19 août 2020

La Prière (2018) de Cédric Kahn

La PrièrePour se libérer de sa dépendance à l’héroïne, le jeune Thomas rejoint une communauté d’anciens jeunes drogués qui lui proposent un changement de vie radical. Privé de tout, isolé du monde extérieur dans un petit village des Alpes, il devra se soigner par la prière et le travail. Dans ce nouveau monde, il découvre l’amour, l’amitié et même la foi…
La Prière est un film vraiment étonnant. Loin de tous les clichés et sans effet de dramatisation, Cedric Kahn réussit à faire un film magnifique et sensible. Le personnage central de son histoire va se reconstruire en découvrant des grandes valeurs humaines, telles l’amitié, la solidarité, l’ouverture aux autres et trouver ainsi une certaine sérénité. La religion n’est pas l’élément majeur de cette renaissance, elle lui offre plutôt un cadre général. Le film a été tourné sans acteur connu (Hanna Schygulla n’a qu’un petit rôle). Anthony Bajon est assez remarquable, il montre une grande présence à l’écran et sait mettre de l’intensité dans son jeu.
Elle: 4 étoiles
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Anthony Bajon, Damien Chapelle, Alex Brendemühl, Louise Grinberg, Hanna Schygulla
Voir la fiche du film et la filmographie de Cédric Kahn sur le site IMDB.
Voir la fiche du film sur AlloCiné.

Voir les autres films de Cédric Kahn chroniqués sur ce blog…

 La PrièreAnthony Bajon dans La Prière de Cédric Kahn.

10 juillet 2020

Face à la nuit (2018) de Ho Wi-ding

Titre original : « Cities of Last Things »

Face à la nuit (Cities of Last Things)Ce film sino taïwanais montre trois moments-clés dans la vie d’un homme, trois nuits où sa vie a basculé…
Ces trois épisodes sont montées à rebours, c’est-à-dire que nous commençons par le moment ultime de sa vie, situé dans le futur en 2049 alors qu’il a 66 ans. Le deuxième épisode se situe en 2016 alors qu’il a 33 ans, et le troisième en 2000 à l’âge de 17 ans. Certains de ses actes de 2049 nous paraissent tout d’abord inexpliqués et il faut attendre de voir les épisodes plus anciens pour mieux comprendre son comportement et son état d’esprit. C’est une construction originale, rendue sans doute un peu plus difficile par notre difficulté à retenir les noms chinois (1). L’ensemble est assez noir et désillusionné mais puissant. Se déroulant en grande partie de nuit, l’image a beaucoup de bruit vidéo. On peut reprocher à Ho Wi-ding d’avoir parfois privilégié la forme sur le fond dans certaines scènes mais son film reste assez remarquable.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Lu Huang, Lee Hong-Chi, Jack Kao, Louise Grinberg
Voir la fiche du film et la filmographie de Ho Wi-ding sur le site IMDB.
Voir la fiche du film sur AlloCiné.

Remarques :
* Les trois épisodes ont un titre (non apparent à l’écran) : « Désillusion » pour 2049, « Désir » pour 2016 et « Innocence » pour 2000.
* Le titre d’origine de Face à la nuit est Cities of Last Things. Il s’inspire du livre In The Country of Last Things de Paul Auster, l’un des écrivains préférés du réalisateur : « ‘Cities’ est au pluriel parce que même si l’histoire se déroule dans la même ville, elle prend en fait l’apparence de plusieurs villes. Finalement une ville peut varier d’un caractère à un autre au cours du temps, à l’image d’une personne ». (Extrait du dossier de presse)

(1) Un synopsis très détaillé est présent sur la fiche Wikipédia du film…. mais il faut mieux le lire après avoir vu le film plutôt qu’avant

Face à la nuit (Cities of Last Things)Louise Grinberg et Lee Hong-Chi dans Face à la nuit (Cities of Last Things) de Ho Wi-ding.