20 octobre 2022

Le Salon de musique (1958) de Satyajit Ray

Titre original : « Jalsaghar »

Le Salon de musique (Jalsaghar)Dans les années 1920, au Bengale, un aristocrate propriétaire terrien a sacrifié sa fortune et sa famille à sa passion pour la musique, en donnant de coûteuses réceptions de musique et de danse dans son salon de musique. Il n’a que mépris pour son voisin, un nouveau riche aux attitudes grossières qui prétend s’intéresser lui aussi à la musique…
Le Salon de musique est un film indien écrit et réalisé par Satyajit Ray, son quatrième long métrage. Rompant avec les accents néo-réalistes de sa précédente trilogie d’Apu, le cinéaste bengali dresse le portrait d’une fin d’époque, la montée d’une nouvelle bourgeoisie au détriment d’une aristocratie qui perd ses pouvoirs et son aura. Satyajit Ray parvient à nous faire ressentir de l’empathie pour cet homme impuissant à empêcher sa déchéance et qui choisira l’auto-destruction. Le cinéaste en fait une tragédie tchékovienne qu’il baigne  d’une atmosphère presque irréelle. Les plans sont tous remarquablement éclairés et les lents mouvements de caméra sont particulièrement prégnants. Nous sommes comme envoutés par l’ensemble et les longues improvisations musicales des musiciens finissent par nous pénétrer. Le Salon de musique est à juste titre classé parmi les plus grands films du cinéma.
Elle:
Lui : 5 étoiles

Acteurs: Chhabi Biswas, Gangapada Basu, Kali Sarkar, Tulsi Lahiri
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Le Salon de musique (Jalsaghar)Chhabi Biswas dans Le Salon de musique (Jalsaghar) de Satyajit Ray.

10 octobre 2022

Annette (2021) de Leos Carax

AnnetteHenry, star de stand-up, et Ann, cantatrice de renommée internationale, forment un couple épanoui, constamment sous le feu des projecteurs. Mais au cœur d’une tempête naît un tragique instant qui donne à leur destin et à celui d’Annette, leur fille, une orientation inattendue…
Annette est un film musical franco-germano-belge, réalisé par Leos Carax, son sixième long métrage en trente-sept ans. Plus que « comédie musicale », le terme qui me semble le plus approprié pour le qualifier est « opéra rock » (personnellement, il m’a évoqué le Tommy des Who). L’histoire et la musique sont signées par le groupe californien Sparks, ce duo formé dans les années soixante dix par les frères Ron et Russell Mael, qui n’ont rien perdu de leur talent de création. La musique est excellente. Il s’agit d’un drame de la passion et de la jalousie, qui n’est pas sans montrer une certaine noirceur, avec aussi quelques allusions au mouvement #metoo. Leos Carax a su en faire une œuvre filmique assez unique qui prend des formes variées et inattendues, d’une grande audace aussi (le personnage d’Annette est là pour en témoigner). Il a su insuffler un lyrisme plutôt baroque à l’ensemble, souligné par de belles fulgurances. Le film a été très bien reçu par la critique et assez bien par le public qui a parfois été dérouté par son originalité. C’est assurément le film le plus accessible de Leos Carax, du moins à ce jour.
Elle:
Lui : 5 étoiles

Acteurs: Adam Driver, Marion Cotillard, Simon Helberg
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AnnetteAdam Driver et Marion Cotillard dans Annette de Leos Carax.

AnnetteLe superbe plan séquence du générique présente l’équipe de Annette de Leos Carax :
(1er rang) Simon Helberg, Marion Cotillard et Adam Driver
(2e rang) Russell Mael (derrière Marion Cotillard) et Ron Mael (à droite)
(à l’arrière) Leos Carax (avec le chapeau) et sa fille

17 mars 2022

Tous les matins du monde (1991) de Alain Corneau

Tous les matins du mondeSur la fin de sa vie, Marin Marais, violiste des XVIIe-XVIIIe siècles, se remémore ses souvenirs de jeunesse et en particulier son apprentissage de la viole de gambe auprès de son maître, Monsieur de Sainte-Colombe et de ses deux filles…
Tous les matins du monde est un film français réalisé par Alain Corneau d’après le roman homonyme de Pascal Quignard. Il retrace une partie de la vie du compositeur français du XVIIe siècle, Marin Marais, et plus particulièrement ses relations avec le compositeur Jean de Sainte-Colombe. En réalité, très peu de détails sont connus sur la vie de ce dernier et le romancier a élaboré un scénario à partir de quelques phrases écrites par Marin Marais. Le portrait qu’en a fait le romancier est celui d’un homme intransigeant et perfectionniste, qui a une conception de l’art comme un absolu, et qui refuse l’idée d’un art pour plaire. La mise en images est superbe et la musique, interprétée par Jordi Savall, est enchanteresse. Le grand succès du film a contribué à la renaissance de la musique baroque et à faire connaître la viole de gambe.
Elle: 4 étoiles
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Jean-Pierre Marielle, Gérard Depardieu, Anne Brochet, Guillaume Depardieu, Carole Richert, Michel Bouquet, Caroline Silhol
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Tous les matins du mondeJean-Pierre Marielle dans Tous les matins du monde de Alain Corneau.

4 décembre 2021

Sing Street (2016) de John Carney

Sing StreetDublin, en 1985, Conor Lawlor, un jeune lycéen de 15 ans, est contraint de changer de lycée et de rejoindre le lycée religieux « Synge Street ». Pour impressionner une jeune fille plus âgée, il forme un groupe de musique en s’inspirant des groupes que son grand frère adore tels que The Cure, Duran Duran ou A-ha…
Sing Street est écrit et réalisé par l’irlandais John Carney dont les précédents Once (2006) et New York Melody (2013) avaient été de beaux succès. Il s’agit à nouveau d’un film où la musique a une grande importance. Le récit nous replonge dans l’atmosphère des années quatre-vingt. Nous suivons les tâtonnements musicaux et amoureux de ce petit groupe de garçons. L’ensemble est charmant, bien équilibré avec son humour par petites touches tout en laissant entrevoir les difficultés économiques environnantes. Les chansons originales sont remarquablement bien écrites. Un film sympathique et positif.
Elle: 3 étoiles
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Ferdia Walsh-Peelo, Lucy Boynton, Jack Reynor, Mark McKenna
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Sing StreetMark McKenna et Ferdia Walsh-Peelo dans Sing Street de John Carney.

Sing StreetLucy Boynton dans Sing Street de John Carney.

30 octobre 2021

The Beatles: Eight Days a Week (2016) de Ron Howard

Titre original : « The Beatles: Eight Days a Week – The Touring Years »

The Beatles: Eight Days a Week (The Beatles: Eight Days a Week - The Touring Years)Ce documentaire présente les tournées des Beatles de 1962 jusqu’à leur ultime concert à San Francisco en 1966 pour se terminer avec un aperçu du « concert sur le toit » de 1969. Ce ne sont pas des concerts filmés (très peu de morceaux sont montrés en entier) mais plutôt le récit des conditions rocambolesques de ces tournées et de l’impact sur la société de l’époque. Le film raconte aussi les séjours en studio entre ces tournées avec des images tirées des archives personnelles des membres du groupe et d’Apple. Tout l’intérêt de ce documentaire est d’être constitué d’images inédites d’origines multiples patiemment rassemblées par Matthew White, vice président des archives de National Geographic. Malgré la disparité de la qualité des images, l’ensemble est suffisamment homogène visuellement. Le son a été restauré par Giles Martin, le fils de George Martin. Le montage est remarquable. Le film témoigne bien de la ferveur et de la frénésie que le groupe a suscitée, du sentiment de liberté mêlée d’une agréable insouciance qu’il provoquait sur toute une génération. Un petit plaisir pour les amateurs. Le film a connu un succès inattendu à sa sortie en 2016.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: John Lennon, George Harrison, Paul McCartney, Ringo Starr
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The Beatles: Eight Days a Week (The Beatles: Eight Days a Week - The Touring Years)The Beatles dans The Beatles: Eight Days a Week (The Beatles: Eight Days a Week – The Touring Years) de Ron Howard.

The Beatles: Eight Days a Week (The Beatles: Eight Days a Week - The Touring Years)The Beatles dans The Beatles: Eight Days a Week (The Beatles: Eight Days a Week – The Touring Years) de Ron Howard.
Au premier plan : Brian Epstein.

28 octobre 2021

Yesterday (2019) de Danny Boyle

YesterdayJack Malik est un jeune musicien, guitariste, auteur-compositeur interprète sans succès. Un soir, alors qu’il rentre chez lui à vélo, une panne générale de courant touche la planète tout entière. Dans l’obscurité, Jack est percuté par un bus. A sa sortie du coma, il réalise qu’il est dans un monde où personne ne connaît l’existence des Beatles…
Yesterday est un film britannique écrit par Richard Curtis et réalisé par Danny Boyle. C’est une uchronie amusante et originale. Le plaisir est grand lorsque l’on connaît bien les Beatles car les clins d’œil sont innombrables, non seulement dans les chansons bien entendu, mais aussi dans les dialogues. Il y a beaucoup d’humour et l’histoire nous place aussi dans la situation d’une personne qui entendrait ces chansons pour la première fois. C’est finalement un bel hommage à la création et aux Beatles, bien entendu. Le film bénéficie d’une excellente prestation d’Himesh Patel, acteur anglais d’origine indienne, qui interprète lui-même les morceaux de façon personnelle, sans chercher à copier les originaux. La petite romance ajoutée est certes très classique mais elle apporte un peu de matière à l’ensemble. Un excellent feel-good movie.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Himesh Patel, Lily James, Joel Fry, Ed Sheeran, Kate McKinnon, Robert Carlyle
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 YesterdayLily James et Himesh Patel dans Yesterday de Danny Boyle.

12 août 2021

Accattone (1961) de Pier Paolo Pasolini

Accatone (Accattone)Dans la banlieue de Rome, le jeune oisif Accattone (« mendiant » en italien) méprise le travail. Il fait « travailler » Maddalena qu’un petit proxénète emprisonné lui a confiée. Ils vivent plus ou moins chez Nannina, son épouse. Accattone passe ainsi ses journées avec ses amis, à la terrasse des bars ou sur les rives du Tibre. Tout va changer lorsque Maddalena est arrêtée…
Accattone est la première réalisation de Pier Paolo Pasolini. Si, à l’époque, le film a été classé dans le néo-réalisme, on mesure mieux avec le recul à quel point il s’en diffère. Pasolini n’avait alors aucune expérience dans le cinéma, il était surtout un écrivain, auteur de romans, de recueils de poésie et de quelques scénarios. Il s’empare de ce champ artistique supplémentaire avec l’ambition de créer un nouveau langage cinématographique. Et il y parvient. Le plus frappant est la dimension qu’il donne à son récit. Tout en restant ancré dans la réalité quotidienne d’une misère dégradante, il ajoute une dimension presque religieuse à son personnage principal montrant qu’il y a dans sa situation quelque chose de sacré. Pour cela, il utilise la musique, le Largo de la Passion selon saint Matthieu de Bach, mais aussi son personnage principal auquel il donne une dimension christique. A noter que Bernardo Bertolucci (assistant de Pasolini et tout autant inexpérimenté que lui) a rapporté que le seul film qui plaisait beaucoup à Pasolini à l’époque était le Jeanne d’Arc de Dreyer. Tout aussi remarquable est le fait que Pasolini ne cherche pas à intellectualiser son approche, ni à la conceptualiser. Même avec ses inévitables défauts, Accattone montre une nouvelle forme d’écriture artistique. Le film sera interdit aux moins de 18 ans par crainte des « conséquences du choc » qu’il pourrait entraîner sur des jeunes gens pas encore tout à fait matures.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Franco Citti, Franca Pasut, Silvana Corsini
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1 mars 2021

Les Meilleures Intentions (2019) de Ana García Blaya

Titre original : « Las buenas intenciones »

Les Meilleures Intentions (Las buenas intenciones)Au début des années 90, à Buenos Aires, Amanda, une fillette de 10 ans, est l’aînée d’un couple séparé. Avec son jeune frère et sa sœur, ils passent régulièrement des journées avec leur père, disquaire, bohème et immature. Le statu quo est bouleversé lorsque leur mère annonce vouloir déménager avec son compagnon au Paraguay en amenant les enfants avec elle…
Ana García Blaya a commencé à écrire le scénario de Les Meilleures Intentions en 2010, lors d’un atelier dirigé par Pablo Solarz, réalisateur de Historias Minimas. Elle avait choisi de raconter un récit simple inspiré de sa propre vie. Ce n’est que plusieurs années plus tard qu’elle a repris ce scénario pour en faire un film. Cette petite chronique familiale se déroulant sur quelques mois décrit le rapport avec ce père (aujourd’hui décédé) dont elle se sentait très proche, recréant l’atmosphère, notamment musicale, qu’il leur faisait partager. La réalisatrice a mêlé des images réelles, tournées avec une caméra amateur de l’époque, un procédé dont on comprend aisément la charge affective pour elle mais qui se révèle désagréable pour nous, spectateurs. Nous restons hélas étrangers à ce récit sauf aux très rares moments où la réalisatrice parvient à créer une émotion, notamment à la toute fin.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Javier Drolas, Jazmín Stuart, Amanda Minujin, Sebastian Arzeno
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Les Meilleures Intentions (Las buenas intenciones)(de g. à d.) Ezequiel Fontenla, Amanda Minujin, Javier Drolas et Carmela Minujin
dans Les Meilleures Intentions (Las buenas intenciones) de Ana García Blaya.

4 février 2020

Fantasia (1940) de Walt Disney Studios

FantasiaSorti en 1940, Fantasia est le troisième long-métrage d’animation des studios Disney. Très différent des autres productions du studio, il s’agit d’une expérimentation artistique qui cherche à mettre en harmonie parfaite l’animation et la musique. Il est composé de sept séquences illustrant huit morceaux célèbres de musique classique. Il n’y a aucune parole si n’est une brève présentation de chaque séquence par un critique musical. L’Apprenti sorcier, avec Mickey et ses balais ensorcelés, est le passage le plus célèbre du film ; il est devenu un classique. C’est cette séquence, initialement prévue en court métrage, qui est à l’origine du projet. L’ensemble est très inégal car les séquences sont de styles très différents. Les plus réussies à mes yeux sont les deux premières, Bach et Tchaïkovski, l’une étant la plus abstraite et l’autre la plus aérienne et la plus délicate. C’est sur ces deux séquences que la fusion de l’image et de la musique paraît vraiment parfaite. La séquence la plus curieuse est celle qui illustre Moussorgski, très inspirée de l’expressionnisme allemand. D’autres séquences tombent un peu dans le mauvais goût. Fantasia a été très critiqué à sa sortie, le plus souvent sur le plan musical du fait des arrangements de Leopold Stokowski. Quel que soit le jugement final que l’on porte sur lui, le film reste intéressant à visionner, ne serait-ce pour son caractère assez unique. Initialement conçu comme devant être le premier volet d’une série, il restera sans suite jusqu’en 1999 qui verra la sortie de Fantasia 2000.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs:
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Remarque :
* Pour Fantasia, Walt Disney a mis au point un système de sonorisation à sept pistes, considéré comme étant la première ébauche de la stéréophonie.

Composition :
1) Toccata et fugue en ré mineur de Jean-Sébastien Bach. Réalisation Samuel Armstrong.
2) Différents extraits du ballet Casse-noisette de Piotr Ilitch Tchaïkovski. Réalisation Samuel Armstrong.
3) L’Apprenti sorcier de Paul Dukas. Réalisation James Algar.
4) Le Sacre du printemps d’Igor Stravinsky. Réalisation Bill Roberts et Paul Satterfield.
Intermède) A la découverte de la piste sonore
5) La Symphonie pastorale de Ludwig van Beethoven. Réalisation Ford Beebe, Jim Handley et Hamilton Luske.
6) La Danse des heures, ballet tiré de l’opéra La Gioconda d’Amilcare Ponchielli. Réalisation Norman Ferguson et T. Hee.
7) Une nuit sur le mont Chauve de Modeste Moussorgski et L’Ave Maria de Franz Schubert. Réalisation Wilfred Jackson.

Fantasia

11 décembre 2019

Cold War (2018) de Pawel Pawlikowski

Titre original : « Zimna wojna »

Cold War (Zimna wojna)Dans les années 50, Wiktor, pianiste, parcourt la campagne polonaise à la recherche de voix et de chansons authentiques pour former un groupe folklorique. Il tombe amoureux de Zula, jeune femme au caractère affirmé et ils jurent de ne plus se quitter…
Cinq ans après le remarqué Ida, Pawel Pawlikowski revient avec cette histoire très forte d’amour impossible, en partie inspirée de la relation chaotique de ses propres parents et de l’histoire du groupe folklorique polonais Mazowsze (Chœur Ballet et Orchestre National de chants et danses populaires de Pologne). Il mêle subtilement à son histoire des éléments qui évoquent l’omniprésence de la surveillance et la pesanteur du joug soviétique. Outre le récit qui s’étale sur une quinzaine d’années, le film séduit aussi par sa forme : la photographie en noir et blanc format 4:3 est très belle, avec des compositions vraiment remarquables et la musique très présente est superbe. Enorme succès en Pologne, le film a été très remarqué à l’international. Prix de la mise en scène à Cannes 2018.
Elle: 4 étoiles
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Joanna Kulig, Tomasz Kot, Borys Szyc, Agata Kulesza, Cédric Kahn, Jeanne Balibar
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Remarques :
* Lorsque Wiktor travaille sur la musique d’un film à Paris, le film montré est Les Vampires (I Vampiri, 1957) de Riccardo Freda avec Gian Maria Canale.
* Le titre original signifie bien « Guerre froide ». A noter que le film a été distribué dans toute l’Europe sous le titre en anglais.

Cold War (Zimna wojna)Joanna Kulig dans Cold War (Zimna wojna) de Pawel Pawlikowski.

Cold War (Zimna wojna)Tomasz Kot dans Cold War (Zimna wojna) de Pawel Pawlikowski.