29 octobre 2016

À la poursuite du diamant vert (1984) de Robert Zemeckis

Titre original : « Romancing the Stone »

À la poursuite du diamant vertUne romancière à succès part en Colombie à la recherche de sa soeur qui a été kidnappée. Elle y rencontre un aventurier qui accepte de l’aider. Rapidement, ils ont plusieurs individus louches à leurs trousses… Le grand succès des Aventuriers de l’arche perdue en 1981 a incité les studios à produire de grands films d’aventures. Romancing the Stone n’a pas la même richesse de scénario et Michael Douglas en aventurier n’a pas le panache d’un Harrison Ford mais l’ensemble est de bonne facture et constitue un bon divertissement. Robert Zemeckis a juste un peu plus de trente ans quand il le réalise et il parvient à donner beaucoup de vivacité à l’ensemble par des placements de caméra assez audacieux. C’est un film plaisant que l’on a tendance à regarder d’un oeil un peu distrait car on ne tremble vraiment à aucun moment pour les deux héros de l’aventure…
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Michael Douglas, Kathleen Turner, Danny DeVito
Voir la fiche du film et la filmographie de Robert Zemeckis sur le site IMDB.

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Remarques :
* Michael Douglas a été si emballé par le script qu’il a décidé de produire le film.
* L’affiche ne correspond pas vraiment à une scène du film : Michael Douglas et Kathleen Turner jouent effectivement à Tarzan mais ils le font séparément (ce qui, entre nous, paraît plus prudent).
* Suite : Le Diamant du Nil (1985) de Lewis Teague.

A la poursuite du diamant vert
Kathleen Turner et Michael Douglas ont raison de se retourner car il y a en permanence quelqu’un à leurs trousses dans À la poursuite du diamant vert de Robert Zemeckis.

28 octobre 2016

Wall Street (1987) de Oliver Stone

Wall StreetBud Fox est un jeune courtier en Bourse qui rêve d’être à l’autre bout de son téléphone : être un investisseur comme Gordon Gekko qui réalise de gros coups financiers. Apprenant par son père, délégué syndical dans une compagnie aérienne, une information qui va influer sur le cours d’une action, il donne l’information à Gekko dans l’espoir de se faire embaucher par lui… Tourné peu avant et sorti juste après le krach de 1987, Wall Street d’Oliver Stone est un film qui dénonce les délits d’initiés et autres manipulations de cours qui avaient tendance à se multiplier dans les années quatre-vingt. Il montre la différence entre les investisseurs qui redressent les entreprises et ceux dont le but est bien plus vénal. Là étaient du moins les intentions d’Oliver Stone car, en pratique, beaucoup de spectateurs ont été plus attirés par le manipulateur escroc Gordon Gekko que par le pâle Bud Fox, comme en témoigne la popularité du discours « Greed is good » (1). C’est toujours un peu le risque de ce genre de film dénonciateur : le propos peut se retourner contre lui (on peut penser par exemple à Scarface, dont Oliver Stone a d’ailleurs écrit le scénario…) Contrairement à Scorsese quelque vingt ans plus tard, Stone n’a su ou n’a pu éviter cet écueil.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Charlie Sheen, Michael Douglas, Martin Sheen, Terence Stamp, Daryl Hannah
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Remarques :
* Le jeune bambin, fils de Gekko, est Sean Stone, le propre fils d’Oliver Stone.
* Wall Street est le premier film montrant une personne utilisant un téléphone cellulaire.
* Caméo : Oliver Stone apparaît au téléphone, lorsque l’écran est découpé en plusieurs parties dans une scène rapide montrant l’activité pour faire monter Anacott Steel.

* Suite :
Wall Street: l’argent ne dort jamais (Wall Street: Money Never Sleeps) d’Oliver Stone (2010) avec Michael Douglas et Shia LaBeouf et dont l’action est placée en 2008.

(1) Ceci dit, cette scène de l’assemblée générale Teldar Paper est étrange car, même si ses vraies intentions ne sont guères louables, Gekko a raison de secouer le cocotier et de fustiger la bureaucratie de la société en question qui avait une bonne trentaine de vice-présidents. L’intention d’Oliver Stone était probablement de montrer comment Gekko avançait masqué et parvenait à se mettre dans la poche les petits investisseurs qu’il va spolier un peu plus tard.

Wall Street
Charlie Sheen et Michael Douglas dans Wall Street de Oliver Stone.

Wall Street
Père et fils, à l’écran comme dans la vie, Martin Sheen et Charlie Sheen dans Wall Street de Oliver Stone.

Wall Street
(De g. à d.) ??, Michael Douglas, Daryl Hannah, Charlie Sheen et Martin Sheen dans Wall Street de Oliver Stone.

26 octobre 2016

Le Loup de Wall Street (2013) de Martin Scorsese

Titre original : « The Wolf of Wall Street »

Le Loup de Wall StreetSans emploi à la suite du krach de 1987, un jeune courtier redémarre en vendant des placements hasardeux de penny-stocks, titres non cotés qui valent moins de un dollar. Vendeur exceptionnel, il monte rapidement sa propre société avec un associé et l’argent coule à grands flots… Basé sur les mémoires du courtier Jordan Belfort, Le Loup de Wall Street nous plonge dans un univers qui s’est affranchi de toute moralité et de toute règle, à part celle de gagner de plus en plus d’argent. Dans ce monde, tout n’est que mirage : ces courtiers qui vendent du mirage à des petits investisseurs vivent eux-mêmes dans un mirage, où le sexe et la drogue sont à la fois un moyen et un but, un monde sans finalité donc. Mirage aussi, le rêve américain qui sort quelque peu écorné de cette histoire. La mise en scène de Scorsese est brillante, d’une grande perfection dans l’utilisation de la caméra. La photographie et les éclairages sont superbes. Leonardo DiCaprio est assez exceptionnel, les scènes où il harangue ses troupes tel un guru sont assez incroyables, son aura est palpable. Sans aucune éthique, épouvantablement vulgaire et machiste, l’univers que décrit Scorsese avec tant de virtuosité est à la fois grotesque et monstrueux.
Elle: 3 étoiles
Lui : 5 étoiles

Acteurs: Leonardo DiCaprio, Jonah Hill, Margot Robbie, Matthew McConaughey, Jean Dujardin, Joanna Lumley
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Remarques :
* Le directeur de la photographie est Rodrigo Pietro, déjà très remarqué pour son travail sur Le secret de Brokeback Mountain.
* La société du véritable Jordan Belfort a compté jusqu’à 1000 employés. Le courtier a passé 22 mois en prison pour détournement de fonds, introductions en bourse illégales et blanchiment d’argent à la fin des années 1990. Il a été condamné à restituer plus de 100 millions de dollars aux personnes qu’il a escroquées mais n’a remboursé qu’une infime partie de cette somme. Et il a réellement coulé son yacht de 50 m au large de la Sardaigne.

Le Loup de Wall Street
Leonardo DiCaprio dans Le Loup de Wall Street de Martin Scorsese.

21 octobre 2016

La Joyeuse Divorcée (1934) de Mark Sandrich

Titre original : « The Gay Divorcee »

La Joyeuse divorcéeLors d’un voyage en Europe, un danseur fait la connaissance fortuite d’une jeune femme qu’il cherche à revoir. Par le plus grand des hasards, cette jeune femme s’adresse à l’un des ses amis, fils d’un avocat renommé, pour tenter de divorcer… The Gay Divorcee est le deuxième film du tandem Fred Astaire et Ginger Rogers, le premier où ils tiennent la tête d’affiche. La formule se met en place, une comédie permettant d’insérer des morceaux de danse, mais le dosage des ingrédients n’est pas encore parfait. L’intrigue est vraiment trop mince et l’humour peine à s’imposer, malgré les efforts louables d’Edward Everett Horton, Alice Brady et Eric Blore. Il faut attendre cinquante longues minutes pour qu’enfin Fred Astaire et Ginger Rogers dansent ensemble (sur Night and Day de Cole Porter), avec beaucoup de grâce et d’élégance ; c’est le plus beau numéro du film. On ne les reverra danser ensemble qu’une seule fois ensuite, sur une partie du numéro musical Continental, un ballet qui comporte de bons moments mais paraît bien long. Le grand succès de The Gay Divorcee finit par avoir raison des réticences de Fred Astaire à s’engager dans un duo : après celui-ci, Ginger Rogers et lui enchaineront sept films en cinq ans.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Fred Astaire, Ginger Rogers, Alice Brady, Edward Everett Horton, Eric Blore, Betty Grable
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Remarques :
* Le numéro musical Continental dure 17 ½ minutes. Il restera longtemps le plus long ballet au cinéma. Il ne sera battu que par Gene Kelly dans le ballet final d’Un américain à Paris (1951) avec 18 minutes ½.
* La jolie danseuse blonde qui vient chercher Edward Everett Horton pour faire la danse du genou (numéro assez amusant avec des paroles à double-sens) est Betty Grable.

The Gay Divorcee
Fred Astaire et Ginger Rogers dansant sur Night and Day dans La Joyeuse divorcée de Mark Sandrich.

The Gay Divorcee
Photo de tournage du ballet Continental dans La Joyeuse divorcée de Mark Sandrich.

Fred Astaire et Ginger Rogers ont tourné ensemble  :
Carioca (Flying down to Rio, 1933),
La joyeuse divorcée (The gay divorcee, 1934),
Roberta (1935),
Le danseur du dessus (Top Hat, 1935),
En suivant la flotte (Follow the fleet, 1936),
Sur les ailes de la danse (Swing time, 1936),
L’entreprenant Mr. Petrov Petrov (Shall we dance?, 1937),
Amanda (Carefree, 1938),
La grande farandole (The story of Irene and Vernon Castle, 1939),
… auxquels il faut ajouter un 10e film dix ans plus tard :
Entrons dans la danse (The Barkleys of Broadway, 1949).

17 octobre 2016

Blood Diamond (2006) de Edward Zwick

Blood Diamond1999. La Sierra Leone est déchirée par une violente guerre civile entre les rebelles et le gouvernement pour le contrôle des mines de diamants, seule richesse du pays. Un pêcheur est capturé par les rebelles après avoir permis à sa famille de s’enfuir lors d’une attaque. Il est envoyé dans une mine… Blood Diamond est un film d’action très hollywoodien. Son principal mérite est de mettre au grand jour le problème des « diamants de conflits », alias « diamants de sang » : dans les pays en guerre, les groupes armés vendent les diamants extraits de mines sauvages pour financer leurs actions militaires et ce sont les civils qui sont les premières victimes de leurs sanglantes exactions. Le film nous montre également comment des enfants sont conditionnés pour devenir des véritables machines à tuer. Le scénario est très formaté et simplificateur, son but principal semble être d’introduire à intervalles réguliers des scènes de violence frénétique. Ces scènes sont souvent très dures, terrifiantes par leur sauvagerie et par la perte d’humanité qu’elles montrent. En ce sens, le film a pu avoir une action de prise de conscience même s’il arrivé un peu tard (après la signature du Processus de Kimberley en 2003, accord par lequel 81 pays s’engagent à ne plus acheter de diamants en provenance de zones de conflit). Les prestations de Leonardo DiCaprio et de Djimon Hounsou ont été saluées, à juste titre.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Leonardo DiCaprio, Djimon Hounsou, Jennifer Connelly
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Blood Diamond
Leonardo DiCaprio et Djimon Hounsou dans Blood Diamond de Edward Zwick.

Blood Diamond
Leonardo DiCaprio et Jennifer Connelly dans Blood Diamond de Edward Zwick.

14 octobre 2016

Les plus belles années de notre vie (1946) de William Wyler

Titre original : « The Best Years of Our Lives »

Les plus belles années de notre vieA la fin de Seconde Guerre mondiale, trois soldats se rencontrent dans l’avion qui les ramène chez eux. Tous trois appréhendent ce retour, pour des raisons diverses, sentant confusément qu’ils ne retrouveront pas leur vie antérieure… Adapté d’un roman de MacKinlay Kantor, The Best Years of Our Lives (Les plus belles années de notre vie) est un film en prise directe avec la réalité ; il a été tourné en 1945 alors que le retour des soldats américains était toujours en cours. Ses trois personnages vont se retrouver dans une situation de crise, qu’elle soit psychologique, sentimentale ou professionnelle quand ce n’est pas physique. Lui-même blessé de guerre, William Wyler s’est efforcé de donner beaucoup d’authenticité à son film que ce soit dans les lieux, les vêtements et les personnages ; le soldat Homer est interprété par un non-professionnel, un véritable soldat, grand blessé de guerre. La réalisation est sobre, sans effet de sur-dramatisation. En fait, le film de 2h45 forme un ensemble riche et complet, très équilibré, et se révèle particulièrement touchant, et chargé en émotions. The Best Years of Our Lives marqua fortement le public de l’époque et connut un très grand succès. Il fut récompensé par 7 Oscars.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Myrna Loy, Fredric March, Dana Andrews, Teresa Wright, Virginia Mayo, Hoagy Carmichael, Harold Russell
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The Best Years of our Lives
(De g. à d.) Harold Russell (de dos), Theresa Wright, Dana Andrews, Myrna Loy, Hoagy Carmichael (debout) et Fredric March dans Les plus belles années de notre vie de William Wyler.

12 octobre 2016

Au-delà de nos rêves (1998) de Vincent Ward

Titre original : « What Dreams May Come »

Au-delà de nos rêvesAnnie et Chris forment un couple uni, avec le sentiment d’avoir un lien très fort qui les unit. La mort accidentelle de leurs deux enfants déstabilise le couple. Chris perd la vie dans un accident quatre ans plus tard. Il se retrouve au Paradis qui prend la forme des peintures de sa femme… Adapté d’un roman de Richard Matheson, Au-delà de nos rêves est avant tout une histoire d’amour, des personnages qui se cherchent, se trouvent, se perdent pour mieux se retrouver dans l’au-delà, une variation du mythe antique d’Orphée (l’idée d’un homme qui descend aux enfers pour retrouver l’être aimé et la ramener). C’est donc le thème de « l’amour plus fort que la mort » qui est exploité sur fond de notions religieuses chrétiennes du paradis et de l’enfer, l’idée métaphysique de la mort étant peu explorée. Le scénario utilise toute la panoplie des procédés mélodramatiques hollywoodiens, sans finesse ni subtilité. Si le film est, malgré cela, vraiment remarquable, et même assez unique en son genre, c’est par son traitement visuel et ses effets qui restent inégalés presque vingt ans après sa sortie : les images imitant la texture d’une peinture, les décors naturels grandioses, l’utilisation de la couleur (couleurs vives et saturées pour le Paradis, ternes et sombres pour l’Enfer), les scènes oniriques, tous ces éléments rendent le film assez inoubliable. Et finalement, il nous présente une représentation étonnante et plutôt convaincante du Paradis et de l’Enfer.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Robin Williams, Cuba Gooding Jr., Annabella Sciorra, Max von Sydow
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What dreams may come
Le Paradis de Au-delà de nos rêves de Vincent Ward.

what dreams may come

What dreams may come
Une des scènes de l’Enfer de Au-delà de nos rêves de Vincent Ward (scène qui fait furieusement penser à une scène de Metropolis de Fritz Lang).

Remarques :
* What Dreams May Come est l’un des rares films tourné sur pellicule Fuji Velvia, pellicule bien connue de tous les photographes pour ses couleurs saturées.

* Dans la scène de la mer de visages, l’homme que Robin Williams prend pour son père est joué par le réalisateur Werner Herzog. Il dit « attendre Klaus », il s’agit de Klaus Kinski mort en 1991 avec lequel Herzog a eu des relations étroites mais tumultueuses.

* Une fin alternative présente en bonus sur les éditions DVD est plus proche de celle du roman (pour expier le suicide, Annie renaît au Sri Lanka tandis que Chris renaît à Philadelphie).

* La phrase-titre What Dreams May Come est tirée du monologue d’Hamlet To be or not to be:
« To die, to sleep,
To sleep, perchance to Dream; aye, there’s the rub,
For in that sleep of death, What Dreams May Come,
When we have shuffled off this mortal coil »

(« Mourir… dormir.
Dormir ! peut-être rêver ! Oui, là est l’embarras.
Car quels rêves peut-il nous venir dans ce sommeil de la mort,
quand nous sommes débarrassés de l’étreinte de cette vie ? »)

7 octobre 2016

Ocean’s 13 (2007) de Steven Soderbergh

Titre original : « Ocean’s Thirteen »

Ocean's 13Pour venger leur ami cruellement grugé par un propriétaire de casino sans scrupule, Danny Ocean et ses comparses mettent sur pied le sabotage en règle de l’inauguration de son dernier casino pour le ruiner… Ocean 11 était un film plaisant et élégant ; Ocean 12 sentait déjà un peu le réchauffé ; Ocean’s 13 use la recette jusqu’à la corde. Il réunit toujours un casting (masculin) « de rêve » mais si George Clooney et Brad Pitt regorgent de charme et de coolitude, ils n’ont ici aucune présence. En fait, les personnages les plus remarquables sont des seconds ou troisièmes rôles. Pour ce nouvel opus, les scénaristes ont joué la surenchère sur les évènements et les moyens mis en oeuvre par les casseurs de charme : l’enchainement de toutes ces péripéties finit par embrouiller l’esprit sans que l’on ait le temps de s’intéresser à une situation ou à un personnage et, finalement, Ocean’s 13 nous apparaît comme étant uniquement une entreprise commerciale.
Elle:
Lui : 1 étoile

Acteurs: George Clooney, Brad Pitt, Matt Damon, Elliott Gould, Al Pacino, Don Cheadle, Casey Affleck, Vincent Cassel

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Ocean's 13
Préparer le casse du siècle n’empêche pas d’être cool… Brad Pitt, Matt Damon et George Clooney dans Ocean’s 13 de Steven Soderbergh.

5 octobre 2016

Abattoir 5 (1972) de George Roy Hill

Titre original : « Slaughterhouse-Five »

Abattoir 5Ancien soldat, Billy Pilgrim revit par courtes séquences des périodes de son passé et même de son avenir sans qu’il puisse le contrôler… Abattoir 5 est tiré du roman homonyme de Kurt Vonnegut Jr. qui fut lui-même prisonnier de guerre à Dresde et qui, comme son personnage, est resté marqué à vie par le bombardement de la ville en 1945 par les américains. Abattoir 5 est à la fois un témoignage historique et un récit de science-fiction, mélange qui le rend assez unique en son genre. Le livre est très difficile à adapter au cinéma et George Roy Hill s’en tire fort bien. La structure est en effet des plus surprenantes puisque les périodes s’entremêlent, les passages de l’une à l’autre étant incessants, parfois très rapides pour quelques secondes seulement. Une certaine philosophie de vie émane de l’ensemble : la vie est composée de moments juxtaposés par le hasard et c’est à nous de les ordonner et de leur donner ou non de l’importance afin de contrôler et orienter notre existence.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Michael Sacks, Ron Leibman, Eugene Roche, Valerie Perrine
Voir la fiche du film et la filmographie de George Roy Hill sur le site IMDB.

Remarque :
* Le film cite le chiffre de 130 000 morts lors du bombardement de Dresde. Ce chiffre très élevé était issu d’un livre de l’écrivain anglais David Irving qui s’est révélé plus tard être un négationniste. Aujourd’hui, le bilan généralement admis est de 25 000 morts, ce qui est déjà suffisamment terrifiant.

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Ekkehardt Belle, Michael Sacks et Eugene Roche dans Abattoir 5 de George Roy Hill.

Abattoir 5
Valerie Perrine et Michael Sacks dans Abattoir 5 de George Roy Hill.

3 octobre 2016

C’est pas une vie, Jerry! (1954) de Norman Taurog

Titre original : « Living It Up »

C'est pas une vie, Jerry!Dans une petite ville du Nouveau Mexique, un garçon un peu simplet (Jerry Lewis) a, semble-t-il, été exposé brièvement à un champ radioactif. L’incompétent médecin local (Dean Martin) le déclare condamné et ne lui donne que quelques mois à vivre. Un journal à sensation newyorkais flaire la bonne affaire et décide de satisfaire son ultime désir : visiter New-York… Living It Up est un remake de Nothing Sacred (La Joyeuse Suicidée) de William Wellman (1937), une satire du monde de la publicité qui a perdu ici un peu de vigueur de propos. Living It Up est surtout une comédie burlesque. Le tandem Jerry Lewis / Dean Martin est alors une machine bien huilée, à défaut de surprendre. Les gags s’enchainent un peu mollement mais constamment ; l’ensemble ne déçoit pas vraiment mais est loin d’être remarquable. Une scène sort nettement du lot, celle où Jerry Lewis prend la place de trois docteurs de nationalités différentes tout en s’arrangeant pour ne faire face qu’à un seul à la fois. Là, c’est du grand art. Janet Leigh apporte la petite touche de charme réglementaire, sa présence dans cette comédie surprend quelque peu.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Dean Martin, Jerry Lewis, Janet Leigh, Edward Arnold, Fred Clark, Sheree North
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Remarque :
* Lorsque Dean Martin chante la sérénade à la photo d’une jeune femme dans un cadre, on reconnait bien Audrey Hepburn. La photo semble être tirée de Sabrina dont le tournage était simultané et qui sortira deux mois après le film de Taurog (tous deux pour Paramount). L’actrice était déjà connue puisqu’elle venait tout juste d’être oscarisée pour Vacances romaines de William Wyler.

Living it up
Fred Clark, Janet Leigh, Jerry Lewis et Dean Martin dans C’est pas une vie, Jerry! de Norman Taurog.