Au nord-est de l’Angleterre, dans une petite localité marquée la fermeture de la mine de charbon, T.J. Ballantyne est le propriétaire de l’unique pub. Il sert quotidiennement les mêmes habitués désœuvrés pour qui l’endroit est devenu le dernier lieu où se retrouver. L’arrivée de réfugiés syriens va diviser la population… The Old Oak est un film britannique réalisé par Ken Loach. Le scénario a été écrit par son scénariste habituel, Paul Laverty. Le cinéaste situe une fois de plus son récit dans le nord-est de l’Angleterre, une région économiquement sinistrée. Son film est sans surprise, dans la droite ligne de ses précédents. Il n’est pas sans défaut, citons un certain idéalisme manichéen et simplificateur, des tirades militantes et un dénouement gentillet presque fantasmagorique, mais Ken Loach emporte (comme toujours) l’adhésion par l’humanisme de ses personnages, sa foi en la nature humaine, son combat contre la tristesse et l’impuissance. A 87 ans, il signe ce qui devrait être son dernier long métrage de fiction (même si ce n’est pas la première fois qu’il annonce prendre sa retraite). Elle: Lui :
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En juillet 1967, d’importantes émeutes ont lieu à Détroit dans le Michigan, pour protester contre la ségrégation raciale aux États-Unis et la guerre du Viêt Nam. La police de Détroit reçoit des plaintes à propos de pillages, d’incendies et de tirs d’armes à feu pendant plusieurs jours. Les forces de l’ordre et la population afro-américaine sont sous pression et chaque situation est susceptible de dégénérer dangereusement… Detroit est un film américain écrit par Mark Boal et réalisé par Kathryn Bigelow. Il nous relate un épisode particulier des émeutes sanglantes (43 morts et 467 blessés) de Détroit en 1967 : les évènements survenus dans un motel de la ville, le motel Algiers où des policiers, persuadés qu’on leur avait tiré dessus, ont retenu un petit groupe de suspects pendant une bonne partie de la nuit, les terrorisant, les frappant et pire encore. Cette longue scène occupe tout le centre du film et est assez dure à supporter car elle est en dehors de toute raison. Ensuite, la réalisatrice élargit le propos en montrant le procès qui a suivi, passant ainsi du particulier à une démonstration du racisme systémique de l’époque. Il est assez symptomatique que ce soit une réalisatrice norvégienne qui se soit emparé de ce sujet (ce qui lui a valu bien entendu d’être contestée). Kathryn Bigelow a l’habitude de tourner avec plusieurs caméras pour interrompre l’action le moins possible et conserver toute la puissance. Assez terrifiant, le film n’a pas connu le succès escompté. Elle: – Lui :
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Dans les années 1980, Hilary est responsable d’un cinéma dans une ville balnéaire anglaise et tente de préserver sa santé mentale fragile. Stephen est un nouvel employé qui n’aspire qu’à quitter cette petite ville de province où chaque jour peut vite se transformer en épreuve du fait de sa couleur de peau. En se rapprochant l’un de l’autre, ils vont apprendre à soigner leurs blessures… Empire of Light est un film britannico-américain écrit et réalisé par Sam Mendes, qui s’est inspiré de ses propres souvenirs. Le récit prend une coloration particulière par le lieu où il se déroule, un superbe cinéma face à la mer qui existe réellement (mais qui est fermé) à Margate à la pointe orientale du Kent. Ce lieu imprime sa marque sur le récit. Outre le cheminement l’un vers l’autre des deux personnages principaux, Sam Mendes dresse un portrait de l’Angleterre des années 80 avec une forte montée du racisme. Il donne ainsi de l’ampleur à son histoire. De belles scènes parsèment le film, un bel empire de lumières. Elle: Lui :
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Joanna, une jeune femme de 23 ans, se rend à San Francisco pour présenter son futur époux, le docteur John Prentice à ses parents. Sous-directeur de l’Organisation mondiale de la santé, brillant médecin et professeur de médecine âgé de 37 ans, Prentice a tout du gendre idéal à ceci près qu’il est noir… Devine qui vient dîner… est un film américain produit et réalisé par Stanley Kramer. Le scénario est l’œuvre de William Rose. C’est l’un des premiers films à évoquer le thème du mariage interracial aux États-Unis, avec en particulier le premier baiser interracial du cinéma d’Hollywood. Il fait partie de ce petit cercle de films qui ont eu un impact important sur notre société, y compris sur les personnes qui n’ont pas vu le film. Pour le grand public, il est LE film anti-raciste par excellence (les cinéphiles pourront citer des dizaines d’autres films anti-racistes mais le grand public ne les connaitra pas). Le film a les défauts du cinéma hollywoodien : le personnage du gendre est vraiment trop parfait, impossible de lui trouver un seul défaut et, surtout, il y a une lourdeur permanente (qui culmine avec le speech final de Spencer Tracy). Tout se passe dans quelques pièces de la maison parentale, l’ensemble ressemble à une adaptation théâtrale. Stanley Kramer avait déjà abordé le racisme dans La Chaîne (1958) où il avait osé placer Sidney Poitier en tête d’affiche. Dix ans plus tard, il enfonce le clou et choisit intelligemment de ne pas placer l’histoire dans un milieu réactionnaire (l’ensemble aurait été plus anodin) : les parents de Joanna ont en effet des convictions libérales très affirmées, ils ont élevé leur fille dans le refus du racisme et sont donc bien embarrassés de désirer instinctivement empêcher ce mariage. Le succès fut considérable, le plus grand succès de toute l’histoire de la Columbia. De façon inattendue, les critiques les plus sévères vinrent des milieux progressistes, et ce, depuis sa sortie jusqu’à maintenant ; outre les reproches de lourdeur, le film est ainsi accusé, entre autres, d’avoir créé de nouveaux stéréotypes. Et le plus souvent, le film fut seulement méprisé par certains critiques. Elle: – Lui :
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Remarque : • Katharine Houghton est la nièce de Katharine Hepburn. • Spencer Tracy est mort 17 jours après la fin du tournage. En raison de la maladie de Spencer Tracy, le travail se faisait toujours dans la matinée. Quand Katharine Hepburn jugeait qu’il était trop fatigué, le tournage cessait. Katharine Hepburn a déclaré n’avoir jamais vu le film au complet, car revoir Spencer Tracy tellement malade aurait été trop douloureux pour elle (rappelons que les deux acteurs ont vécu ensemble pendant des dizaines d’années).
Sidney Poitier et Katharine Houghton dans Devine qui vient dîner… (Guess Who’s Coming to Dinner) de Stanley Kramer.Spencer Tracy et Katharine Hepburn dans Devine qui vient dîner… (Guess Who’s Coming to Dinner) de Stanley Kramer.Spencer Tracy et Sidney Poitier dans Devine qui vient dîner… (Guess Who’s Coming to Dinner) de Stanley Kramer.
Duff Anderson travaille dans à la construction de voies de chemin de fer en Alabama, gagnant un bon salaire et menant une vie itinérante avec ses collègues noirs. Il fait la connaissance de Josie, jolie et distinguée institutrice, fille du prédicateur local. Elle est attirée par Duff en grande partie parce qu’il se montre prêt à résister et à défier les conventions sociales qui oppriment les Noirs, plutôt que de simplement accepter le statu quo afin de s’entendre avec les Blancs, comme son père l’a fait… Nothing But a Man est un film américain co-écrit et réalisé par Michael Roemer. Ce cinéaste peu connu est d’origine juive allemande et ce sont les persécutions subies par sa famille dans l’Allemagne nazie qui l’ont poussé à réaliser son premier long métrage sur la condition des noirs américains. Nothing But a Man est d’une qualité étonnante car il décrit de l’intérieur la vie d’un noir et les discriminations. Il n’y a pas de grandes scènes spectaculaires, le ton paraît juste, l’approche du réalisateur est presque documentaire pour nous faire partager la vie de son personnage principal. Il n’y a aucun angélisme, le propos n’est pas manichéen, son héros n’est pas parfait mais c’est avant tout un homme, comme tant d’autres effectivement. Le film fut remarqué à la Mostra de Venise où il remporta un prix mais est tombé dans l’oubli par la suite. Elle: Lui :
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Dans les années 1980, le jeune Paul Graff mène une enfance paisible dans le Queens, à New York. Avec Johnny, un camarade mis au ban de la classe à cause de sa couleur de peau, ils font les 400 coups. Paul pense être protégé par sa mère, présidente du conseil des parents d’élèves, et par son grand-père dont il est très proche… Armageddon Time est un film américain écrit et réalisé par James Gray qui s’inspire de sa propre enfance. Après une digression de deux films, le réalisateur revient donc à New York pour évoquer l’innocence candide d’un enfant face aux fêlures du rêve américain, le récit d’une perte de l’innocence. On peut être touché par ce récit ou trouver que le cinéaste n’apporte pas grand-chose de nouveau avec cette autofiction. Très belle prestation du jeune Banks Repeta qui montre une grande présence à l’écran. La critique a été dithyrambique. Elle: Lui :
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Remarque :
• L’image n’est pas très belle mais c’est volontaire : James Gray voulait que le film ait l’air d’avoir été tourné en 1979-1980, avec un effet délavé et très peu de contraste. Il a tourné en numérique, puis transféré les images sur une pellicule photochimique pour les repasser ensuite en numérique.
Jaylin Webb et Banks Repeta dans Armageddon Time de James Gray
Aux États-Unis, en 1841 (soit quelques années avant la guerre de Sécession), Solomon Northup est un homme libre originaire de l’État de New York. Il y habite avec sa femme et ses deux enfants. Un jour, il est approché par deux hommes, de prétendus artistes, qui le droguent et l’enchaînent avant de l’emmener à La Nouvelle-Orléans pour le vendre comme esclave… 12 Years a Slave (ou Esclave pendant douze ans au Québec) est un drame historique produit et réalisé par le britannique Steve McQueen. Il s’agit de l’adaptation de l’autobiographie Douze ans d’esclavage de Solomon Northup parue en 1853. Ce livre fut un best-seller à son époque avant d’être oublié puis redécouvert dans les années soixante. Ce récit a une grande valeur historique car il témoigne avec précision du quotidien des esclaves. Il méritait d’être adapté au cinéma. 12 Years a Slave est bouleversant et révoltant. Il nous montre la cruauté extrême des comportements engendrés par l’esclavage institutionnalisé dans le sud des Etats-Unis. Plusieurs scènes sont difficiles à supporter. Si on ne peut critiquer le film sur le fond, on peut toutefois émettre des reproches sur sa forme. Bien que britannique, Steve McQueen utilise les pires recettes hollywoodiennes pour appuyer les effets destinés à provoquer notre dégoût face à ces pratiques barbares et inhumaines. Cela engendre hélas une certaine artificialité. Malgré tout, 12 Years a Slave est loin d’être inutile, il frappe les esprits. Il fut triplement oscarisé. Elle: Lui :
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Un vaisseau spatial extraterrestre géant arrive sur Terre et s’immobilise au-dessus de la ville sud-africaine de Johannesburg. Après plusieurs mois d’inactivité de l’appareil, il est décidé de forcer l’ouverture des portes du vaisseau. A l’intérieur, les équipes d’enquête trouvent avec stupéfaction plus d’un million d’extraterrestres de forme insectoïdes, entassés et souffrant de malnutrition. Ils sont transférés au sol dans un camp appelé District 9 qui, au fil des ans, se transforme en bidonville. Les habitants à proximité se plaignent souvent que les extraterrestres sont des contrevenants sales et ignorants qui volent les ressources humaines… District 9 est un film de science-fiction coécrit et réalisé par le sud-africain Neill Blomkamp. Il est produit par Peter Jackson, le réalisateur du Seigneur des Anneaux. Le film est original à la fois par son scénario qui s’inspire de l’apartheid (1), et par sa forme qui se calque sur les récits des journaux-télé. De façon inhabituelle, il n’y a pas de héros (le personnage central est un sombre crétin), jusqu’à ce qu’un autre personnage se détache tardivement du lot. Les scènes d’action sont nombreuses avec une belle utilisation des effets numériques pour animer les personnages insectoïdes. La brutalité est également très présente avec parfois des scènes un peu gore. Pour un réalisateur de 29 ans, Neill Blomkamp montre une maitrise parfaite de l’ensemble. Le film a été très bien reçu par la critique et le public. Elle: – Lui :
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(1) Le titre du film fait référence à un fait réel. District 6 est le nom d’un quartier de la ville du Cap en Afrique du Sud. Dans les années soixante et soixante-dix, ce quartier fut « vidé » de sa population cosmopolite par des expulsions. Dans le cadre de l’apartheid, le gouvernement entendait ainsi supprimer une zone d’interaction interraciale contraire à la « nécessaire » séparation des races, et réhabiliter un quartier qu’il qualifiait de bidonville insalubre. Dès 1966, le District 6 fut décrété pour zone de résidence pour Blancs seulement et les expulsions commencèrent peu après.
Février 1939. Submergé par le flot de Républicains fuyant la dictature franquiste, le gouvernement français les parque dans des camps. Deux hommes séparés par les barbelés vont se lier d’amitié. L’un est gendarme, l’autre est dessinateur… Josep est un film d’animation français réalisé par Aurel, dessinateur de presse (Le Monde et Le Canard enchaîné) et auteur de bandes dessinées. Ce n’est pas un film d’animation classique, il serait plus exact de le décrire comme étant un « film dessiné » : une succession de dessins en ligne claire avec des pulsations pour leur donner vie et parfois quelques animations sommaires pour les personnages. De temps à autre, de simples esquisses crayonnées (censées avoir été dessinées par le personnage) sont intercalées. Car le sujet principal est le parcours (plus exactement une partie du parcours) de Josep Bartoli, dessinateur caricaturiste et militant communiste catalan : son enfermement en France et son séjour au Mexique où il s’est lié avec Frida Kahlo. Le film d’Aurel nous laisse entrevoir une petite partie de son travail mais surtout lève le voile sur une partie très mal connue de notre histoire, l’existence de ces camps français d’internement de réfugiés espagnols, enfermés dans des conditions vraiment révoltantes. Le film n’est pas sans défaut, il est parfois un peu confus dans son déroulement et certains de ses traits paraissent trop appuyés. Mais il a aussi de grandes qualités et une personnalité forte. Elle: Lui :
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Le mystérieux Irlandais Finian McLonergan arrive à Rainbow Valley en Missitucky, dans le sud des États-Unis. Il est accompagné de sa charmante fille Sharon. Dans son sac, se trouve un chaudron magique en or qu’il a « emprunté » à un lutin… La Vallée du bonheur est un film musical américain réalisé par Francis Ford Coppola. C’est un film de commande. Il s’agit de l’adaptation cinématographique de la comédie musicale du même nom jouée à Broadway en 1947-1948. Cette pièce avait connu un grand succès mais elle ne fut portée à l’écran que tardivement du fait de sa satire du racisme qui embarrassait les studios. Pour ne pas froisser les habitants blancs du Sud, le propos fut donc adouci mais reste néanmoins suffisamment piquant. Il se moque également de l’argent et de l’or « enterré à Fort Knox ». Il s’agit d’un conte avec un récit charmant et enfantin. L’atmosphère peut rappeler celle de films comme Brigadoon. Il y a beaucoup de fraîcheur et même une petite tonalité hippie ; c’est en effet une communauté qui vit à Rainbow Valley et qui cultive des plants de tabac mentholé (hum…) La chanteuse Petula Clark, auréolée de son succès planétaire Downtown, fait une superbe prestation, pleine de charme et de fraicheur. Elle fait montre d’une grande présence à l’écran et de surprenants talents d’actrice. A ses côtés, Fred Astaire est un peu plus en retenue mais nous gratifie de quelques numéros de danse. Les chansons sont de qualité. Les couleurs sont pimpantes avec des verts très prononcés pour donner une tonalité féérique à la nature. Le film connut un beau succès à sa sortie mais a été ensuite méprisé par la critique. Certes, on ne peut lui donner une vraie place dans la filmographie du réalisateur (qui l’a d’ailleurs renié à plusieurs reprises) mais il n’en est pas moins réussi et très plaisant. Elle: – Lui :
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Tommy Steele et Petula Clark dans La Vallée du bonheur (Finian’s Rainbow) de Francis Ford Coppola.
Remarques :
* Francis Ford Coppola a dit avoir accepté cette commande pour épater son père qui lui avait fait découvrir la pièce quand il était enfant (Coppola avait 9 ans en 1948).
* L’ensemble est indéniablement trop long (2h25): cette longueur est volontaire car la Warner voulait le projeter en 70mm dans une tournée roadshow attraction en deux parties avec un entracte.
* Le film a été tourné en 35mm puis converti en 70mm par la Warner en coupant le haut et le bas de l’image. Cela a valu à Coppola de nombreuses critiques pour avoir coupé les pieds de Fred Astaire dans certaines scènes. Mais le réalisateur n’était pas responsable.
* C’est le troisième long métrage réalisé par Francis Ford Coppola. Sur le tournage, il s’est lié d’amitié avec un stagiaire nommé George Lucas.
* La Vallée du bonheur est le dernier film musical de Fred Astaire qui avait alors 69 ans.
* Le personnage Woody Mahoney serait (très librement) inspiré de Woody Guthrie.
* Les frères Coen ont déclaré que le film faisait partie de leurs films préférés : « Je me souviens quand nous avons travaillé avec Nicolas Cage sur Raising Arizona, nous avons parlé de son oncle, Francis Ford Coppola, et lui avons dit que Finian’s Rainbow, que presque personne n’a jamais vu, était l’un de nos films préférés. Il l’a répété à son oncle, qui, je pense, nous considère depuis comme un peu dérangés. » (Ethan Coen, interview avec Laurent Tirard lire)
Barbara Hancock et Tommy Steele dans La Vallée du bonheur (Finian’s Rainbow) de Francis Ford Coppola.
Fred Astaire et Petula Clark dans La Vallée du bonheur (Finian’s Rainbow) de Francis Ford Coppola.