12 novembre 2007

Diamants sur canapé (1961) de Blake Edwards

Titre original : « Breakfast at Tiffany’s »

Diamants sur canapéElle :
(pas vu)

Lui :
Cette adaptation d’un roman de Truman Capote n’aurait probablement été qu’une comédie assez conventionnelle si elle avait était tournée par Frankenheimer avec Marilyn Monroe comme cela était prévu au départ. Entre les mains de Blake Edwards, elle est devenue tout autre chose : Diamants sur Canapé reste une comédie, certes, mais une comédie tendre et très originale. Replacée dans son contexte du début des années 60, elle est même particulièrement novatrice dans sa façon de mettre en avant ses deux principaux personnages. Délicieusement farfelue, Audrey Hepburn nous charme et nous attendrit malgré son idée fixe de faire un mariage intéressé. Blake Edwards parsème son film de petites touches bien personnelles dont certaines évoquent certains de ses films suivants : le voisin asiatique et tempétueux (interprété par un Mickey Rooney en pleine forme) fait penser à La Panthère Rose et la scène complètement folle de la soirée préfigure La Party. Même vu presque 50 ans plus tard, Diamants sur Canapé nous apparaît toujours comme un film attachant doté d’une belle personnalité.
Note : 4 étoiles

Acteurs: Audrey Hepburn, George Peppard, Patricia Neal, Mickey Rooney, Buddy Ebsen
Voir la fiche du film et la filmographie de Blake Edwards sur le site imdb.com.

Voir les autres films de Blake Edwards chroniqués sur ce blog…

3 réflexions sur « Diamants sur canapé (1961) de Blake Edwards »

  1. Revu il y a quelques jours, »Diamants sur canapé » possède d’indéniables atouts dus à la qualité de la réalisation, au ton employé par Blake Edwards qui lui confèrent un charme certain et durable, malgré la minceur du scénario (centré sur les deux personnages), et quelques passages « faiblards », comme par exemple la visite à la prison de Sing-Sing, ou bien la scène où l’ on apprend la mort du frère d’Audrey H., voire même le retour de son mari peu avant. Le travail sur les couleurs, les décors typiques de l’univers de l’auteur, participent à la réussite du film, sans que celui-ci, à mon sens, puisse être considéré comme une oeuvre majeure (ce qui n’est pas le cas de « The Party »). De par ma profession, je trouve intéressant le personnage d’Audrey Hepburn, dont les rêves de réussite, et les variations d’humeur au gré du sens du vent (sa boussole est sentimentale et matérielle), m’interpellent sur le plan de sa personnalité très immature. A y regarder de près, sa vie me semble terriblement vide et sans aucune épaisseur, constamment à la recherche d’un solide ancrage. La scène finale voudrait qu’enfin « la raison » l’emporte, mais j’ai bien peur que la vie de couple promise soit compliquée pour Peppard en compagnie d’ un tel ovni insaisissable (Audrey Hepburn) ;-). note personnelle : 13/20 ou 3,5 étoiles sur 5.

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