28 mai 2007

Le genou de Claire (1970) d’ Eric Rohmer

Le genou de ClaireElle :
Le fringuant Brialy palpite devant deux adolescentes dont Claire et confie ses minauderies amoureuses à une amie écrivain. Luchini fait sa deuxième apparition au cinéma. Le film paraît un peu long surtout lors de ces interminables discussions avec son amie et il faut bien avouer que l’intrigue est un peu mince pour retenir toute notre attention. Les meilleurs passages sont les rencontres entre Brialy et la jeune et fraîche Béatrice Romand.
Note : 3 étoiles

Lui :
Très connu du grand public, Le genou de Claire est loin d’être le meilleur des Rohmer à mes yeux. On y papote beaucoup, on batifole, on joue avec l’amour, bref on tue le temps et j’avoue avoir dû lutter un peu contre le sommeil. Jean-Claude Brialy y est cependant remarquable, en trentenaire qui fait mine de s’amouracher de gamines avant de se marier, et le jeune Luchini fait une apparition amusante. En revanche, j’ai trouvé le personnage de la romancière tchèque un peu insupportable. Encore un film dont j’avais gardé un meilleur souvenir…
Note : 2 étoiles

Acteurs: Jean-Claude Brialy, Laurence de Monaghan, Aurora Cornu, Béatrice Romand, Fabrice Luchini
Voir la fiche du film et la filmographie d’Eric Rohmer sur le site imdb.com.

Voir les autres films d’ Eric Rohmer chroniqués sur ce blog…

9 commentaires sur « Le genou de Claire (1970) d’ Eric Rohmer »

  1. Le film est repassé sur Arte jeudi (7 juin) en hommage à Brialy, et c’est un excellent film. Le bavardage qu’on y trouve est un hommage à la conversation à la française, celle des salons mondains.

    Il faut insister sur le fait qu’il s’agit d’un conte moral avec pari à la clef pour Brialy : celui de toucher le genou de Claire. On n’est pas loin du fétichisme mais tout cela reste quand même très innocent et plein de fraicheur.

  2. Je crois que c’est une romancière roumaine et non tchèque. A part ça il faut être un peu indulgent, c’est un film d’une grande finesse de dialogues et à savourer au second degré. Le personnage de Claire est émouvant.

  3. Quelqu’un sait-il ce qu’est devenue Laurence de Monaghan, l’actrice qui jouait Claire ? Je ne trouve pas trace d’elle après son rôle dans L’esprit de famille de Jean-Pierre Blanc (en 1979…). Merci d’avance à ceux qui pourraient me donner des infos à ce sujet!

  4. Jérôme jeune attaché d’ambassade en vacances en Juillet au bord du lac d’Annecy se marie dans un mois. Ce sont les dernières cartouches de la séduction avant la normalisation.

    Aurora lui présente Laura jeune lycéenne de 16 ans intellectuellement très avancée mais instable dans la décision finale remettant en question chaque attaque sentimentale de Jérôme elle déstabilise celui-ci qui lassé jette son dévolu sur la sublime beauté architecturale que représente Claire sœur de Laura.

    Cette apparition de rêve cache un cœur sans passion, léger volatile et stable se satisfaisant de l’air du temps que représentent ces jours de Juillet s’égrènant sans surprises et qu’ils faut meubler par des procédures standards rythmées de petits déjeuners au bord du lac et de parties banales de volley Ball.

    Indifférente à l’extase d’un regard subjugué elle se contente d’un relationnel basique amoureux avec Gilles

    Jérôme anéanti par ce modèle architectural hors du commun fait le pari avec Aurora de posséder symboliquement ce corps élaboré par la perfection divine en attribuant au genou de Claire le nom de Pole magnétique du désir. Il n’a qu’un seul but le caresser.

    Cette œuvre est vivifiante, presque intolérante par son magnétisme. Les paysages sont somptueux, l’air est bon, les promenades de Laura et Jérôme dans la montagne sont une cure de jouvence, la parole et la tendresse communie avec une nature offerte à la contemplation. Les gestes contraints à la retenue valorisent les mots, la philosophie l’emporte sur la détermination d’un baiser furtif avorté.

    Le contact des mains est une frontière délimitant le refus de l’autre. Impossible d’aller plus loin, les corps sont moraux et tremblent uniquement par le propos.

    La lumière pureté première de ce site privilégié sublime la démarche somptueuse de Claire ondulant majestueusement le long du lac.

    Claire est une œuvre d’art qu’il ne faut qu’effleurer. La possession de son corps ne sera que la longue caresse d’un genou offert temporairement sous une pluie de fin d’après-midi.

    Jérôme satisfait s’en va. Les faiblesses sentimentales temporaires de Claire dues à son jeune age lui interdisent la perception d’un tel geste que seul Jérôme ressent dans une plénitude apaisée

  5. Le cinema de Rohmer est un cinéma d’enfant gâté.Sa jeunesse vit dans un monde où problèmes d’argent ,chômage et maladie n’existent pas.J’ai vu « le genou de Claire » à sa sortie et j’ai détesté d’entrée de jeu .

  6. Bonjour à tous,
    J’ai adoré ce film : déjà il est original. Il prend le temps et le naturel est au rendez-vous. C’est un extrait de vie, contrairement à ces films américains si parfaits.
    Il y a une ambiance à saisir en premier lieu, et tant pis, dommage pour ceux qui n’y arrivent pas.
    Je ne vois pas en quoi le fait de ne pas montrer d’autres aspects de la vie de tous les jours (chômage, maladie …) changerait la qualité du film, ça me parait assez discriminatoire comme jugement.

  7. Saviez-vous que les femmes ont toutes normalement 3 genoux !!!! Et de ce 3ème dont-il est question en sous entendu dans le film Alors serais-je seul au monde à le connaître??? >Si vous le savez ? Répondez-moi…….

  8. Je suis une inconditionnelle des films de Rohmer, délicieux, pleins de finesse et de fraîcheur. La photo (toujours très belle et très simple) et les dialogues sont toujours remarquables (mais « Le rayon vert » où ils ne sont pas écrits mais improvisés est superbe aussi). Je ne comprends pas ce reproche qu’on leur adresse de ne pas aborder le chômage ou la maladie. Ou la lutte des classes… Ce n’est pas obligatoire ; il y a d’autres sujets ! Je me souviens d’une séance de ciné-club à la fin de laquelle une spectatrice avait déclaré qu’elle ne supportait pas le film (il s’agissait de « La collectionneuse ») et refusait de le commenter parce qu’on n’y voyait que des personnages appartenant aux milieux favorisés de l’art et de la mode, oisifs, parasites… C’était tout ce qu’elle avait retenu et j’ai, hélas, entendu ailleurs des déclarations du même ordre… Personnellement, cela me dépasse…

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