11 septembre 2014

La Bête humaine (1938) de Jean Renoir

La bête humaineConducteur de la locomotive La Lison entre Paris et Le Havre, Jacques Lantier est le témoin indirect d’un crime. Au regard suppliant de Séverine, la jeune et jolie femme du sous-chef de gare Roubaud, il choisit de se taire. Ils se revoient par la suite et la relation entre eux évolue… Jean Renoir s’est laissé convaincre d’adapter le roman de Zola La Bête humaine. Le film s’inscrit pleinement dans la veine du réalisme poétique. Renoir a choisi d’écarter les scènes les plus spectaculaires et les plus noires pour mieux mettre en scène l’univers des cheminots, comme l’annonce la longue et impressionnante scène d’ouverture où nous sommes à bord d’une locomotive lancée à pleine vitesse. Mais la force du roman est intacte, une puissante histoire de passion maudite et de personnages victimes d’une fatalité sur laquelle ils n’ont aucune prise. Gabin exprime admirablement toute la complexité de son personnage et la photographie de l’allemand Kurt Courant est magnifique.
Elle: 5 étoiles
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Jean Gabin, Simone Simon, Fernand Ledoux, Julien Carette
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La bête humaine Remarques :
* C’est Claude Renoir, frère de Jean Renoir, qui a tourné la scène d’ouverture, un tournage particulièrement périlleux et dangereux.
* Jean Renoir interprète lui-même le rôle de Cabuche, le cheminot injustement accusé.
* Jean Renoir est allé chercher Simone Simon aux Etats-Unis où elle faisait alors carrière. Elle y retournera peu après, avant de revenir définitivement en France à la fin de la guerre après avoir été, dans sa vie privée, la cible de l’échotière fouilleuse de poubelles Louella Parsons.

La Bête humaineJean Gabin et Julien Carette dans La Bête humaine de Jean Renoir.

La Bête humaineJean Gabin et Simone Simon dans La Bête humaine de Jean Renoir.

Remake américain :
Désirs humains (Human Desire) de Fritz Lang (1954) avec Glenn Ford et Gloria Grahame.

8 septembre 2014

Les Amitiés particulières (1964) de Jean Delannoy

Les amitiés particulièresDans la France des années 1920, Georges de Sarre, âgé de 14 ans, entre dans un pensionnat catholique tenu avec grande fermeté par des Frères jésuites. Il est attiré par le jeune Alexandre, plus jeune que lui, et les deux enfants développent une relation qui va au-delà de l’amitié…
Le roman de Roger Peyrefitte, Les Amitiés particulières, qui fit scandale à sa sortie en 1943, avait tout de suite intéressé Jean Delannoy  mais le cinéaste dût attendre 1963 pour avoir enfin les moyens de l’adapter. Le sujet ne doit plus choquer grand monde aujourd’hui : l’amitié entre ces deux enfants, qui prend la forme d’un amour platonique (billets doux et quelques petits baisers furtifs), est traitée avec beaucoup de tact et de délicatesse par Jean Delannoy et le scénariste Jean Aurenche. En revanche, le jeu des acteurs reste très figé, en total contraste avec l’émoi sentimental de ces adolescents ; il rend le film un peu ennuyeux, hélas.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Francis Lacombrade, Didier Haudepin, Louis Seigner, Michel Bouquet
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Remarques :
* La productrice Christine Gouze-Rénal n’avait accepté de produire Les Amitiés particulières qu’à la condition expresse que le scénario soit accepté par la commission de pré-censure. Cet accord fut obtenu avec même les félicitations de la commission pour le tact avec lequel ce sujet délicat était traité. La polémique commença toutefois avant même la sortie du film notamment avec un article de François Mauriac, scandalisé, dans Le Figaro Littéraire ce qui lui valut une réponse restée célèbre de Roger Peyrefitte dans la revue Arts (avril et mai 1964). Sous la pression de l’Office catholique du film, le film fut, à sa sortie, interdit au moins de 18 ans, interdiction qui sera levée quelques années plus tard. Il semble que ce qui gênait l’Eglise n’était pas tant la peinture de l’amitié si particulière entre deux adolescents mais plutôt par la démonstration de la totale mainmise des jésuites sur l’éducation des enfants et leur incapacité à empêcher le pire.

* Si Les Amitiés particulières est l’unique prestation de Francis Lacombrade, Didier Haudepin aura une carrière cinématographique bien remplie : IMDB le crédite de 42 films en tant qu’acteur, 3 films en tant que réalisateur, 8 films en tant que producteur. A noter qu’il est le frère aîné de Sabine Haudepin.

Les Amitiés particulièresDidier Haudepin et Francis Lacombrade dans Les Amitiés particulières de Jean Delannoy.

30 août 2014

Une femme douce (1969) de Robert Bresson

Une femme douceUne jeune femme se jette par la fenêtre et se tue. Fac à elle sur son lit de mort, son mari se souvient de sa première rencontre, de sa vie avec elle…
Adaptation assez fidèle de La Douce, une nouvelle de Dostoïevski, Une femme douce de Robert Bresson n’est pas un film facile à aborder. L’histoire en elle-même est d’une tristesse infinie : une jeune femme se suicide pour échapper à la vie étriquée dans laquelle son mari, un prêteur sur gages surtout intéressé par l’argent, l’a enfermée. De manière assez audacieuse (certains comme Jean-Michel Frodon parlent de « film-essai »), Robert Bresson appuie par sa mise en scène l’austérité du monde dans lequel la jeune femme est enfermée : très peu de dialogues mis à part la voix-off du mari qui raconte (1), silences entrecoupés de bruitages insignifiants, peu d’extériorisation de sentiments, distanciation marquée, et même un long extrait du final d’Hamlet épouvantablement joué sur une scène de théâtre (2). Le problème de cette démarche est que nous ne savons plus très bien si l’austérité vient de l’univers étriqué du mari ou de la mise en scène de Bresson. L’appétit de vie de la jeune femme n’est pas très décelable pour le spectateur, il ne se manifeste que très peu (par son intérêt pour la musique, le cinéma, l’art). Robert Bresson a tenu à prendre des acteurs débutants : si ce sera le seul film de Guy Frangin, Une femme douce ne sera que le premier film d’une longue carrière pour la jeune et talentueuse Dominique Sanda (alors âgée de 20 ans).
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Dominique Sanda, Guy Frangin
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Remarques :
* Dominique Sanda s’est mariée à l’âge de 16 ans pour divorcer peu après. On peut donc supposer que ce rôle a pu réveiller des échos de sa propre vie.
* Le film que le couple va voir au cinéma est Benjamin ou Les mémoires d’un puceau de Michel Deville (1968).

(1) A noter que le narrateur n’est pas introduit par Bresson : dans la nouvelle de Dostoïevski, c’est également le mari qui raconte. Le fait que les personnages n’aient pas de nom est également dans la nouvelle.

(2) Le but de ce pensum de 10 minutes semble être uniquement de montrer que la jeune femme, alors qu’elle s’ouvre au monde extérieur en s’intéressant à la musique, au cinéma ou à l’art moderne (art cinétique plus précisément), rejette le théâtre pour son aspect artificiel et forcé. Dans la scène qui suit, elle reproche au metteur en scène de la pièce de théâtre d’avoir omis le « conseil aux comédiens » (acte III scène 2) en le citant : « Dites, je vous prie, cette tirade comme je l’ai prononcée devant vous, d’une voix naturelle ; mais si vous la braillez, comme font beaucoup de nos acteurs, j’aimerais autant faire dire mes vers par le crieur de la ville. Ne sciez pas trop l’air ainsi, avec votre bras, mais usez de tout sobrement. (…) »

Une femme douceGuy Frangin et Dominique Sanda dans Une femme douce de Robert Bresson.

26 août 2014

La Femme aux bottes rouges (1974) de Juan Luis Buñuel

La femme aux bottes rougesUn homme très riche rencontre une jeune femme écrivain aux pouvoirs étranges qui vit avec un peintre tout en étant attirée par un jeune éditeur. L’homme riche met en scène un stratagème pour qu’ils se rencontrent et les manipuler… Juan Luis Buñuel est le fils de Luis Buñuel. Il a réalisé quatre longs métrages (beaucoup plus pour la télévision) et La Femme aux bottes rouges est certainement le plus remarquable d’entre eux. Il est bien difficile de ne pas comparer le fils et le père du fait de nombreux points communs : les acteurs (Fernando Rey, Catherine Deneuve), la présence de Jean-Claude Carrière à l’écriture des dialogues et surtout l’univers. La différence majeure est que Juan Luis introduit une composante fantastique. Hélas, par sa nature même, elle a tendance à réduire le propos, à le simplifier, à écarter tout onirisme, tout fantasme. Si l’atmosphère créée est assez prenante et attirante, le développement de l’histoire se révèle plutôt décevant ; est-ce parce que nous en attendions un peu trop ? La Femme aux bottes rouges se regarde toutefois sans déplaisir, le charme de Catherine Deneuve, ici particulièrement belle, n’y étant pas étranger.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Catherine Deneuve, Fernando Rey, Jacques Weber
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17 août 2014

Le mouton à cinq pattes (1954) de Henri Verneuil

Le mouton à cinq pattesPour attirer les touristes, le maire d’une petite ville du midi décide de réunir les quintuplés Saint-Forget qui avait autrefois fait la gloire du village il y a quarante ans. C’est l’ancien docteur qui les a mis au monde qui est chargé de les retrouver… Le mouton à cinq pattes est un festival Fernandel puisque l’acteur n’y interprète pas moins de six rôles (le père et les cinq fils). Inutile de dire qu’il s’en donne à coeur-joie tout comme les scénaristes (parmi lesquels on remarque Raoul Ploquin et Henry Troyat, les dialogues étant écrits par René Barjavel) qui ont imaginé des situations très différentes pour les cinq frères. Le film prend la forme d’un film à sketches. Tout cela est amusant, bon enfant, un divertissement tous publics et très français avec une réalisation de qualité d’Henri Verneuil. Fernandel était alors au sommet de sa gloire et l’un des sketches joue d’ailleurs avec la popularité de Don Camillo.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Fernandel, Édouard Delmont, Françoise Arnoul, Louis de Funès, Paulette Dubost, Andrex, Noël Roquevert
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Remarque :
On peut faire le parallèle avec Noblesse Oblige (1949) de l’anglais Robert Hamer dans lequel Alec Guinness interprétait huit rôles différents mais l’utilisation du principe est assez différente ici car Fernandel est instantanément reconnaissable. Ce n’était pas le cas d’Alec Guinness.

13 août 2014

Chair de poule (1963) de Julien Duvivier

Chair de pouleUn évadé, une station service restaurant isolée tenue par un couple dépareillé, un mari affable mais un peu trop âgé pour sa jeune et jolie femme… voilà qui rappelle singulièrement Le facteur sonne toujours deux fois. Pourtant Chair de poule est l’adaptation d’un roman de, non pas James Cain, mais James Hadley Chase (1). C’est l’avant-dernier film de Julien Duvivier, à une époque où il vivait mal les critiques des défenseurs de la Nouvelle Vague envers son cinéma (2). Cette histoire assez noire semble donc bien coller avec son état d’esprit car c’est la noirceur de l’âme humaine qui est ici mise au grand jour. Le moteur des personnages n’est pas l’attirance sexuelle mais le simple appât du gain et la droiture n’est pas récompensée, elle n’a ici pas droit de cité. La réalisation de Duvivier est sans faille, avec de nombreuses scènes fortes et une distribution très riche par la palette de personnages différents : même Jean Sorel, un choix assez critiqué, est ici parfait car sa prestance est justement en décalage total avec l’histoire. Dans le genre policier très noir, Chair de poule est une des plus belles réussites françaises des années soixante et il est vraiment injuste qu’il ait été si longtemps méprisé.
Elle:
Lui : 5 étoiles

Acteurs: Robert Hossein, Jean Sorel, Catherine Rouvel, Georges Wilson, Lucien Raimbourg
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(1) L’écrivain James Hadley Chase a eu la fâcheuse tendance à s’inspirer un peu trop fortement des oeuvres de ses confrères. Il fut condamné plusieurs fois pour cette pratique. Le titre du roman ici adapté est « Come easy –- Go easy » paru en France dans la Série Noire sous le titre « Tirez la chevillette ! » (Gallimard Série noire n° 544, 1960, La Poche noire n° 139, 1971, Carré noir n° 71, 1972).
(2) Les critiques des Cahiers du Cinéma tiraient à boulets rouges sur les réalisateurs de ce qu’ils appelaient la « qualité française » : Julien Duvivier, Claude Autant-Lara, Henri Decoin, … Cette intransigeance mêlée de mépris a fortement marqué toute une génération de cinéphiles, bien au-delà de son époque puisque l’on peut en déceler encore quelques restes aujourd’hui. Avec le recul, on mesure mieux toutefois à quel point ce rejet catégorique était excessif et injuste.

Chair de Poule

7 août 2014

Le Secret du Chevalier d’Éon (1959) de Jacqueline Audry

Le secret du Chevalier d'ÉonPour sauver un héritage, le comte d’Eon fait passer sa septième fille pour un garçon. C’est ainsi que Geneviève se fait appeler Charles et reçoit l’éducation d’un garçon. A vingt ans, elle devient le Chevalier d’Eon et s’engage dans les dragons. Remarquée pour son audace, elle est chargée par le roi Louis XV d’une mission auprès de la tsarine de Russie, Elisabeth. Pour cette mission, elle doit se faire passer pour… une femme… Le Secret du Chevalier d’Éon est une production franco-italienne prévue pour être un film de cape et d’épée réalisé par Alessandro Blasetti. Au final, c’est Jacqueline Audry qui le mit en scène et le transforma en un divertissement élégant, un marivaudage plaisant mais assez oubliable. Henri Alekan est derrière la caméra donc la photographie est assez belle, d’autant plus que les décors sont l’oeuvre du grand chef-décorateur français Alexandre Trauner. Les scénaristes ont pris leurs aises avec la vérité historique puisque la majorité des historiens considèrent que le Chevalier d’Eon était en réalité un homme.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Andrée Debar, Isa Miranda, Gabriele Ferzetti, Bernard Blier, Jean Desailly, Simone Valère
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1 août 2014

Pattes blanches (1949) de Jean Grémillon

Pattes blanchesDans un petit village breton, le mareyeur Jacques Le Guen revient de la ville avec Odette, une belle jeune femme qui devient rapidement le centre de toutes les attentions. Il y a là le châtelain ruiné Julien de Keriadec, surnommé Pattes blanches en raison des guêtres qu’il porte et qui vit seul dans sa grande demeure, et son jeune frère batard Maurice… Pattes blanches fut écrit par Jean Anouilh (aidé de Jean Bernard-Luc) dans le but de le réaliser lui-même. Une grave maladie le força à demander à Jean Grémillon de le porter à l’écran à sa place. Celui-ci accepta à condition de transposer l’intrigue du XIXe siècle à l’époque actuelle et en Bretagne. Cette histoire est remarquablement écrite, avec des personnages forts et denses : c’est une variation assez noire sur le thème de la séduction, de l’attraction, du ressentiment. La richesse de l’histoire vient en grande partie de la palette de caractères décrits : les cinq personnages principaux sont à la fois complexes et très différents. Tous les rôles sont brillamment tenus, avec une rare intensité. Michel Bouquet est vraiment étonnant, dans un registre « halluciné » qui lui allait si bien au tout début de sa carrière (il a ici 24 ans). Mal né, Pattes blanches n’a jamais rencontré le succès qu’il mérite. C’est pourtant un film superbe.
Elle:
Lui : 5 étoiles

Acteurs: Fernand Ledoux, Suzy Delair, Paul Bernard, Michel Bouquet, Arlette Thomas, Sylvie
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Lire aussi : l’analyse de Yann Gatepin sur le site DVDClassik …

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26 juillet 2014

Perfect Mothers (2013) de Anne Fontaine

Titre original : « Adore »

Perfect MothersAmies depuis l’enfance, Roz et Lil vivent dans deux maisons proches face à une grande plage australienne. Elles ont chacune un grand fils, également très amis, qu’elles contemplent avec admiration et satisfaction. Quand l’un des garçons séduit la mère de son copain, l’autre se met naturellement à l’imiter… D’un roman de Doris Lessing, Anne Fontaine a enjolivé à la fois le lieu et les participants. Les mères sont jeunes et belles (un rapide calcul nous laisse supposer qu’elles auraient eu leur fils entre 15 et 17 ans), les garçons sont beaux comme des dieux grecs et le lieu est irréel, paradisiaque, à l’écart de toute civilisation. Tout cela est sans doute un peu trop beau et donne un côté artificiel à l’ensemble. Anne Fontaine semble s’être surtout appliquée à mettre joliment en scène une transgression sociale (incestueuse sans l’être) au détriment de la profondeur : nous avons l’impression de rester en surface, de simplement observer. Pourtant la situation ne manque d’intérêt : nous avons ici une double relation fusionnelle qui, en rejetant toute intrusion extérieure, se transforme en une quadruple relation fusionnelle quasi indestructible. Il est simplement un peu dommage qu’Anne Fontaine ait tant édulcoré son sujet. La photographie de Christophe Beaucarne (qui a filmé en argentique et en anamorphique) est très belle.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Naomi Watts, Robin Wright, Xavier Samuel, James Frecheville
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Remarques :
* Le court roman de Doris Leasing, paru en 2003, a pour titre Les Grand-mères (The Grandmothers). Rappelons que la romancière britannique, décédée fin 2013 à l’âge de 94 ans, s’est vu attribuer le prix Nobel de littérature en 2007.

* Le lieu si paradisiaque où Perfect Mothers a été tourné est Seals Rocks, dans l’état du New South Wales (Nouvelles-Galles du Sud) en Australie, à environ 250 kms au nord de Sydney.
Voici l’emplacement exact du petit chemin qu’ils prennent à partir de la route pour rejoindre la plage sur Google Maps… L’une des deux maisons utilisées pour le tournage est un peu plus haut sur la route, semble t-il. La maison photographiée de loin semble être celle située tout au bout de la baie (la dernière, cadrée de façon à donner l’impression qu’elle est isolée). Le lieu est effectivement paradisiaque…

25 juillet 2014

Quelques jours avec moi (1988) de Claude Sautet

Quelques jours avec moiFils d’une famille propriétaire d’une grande chaine d’hypermarchés, Martial sort d’une dépression qui lui a valu un séjour en hôpital psychiatrique. Il est taciturne et ne montre aucune émotion. Il se rend à Limoges pour contrôler les livres de comptes d’une succursale et découvre que le directeur a trafiqué les comptes. Il accepte toutefois l’invitation à dîner à son domicile et, là, il remarque Francine, la jeune bonne… En adaptant un roman de Jean-François Josselin, Claude Sautet a trouvé un bel équilibre car Quelques jours avec moi est autant une satire sociale, qu’une étude psychologique ou encore un drame de l’amour passionné. L’humour est assez présent dans la première moitié du film qui prend alors l’aspect d’une comédie. Mais le film tire sa force de son personnage central, assez complexe, puissant et fragile, qui cherche sa place tout en restant étranger au monde qui l’entoure. Autour du couple formé par Daniel Auteuil et la jeune et resplendissante Sandrine Bonnaire, les seconds rôles sont parfaitement définis, parfois typés ou haut en couleur, mais toujours assez justes au final.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Daniel Auteuil, Sandrine Bonnaire, Jean-Pierre Marielle, Dominique Lavanant, Danielle Darrieux, Vincent Lindon
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