30 mars 2020

Olivier le huitième (1934) de Lloyd French

Titre original : « Oliver the Eighth »

Olivier le huitième (Oliver the Eighth)(Court métrage de 27 min) Stan et Oliver tiennent une boutique de barbier/coiffeur. Après avoir répondu à l’annonce d’une riche veuve se cherchant un mari, Oliver arrive dans une bien étrange demeure…
Si le point de départ de Oliver the Eighth peut sembler assez proche de celui de The Laurel-Hardy Murder Case (1930), le développement est très différent car l’accent est mis sur l’étrange et l’onirisme plutôt que sur l’horreur. Nous sommes surpris en permanence par la tournure des évènements qui sont particulièrement inhabituels. Le film est bien équilibré, sans étirements de gags. Une réussite.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Stan Laurel, Oliver Hardy, Mae Busch
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Remarque :
En Angleterre (et même ailleurs en Europe comme en témoigne l’affiche allemande ci-dessus), le film a été distribué sous le titre The Private Life of Oliver the Eighth, probable clin d’œil au film anglais The Private Life of Henry VIII d’Alexandre Korda qui avait triomphé sur les écrans l’année précédente avec Charles Laughton.

Olivier le huitième (Oliver the Eighth)Jack Barty, Oliver Hardy et Stan Laurel dans Olivier le huitième (Oliver the Eighth) de Lloyd French.

28 mars 2020

Un homme et une femme (1966) de Claude Lelouch

Un homme et une femmeAnne, une script-girl, ne parvient pas à oublier son mari, un cascadeur mort dans un accident sur un tournage. Jean-Louis, coureur automobile, est lui aussi veuf. Tous deux ont un enfant en pensionnat à Deauville et c’est là qu’ils se rencontrent…
Claude Lelouch a fait irruption dans le cinéma français avec ce film aux allures de roman-photo sentimental. Il reprendra plusieurs fois par la suite ce type d’histoire simple où les personnages ont une deuxième chance pour trouver l’amour avec un grand A. Il manie la caméra avec grande virtuosité, ne se privant d’aucun effet pour délivrer une image séduisante et empreinte d’un lyrisme appuyé. La musique de Francis Lai fusionne avec le récit, son entêtant « chabadabada » reste lié au film. On peut se laisser séduire ou trouver tout cela bien vide. Le succès populaire fut immense. Palme d’Or à Cannes 1966.
Elle: 4 étoiles
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Anouk Aimée, Jean-Louis Trintignant, Pierre Barouh, Valérie Lagrange
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Remarques :
* Pour des raisons de budget, Claude Lelouch a tourné son film en partie en noir et blanc (scènes d’intérieur principalement, du fait de la basse lumière) et en partie en couleur.
* Le fils de Trintignant est interprété par le fils de l’homme de radio Gérard Sire, ami du cinéaste. On entend la belle voix de Gérard Sire à plusieurs reprises (lors des retransmissions radio et télévisées).

* Suites :
1) Un homme et une femme, 20 ans déjà de Claude Lelouch (1986) avec les même acteurs. Le réalisateur a lui-même avoué que l’idée de faire ce film était une erreur de sa part.
2) Les plus belles années d’une vie de Claude Lelouch (2019) avec les mêmes acteurs.

 Un homme et une femmeJean-Louis Trintignant et Anouk Aimée dans Un homme et une femme de Claude Lelouch.

11 novembre 2019

Les veuves (2018) de Steve McQueen

Titre original : « Widows »

Les veuves (Widows)A Chicago, un braquage entre truands se termine par la mort des quatre braqueurs et la destruction du butin. Le truand volé, en outre candidat au poste de conseiller municipal, exige des veuves la restitution de la somme. Elles comptent faire un nouveau braquage dans ce but…
Les veuves a été présenté comme un « thriller féministe ». L’intention est certainement louable mais le résultat n’est guère convaincant. Ce ne sont pas tant les nombreuses invraisemblances qui l’handicapent mais plutôt un rythme poussif qui donne une furieuse envie d’actionner l’avance rapide. L’histoire se double d’une dénonciation de la corruption qui est montrée omniprésente mais de façon assez caricaturale et simple. Le scénario a pourtant été coécrit par la romancière américaine Gillian Flynn (dont l’excellent roman Les Apparences a été adapté au cinéma par David Fincher sous le titre Gone Girl en 2014) et l’anglais Steve McQueen, préalablement surtout réputé pour ses films d’auteur, est connu pour la qualité des ses réalisations. La mise en scène et surtout le montage sont un peu trop ostentatoires. A noter que l’ensemble est assez glauque, il n’y a d’ailleurs aucun personnage vraiment positif.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Viola Davis, Michelle Rodriguez, Elizabeth Debicki, Liam Neeson, Robert Duvall, Colin Farrell
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Les veuves (Widows)Michelle Rodriguez, Viola Davis, Cynthia Erivo et Elizabeth Debicki dans Les veuves (Widows) de Steve McQueen.

28 novembre 2018

Un homme charmant (2015) de Ariel Rotter

Titre original : « La luz incidente »

Un homme charmantArgentine, années soixante. Après l’accident qui a coûté la vie à son frère et à son mari, Luisa peine à retrouver le goût de vivre et se consacre entièrement à ses deux très jeunes filles. Dans une réception où elle n’a pas envie d’être, elle fait connaissance d’Ernesto qui tombe aussitôt amoureux d’elle…
Ecrit et réalisé par l’argentin Arien Rotter, Un homme charmant (traduction littérale du titre original = la lumière incidente) est un film qui décrit les tourments intimes d’une femme fragilisée, anéantie par la tragédie qui l’a frappée. Elle se replie sur elle-même et ses deux filles sans fermer la porte à cet élément extérieur qui peut lui redonner le goût de vivre. L’homme fait preuve de beaucoup de délicatesse dans ses approches, prévenant, attentif mais aussi d’une ténacité presqu’improbable. Sous certains aspects, il s’agit d’une forme de « dictature douce » et, dès lors, on peut s’interroger sur le sens du propos. Le réalisateur évoque son passé familial comme source d’inspiration. Il a filmé cette histoire en un beau noir et blanc et nous gratifie de belles envolées esthétiques (1). Les deux acteurs principaux font une très belle prestation. Erica Rivas est une actrice connue en Argentine pour son rôle dans une série télévisée à succès.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Erica Rivas, Marcelo Subiotto
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(1) Le plan final est très beau : un traveling arrière avec perte de profondeur de champ pour que le flou vienne littéralement effacer les personnages.

Un homme Charmant
Erica Rivas et Marcelo Subiotto dans Un homme charmant de Ariel Rotter.

11 novembre 2018

La Veuve noire (1987) de Bob Rafelson

Titre original : « Black Widow »

La Veuve noireUn industriel new-yorkais meurt brutalement, empoisonné habilement par sa jeune épouse qui hérite de toute sa fortune. L’attention de l’agent fédéral Alexandra Barnes est attirée par certaines étrangetés et, lorsqu’un autre cas similaire apparaît quelques semaines plus tard, elle n’a plus de doute sur les intentions criminelles de la jeune épouse…
Bob Rafelson nous avait déjà montré son attirance pour les sujets sulfureux avec son remake inutile d’Un facteur sonne toujours deux fois (1981). La Veuve noire n’est guère plus réussi, reposant sur un scénario paresseux avec une mise en place sans subtilités : nous savons tout tout de suite et le reste de l’histoire n’est qu’un jeu du chat et de la souris, totalement improbable. Les personnages sont particulièrement typés. Bob Rafelson ne parvient pas à installer de tension quelconque, il se contente d’installer une certaine sensualité qui ne fonctionne toutefois pas très bien… A noter tout de même la bonne prestation de Sami Frey. Quant à Dennis Hopper, son rôle est inférieur à une minute.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Debra Winger, Theresa Russell, Sami Frey, Dennis Hopper
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Homonyme (sans relation) :
La Veuve noire (The Black Widow) de Nunnally Johnson (1954) avec Ginger Rodgers, Van Heflin et Gene Tierney

Black Widow
Sami Frey et Theresa Russell dans La Veuve noire de Bob Rafelson.

14 décembre 2017

Starman (1984) de John Carpenter

StarmanEncouragé par les messages de bienvenue portés par Voyager 2, un extra-terrestre arrive sur la planète Terre. Son vaisseau ayant été endommagé, il demande à une jeune femme de l’accompagner jusqu’à un point de rendez-vous à 3000 kms de là. Pour cela, il prend la forme de son défunt mari… Starman est un film qui surprend dans la filmographie de John Carpenter. Le réalisateur avait besoin d’un succès pour se remettre en selle et a accepté cette commande. Le scénario est visiblement inspiré de Rencontres du troisième type dont il reprend l’idée pour se concentrer sur la relation intimiste entre l’extraterrestre et la femme forcée de le transporter. Il s’installe ainsi une étrange relation entre ces deux êtres fondamentalement différents mais le scénario est un peu paresseux et reste sur des notions très simples et très classiques, telle la force de l’amour (que l’humain est le seul à avoir découvert dans tout l’univers). On peut juste dire que les intentions sont louables. Le meilleur reste le début du film où Jeff Bridges installe brillamment son personnage de Candide mais la suite est vraiment trop répétitive et prédictible.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Jeff Bridges, Karen Allen, Charles Martin Smith
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Remarques :
* La Columbia avait le choix entre les scénarios de Starman et de E.T. et a choisi le premier. Après le succès d’ E.T. dès sa sortie en 1982, Starman est resté plus de deux ans au placard avant que le studio ne se décide à le sortir.

* Le cratère de l’épilogue est bien situé près de Winslow, Arizona. Vu de haut sous Google Maps, il ressemble vraiment à un cratère lunaire : plus de 1 km de diamètre, une profondeur de 170 mètres, il fut créé par la chute d’un objet de 50 mètres de large il y a 50 000 ans. A l’époque, la région était recouverte d’une végétation luxuriante (ce n’est plus le cas aujourd’hui!)

* En 1986, la Columbia a tenté de prolonger le film par une série TV basée sur l’enfant né du couple qui avait des pouvoirs paranormaux. Ce fut un échec.

Starman
Jeff Bridges montre à Karen Allen où est sa maison dans Starman de John Carpenter.

22 juin 2017

Pauvres millionnaires (1959) de Dino Risi

Titre original : « Poveri milionari »

Pauvres millionnairesAmis depuis toujours, Romolo et Salvatore se sont mariés le même jour mais le voyage de noces commun tourne court. De retour à Rome, Salvatore se fait renverser par une riche jeune veuve et devient amnésique. Cette dernière s’entiche de lui et le fait nommer directeur du grand magasin où travaille Romolo… Après le succès du réussi Pauvres mais beaux, Dino Risi lui a donné deux suites : Beaux mais pauvres et ce Pauvres millionnaires. Nous retrouvons le même quatuor qui tente de s’établir après que les garçons aient trouvé un travail. L’histoire a perdu son caractère de regard social pour évoluer sur le terrain du burlesque pur. Le scénario est particulièrement improbable, ce qui n’est pas très grave en soi s’il exploitait bien les situations cocasses créées. Mais ce n’est pas vraiment le cas, hélas. Certes, il y a quelques bonnes trouvailles et de bons moments mais l’ensemble nous laisse sur une impression d’insatisfaction. Côté acteur, Renato Salvatori sort une fois de plus du lot : il n’a pas son pareil pour ces rôles de garçon aussi niais et immature qu’attachant. La fin était de toute évidence conçue pour permettre une suite qui ne vit pas le jour. Pauvres millionnaires fait partie de la première période de la filmographie de Dino Risi, avant ses plus belles réussites qui en firent un grand cinéaste.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Maurizio Arena, Renato Salvatori, Lorella De Luca, Alessandra Panaro, Sylva Koscina
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Pauvres millionnaires
Lorella De Luca, Maurizio Arena et Renato Salvatori dans Pauvres millionnaires de Dino Risi.

7 juin 2017

Love and Friendship (2016) de Whit Stillman

Love & FriendshipJeune veuve désargentée, la belle Lady Susan Vernon trouve un refuge temporaire chez son beau-frère à la campagne. Elle est prête à toutes les manœuvres et intrigues pour marier sa fille et trouver pour elle-même un beau parti… Love & Friendship est basé sur une nouvelle de jeunesse de Jane Austen, Lady Susan (écrite aux alentours de 1794 mais publié en 1871). L’écrivaine, qui n’avait alors que seize ou dix-huit ans, montre déjà un sens de l’observation pour le moins étonnant sur la haute société qui l’entoure. Son style est déjà formé : une critique sociale pointue agrémentée d’une bonne dose d’humour. Les dialogues sont assez savoureux. On ne peut s’empêcher de déceler une certaine sympathie de l’auteure pour son intrigante et cruelle héroïne qui, en fait, utilise les seules armes en sa possession pour assurer sa survie. Le début est un peu confus, original mais trop rapide. La réalisation est très soignée malgré le budget plutôt réduit. L’américain Whit Stillman est venu tourner cette histoire anglaise en Irlande. Kate Beckinsale est probablement ici dans le meilleur rôle de sa carrière. La musique mérite également une mention particulière. Un film très réussi.
Elle: 4 étoiles
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Kate Beckinsale, Morfydd Clark, Chloë Sevigny, Xavier Samuel, Emma Greenwell
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Remarque :
* Le château Churchill Estate est en réalité le Howth Castle, situé sur la presqu’île de Howth, à deux pas de Dublin.

Love & Frienship
Chloë Sevigny et Kate Beckinsale dans Love & Friendship de Whit Stillman.

Love and Friendship
Emma Greenwell et Xavier Samuel dans Love & Friendship de Whit Stillman.

Love and Friendship
Kate Beckinsale dans Love & Friendship de Whit Stillman.

27 septembre 2016

Mommy (2014) de Xavier Dolan

MommyDiane, veuve d’une quarantaine d’années habitant la banlieue de Montréal, récupère la garde de son fils Steve, un adolescent difficile souffrant d’un trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH), récemment expulsé pour comportement irresponsable et dangereux du centre de rééducation dans lequel il avait été placé peu de temps après la mort de son père… A l’âge de 24 ans, le québécois Xavier Dolan livre son cinquième long métrage, un film qui a enthousiasmé aussi bien la critique que le public et a fini de mettre son auteur au centre de toutes les attentions. Son propos est centré une fois de plus sur la figure maternelle, sujet qui l’inspire inconditionnellement selon ses propres termes. Mommy est étonnamment équilibré, reposant sur trois personnages principaux d’égale importance. La justesse de ton, l’absence d’effets mélodramatiques factices stupéfient le spectateur qui est happé dans un tourbillon d’émotions. Mommy est en outre traversé de fulgurances brillantes. Xavier Dolan a tourné son film en format carré, format courant en photographie mais rarissime au cinéma ; s’il peut réduire les options de composition (notamment pour les très gros plans qui sont de fait toujours centrés), ce format sied particulièrement bien au sujet car il concentre notre attention sur les personnages et nous en rapproche. Et dans une séquence, il élargit le champ pour un très bel effet. Avec ce film, Xavier Dolan est devenu un véritable phénomène, il est vrai qu’il est rare d’assister à l’éclosion d’un jeune réalisateur si talentueux.
Elle: 5 étoiles
Lui : 5 étoiles

Acteurs: Anne Dorval, Suzanne Clément, Antoine-Olivier Pilon
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Remarque :
Les personnages s’expriment en joual, une variante orale populaire du français québécois.

Mommy
Anne Dorval, Antoine-Olivier Pilon et Suzanne Clément dans Mommy de Xavier Dolan.

Mommy

1 août 2016

Still Walking (2008) de Hirokazu Koreeda

Titre original : « Aruitemo aruitemo »

Still walkingComme chaque année, la famille Yokoyama se réunit le jour anniversaire de la mort tragique du fils aîné, décédé quinze ans plutôt en sauvant un enfant de la noyade. Dans la maison familiale, qui fut autrefois aussi le cabinet médical du père, la mère prépare un petit festin pour ses enfants et ses petits-enfants. Malgré la permanence de certaines choses, l’action du temps montre ses effets : les uns et les autres ont imperceptiblement changé… Pour écrire Still Walking, Hirokazu Kore-eda s’est fortement inspiré de sa propre histoire familiale. Il est parvenu à en faire une chronique familiale très délicate, sans effet dramatique, un subtil mélange d’humour, de chagrin et de mélancolie où ici et là les secrets que chacun porte en lui-même apparaissent discrètement. Des réflexions sur le ressentiment et sur l’accomplissement viennent encore enrichir le film. La filiation avec Yasujirô Ozu est évidente, non seulement par le sujet (une chronique familiale) mais aussi, et surtout, dans la mise en scène et la façon de construire ses plans : caméra fixe et cette façon si élégante d’utiliser les portes et les murs de la maison pour créer un cadre dans le cadre. Le cinéaste cite également Mikio Naruse parmi ses sources d’inspiration. C’est donc dans ce très beau classicisme que l’on peut classer ce Still Walking.
Elle: 4 étoiles
Lui : 5 étoiles

Acteurs: Hiroshi Abe, Yui Natsukawa, You
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Remarques :
* Le film a été tourné à Yokosuka, petite ville au sud de Yokohama sur la baie de Tokyo.
* Hommage à Ozu :
Le premier plan du film montre la mère et la fille en train de peler des carottes et des radis. Or, lorsque Yasujirô Ozu est mort (en 1963), il travaillait sur le scénario d’un film intitulé Daikon to ninjin (littéralement : radis et carottes), projet qu’il n’a pu mener à terme. Le scénario sera finalement tourné par Minoru Shibuya en 1965 avec Chishû Ryû en acteur principal.

Still Walking
Yoshio Harada, You, Kirin Kiki, Shohei Tanaka, Yui Natsukawa et Hiroshi Abe (et un beau cadre dans le cadre) dans Still walking de Hirokazu Kore-eda.

Still Walking
Yoshio Harada, Shohei Tanaka et Kirin Kiki dans Still walking de Hirokazu Kore-eda.

Still Walking
Yui Natsukawa et Hiroshi Abe dans Still walking de Hirokazu Kore-eda.