23 mars 2020

La Cité de la peur (1994) de Alain Berbérian

La Cité de la peurA Cannes, pendant le Festival, une attachée de presse tente de faire parler de son film « Red is Dead », un film d’horreur de série Z. Sans grand résultat. Mais tout change lorsqu’un tueur commet des meurtres exactement de la même manière que dans le film. Les victimes sont des projectionnistes. Aidée par un policier garde du corps, elle fait venir l’acteur principal, un peu simplet…
La Cité de la peur est la première incursion au cinéma de Les Nuls, après le succès de leurs sketches sur la chaîne cryptée Canal+. L’histoire est complètement loufoque et personne ne se prend au sérieux dans cette comédie en roue libre. Les parodies et clins d’oeil sont nombreux, l’humour est continuel, tout au plus pourra-t-on reprocher certains étirements de quelques gags. Bien qu’un peu brouillonne et moins travaillée que leurs productions ultérieures, cette « comédie familiale » résiste bien à l’épreuve du temps.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Chantal Lauby, Alain Chabat, Dominique Farrugia, Gérard Darmon
Voir la fiche du film et la filmographie de Alain Berbérian sur le site IMDB.
Voir la fiche du film sur AlloCiné.

Voir les autres films de Alain Berbérian chroniqués sur ce blog…

La Cité de la peurChantal Lauby, Dominique Farrugia et Alain Chabat dans La Cité de la peur d’Alain Berbérian.

La Cité de la peurAlain Chabat et Gérard Darmon dansent La Carioca à la façon Fred Astaire / Ginger Rodgers
dans La Cité de la peur d’Alain Berbérian.

Homonyme :
La Cité de la peur (Station West) de Sidney Lanfield (1948) avec Dick Powell et Jane Greer (western).

15 mars 2020

La Maison de la peur (1930) de James Parrott

Titre original : « The Laurel-Hardy Murder Case »
Autre titre français : « Feu mon oncle! »

La Maison de la peur (The Laurel-Hardy Murder Case)Réduits à pêcher au bout d’une jetée pour se nourrir, Oliver voit dans un journal que l’oncle de Stanley est décédé, laissant beaucoup de biens. Les héritiers doivent se présenter à la maison du défunt pour la lecture du testament…
Ce court métrage The Laurel-Hardy Murder Case est une parodie des films d’épouvante (1). Les deux compères vont en effet se retrouver dans une inquiétante demeure. Les avis sont partagés sur ses qualités : Charles Barr, grand spécialiste du duo comique, le décrit comme l’un de leurs plus mauvais courts métrages alors que Roland Lacourbe (entre autres) le considère comme tout à fait excellent. Pour ma part, j’ai trouvé l’atmosphère créée assez amusante mais la plupart des gags bien prévisibles. Cette satire semble très appréciée des amateurs de films d’épouvante (ce qui peut expliquer mon manque d’intérêt, n’étant pas moi-même un grand amateur…)
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Stan Laurel, Oliver Hardy
Voir la fiche du film et la filmographie de James Parrott sur le site IMDB.

Voir les autres films de James Parrott chroniqués sur ce blog…

(1) L’intrigue n’est pas sans rappeler celle du fameux The Cat and the Canary de Paul Leni (1927).

La Maison de la peur (The Laurel-Hardy Murder Case)Oliver Hardy, Stan Laurel et  ? dans La Maison de la peur (The Laurel-Hardy Murder Case) de James Parrott.

10 janvier 2020

La Folle histoire de l’espace (1987) de Mel Brooks

Titre original : « Spaceballs »

La Folle histoire de l'espace (Spaceballs)Dans une galaxie lointaine, les Spaceballs, ayant épuisé l’oxygène de leur planète, décident de voler tout l’air respirable de Druidia, une planète voisine et pacifique. L’opération est dirigée par le seigneur Casque Noir. Pendant ce temps, sur Druida, la princesse Vespa refuse un mariage arrangé et s’enfuit dans l’espace avec sa droïde Dot Matrix…
La Folle histoire de l’espace est une parodie de la première trilogie Star Wars. On en retrouve les personnages, quelque peu modifiés bien entendu, sur une histoire différente, parfaitement loufoque mais qui tient debout tout de même, du moins dans ses grandes lignes. Plusieurs autres films de science-fiction sont au passage évoqués et parodiés (il apporte notamment une explication franchement inattendue à La Planète des Singes). L’humour de Mel Brooks est toujours assez appuyé mais sans être trop lourd. Il aime aussi jouer avec les codes et même avec le concept  du cinéma : il a par exemple une façon très particulière de « briser le quatrième mur » (le mur imaginaire au théâtre entre les acteurs et les spectateurs) dans la scène avec les cassettes vidéo. Il me semble que personne n’avait osé le faire comme cela avant lui. Le style d’humour déjanté et sans règles de Mel Brooks pourra ne pas plaire à tous, d’ailleurs le film reçut un accueil mitigé tout en comportant plutôt bien en nombre d’entrées. George Lucas a déclaré avoir beaucoup ri. Moi aussi…
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: John Candy, Rick Moranis, Bill Pullman, Daphne Zuniga
Voir la fiche du film et la filmographie de Mel Brooks sur le site IMDB.
Voir la fiche du film sur AlloCiné.

Voir les autres films de Mel Brooks chroniqués sur ce blog…

La Folle histoire de l'espace (Spaceballs)John Candy, Joan Rivers (voix), Daphne Zuniga et Bill Pullman dans La Folle histoire de l’espace (Spaceballs) de Mel Brooks.

La Folle histoire de l'espace (Spaceballs)Rick Moranis et George Wyner dans La Folle histoire de l’espace (Spaceballs) de Mel Brooks.

30 décembre 2019

Y a-t-il un flic pour sauver Hollywood? (1994) de Peter Segal

Titre original : « Naked Gun 33 1/3: The Final Insult »

Y a-t-il un flic pour sauver Hollywood? (Naked Gun 33 1/3: The Final Insult)Le lieutenant Frank Drebin est en retraite mais ses anciens collèges viennent le rechercher pour infiltrer un petit gang de terroristes sur le point de commettre un attentat à la bombe à Hollywood…
Naked Gun 33 1/3: The Final Insult est le troisième et ultime film de la trilogie s’inspirant de la série Police Squad!. Si David Zucker est toujours producteur et crédité comme co-scénariste, il a cédé la place de réalisateur à Peter Segal. Hélas, l’humour n’est pas au niveau des deux précédents opus : c’est un humour plus potache pourrait-on dire, mais il est surtout plus répétitif et moins brillant. Le scénario est aussi beaucoup moins riche. Au passage, et le meilleur est sans doute là, le film parodie bon nombre de films célèbres ou récents (cela commence avec la descente du landau du Cuirassé Potemkine d’Eisenstein combiné avec Les Incorruptibles). On notera également quelques apparitions d’acteurs dans des petits rôles (on reconnait bien le sergent-instructeur de Full Metal Jacket en gardien de prison vociférateur) quand ils ne jouent pas leur propre rôle, tels Elliott Gould et Raquel Welch lors de la cérémonie des Oscars (l’actrice fait sa première apparition au cinéma depuis L’Animal de Claude Zidi en 1977). Nettement plus poussif, ce troisième volet a eu moins de succès. Un quatrième a été envisagé au début des années 2000 et rapidement abandonné.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Leslie Nielsen, Priscilla Presley, George Kennedy, O.J. Simpson, Fred Ward
Voir la fiche du film et la filmographie de Peter Segal sur le site IMDB.

Voir les autres films de Peter Segal chroniqués sur ce blog…

Remarque :
* 33 1/3 est la vitesse exacte de rotation des disques 33 tours. Le titre initial « Naked Gun 33 1/3 : Just for the Record » n’a pas été gardé car Paramount craignait que trop peu de personnes comprennent le jeu de mots.

Y a-t-il un flic pour sauver Hollywood? (Naked Gun 33 1/3: The Final Insult)Leslie Nielsen, Priscilla Presley et Anna Nicole Smith
dans Y a-t-il un flic pour sauver Hollywood? (Naked Gun 33 1/3: The Final Insult) de Peter Segal.

17 novembre 2019

Johnny English contre-attaque (2018) de David Kerr

Titre original : « Johnny English Strikes Again »

Johnny English contre-attaque (Johnny English Strikes Again)Lorsqu’un pirate informatique révèle le nom et la couverture de tous leurs agents infiltrés, les Services secrets britanniques n’ont pas d’autre choix que de rappeler le seul agent capable de les aider à débusquer le criminel : Johnny English, retraité du MI7, et désormais simple enseignant…
Il s’agit du troisième volet des aventures de Johnny English, après Johnny English sorti en 2003 et Johnny English, le retour sorti en 2011. Rowan Atkinson se livre à nouveau à une parodie des films d’espionnage en général et de James Bond en particulier. Inévitablement, son personnage évoque celui de l’inspecteur Clouseau qui, après cinquante ans, continue d’influencer le genre mais il ne multiplie pas les gaffes, une bonne partie de l’humour repose même sur les exploits inattendus qu’il accomplit. Quelques gags tombent à plat mais la plupart fonctionnent très bien, Rowan Atkinson sachant ne pas trop appuyer ses effets. Dans les seconds rôles, on remarque Emma Thomson qui semble beaucoup s’amuser dans son personnage de premier ministre très Theresa May-like.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Rowan Atkinson, Olga Kurylenko, Emma Thompson, Ben Miller, Jake Lacy
Voir la fiche du film et la filmographie de David Kerr sur le site IMDB.
Voir la fiche du film sur AlloCiné.

Johnny English contre-attaque (Johnny English Strikes Again)Rowan Atkinson et Olga Kurylenko dans Johnny English contre-attaque (Johnny English Strikes Again) de David Kerr.

2 décembre 2018

Le Magnifique (1973) de Philippe de Broca

Le MagnifiqueAu Mexique, un requin dévore un espion prisonnier d’une cabine téléphonique jetée à la mer. On appelle à la rescousse l’agent français Bob Saint-Clar, le meilleur agent secret du monde. Celui-ci est dépêché sur place où l’attend la très belle Tatiana. Sur une plage exotique, ils sont attaqués par une horde d’ennemis envoyés par l’infâme Karpov…
Sur une idée de scénario originale, Philippe de Broca nous sert un grand divertissement, très farfelu mais pas idiot du tout : il a une façon très amusante d’explorer les rapports entre la fiction et la réalité, (on remarquera les multiples façons de passer de l’un à l’autre, aucune n’étant utilisée deux fois) et également les rapports entre un créateur et sa création. La parodie des films d’espionnage et de la littérature de gare est assez outrée et Belmondo s’en donne à cœur-joie, bondissant et multipliant les effets de cape. Jacqueline Bisset apporte une belle touche de charme et de douceur.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Jean-Paul Belmondo, Jacqueline Bisset, Vittorio Caprioli, Mario David, Jean Lefebvre
Voir la fiche du film et la filmographie de Philippe de Broca sur le site IMDB.

Voir les autres films de Philippe de Broca chroniqués sur ce blog…

Voir les livres sur Jean-Paul Belmondo

Remarques :
* Aucun scénariste n’est mentionné au générique du fait d’un conflit entre Francis Veber et Philippe de Broca en cours d’écriture. Le scénario fut alors repris par Jean-Paul Rappeneau et Daniel Boulanger. Francis Veber a refusé que son nom apparaisse au générique.
* Jean-Paul Belmondo a gardé le surnom Le Magnifique après ce film.

Le Magnifique
Côté pile : Jacqueline Bisset et Jean-Paul Belmondo dans Le Magnifique de Philippe de Broca.

Le Magnifique
Côté face : Jean-Paul Belmondo et Jacqueline Bisset dans Le Magnifique de Philippe de Broca.

1 octobre 2017

Vampires en toute intimité (2014) de Jemaine Clement et Taika Waititi

Titre original : « What We Do in the Shadows »

Vampires en toute intimitéLa vie quotidienne n’est pas toujours facile pour quatre vampires en colocation dans une banlieue de Wellington… Ecrit, joué et réalisé par les néo-zélandais Jemaine Clement et Taika Waititi, Vampires en toute intimité se présente comme un faux-documentaire sur la vie de tous les jours (ou plutôt : de toutes les nuits) d’un petit groupe de vampires aux tempéraments très différents. L’idée de départ est originale et amusante mais le véritable tour de force est de parvenir à tenir la longueur : de nouveaux personnages sont intelligemment introduits peu à peu et relancent bien notre intérêt. Il n’y a aucun excès de scènes d’épouvante ou sanguinolentes, l’humour jouant principalement sur le décalage et la dérision.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Jemaine Clement, Taika Waititi, Jonny Brugh
Voir la fiche du film et la filmographie de Jemaine Clement et Taika Waititi sur le site IMDB.

Remarques :
* Chaque personnage est directement inspiré d’un personnage de film :
Petyr est inspiré du Nosferatu de Murnau, Vladislav du Dracula de Coppola (joué par Gary Oldman), Deacon du Dracula de Tod Browning (joué par Bela Lugosi), Viago du vampire de Entretien avec un vampire de Neil Jordan (joué par Brad Pitt) et le jeune Nick d’un personnage de Twilight de Catherine Hardwicke (joué par Robert Pattinson).

* Le film est en bonne partie improvisé. Les auteurs/réalisateurs ont écrit un scénario de 150 pages qu’ils n’ont pas montré aux autres acteurs pour privilégier la spontanéité. Stu n’est pas un acteur, c’est un véritable informaticien qui s’appelle vraiment Stu.

Vampires en toute intimité

(de g. à d.) Jemaine Clement, Taika Waititi (debout), Ben Fransham, Jonny Brugh, Cori Gonzalez-Macuer, Stu Rutherford dans Vampires en toute intimité de Jemaine Clement et Taika Waititi.

20 septembre 2017

Le grand blond avec une chaussure noire (1972) de Yves Robert

Le Grand blond avec une chaussure noirePour faire tomber son adjoint qui l’a compromis dans une affaire d’agent double, le chef des services secrets français met en place un piège : il utilise un inconnu choisi au hasard à une descente d’avion et fait croire qu’il s’agit d’un agent venu pour « régler » l’affaire de l’agent double. Bien entendu, le malheureux inconnu en question ignore tout du rôle qu’on lui fait jouer… Ecrit par Francis Veber et Yves Robert, Le grand blond avec une chaussure noire a été tourné en 1972 mails il s’inscrirait plutôt dans la veine des parodies de films d’espionnage des années soixante. Il a certes perdu un peu de son piment, son caractère osé (la robe de Mireille Darc, l’évocation du désir sexuel) s’étant fatalement émoussé, mais l’équilibre général et son absence de vulgarité lui permettent de résister au temps. Pierre Richard n’a pas ici un rôle moteur dans l’humour qui aurait certainement profité de dialogues plus affutés. L’ensemble reste très amusant aujourd’hui et fait passer un bon moment.
Elle: 3 étoiles
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Pierre Richard, Bernard Blier, Jean Rochefort, Mireille Darc, Jean Carmet
Voir la fiche du film et la filmographie de Yves Robert sur le site IMDB.

Voir les autres films de Yves Robert chroniqués sur ce blog…

Suite (sans originalité)  :
Le Retour du grand blond (1974) d’Yves Robert
Remake américain :
L’Homme à la chaussure rouge (The Man with One Red Shoe) (1985) de Stan Dragoti avec Tom Hanks et Dabney Coleman.

Le grand blond avec une chaussure noire
Pierre Richard et Mireille Darc dans Le Grand blond avec une chaussure noire de Yves Robert.
Pierre Richard, nous dit-on, n’était pas prévenu du décolleté de la robe afin d’avoir un authentique effet de surprise. La robe créée par le couturier Guy Laroche est aujourd’hui au Louvre.

2 août 2017

Plus fort que le diable (1953) de John Huston

Titre original : « Beat the Devil »

Plus fort que le diableDans un petit village du sud de l’Italie, un petit groupe d’individus assez interlopes, visiblement en cheville, attendent d’embarquer sur un bateau qui doit les emmener en Afrique. Ils sont abordés par un couple d’anglais qui seront aussi du voyage… A côté des nombreux films majeurs que compte la filmographie de John Huston, Beat the Devil ne peut que paraître mineur. Il n’en est pas moins remarquable. L’adaptation de ce roman de Claud Cockburn a été quelque peu hasardeuse : le premier scénario fut jugé très mauvais et c’est Truman Capote qui sauva la production en le réécrivant au tout dernier moment et au fur à mesure du tournage. Le film est assez difficile à décrire si ce n’est comme un détournement parodique des codes du film de gangster. Cette cohabitation forcée d’un ensemble de personnalités très disparates donne des résultats assez saugrenus. L’ensemble baigne d’un humour qui frôle le nonsense et les dialogues de Truman Capote sont vraiment savoureux. Le film est une belle surprise. Mal présenté à sa sorti (l’affiche ci-contre en est un exemple : elle laisse présager un grand film d’aventures), le film fut un échec commercial.  Beat the Devil fut le sixième film de John Huston avec Humphrey Bogart. Ce fut hélas le dernier. John Huston aura la pénible charge d’écrire l’oraison funèbre de son ami Bogie deux ans plus tard.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Humphrey Bogart, Jennifer Jones, Gina Lollobrigida, Robert Morley, Peter Lorre, Edward Underdown
Voir la fiche du film et la filmographie de John Huston sur le site IMDB.

Voir les autres films de John Huston chroniqués sur ce blog…

Voir les livres sur John Huston

Remarques :
* Le film est produit par Santana, la compagnie d’Humphrey Bogart.
* La plus grande partie du film a été tournée à Ravello, près d’Amalfi au sud de Naples.
* Une anecdote circule à propos de Beat the Devil : le jeune Peter Sellers aurait doublé Humphrey Bogart dans certaines scènes lorsqu’il eut les dents cassées dans un accident automobile. Le doublage est si bien fait qu’il est indétectable… (John Huston mentionne bien cet accident dans ses mémoires mais il a eu lieu avant le premier jour de tournage… Patrick Brion ajoute que Sellers aurait également doublé certains acteurs italiens qui n’avaient pas compris les directives qu’on leur donnait).
* Le film est tombé dans le domaine public et les copies qui circulent sont souvent tronquées ou de mauvaise qualité.

Beat the Devil
Humphrey Bogart et Jennifer Jones (en blonde!) dans Plus fort que le diable de John Huston.

Beat the Devil
Peter Lorre, Marco Tulli et Robert Morley dans Plus fort que le diable de John Huston.

Beat the Devil
Humphrey Bogart, Gina Lollobrigida et Edward Underdown dans Plus fort que le diable de John Huston (photo publicitaire).

11 mars 2017

Top Secret! (1984) de Jim Abrahams, David Zucker et Jerry Zucker

Top Secret!En Allemagne de l’Est, un général veut réunir les deux Allemagne et en prendre la direction. Il organise un concert pour détourner l’attention et fait venir une vedette américaine de rock and roll… Top Secret est écrit et réalisé par Jim Abrahams, David et Jerry Zucker, les trois compères qui avaient créé Y a-t-il un pilote dans l’avion? en 1980. C’est une satire des films sur la Seconde Guerre mondiale. L’histoire est totalement farfelue, pleine d’anachronismes de lieux (il y a des taxis londoniens en Allemagne et la Résistance est française) et de temps (musicalement, nous sommes dans les années cinquante voire soixante alors que les allemands sont habillés comme des nazis et on peut voir des véhicules de plusieurs époques). Il y a de bons et même de très bons gags, avec beaucoup de détournements de poncifs. Cela n’arrête pas. En outre, les clins d’œil ou pastiches de films sont très nombreux. Val Kilmer se révèle très convaincant en star de rock’n roll, l’acteur chantant lui-même les morceaux avec beaucoup d’énergie. Moins connu que Y a-t-il un pilote dans l’avion? et incontestablement bien plus réussi que ses suites, Top Secret! est un vrai plaisir à regarder.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Val Kilmer, Lucy Gutteridge, Peter Cushing, Jeremy Kemp, Omar Sharif
Voir la fiche du film et la filmographie de Jim Abrahams, David Zucker et Jerry Zucker sur le site IMDB.

Voir les autres films de Jim Abrahams, David Zucker et Jerry Zucker chroniqués sur ce blog…

Listes des films pastichés ou évoqués :
Le magicien d’Oz (1939), Autant en emporte le vent (1939), Casablanca (1942), Les conspirateurs (1944), Espions sur la Tamise (1944), Tendre symphonie (1944), Cape et poignard (1946), Amour frénétique (1957), Frankenstein s’est échappé! (1957), La grande évasion (1963), Goldfinger (1964), La mélodie du bonheur (1965), Le crâne maléfique (1965), Les dents de la mer (1975), Une poignée de salopards (1978), Le lagon bleu (1980), Les aventuriers de l’arche perdue (1981), E.T., l’extra-terrestre (1982).

Top Secret!
Lucy Gutteridge et Val Kilmer dans Top Secret! de Jim Abrahams, David Zucker et Jerry Zucker.

Top Secret!
Ian McNeice et Omar Sharif dans Top Secret! de Jim Abrahams, David Zucker et Jerry Zucker.