Antoine connaît ses premiers émois amoureux dans le fauteuil du salon de coiffure de la plantureuse madame Sheaffer. Il se promet d’épouser une coiffeuse. Plus grand, il rencontre en Mathilde la coiffeuse de ses rêves. Le coup de foudre est réciproque ; ils se marient et vivent quotidiennement un amour simple et fusionnel, charnel et spirituel… Le Mari de la coiffeuse a été écrit par Claude Klotz (Patrick Cauvin) et Patrice Leconte. L’histoire est assez réduite, c’est un film qui veut mettre en avant les sensations et la sensualité. Le début est assez amusant mais ensuite le film tourne en rond avec des scènes étirées en longueur qui paraissent aussi vides que répétitives. Le format du court-métrage aurait été mieux adapté. La sensualité promise est bien triste quand elle n’est pas ridicule. Tout cela est filmé de façon terne et, si certains éclairages sont de toute évidence travaillés, ce sont les mêmes d’un bout à l’autre. Jean Rochefort est bien trop âgé pour le rôle et malgré tout son talent ne peut racheter l’ensemble. Toutefois, le film ne manque pas d’adeptes, il bénéficie d’une excellente réputation. Elle: Lui :
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Jean, universitaire réputé, se retrouve ministre de la Famille, alors même qu’il est perdu dans les événements qui secouent la sienne : le déménagement et la mort de sa grand-mère, les exigences de sa mère, la grossesse inattendue de sa femme, le désarroi sentimental de son frère, son attirance pour sa cousine… La Sainte Famille est le deuxième long-métrage réalisé par Louis-Do de Lencquesaing que l’on connaît surtout en tant qu’acteur. Il en a écrit lui-même le scénario avec Jérôme Beaujour et tient le premier rôle. Le film peut être considéré comme une comédie désirant dresser le portrait d’une certaine haute bourgeoisie et probablement aborder certains thèmes actuels liés à la famille. Hélas, l’ensemble est très confus, il y a manifestement un défaut d’écriture dans la mise en place des personnages. De plus, on se désintéresse rapidement de leurs petits soucis car il semble impossible de ressentir de la sympathie (et, encore moins, de l’empathie) pour un seul d’entre eux. Malgré un joli casting, l’interprétation est plutôt terne. Une partie de la critique a toutefois apprécié le ton sans pathos et sans éclat de ce portrait. Elle: Lui :
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Thierry Godard et Louis-Do de Lencquesaing dans La Sainte Famille de Louis-Do de Lencquesaing.
Homonymes : La Sainte Famille de Pierre Koralnik (1973) avec Ingrid Thulin et Michel Bouquet La Sainte Famille de Marion Sarraut (2017) avecc Stanley Weber et Mathilde Ollivier
Maud Crayon est architecte, mère de deux enfants, et remporte à la suite d’un formidable malentendu un grand concours lancé par la mairie de Paris pour réaménager le parvis de Notre-Dame. Entre cette nouvelle responsabilité, un amour de jeunesse qui ressurgit subitement et le père de ses enfants qu’elle n’arrive pas à quitter complètement, Maud Crayon va vivre une tempête…
Avec Notre Dame, Valérie Donzelli signe sa cinquième réalisation. Pour en écrire le scénario avec Benjamin Charbit, elle s’est inspirée de sa propre vie. A l’instar de son personnage principal, le film part un peu dans tous les sens, il y un peu du tout : de la comédie bien entendu mais aussi de l’onirisme, du fantastique, de la comédie musicale, de la danse. Valérie Donzelli multiplie les idées, les suit un instant et semble s’en désintéresser ensuite. Ce fourmillement peut déplaire car l’ensemble manque vraiment de cohérence mais il peut aussi amuser car il donne un côté fantasque et sympathique au film. Elle: Lui :
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Voir les autres films de Valérie Donzelli chroniqués sur ce blog…
Remarque :
* Le film a été tourné juste avant l’incendie de Notre-Dame de Paris en avril 2019. Il est sorti bien après, en décembre 2019.
Pierre Deladonchamps et Valérie Donzelli dans Notre Dame de Valérie Donzelli.
Daniel sort de prison où il était incarcéré depuis de longues années et retourne à Marseille. Sylvie, son ex-femme, l’a prévenu qu’il était grand-père : leur fille Mathilda vient de donner naissance à une petite Gloria. Le temps a passé, chacun a fait ou refait sa vie. Daniel découvre une famille recomposée qui lutte par tous les moyens pour rester debout…
Robert Guédiguian a écrit (Sic transit) Gloria Mundi en collaboration avec Serge Valetti, son co-scénariste depuis maintenant trois films. A travers cette famille marseillaise, le réalisateur nous donne sa vision de notre société actuelle, où l’égoïsme a pris le pas sur l’entraide et la solidarité, où les rapports d’oppression sont omniprésents et pleinement acceptés par ceux qui en sont victimes. Une fois de plus, il oppose les générations : les anciens sont moins perméables au discours ambiant et savent garder le cap. C’est un de ses travers. On peut trouver ses personnages trop typés, voire caricaturaux mais c’est après tout un procédé assez courant dans le cinéma. Guédiguian délivre indéniablement un message politique mais il le fait avec subtilité. Tout son art est d’insuffler beaucoup d’humanisme dans son récit. Ainsi, on peut apprécier son film sans nécessairement partager sa vision très pessimiste du monde actuel. Pour Gloria Mundi, il s’est entouré de ses acteurs habituels qui font tous une belle prestation. Le film a été très apprécié par la critique et assez bien reçu par le public. Elle: Lui :
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Frankie, célèbre actrice française, se sait gravement malade. Elle décide de passer ses vacances avec ses proches à Sintra au Portugal. Elle a réuni ses deux maris, ses deux enfants et sa meilleure amie, une jeune américaine coiffeuse de cinéma… Frankie est écrit et réalisé par l’américain Ira Sachs. Le film est majoritairement en anglais. A l’image des personnages qui sont de nationalités différentes, la distribution est franco-américano-anglo-irlandaise. Le récit se situe sur une seule journée et nous fait suivre plusieurs personnages, plusieurs histoires en parallèle. Chacun est à la veille d’un changement important dans sa vie. Tout le monde ne sera réuni que pour une scène finale assez étonnante dans sa forme. Ira Sachs dit avoir étudié de près le travail d’Eric Rohmer et l’atmosphère ou la façon d’aborder les personnages peuvent effectivement évoquer le cinéaste français. L’ensemble est finalement assez délicat et ne manque pas d’intérêt. Elle: Lui :
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Voir les autres films de Ira Sachs chroniqués sur ce blog…
Remarque :
* Ira Sachs et le directeur de la photographie Rui Poças ont étudié de près le travail d’Eric Rohmer et de son chef opérateur Néstor Almendros sur Pauline à la plage et Le Genou de Claire. Ils ont décidé de ne jamais couper une scène avant qu’un personnage ne passe dans un autre cadre. Les acteurs devaient ainsi jouer des scènes entières avec très peu de coupures, injectant une forme de théâtralité au film : « on n’a jamais crié « Coupez » en ayant le désir d’aller chercher plus loin encore. Par conséquent, les acteurs vivent pleinement sous nos yeux. Je trouve que ça a donné un ton intéressant au film qui devient à la fois naturaliste et joyeux ». (Extrait du dossier de presse)
Isabelle Huppert et Jérémie Renier dans Frankie de Ira Sachs.
En France, pendant la Première Guerre mondiale, Gilbert Demachy, étudiant en droit, s’engage pour en découdre avec l’envahisseur allemand. La ligne de Front paraît stagner en Champagne. Terré dans les tranchées, chaque camp attend de passer à l’offensive… Les Croix de bois de Raymond Bernard est une adaptation du roman homonyme paru en 1919 de Roland Dorgelès qui s’inspirait de sa propre expérience pendant la Première Guerre mondiale. Si le film est indéniablement anti-guerre, ce n’est nullement par sa rhétorique ou par un procédé scénaristique : le récit ne fait que décrire le quotidien de la vie des soldats, il nous montre ce qu’ils ont vécu sans effet superflu ni surcroit de dramatisation. Il n’y en a nul besoin hélas. Une longue séquence nous fait vivre une attaque qui a duré dix jours, véritable chaos avec des bombardements continuels et assourdissants, un déluge de feu. Le film a été tourné sur les lieux-mêmes (1) et, pour faire plus vrai, Raymond Bernard a préféré utiliser des anciens soldats comme figurants plutôt que les jeunes recrues que l’armée avait mises à sa disposition. Les acteurs Charles Vanel, Raymond Aimos, Jean Galland et Pierre Blanchar ont eux aussi réellement combattu pendant la Première Guerre mondiale. Le résultat est un film qui sonne très vrai et n’en est donc que plus terrifiant. Bizarrement, Les Croix de bois n’a pas toujours été bien considéré alors qu’il le mérite. Certes, il n’a pas l’ampleur de films comme La Grande Parade de King Vidor (1925) ou de À l’Ouest, rien de nouveau de Lewis Milestone (1930) mais son message est tout aussi puissant. Elle: – Lui :
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(1) Raymond Bernard raconte : « Une grande partie du film a été réalisée en Champagne. Les traces des tranchées n’étant pas encore effacées, il nous suffisait de les remettre en état. Nous avons travaillé avec une ardeur et une conviction solide, une foi indéracinable, la certitude que nous collaborions à quelque chose d’utile, à une oeuvre qui resterait dans la mémoire des hommes » (Propos cités par Patrick Brion)
Pierre Blanchar et Gabriel Gabrio dans Les croix de bois de Raymond Bernard.
En 1894, le capitaine Alfred Dreyfus, officier français de confession juive, est condamné à la déportation à vie pour avoir fourni des documents secrets à l’Allemagne. Le commandant Picquart, promu lieutenant-colonel et chef du deuxième Bureau, découvre que le commandant Esterhazy est en réalité le véritable espion…
L’Affaire Dreyfus a déchiré la France de la Troisième République pendant douze ans, de la condamnation d’Alfred Dreyfus en 1894 à sa réhabilitation pleine et entière en 1906. Etonnamment, le cinéma français n’avait jamais vraiment traité cette affaire : avant ce J’accuse de Roman Polanski, il faut remonter aux reconstitutions « à chaud » de Georges Méliès et de Pathé. Les quelques films qui abordèrent plus profondément le sujet sont étrangers ou des téléfilms.
Roman Polanski désirait depuis longtemps faire un film sur l’Affaire Dreyfus. Il collabore ici à nouveau avec l’auteur britannique Robert Harris (scénariste de Ghost Writer) qui lui a écrit un roman sur mesure. L’originalité de leur approche est traiter l’affaire non pas comme une affaire judiciaire mais comme une histoire d’espionnage. Au prix d’une très légère déformation de la réalité (1), ils ont centré leur récit sur le commandant Picquart. Profondément antisémite, plus par tradition que par conviction toutefois, cet officier va découvrir, une fois promu à la tête des services des renseignements, que toute l’accusation à laquelle il a lui-même participé ne reposait en réalité sur rien. Le déroulement du scénario est parfait, il capte toute notre attention, ce qu’un récit plus traditionnel n’aurait probablement pas réussi à faire. L’atmosphère récréée est forte, notamment dans les locaux du service des renseignements. La réalisation est parfaite, tout est parfaitement dosé. J’accuse est bien le grand film que cette affaire méritait d’avoir. Il a tout de même fallu attendre plus d’un siècle…
Elle: Lui :
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(1) Les principales altérations de la réalité concernent la présence de Picquart à une réunion secrète des soutiens de Dreyfus où sont présents Zola et Clémenceau et la façon dont Picquart tient tête à sa hiérarchie (notamment en quittant la salle d’audition).
Jean Dujardin dans J’accuse de Roman Polanski.
Autres films traitant de l’Affaire Dreyfus:
1899 : L’Affaire Dreyfus, 11 films d’1 minute de Georges Méliès (sur le mode des actualités reconstituées, chaque film reconstituant un épisode de l’Affaire)
1899 : L’Affaire Dreyfus, 8 films d’1 minute produits par la société Pathé frères (réalisateur inconnu) (même mode, tounés moins d’un mois après ceux de Méliès)
1930 : Dreyfus, film allemand de Richard Oswald
1931 : Dreyfus, film anglais de F.W. Kraemer et Milton Rosmer
1937 : The Life of Émile Zola, film américain de William Dieterle avec Paul Muni
1958 : I accuse, film américain de José Ferrer avec José Ferrer
Téléfilms :
1978 :Zola ou la Conscience humaine, film français en quatre épisodes de Stellio Lorenzi (Antenne 2)
1991 : Can a Jew Be innocent? film anglais en quatre épisodes de Jack Emery (BBC)
1991 : Prisoners of Honor, film américain de Ken Russel
1994 : L’Affaire Dreyfus, film français en deux épisodes d’Yves Boisset (France 2)
1994 : Rage et Outrage, film français de George Whyte
1995 : Dreyfus in Opera and Ballet, film allemand en anglais.
2013. Jeune photojournaliste éprise d’idéal, Camille part en Centrafrique couvrir la guerre civile qui se prépare. Très vite, elle se passionne pour ce pays et se retrouve vite emportée par la tourmente… Camille de Boris Lojkine est centré sur la vie de la photo-reporter Camille Lepage et plus précisément sur son séjour en Centrafrique où elle a laissé la vie en janvier 2014. Sa carrière de photographe qui ne faisait que démarrer n’aura été hélas extrêmement courte. Le film lui rend un bel hommage, montrant comment ses aspirations de venir en aide à des populations oubliées par ses photographies se sont heurtées à la réalité d’une guerre civile violente. C’est donc aussi une réflexion sur le métier de photojournaliste car de plus on notera l’involontaire influence de sa présence sur certains évènements. Enfin, le film nous permet de mieux connaitre cet épisode sanglant de l’histoire de l’Afrique. La reconstitution faite par Boris Lojkine paraît très authentique, le tournage s’est effectué en Centrafrique où le réalisateur a pu travailler tout à fait librement. Certaines images réelles sont insérées très habilement. L’actrice Nina Meurisse fait une belle prestation, pleine de vie. Elle: Lui :
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Suite à l’infidélité de Rémi, Lila qui l’aimait plus que tout vit difficilement la rupture. Un jour, il lui annonce qu’il part seul en Bolivie pour se retrouver face à lui-même et essayer de comprendre ses erreurs. Là-bas, il lui laisse entendre que leur histoire n’est pas finie. Entre discussions, réconforts et encouragement à la folie amoureuse, Lila s’égare… Tu mérites un amour est le premier long métrage de l’actrice Hafsia Herzi révélée par La graine et le mulet (2007) d’Abdel Kechiche. Elle en a écrit elle-même le scénario sur le thème de la difficulté à se remettre d’une séparation amoureuse et aussi sur la multiplicité des formes de relations amoureuses. Le style et la forme du film ne sont pas rappeler Kechiche. Les dialogues ont l’apparence de l’improvisation et pourtant ils ont tous été écrits. C’est leur naturel et leur spontanéité qui donnent cette impression. Loin de toute rigidité, l’ensemble est vif et doté d’une certaine fraicheur. La caméra est très près des personnages et des corps, très mobile à défaut d’être parfaite dans ses placements. Le propos n’apporte rien de vraiment nouveau. Le film est indéniablement trop long, un peu répétitif et ennuyeux mais montre des moments plus forts. Du côté des acteurs, Anthony Bajon sort très nettement du lot. Tu mérites un amour est réalisé avec peu de moyens. Hafsia Herzi a entièrement produit le film avec son argent, ce que l’on ne peut trouver que remarquable (quel que soit le jugement que l’on porte sur lui). Elle: Lui :
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Remarque :
* Voici le poème de Frida Kahlo (dit dans le film par Anthony Bajon) : Tu mérites un amour décoiffant, qui te pousse à te lever rapidement le matin, et qui éloigne tous ces démons qui ne te laissent pas dormir. Tu mérites un amour qui te fasse te sentir en sécurité, capable de décrocher la lune lors qu’il marche à tes côtés, qui pense que tes bras sont parfaits pour sa peau. Tu mérites un amour qui veuille danser avec toi, qui trouve le paradis chaque fois qu’il regarde dans tes yeux, qui ne s’ennuie jamais de lire tes expressions. Tu mérites un amour qui t’écoute quand tu chantes, qui te soutiens lorsque tu es ridicule, qui respecte ta liberté, qui t’accompagne dans ton vol, qui n’a pas peur de tomber. Tu mérites un amour qui balaierait les mensonges et t’apporterait le rêve, le café et la poésie.
Hafsia Herzi dans Tu mérites un amour de Hafsia Herzi.
Mavie vient d’arriver à Paris. Une amie l’héberge temporairement. Répondant à une annonce proposant un studio, elle rencontre Georges, libraire au Quartier Latin depuis quarante ans. Solitaire, comme caché dans sa boutique où personne ne vient, Georges l’intrigue et la fascine… Drôles d’oiseaux est le deuxième film réalisé par Élise Girard. Elle en a écrit le scénario avec Anne-Louise Trividic (qui a notamment travaillé avec Patrice Chéreau). L’histoire est très originale, pleine de charme, dotée d’une touche de poésie. C’est une histoire d’amour assez inattendue avec de petits détails cocasses et une certaine vision de Paris. Le film nous permet de mieux découvrir Lolita Chammah, la fille d’Isabelle Huppert, et de retrouver avec grand plaisir Jean Sorel qui n’avait pas tourné de longs métrages depuis bien longtemps. Certes il paraît inévitable de qualifier Drôles d’oiseaux de « petit film », mais c’est un petit film très réussi. Elle: Lui :
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Jean Sorel et Lolita Chammah dans Drôles d’oiseaux de Élise Girard.
Homonymes : Drôles d’oiseaux de Peter Kassovitz (1993) avec Bernard Giraudeau. Drôles d’oiseaux (The Big Year) de David Frankel (2011) avec Steve Martin. Drôles d’oiseaux, film d’animation sud-africain réalisé par Wayne Thornley (2012).