21 septembre 2026

Sirāt (2025) de Oliver Laxe

Titre original : « Sirât »

Sirāt (Sirât)Dans une rave party en plein désert marocain, Luis est à la recherche de Mar, sa fille dont il n’a plus de nouvelles depuis cinq mois. Il y distribue des flyers avec son fils de douze ans. Un groupe de raveurs les informe que leur fille pourrait se trouver dans une autre rave située dans le sud, près de la Mauritanie où ils comptent aller. Luis va les suivre…
Sirāt est un film franco-espagnol coécrit et réalisé par Óliver Laxe. Son film est un road-movie très original et peu commun. Filmé dans le désert marocain, le récit nous entraine dans de beaux plans larges tout en installant une tension qui ne fait que croitre pour culminer dans un final qui nous laisse pantois. On en ressort même un peu sonnés. Le réalisateur a confié avoir conçu le film comme une réflexion sur le besoin contemporain de lâcher-prise dans une société angoissée et aussi sur la mort. Hormis Sergi López, les acteurs sont des non-professionnels qui jouent leur propre rôle ce qui donne une grande authenticité à l’ensemble et laisse transparaître une belle humanité. La musique techno est très bien utilisée (nous n’avons pourtant aucune attirance envers cette musique habituellement!) Très singulier, le film a été fort bien accueilli par la critique. Prix du Jury à Cannes 2025.
Elle: 4 étoiles
Lui : 4 étoiles

Lecteurs : (3 note(s), moyenne : 4,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Sergi López
Voir la fiche du film et la filmographie de Oliver Laxe sur le site IMDB.
Voir la fiche du film sur AlloCiné.

Voir les autres films de Oliver Laxe chroniqués sur ce blog…

Remarque :
Selon l’islam, Sirāt est un pont suspendu au dessus de l’enfer que l’on doit traverser le jour du Jugement dernier pour atteindre le paradis. Il est décrit aussi fin qu’un cheveu et tranchant comme une épée. (A part ce titre, il n’y a aucune référence à la religion dans le film).

Bruno Núñez Arjona et Sergi López dans Sirāt (Sirât) de Oliver Laxe.

Une réflexion sur « Sirāt (2025) de Oliver Laxe »

  1. UNE EXPÉRIENCE SENSORIELLE

    Ce serait un peu Le salaire de la peur mâtiné de Tarkovski
    D’abord il est recommandé d’assister à ce film spectacle surprenant sur grand écran avec pistes sonores appropriées (pour ma part vu au Max-Linder lors de sa sortie)
    Dès le départ il s’agit d’un choc esthétique visuel et sonore se plaçant aux confins du mystère
    La trame basique, la recherche d’un être, fille et soeur des deux personnages que Lui a affiché en photo, dépouillée de tout bla-bla et prêchi-prêcha se meut en une forme saisissante que la mise en scène du chaos vertigineux qui s’installe rend époustouflante
    Car les épisodes inattendus du récit vont crescendo à des moments où on ne les y attend pas
    Les plans larges, la lumière, les teintes, l’approche, le silence nous environnent comme dans cette nuit de Racine
    Cette recherche devient une quête d’une autre dimension dans les ocres du désert de l’Atlas aux monts rappelant une architecture brutaliste naturelle percutant résonances, beautés, hallucinations, chocs
    On est happés jusqu’au bout (qui est une surprise) par cette sorte de road-movie des sables
    Je ne redonne pas l’explication du mot Sirât que notre hôte a placé en bas de son commentaire; évidemment le passage semble impossible, et pourtant…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *