(Court métrage, 2 bobines) Stanley et sa femme viennent sonner à l’improviste chez Oliver et son épouse qui tentent, en vain, de ne pas leur répondre. Oliver et Stanley sortent acheter des glaces. Au retour, ils sauvent une désespérée qui tentait de se suicider. La jeune femme vient perturber leurs ménages respectifs…
Les deux premières scènes reprennent l’idée de Should Married Men Go Home, court muet de 1928, mais tout est ici amplifié et les réactions semblent vraiment excessives. Une fois de plus, les femmes sont vraiment représentées comme de véritables dragons. Elle: – Lui :
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Depuis que Nora a assisté au procès de Jacques Viguier, accusé du meurtre de sa femme qui a disparu, elle est persuadée de son innocence. Craignant une erreur judiciaire, elle convainc un ténor du barreau, l’avocat Eric Dupond-Moretti, de le défendre pour son second procès en appel…
Directement inspiré de l’affaire Viguier, Une intime conviction est le premier long métrage d’Antoine Raimbault. Celui-ci avait déjà montré son intérêt pour le fonctionnement de la justice avec son court métrage Vos violences (2014) dans lequel Eric Dupond-Moretti lui-même jouait le rôle d’un avocat. Ici, c’est Olivier Gourmet qui interprète son rôle et, comme on pouvait s’y attendre, il le fait merveilleusement bien. Le film a gardé les noms réels des protagonistes de l’affaire, seul le personnage de Nora, parfaitement incarné par Marina Foïs, a été ajouté. Le récit retrace le second procès sans effets de manche et nous montre le fonctionnement de la justice en France, un éclairage bienvenu car il est notoire que, par le cinéma, nous connaissons bien mieux les rouages de la justice américaine (le fameux « objection, votre Honneur ! ») Le film de procès est en effet un genre peu couru en France mais Antoine Raimbault nous prouve ici que, intelligemment fait, un tel film peut captiver ses spectateurs. Elle: Lui :
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Remarque :
* Largement impliqué dans l’affaire, Olivier Durandet a tenté de faire interdire le film pour « atteinte à la vie privée ». Le tribunal de grande instance de Paris a débouté sa demande, estimant que les faits traités étaient notoires.
Marina Foïs et Olivier Gourmet dans Une intime conviction de Antoine Raimbault.
Mario Ilari, un jeune chômeur, est injustement accusé d’avoir tué une fille qu’il connaît. L’avocat Roberto Marini accepte de prendre sa défense, principalement parce qu’il pense à la médiatisation du procès. Dès la première entrevue, l’avocat est persuadé que Mario ne dit pas la vérité… Dans les faubourgs de la ville est le second long métrage de Carlo Lizzani, ici secondé par Massimo Mida. Le scénario de ce film néoréaliste est inspiré d’un fait divers réel. Cette histoire, dont les protagonistes sont des habitants des « faubourgs », en réalité plutôt des bidonvilles, met en relief les préjugés et différences de traitement suivant la condition sociale. Giuletta Masina n’a qu’un second rôle mais montre une fantastique présence à l’écran dans toutes les scènes où elle est présente. De façon assez manichéenne, les personnages « respectables » sont particulièrement ternes tandis que les habitants du lieu ont une personnalité plus marquée. L’un des personnages, le joueur de scie musicale, est assez étrange et complexe. Hélas, le scénario aurait certainement profité d’un peu plus de rigueur. Elle: – Lui :
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Sur l’île de Trinidad aux Antilles, le corps d’un résident américain est retrouvé dans l’eau du port. L’enquête officielle conclut à un suicide, mais les autorités restent sceptiques. Sa femme est danseuse dans un cabaret. Son frère arrive sur l’île peu après. Il avait été appelé par le défunt et refuse de croire à un suicide…
Harry Cohn, patron de la Columbia, n’a pas la réputation de faire de la dentelle. Pour célébrer le retour de Rita Hayworth sur les écrans après trois ans d’absence (1), il concocte un film sur mesure calqué sans complexe sur celui qui l’a propulsée au rang de sex-symbol : Gilda. L’histoire est pratiquement la même et Glenn Ford a été rappelé pour reformer le tandem. Le point fort du film n’est pas le scénario qui ne réserve aucune surprise mais bien le charme de l’actrice. Rita Hayworth est absolument superbe dans les robes dessinées par Jean Louis (déjà présent pour Gilda) et elle nous gratifie de deux numéros de chant particulièrement suggestifs, du genre qui vous cloue au fauteuil (comme dans Gilda…) Sa présence rend le film fort plaisant malgré tous ses défauts. Les critiques furent mauvaises mais le succès commercial fut immense. Elle: – Lui :
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Voir les autres films de Vincent Sherman chroniqués sur ce blog…
Remarques :
* L’Affaire de Trinidad est le quatrième des cinq films que Rita Hayworth et Glenn Ford ont tournés ensemble.
* Outre les multiples emprunts à Gilda, le réalisateur a avoué dans son autobiographie que les scénaristes avaient repris des éléments de Notorious d’Hitchcock.
(1) Trois ans auparavant, Rita Hayworth au sommet de sa gloire avait laissé le monde du cinéma sans voix en déclarant arrêter sa carrière d’actrice pour épouser le prince Ali Khan. Ce mariage tourna rapidement au désastre.
Alexander Scourby, Glenn Ford et Rita Hayworth dans L’affaire de Trinidad (Affair in Trinidad) de Vincent Sherman.
Glenn Ford dans L’affaire de Trinidad (Affair in Trinidad) de Vincent Sherman.
Dans un camp de chercheurs d’or, le shérif Jack Rance voudrait bien épouser la « fille », une orpheline héritière du saloon local. Mais celle-ci rencontre le bandit Ramerrez sous une fausse identité et une idylle commence à naître… The Girl of the Golden West de Cecil B. DeMille est la première adaptation de la pièce à succès de David Belasco écrite en 1905. Les adaptations de pièces de théâtre pour le cinématographe étaient alors courantes, Cecil B. DeMille en a réalisée de nombreuses en 1914-1915. Il se forgeait ainsi une première expérience. Il est un peu difficile de détecter les qualités qu’il montrera très rapidement par la suite : nous sommes loin de The Cheat qu’il tournera peu après, que ce soit dans la maitrise du déroulement du récit, dans le montage ou dans la lumière. La séquence la plus remarquable est une partie de poker pour sceller le sort d’un homme où le réalisateur parvient à créer une réelle tension. L’interprétation de Theodore Roberts (le shérif) est bien trop théâtrale, par son jeu et sa prestance, défaut qui était encore très courant en ce milieu des années 1910. Un film pas vraiment remarquable. (Film muet, 45 mn). Elle: – Lui :
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Remarque :
* Autres adaptations de la pièce de David Belasco : The Girl of the Golden West d’Edwin Carewe (1923) avec Sylvia Breamer The Girl of the Golden West de John Francis Dillon (1930) avec Ann Harding The Girl of the Golden West (La belle cabaretière) de Robert Z. Leonard (1938), comédie musicale avec Jeanette MacDonald
??, Mabel Van Buren et Theodore Roberts dans The Girl of the Golden West de Cecil B. DeMille.
Devenu adolescent, le jeune Andy a donné tous ses jouets. Woody est maintenant chez Bonnie, une petite fille, mais il est loin d’être son jouet préféré. Alors que Bonnie s’apprête à passer son premier jour à l’école maternelle, Woody s’inquiète pour elle et parvient à se mettre dans son sac à dos. C’est grâce à lui que Bonnie va se créer un nouveau jouet avec une fourchette. Mais ce dernier ne veut pas être un jouet…
Généralement, la qualité des suites de films s’inscrit sur une pente descendante. Pour Toy Story, il n’en est rien et ce quatrième opus montre une inventivité et une qualité dans l’écriture absolument remarquable. C’est un film très complet qui amuse, émeut et émerveille. Le créativité est toujours aussi vivace chez Pixar. Elle: – Lui :
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Escroc à la petite semaine, Joseph Peretti ne travaille bien qu’en association avec son fils Micka qui est de plus en plus las de se faire traiter comme un moins que rien par lui. Et, avec une fille célibataire enceinte, une grand-mère à charge, une femme qui ne travaille pas et un propriétaire qui veut récupérer ses loyers, les lendemains ne chantent guère pour Joseph Peretti… Comme des rois est le troisième long métrage de Xavier Molia qui en a écrit le scénario. Il traite de la transmission et des rapports père-fils dans le cadre très particuliers d’arnaqueurs de petit calibre. Le cinéaste dit avoir voulu garder une forme de légèreté et d’humour tout en traitant de la dureté des conditions sociales. Ce n’est pas vraiment le cas. On est plutôt atterré par la multiplication des plans foireux du père, ce qui bloque toute empathie, et le misérabilisme du propos finit par mettre mal à l’aise. C’est le genre de film que l’on n’ose pas trop condamner et, dès lors, on se raccroche aux branches en louant la prestation des acteurs… C’est ce qu’a fait la critique qui a louangé ce film finalement assez déprimant. Elle: Lui :
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En l’an 2563, le Dr Dyson Ido, médecin spécialisé dans les augmentations biomécaniques, trouve dans une décharge à ciel ouvert les restes d’une androïde. Dans sa clinique, après lui avoir donné un nouveau corps, il parvient à réveiller la jeune cyborg qui reste amnésique. Rapidement, elle se découvre des réflexes combatifs et une force surhumaine…
James Cameron a nourri le projet d’adapter le manga Gunnm (9 tomes de 220 pages) depuis le début des années 2000 mais l’a sans cesse repoussé. Il a fini par en confier la réalisation à Robert Rodriguez, lui restant scénariste et producteur. Cette fable de science-fiction se situe dans la veine cyberpunk tout en offrant une bonne part de rêve. Si les mécanismes du récit et même le monde créé peuvent paraître peu originaux, le résultat est assez fort et marquant. L’héroïne est aussi étrange qu’attachante. Le parti-pris de lui donner (grâce à un effet numérique) des yeux plus grands que la normale, à l’instar des personnages de mangas, se révèle efficace pour exprimer sa nature artificielle. Les séquences d’action sont virevoltantes, brutales sans être sanglantes, la violence paraissant irréelle. L’ensemble a un petit côté enfantin, laissant une bonne place à l’émerveillement. Elle: – Lui :
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(Film muet, 20 mn env., 2 bobines) Titus Tillsbury (James Finlayson), homme respectable et respecté, prépare un discours avec son secrétaire particulier, Romaine Ricketts (Stan Laurel), lorsque surgit « Peaches » (Mae Busch), une ravissante jeune femme avec qui il a eu une aventure. Elle lui montre une photo compromettante et menace de ruiner sa carrière…
Chronologiquement parlant, Love ‘Em and Weep est le quatrième ou cinquième film de Laurel et Hardy (1) mais, s’ils font tous les deux partie de l’écurie d’Hal Roach, le duo n’est pas vraiment encore bien établi : Stan Laurel a un rôle certes assez important mais c’est un second rôle, qui ne lui permet donc pas de développer son jeu si particulier, et Oliver Hardy ne fait que de la figuration. Le premier rôle est tenu par James Finlayson, solide comique avec tout un jeu de mimiques hilarantes. C’est une comédie fort bien construite avec de bonnes trouvailles de gag. Une version parlante sera refaite quatre ans plus tard par le duo Laurel & Hardy qui auront cette fois les premiers rôles : Chickens Come Home. Elle: – Lui :
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