent excessif, trop long également, mais le film possède une indéniable puissance.
Elle: 1 étoile
Lui : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Alyona Mikhailova, Odin Lund Biron, Filipp Avdeev
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(1) Toutefois l’homosexualité de Tchaïkovski est une invention de scénariste.

Odin Lund Biron et Alyona Mikhailova dans La Femme de Tchaïkovski (Zhena Chaikovskogo) de Kirill Serebrennikov.

26 décembre 2023

Tár (2022) de Todd Field

TárChef d’un orchestre symphonique berlinois de premier plan, Lydia Tár est au sommet de son art et de sa carrière. Le lancement de son livre approche et elle prépare un concerto très attendu de la célèbre Symphonie n° 5 de Mahler. Mais, en l’espace de quelques semaines, sa vie va se désagréger d’une façon singulièrement actuelle…
Tár est un drame psychologique américano-allemand écrit et réalisé par Todd Field. Il s’agit du troisième long métrage de cet ancien acteur, le précédent (Little Children) datant de 2006. Il est étonnamment réussi pour quelqu’un qui tourne si peu. Il en a écrit le scénario spécialement pour Cate Blanchett et ne tarit pas de louanges sur l’actrice. Il est vrai qu’elle accomplit une performance extraordinaire, donnant une crédibilité inouïe à son personnage. Elle est de tous les plans et son jeu est puissant, montrant une grande présence à l’écran. C’est un film assez complexe, que l’on peut aborder sous plusieurs angles. Dès les premières minutes, nous sommes happés par un long mais passionnant interview de la chef d’orchestre qui nous plonge dans un univers de passion pour la musique. Le récit nous montre aussi la solitude des positions de pouvoir. Il met en relief la misogynie du milieu de la musique classique (1) et dresse le portrait d’une femme très libre. Enfin, l’histoire a ses mystères, des évènements inexpliqués qui créent une atmosphère étrange, parfois à la limite du surnaturel. La mise en scène est précise. L’ensemble est intelligent et brillant. Un film passionnant qui sort des sentiers battus du cinéma américain.
Elle: 4 étoiles
Lui : 5 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Cate Blanchett, Noémie Merlant, Nina Hoss, Sophie Kauer, Mark Strong
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Remarque :
Les musiciens jouent réellement, même Kate Blanchett. Sophie Kauer est une jeune violoncelliste, qui n’avait aucune expérience d’actrice.

(1) A propos des femmes chefs d’orchestre, le réalisateur précise : « Le monde de la musique classique austro-allemand est figé dans le passé. Il suffit de regarder les orchestres majeurs. À ce jour, pas un seul n’a de femme chef d’orchestre à sa tête. À ce titre, notre film est un conte de fées. »

Cate Blanchett dans Tár de Todd Field.

21 décembre 2023

Soul (2020) de Pete Docter et Kemp Powers

SoulJoe Gardner, pianiste et professeur de musique au collège vivant à New York, n’a qu’un rêve : devenir musicien de jazz professionnel. Euphorique en rentrant chez lui après avoir été engagé, il fait une chute mortelle dans une bouche d’égout et se retrouve à l’état d’âme en route pour le « Grand Après ». Il essaie de s’échapper mais finit dans le « Grand Avant », là où les âmes sont préparées à la vie…
Soul (le titre est à prendre, non pas dans son sens musical, mais dans le sens « âme ») est un film d’animation américain réalisé par Pete Docter et Kemp Powers, produit par Pixar. Tous deux en ont écrit le scénario avec en outre Mike Jones. C’est une histoire originale et charmante qui prône de profiter de chaque instant de la vie. Original, il l’est par ses images, essentiellement dans le monde des âmes qui sont de mignonnes petites boules avec des personnages instructeurs en fil de fer. Original, il l’est aussi par son thème philosophique : le propos est assez intelligent, adulte tout en restant accessible aux enfants. Les quelques morceaux de jazz sont excellents. Le film forme un bel ensemble harmonieux. Une vraie réussite.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Jamie Foxx, Tina Fey, Alice Braga
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Soul de Pete Docter & Kemp Powers.
Soul de Pete Docter & Kemp Powers.

20 mai 2023

Ton cor est à toi (1928) de Edgar Kennedy

Titre original : « You’re Darn Tootin’ »

Ton cor est à toi (You're Darn Tootin')Membres d’un orchestre municipal, Stanley et Oliver agissent toujours de façon décalée par rapport aux directives du capricieux chef d’orchestre. Renvoyés de leur travail, leur logeuse les met dehors. Ils se mettent alors « à leur compte » en jouant dans la rue…
You’re Darn Tootin’ est un court métrage muet de deux bobines (20 minutes env.) réalisé par Edgar Kennedy (1) et produit par Hal Roach. Il se déroule dans trois lieux différents : le concert en plein air où ils sabotent la prestation de l’orchestre, la pension de famille où ils inaugurent le gag de la salière mal fermée et enfin la rue où une querelle entre les deux compères se termine en gigantesque bataille (avec un déculottage général assez mémorable). Soigneusement construite, cette bataille est assez sauvage ; Stanley, loin de subir, y est particulièrement vindicatif et prompt à rendre les coups. Cette bataille apparaît encore plus inventive que la fameuse bataille de tartes à la crème de Battle of the Century
Elle:
Lui : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Stan Laurel, Oliver Hardy, Wilson Benge
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Remarque :
• Le titre original est une dérivation de l’expression « You’re darn right ! » (et « toot »= coup de trompe ou de cor). En Grande Bretagne, le film est sorti sous le titre The Music Blasters.

• Dans la première partie, celle du concert, l’absence de son synchrone se fait cruellement sentir. Cette séquence est intégrée dans le film de 1967 La rencontre de Laurel et Hardy (The Further Perils of Laurel and Hardy) de Robert Youngson avec un accompagnement musical plus adapté et très réussi qui met en valeur les effets comiques (d’après Roland Lacourbe dans son livre Laurel Hardy , personnellement, je n’ai pas vu ce film).

Ton cor est à toi (You're Darn Tootin')Wilson Benge, Stan Laurel et Oliver Hardy et dans Ton cor est à toi (You’re Darn Tootin’) de Edgar Kennedy.

Ton cor est à toi (You're Darn Tootin')Oliver Hardy et Stan Laurel dans Ton cor est à toi (You’re Darn Tootin’) de Edgar Kennedy.

(1) Habitué aux seconds rôles burlesques depuis ses débuts à la Keystone (IMDB le crédite de 451 films en tant qu’acteur entre 1911 et 1949), Edgar Kennedy a également été réalisateur de 25 courts métrages entre 1922 et 1932 dont deux Laurel & Hardy. En tant qu’acteur burlesques, il excellait dans les rôles de personnages furieux et en colère. Il a joué avec Mabel Normand, Charlie Chaplin, Roscoe ‘Fatty’ Arbuckle, Harold Lloyd, les Marx Brothers, Stan Laurel et Oliver Hardy, et il fut l’un des originaux Keystone Cops.

15 octobre 2022

Lui (2021) de Guillaume Canet

LuiUn compositeur en mal d’inspiration, qui vient de quitter femme et enfants, pense trouver refuge dans une vieille maison à flanc de falaise, sur une île bretonne presque déserte. Dans ce lieu étrange et isolé, il ne va trouver qu’un piano désaccordé et des visiteurs bien décidés à ne pas le laisser en paix…
Guillaume Canet a écrit le scénario de Lui alors que son projet Astérix et Obélix l’Empire du Milieu était stoppé à cause du COVID. Il dit l’avoir écrit sans véritable réflexion ni logique, sans même imaginer que cela deviendrait un film. Il précise également avoir puisé des éléments dans sa vie personnelle sans que ce soit autobiographique toutefois. Si le résultat n’est pas convaincant, il faut reconnaitre qu’il n’a pas hésité à prendre des risques : son film repose sur le principe de faire dialoguer le personnage avec lui-même en faisant visuellement apparaître ses proches qui lui donnent la réplique. Guillaume Canet reconnait l’influence de Bertrand Blier… mais il n’arrive pas à l’égaler, hélas. Son histoire tourne en rond et reste bien trop conventionnelle, les dialogues sont souvent vulgaires (dans les deux sens du mot, communs et grossiers). Le film n’a pas créé l’enthousiasme, autant du côté de la critique que du public.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Guillaume Canet, Virginie Efira, Mathieu Kassovitz, Laetitia Casta, Nathalie Baye, Patrick Chesnais
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LuiVirginie Efira et Guillaume Canet dans Lui de Guillaume Canet.

3 mars 2022

A Man Called Adam (1966) de Leo Penn

A Man Called AdamAdam Johnson est un brillant trompettiste (cornettiste plus exactement) en proie à des problèmes de santé, à l’alcoolisme et un tempérament très changeant. Un soir, après avoir été interrompu en plein concert par un poivrot, il envoie promener durement ses plus fidèles musiciens et amis…
A Man Called Adam est l’unique long métrage de Leo Penn (père de Sean Penn). Blacklisté par McCarthy, le réalisateur a en effet bifurqué vers Broadway dès ses débuts dans les années cinquante puis vers la télévision. Le scénario, signé Lester et Tina Pine, ne s’inspire pas de la vie d’un musicien en particulier mais propose le portrait d’un musicien de type « génie tourmenté », le genre qu’il faut mieux avoir en disque qu’à la maison. On découvre qu’une culpabilité tenace est la cause principale de son instabilité. De plus, le racisme ambiant exacerbe les tensions. Le film bénéficie de l’excellente interprétation de Sammy Davis Jr. Les amateurs de jazz sont comblés car les parties jouées par l’acteur sont doublées par le grand Nat Adderley et il y en a suffisamment pour nous ravir. Louis Armstrong, à défaut d’être un grand acteur, est toujours enchanteur quand il monte sur scène.  Sammy Davis Jr. chante deux morceaux et Mel Tormé nous fait un beau « All that Jazz ». Musicalement, c’est un délice.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Sammy Davis Jr., Louis Armstrong, Ossie Davis, Cicely Tyson, Frank Sinatra Jr.
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A Man Called AdamSammy Davis Jr. et Frank Sinatra Jr. dans A Man Called Adam de Leo Penn.

19 février 2022

Les Pièges de Broadway (1960) de Robert Mulligan

Titre original : « The Rat Race »

Les pièges de Broadway (The Rat Race)Ayant quitté son Wisconsin natal, Pete Hammond Jr débarque à la gare routière de New York, en pleine canicule. Plein d’ambitions, le jeune saxophoniste se rend directement à Broadway, la Mecque des musiciens de jazz. Avec difficulté, il trouve un logement bon marché, qu’il offre de partager avec Peggy Brown, une jeune danseuse qui vient d’en être expulsée…
Les Pièges de Broadway est un film américain réalisé par Robert Mulligan. Il s’agit de l’adaptation de la pièce homonyme de Garson Kanin. Il n’y a hélas pas grand-chose à retenir de cette comédie sentimentale, même si elle dresse un portrait un assez réaliste de la difficulté à percer dans le milieu des musiciens. Musicalement, les courts solos de saxophone de Tony Curtis (en réalité joués par Gerry Mulligan, excusez du peu…) ne sont pas assez nombreux pour générer un attrait. L’histoire est très conventionnelle et donc trop prévisible.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Tony Curtis, Debbie Reynolds, Jack Oakie, Kay Medford
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Les pièges de Broadway (The Rat Race)Debbie Reynolds et Tony Curtis dans Les pièges de Broadway (The Rat Race) de Robert Mulligan.

Homonyme (sans lien) :
Course folle (Rat Race) de Jerry Zucker (2001) avec Whoopi Goldberg, Rowan Atkinson, Seth Green…

17 août 2021

Quatre Mouches de velours gris (1971) de Dario Argento

Titre original : « 4 mosche di velluto grigio »

4 mouches de velours gris (4 mosche di velluto grigio)Suivi depuis plusieurs jours par un homme mystérieux, le musicien Roberto Tobias décide de le prendre en chasse. Au cours de la dispute qui suit leur rencontre, il le tue accidentellement et un inconnu masqué le prend en photo, l’arme du crime à la main. Cet inconnu va le harceler et le menacer, sans pour autant se livrer à un chantage…
Quatre mouches de velours gris est un film italo-français de Dario Argento. Le film clôt ce que certains ont baptisé « la trilogie animale » de Dario Argento. Ses trois premiers longs métrages ont en effet un animal dans leur titre (1) et s’inscrivent tous trois dans le genre giallo, ces films d’exploitation italiens qui mêlent le policier avec l’horreur, le fantastique et une touche d’érotisme. Quatre mouches de velours gris se montre assez travaillé dans son scénario, une intrigue très hitchcockienne dont la résolution passera par une petite note fantastique (ou une croyance un peu farfelue). Les scènes de suspense sont particulièrement intenses. Une bonne dose d’humour est également introduite par l’intermédiaire de quelques personnages, notamment un détective privé quelque peu atypique, campé par Jean-Pierre Marielle doublé en italien. Dario Argento a déjà peaufiné son style, son utilisation des couleurs est assez remarquable. Longtemps bloqué pour des questions de droits, Quatre Mouches de velours gris a heureusement refait surface il y a quelques années.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Michael Brandon, Mimsy Farmer, Jean-Pierre Marielle, Francine Racette, Bud Spencer
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Voir les livres sur Dario Argento

Remarque :
* Le sens du titre est « quatre mouches sur du velours gris » (les mouches ne sont pas en velours).

(1) Les trois premiers films de Dario Argento, formant la « trilogie animale » :
1970 : L’Oiseau au plumage de cristal (L’uccello dalle piume di cristallo)
1971 : Le Chat à neuf queues (Il gatto a nove code)
1971 : Quatre mouches de velours gris (4 mosche di velluto grigio)

4 mouches de velours gris (4 mosche di velluto grigio)Jean-Pierre Marielle et Michael Brandon dans 4 mouches de velours gris (4 mosche di velluto grigio) de Dario Argento.