De retour de mission, l’Enterprise et son équipage sont au repos sur la station spatiale Yorktown. Arrive un petit vaisseau qui demande de l’aide : son occupante, Kalara, dit avoir été obligée laisser son équipage sur une planète isolée. Kirk accepte la mission d’aller secourir l’équipage dans une nébuleuse inexplorée…
Co-écrit par Doug Jung et Simon Pegg, Star Trek : Sans limites est le treizième film de l’univers Star Trek, le troisième de la récente série reboot, c’est-à-dire qu’il se situe chronologiquement avant les évènements du tout premier film de 1979. Cette fois, J.J. Abrams produit et a laissé la place de réalisateur à Justin Lin connu pour ses films d’action. L’esprit général est bien respecté mais on peut regretter une fois de plus la grande place laissée aux scènes de combats, un peu confuses. Autre changement notable : alors que la série a toujours eu un pied dans la réalité scientifique, il ne faut pas chercher ici la vraisemblance des différents évènements. Par exemple, la façon de faire redécoller le vaisseau est vraiment grotesque (et ce n’est qu’un exemple…) Pour être indulgent, on peut parler d’humour ; faut-il y voir la marque de Simon Pegg? Sur le plan des décors, la station spatiale est assez remarquable, elle utilise parfaitement l’environnement de Dubaï où le tournage s’est déroulé. L’ensemble est plaisant. Elle: – Lui :
Lecteurs : (1 note(s), moyenne : 4,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
En 2163, le vaisseau spatial Ikarie XB-1 est lancé vers Alpha du Centaure autour de laquelle orbite une « planète blanche » supposée abriter la vie. A son bord, une quarantaine de scientifiques de plusieurs pays doivent apprendre à vivre ensemble…
Alors que les USA et l’URSS sont en pleine compétition pour la conquête spatiale, un budget important est consacré par le bloc de l’Est pour la production de cette adaptation d’un roman du polonais Stanislas Lem (l’auteur de Solaris). Film de hard SF (1) par excellence, Ikarie XB-1 met en scène certains principes ou théories scientifiques et aborde de façon très réaliste tous les problèmes pouvant se poser à bord d’un tel vaisseau. La vie quotidienne est ainsi minutieusement décrite, jusque dans les loisirs possibles. Tout cela est très crédible. Mais le plus étonnant est son aspect précurseur : impossible de ne pas penser à 2001 en voyant les intérieurs géométriques, les combinaisons spatiales ou l’ordinateur central, à Star Trek en voyant le poste de commande ou encore à Alien lors de l’exploration de la station abandonnée. Ikarie XB-1 a manifestement été une source d’inspiration pour bon nombre de films ou séries de science-fiction sur plusieurs décennies. La musique est, elle aussi, étonnante, une superbe tentative de créer une musique du futur, proche de la musique concrète ; elle contribue à créer un climat très puissant. Récemment restauré dans sa version d’origine tchèque qui avait été très peu vue en Occident avant 2005, Ikarie XB-1 est vraiment une petite merveille à découvrir. Elle: – Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Remarques :
* Titrée Voyage to the End of the Universe, la version occidentale américaine est amputée d’environ dix minutes et la fin est totalement différente (attention : la fin est révélée ci-après, ne pas lire si vous préférez ne pas savoir à l’avance). La version tchèque montre la brève vision d’une planète densément peuplée et industrialisée. La version américaine montre… une vue de Manhattan, ce qui change complètement l’histoire puisque cela signifie que l’Ikarie était en réalité d’origine extra-terrestre. La version américaine ne parle d’ailleurs pas d’une « planète blanche » à trouver mais d’une « planète verte » (rappelons qu’avant les images par satellite, on pensait que la Terre vue de l’espace serait verte).
* L’exploration de la station abandonnée fournit l’occasion d’une caricature vraiment grossière du capitalisme, tellement ridicule qu’elle en devient amusante (à noter que la version américaine a coupé une bonne partie de ces scènes).
Beau clin d’oeil à Planète interdite (1955) : l’un des scientifiques a emporté un robot vieille génération auquel il est attaché malgré ses nombreux dysfonctionnements dans Ikarie XB 1 de Jindrich Polák.
(1) Le terme Hard SF désigne la science-fiction particulièrement conforme aux connaissances scientifiques du moment.
Titre original : « Valerian and the City of a Thousand Planets »
En 2740, l’immense station spatiale Alpha, lointaine descendante de la station spatiale internationale terrestre, dérive lentement dans l’espace intersidéral et abrite 17 millions d’êtres vivants de toutes les races. Valérian et Laureline sont des agents du Service Spatio-temporel de Galaxity, mégapole terrienne et capitale d’un empire galactique. Cette fois, ils sont chargés de récupérer un réplicateur qui se trouve dans de mauvaises mains au marché noir…
Superproduction européenne, Valérian et la Cité des Mille Planètes est une adaptation de l’univers de la série de bande dessinée française Valérian et Laureline, dessinée par Jean-Claude Mézières et scénarisée par Pierre Christin. C’est une bande dessinée qui a marqué toute une génération de jeunes amateurs de science-fiction par la féerie de ses nombreux univers et la magie qui s’en dégageait. Luc Besson en fait partie et il a écrit, produit et réalisé ce projet qui lui tenait à cœur depuis longtemps. Une première vision du film peut laisser sur une légère déconvenue, du fait de la profusion des effets visuels à la limite de la surenchère, l’ensemble paraissant même un peu disparate. Une seconde vision permet de mieux se laisser submerger par la magie de ces mondes et des créatures qui les habitent. Comme dans tous ses films, Besson a soigné son héroïne : Laureline est charmante, intelligente, vive et maline et très bien interprétée par Cara Delevingne. Face à elle, Valérian paraît doté d’un QI d’huître et passe son temps à demander sa compagne en mariage avec une agaçante insistance. En outre, l’acteur Dane DeHaan n’a pas une grande présence à l’écran. Mais hormis cela, Valérian et la Cité des Mille Planètes est finalement une adaptation assez fidèle de la bande dessinée dont l’esprit est bien respecté. Tout au plus aurait-on aimé une plus grande part de rêve… Elle: – Lui :
Lecteurs : (2 note(s), moyenne : 4,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
Dane DeHaan et Cara Delevingne dans Valérian et la Cité des Mille Planètes de Luc Besson.
… et leurs modèles.
Remarques :
* Le titre du film fait référence au deuxième album, L’Empire des mille planètes, paru en 1971, mais le scénario reprend principalement la trame du sixième album, L’Ambassadeur des Ombres, paru en 1975.
* Le ministre de la Défense qui apparaît dans l’intercom est interprété par Herbie Hancock !
Dane DeHaan et Cara Delevingne (déguisés en touristes) dans Valérian et la Cité des Mille Planètes de Luc Besson.
Les habitants de la planète Mül dans Valérian et la Cité des Mille Planètes de Luc Besson.
La station Alpha dans Valérian et la Cité des Mille Planètes de Luc Besson.
Un scientifique est enrôlé de force par l’Empire pour concevoir l’Etoile noire, une arme capable de détruire une planète. Il a cependant réussi à mettre à l’abri sa fillette qui se retrouve deux décennies plus tard aux côtés des rebelles qui vont tenter de voler les plans de cette arme suprême… Rogue One est le huitième film créé dans la série Star Wars. Chronologiquement, il se situe juste avant le tout premier film, c’est-à-dire entre La Revanche des Sith (2005) et La Guerre des étoiles (alias Episode 4 : A new Hope, 1977). On retrouve le thème de l’état totalitaire (L’Empire) auquel s’oppose un petit groupe hétéroclite de défenseurs de la liberté (la Rébellion). Les scénaristes n’ont pas pris de risques et ont empruntés des chemins bien balisés. L’ensemble donne une petite impression de déjà-vu. En outre, il ne faut pas compter frémir pour les héros : la façon dont les méchants se font très facilement rosser par les gentils a un petit côté infantile amusant. La réalisation est très correcte et le rythme assez enlevé : Rogue One se regarde sans ennui mais sans enthousiasme non plus. Finalement, la plus grande originalité de cette production est d’avoir opté pour un réalisateur anglais, Gareth Edwards connu pour son Godzilla (2014), et pour une actrice anglaise dans le rôle principal. Elle: – Lui :
Lecteurs : (1 note(s), moyenne : 4,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
Chronologie :
1. La Menace fantôme (1999)
2. L’Attaque des clones (2002)
3. La Revanche des Sith (2005)
4. Rogue One (2016)
5. La Guerre des étoiles (1977)
6. L’Empire contre-attaque (1980)
7. Le Retour du Jedi (1983)
8. Le Réveil de la Force (2015)
9. Les Derniers Jedi (2017)
Felicity Jones dans Rogue One: A Star Wars story de Gareth Edwards.
A peine remis de ses aventures, Marty doit repartir avec Doc qui revient du futur pour le chercher. Cela concerne ses enfants dit-il, tout en restant très vague. Ils repartent dans une DeLorean visiblement améliorée par Doc, puisqu’elle vole et utilise des détritus comme carburant ! Ils se retrouvent ainsi en 2015…
Contrairement aux apparences, aucune suite n’était initialement prévue. La fin du premier film n’était qu’un gag, qui s’est transformé en point de départ obligé pour ce deuxième volet (1). Le scénario initial, toujours écrit par Robert Zemeckis et Bob Gale, était si copieux qu’il fut décidé de tourner immédiatement deux suites dont les tournages furent enchaînés sans attendre. Le début du film donne une petite impression de déjà-vu, le scénario reproduisant beaucoup des scènes du premier volet dans un nouvel environnement, mais la suite se révèle être plus intéressante. La façon dont le scénario utilise les différents niveaux de réalité à une époque donnée est assez remarquable : il n’y en aura pas moins de quatre dans la seconde moitié du film et, hormis les habituels paradoxes, tout se tient et reste cohérent. Plutôt que de tenter de les résoudre (ce qui serait peine perdue), les scénaristes jouent avec ces paradoxes pour enrichir leur histoire et créer des situations rocambolesques (2). Hormis Marty, c’est le personnage de Biff, le méchant, qui est cette fois le plus mis en avant, Doc paraissant plus sage que dans le film précédent. Ce fut une nouvelle un grand succès commercial. Elle: – Lui :
Lecteurs : (2 note(s), moyenne : 3,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
Voir les autres films de Robert Zemeckis chroniqués sur ce blog…
Remarques :
* Les scènes du début communes avec le film précédent furent tournées de nouveau car l’actrice Claudia Wells avait mis sa carrière d’actrice entre parenthèses pour soigner sa mère atteinte d’une grave maladie. Elisabeth Sue prit donc sa place.
* Un différend entre l’acteur Crispin Glover (George McFly, le père de Marty dans le premier volet) et les producteurs a conduit son personnage au cimetière.
* Le film a été tourné avant l’arrivée des effets créés par ordinateur. Toutes les scènes où un même acteur apparaît plusieurs fois (Michael Fox est notamment présent dans trois personnages lors de la scène du repas) ont été fait par avec le système VistaGlide créé par Industrial Light & Magic. Le maquillage de l’acteur concerné prenant de nombreuses heures, de nombreux objets étaient collés sur place afin qu’ils ne bougent pas entre les prises. A noter que Zemeckis avait déjà goûté aux délices du VistaGlide avec Qui veut la peau de Roger Rabbit? (1988).
* L’un des deux jeunes garçons près du jeu vidéo est joué par Elijah Wood (8 ans), sa première apparition au cinéma.
* Il est assez indispensable d’avoir vu le film précédent pour comprendre ce deuxième volet.
(1) Zemeckis a précisé que, s’ils avaient prévu de faire une suite, ils n’auraient pas mis Jennifer dans la voiture car elle était un poids mort pour les possibilités d’une suite, obligatoirement centrée sur Marty et Doc. Effectivement, le scénario paraît bien maladroit en ce qui concerne Jennifer en 2015. Il plus que patent qu’ils ne savent pas quoi en faire. (2) D’ailleurs, comme on peut le voir sur tous les claps des vidéos de tournage, le titre provisoire était « Paradox ».
Michael J. Fox et Christopher Lloyd dans Retour vers le futur 2 de Robert Zemeckis.
Petite pique (de Spielberg ?) envers Universal : Jaws 19 est à l’affiche en 2015 dans Retour vers le futur 2 de Robert Zemeckis.
L’adolescent Marty McFly a pour ami un scientifique excentrique qui a mis au point une machine à voyager dans le temps sous la forme d’une voiture aux lignes futuristes. A la suite d’un concours de circonstances, c’est Marty qui va l’utiliser et se retrouver propulsé en 1955, avant sa naissance…
Ecrit par Bob Gale et Robert Zemeckis, Retour vers le futur ne put trouver de producteur intéressé qu’après le succès de A la poursuite du diamant vert. Ce fut finalement la société de Steven Spielberg. Le film est une comédie de science-fiction dont l’histoire est assez simple, exploitant le paradoxe le plus connu (et qui n’a toujours pas de solution satisfaisante) du voyage dans le temps : « que se passe t-il si je remonte le temps et empêche mes parents de se rencontrer ? » Accessoirement, on peut aussi y voir une réflexion sur l’importance des hasards et micro-évènements sur le déroulement de notre vie. Les personnages sont très typés, et pourtant, c’est le plus excessif qui est le plus réussi : Doc, le savant fou, est un régal. Retour vers le futur est un film bon enfant : c’est un conte, sans doute un peu mièvre par moments mais qui forme un ensemble particulièrement réussi et qui se révèle être toujours aussi amusant trente ans après sa sortie. Malgré de mauvaises critiques (surtout en France), le succès fut planétaire. Elle: – Lui :
Lecteurs : (3 note(s), moyenne : 4,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
Voir les autres films de Robert Zemeckis chroniqués sur ce blog…
Remarques :
* Huey Lewis n’a pas seulement signé les deux morceaux Power of Love et Back in Time. Il fait aussi une courte apparition en président du jury du concours de musique (l’homme au mégaphone).
* Plus que tout autre, Retour vers le futur est le film qui a boosté la vogue alors naissante du skateboard.
* Initialement, la machine à voyager dans le temps devait être un… réfrigérateur. L’idée fut abandonnée par crainte que des enfants n’essaient de s’enfermer à leur tour dans un réfrigérateur pour les imiter. Sage décision…
Christopher Lloyd et Michael J. Fox dans Retour vers le futur de Robert Zemeckis.
Christopher Lloyd dans Retour vers le futur de Robert Zemeckis.
Michael J. Fox et Christopher Lloyd dans Retour vers le futur de Robert Zemeckis.
2379. Alors que Troi et Riker viennent de se marier, le capitaine Picard reçoit un message prioritaire de Starfleet qui lui confie la mission de se rendre sur Romulus afin de négocier les termes d’un traité avec le nouveau prêteur romulano-rémien… Sur un scénario écrit par John Logan avec l’aide de Brent Spinner (Data), Star Trek: Nemesis vient clore la série de quatre films Star Trek Next Generation. C’est le dixième long-métrage Star Trek. La réalisation est confiée à l’anglais Stuart Baird qui a débuté comme monteur. Le scénario met surtout en avant trois personnages : Data (tiens tiens…), Picard et le méchant de l’histoire interprété par l’anglais Tom Hardy. Les scénaristes ont su trouver des situations nouvelles, ce qui n’est pas si facile après tant de développements et de variations diverses. La bataille de vaisseaux dans l’espace est étonnamment originale. Le film n’eut que peu de succès. Il ne manque pourtant pas d’intérêt. Elle: – Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Alors que douze mystérieux vaisseaux extraterrestres apparaissent à douze endroits différents du globe, l’experte en linguistique comparée Louise Banks est recrutée par l’armée américaine pour entrer en contact avec leurs occupants… Sachant que les comparaisons ne manqueront pas, marcher sur les traces d’un film comme Rencontres du troisième type est une entreprise périlleuse. Denis Villeneuve y parvient brillamment. Basée sur une nouvelle de Ted Chiang scénarisée par Eric Heisserer, Arrival est une belle histoire de communication qui met en avant l’importance du langage et sur ses liens avec notre perception du monde. Denis Villeneuve sait rester à l’écart des nombreux travers de la science-fiction moderne : aucune surenchère dans le spectaculaire ici. En revanche, le film est très inventif sur les extraterrestres, à la fois sur leur forme et sur leur langage. En outre, la construction est élégamment intégrée au scénario dont elle devient un élément-clé. Cinématographiquement, le cinéaste québécois montre une fois de plus de son habileté, sa mise en scène est efficace et maitrisée. Un très beau film. Elle: – Lui :
Lecteurs : (2 note(s), moyenne : 3,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
Voir les autres films de Denis Villeneuve chroniqués sur ce blog…
Amy Adams dans Premier contact de Denis Villeneuve.
Remarques :
* Le mot « guerre » peut effectivement être traduit en sanskrit par un mot signifiant « désir de plus de vaches » (la vache ayant en Inde une symbolique bien particulière, notamment de pureté, de la mère, de la non-violence) mais cette interprétation dépend beaucoup du contexte. Lire… (en anglais)
* Le film d’apprendre (du moins en ce qui me concerne) l’existence de l’hypothèse de Sapir-Whorf… Wikipedia
Amy Adams dans Premier contact de Denis Villeneuve.
Dans un avenir proche, les nations ont disparu en même temps que les guerres. La paix et le progrès sont généralisés, le travail est réduit. Des « corporations » aux dirigeants anonymes gèrent les besoins essentiels. Un sport assez violent, le Rollerball, est très populaire. Jonathan E., le capitaine de l’équipe de Houston, est l’indétrônable star mondiale de ce sport. Pourtant, l’un des organisateurs lui demande de prendre sa retraite… Rollerball est un film qui n’a pas très bonne réputation. Il fut mal compris à sa sortie du fait de sa violence, accusé de l’étaler sous le prétexte de la combattre. Pourtant, il recèle une intéressante réflexion sur le sport-spectacle qui concentre ici tout ce que la société a écarté (notamment la violence) pour devenir l’un des piliers fondamentaux de sa cohésion. L’analogie avec les jeux du cirque de la société romaine est visiblement recherchée, le stade de Rollerball rappelle indéniablement le Colisée. D’autres points, plus courants dans la science-fiction de prospective, sont soulevés : l’abandon du droit de regard sur les décisions majeures, le nivellement des individus, ou encore l’idée que la prépondérance du groupe sur l’individu seraient des prix à payer pour le progrès social. Rollerball s’inscrit parfaitement dans la science-fiction des années soixante-dix où, contrairement aux deux décennies précédentes, le pessimisme est de rigueur : dans l’esprit, il est ainsi assez proche de THX 1138 (1972), Orange mécanique (1971) ou autres Soleil vert (1973). Sur le plan visuel, la vision du futur qu’il nous propose a certes plutôt mal vieilli car elle nous paraît aujourd’hui très marquée par les années soixante-dix. En revanche, Jewison a judicieusement utilisé la musique classique et le décalage qu’elle engendre fonctionne toujours aujourd’hui. Rollerball a été copié maintes fois par la suite, pour des films mettant en scène des sports futuristes violents, des films de moindre intérêt. Elle: – Lui :
Lecteurs : (1 note(s), moyenne : 4,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
Voir les autres films de Norman Jewison chroniqués sur ce blog…
Remarques :
* Le film a entièrement été tourné en Allemagne. Tous les spectateurs et autres figurants sont donc allemands.
* L’histoire est censée se dérouler en 2018.
* Le Rollerball peut être décrit comme un mélange de football américain, de hockey sur glace, de rugby et de cyclisme de poursuite.
* Remake : Rollerball de John McTiernan (2002) avec Chris Klein et Jean Reno, film d’action violent de moindre intérêt.
James Caan dans Rollerball de Norman Jewison.
James Caan et Maud Adams dans Rollerball de Norman Jewison.
Atteint d’une maladie incurable, un richissime homme d’affaire new-yorkais se voit proposer une opération aussi révolutionnaire que couteuse par une mystérieuse agence : transférer son esprit dans un nouveau corps jeune pour prolonger sa vie… Après une série de films sortant des sentiers battus, plutôt extravagants et axés sur l’esthétisme, le réalisateur d’origine indienne Tarsem Singh signe un film bien plus conventionnel avec Renaissances. Il s’agit essentiellement d’un film d’action, une course-poursuite qui ne s’attarde guère sur les éventuelles implications du scénario. L’histoire ne prend d’ailleurs même pas la peine d’être crédible ; la science-fiction ne sert ici que de cadre. Le film est efficacement réalisé, juste un peu trop long, et Ryan Reynolds est un acteur très photogénique. C’est avant tout un divertissement : Renaissances n’est pas déplaisant à regarder mais au final paraît un peu vide. Elle: – Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)