9 janvier 2019

Black Swan (2010) de Darren Aronofsky

Black SwanLe maître de ballet Thomas Leroy désire n’utiliser qu’une seule danseuse pour interpréter le cygne blanc et le cygne noir du Lac des cygnes. La jeune Nina est parfaite pour danser le cygne blanc mais aura-t-elle la capacité de personnifier son double maléfique ? …
Dès les premières minutes, Darren Aronofsky ne ménage pas les effets pour créer un climat anxiogène : très gros plans, caméra instable, musique oppressante, montage rapide. Il n’y a aucune progression, aucune recherche ; c’est juste désagréable. Le propos, « la recherche de perfection mène à la folie », ne montre guère plus de subtilités et la démonstration puise dans le tout-venant psychologique et psychanalytique. Le film a connu un succès inattendu, aussi bien auprès du public que de la critique, la prestation de style « habitée par son personnage » de Natalie Portman n’étant probablement pas étrangère à ce plébiscite.
Elle: 1 étoile
Lui : 1 étoile

Acteurs: Natalie Portman, Mila Kunis, Vincent Cassel, Barbara Hershey, Winona Ryder
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Remarques :
* Le danseur interprétant le Prince n’est autre que Benjamin Millepied qui a également créé la chorégraphie des ballets (que l’on voit très peu).

Black Swan
Natalie Portman dans Black Swan de Darren Aronofsky

2 janvier 2019

Whiplash (2014) de Damien Chazelle

WhiplashUn jeune batteur de jazz de 19 ans vient d’intégrer le prestigieux Shaffer Conservatory de New York. Il est repéré par le très exigeant Terence Fletcher, enseignant et chef d’orchestre…
Whiplash est un film remarquable à plus d’un titre. Tout d’abord, le scénario est très réduit mais il parvient néanmoins à nous captiver. Il faut y réfléchir après coup pour réaliser qu’il répète plus ou moins le même type de scène. Ensuite, et c’est sans doute l’explication, l’interprétation est admirable. J.K. Simmons et le jeune Miles Teller montrent tous deux une grande présence à l’écran. De plus, alors que le cinéma nous a habitués aux acteurs qui ne savent qu’à peine tenir un instrument de musique, Miles Teller est batteur depuis dix ans et J.K. Simmons se destinait au métier de compositeur avant de devenir acteur. Damien Chazelle (29 ans) a lui-même envisagé devenir batteur de jazz professionnel avant de se lancer dans le cinéma. Tout cela donne une grande authenticité à l’ensemble et Whiplash est sans aucun doute l’un des films qui approche le mieux la démarche et le travail d’un musicien. Le fond du propos est un peu confus puisqu’il semble fustiger la recherche à tout prix de la perfection, ce que vient contredire un happy-end plaisant mais antagonique. Le film a connut un grand succès.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Miles Teller, J.K. Simmons, Paul Reiser, Melissa Benoist
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Remarques :
* Le titre fait référence au morceau Whiplash de Hank Levy, repris plusieurs fois dans le film.
* Ne parvenant pas à financer un long métrage, Damien Chazelle a d’abord réalisé un court-métrage qu’il présenta au Festival du film de Sundance en 2013. Grâce au Prix du Jury, il parvint à trouver le financement pour le faire en long métrage. J.K. Simmons interprétait déjà le professeur dans le court métrage.

Whiplash
Miles Teller et J.K. Simmons dans Whiplash de Damien Chazelle.

26 juin 2018

Sherlock Holmes: Jeu d’ombres (2011) de Guy Ritchie

Titre original : « Sherlock Holmes: A Game of Shadows »

Sherlock Holmes: Jeu d'ombres1891. Le monde occidental est déstabilisé par une série d’attentats qui peut le faire basculer dans la guerre. Sherlock Holmes est le seul à déceler la marque du professeur Moriarty et va tout faire pour contrecarrer ses plans maléfiques…
Sherlock Holmes: Jeu d’ombres est la suite de Sherlock Holmes réalisé par le même Guy Ritchie. L’histoire a été cette fois imaginée et écrite par les époux Kieran et Michele Mulroney dans l’esprit des romans de Conan Doyle tout en gardant le personnage iconoclaste du premier volet. Si les ingrédients restent les mêmes, l’ensemble est mieux équilibré, plus subtil, avec une intrigue riche et joliment corsée. Même l’alchimie très particulière entre Holmes et Watson, toujours mâtinée un peu lourdement d’homosexualité, semble ici mieux intégrée. Certains effets paraissent superflus mais cet habituel défaut reste ici finalement assez négligeable. Avec son côté british qui lui apporte un peu d’élégance, Sherlock Holmes: Jeu d’ombres se révèle être une comédie policière rétro vraiment plaisante. Le film fut boudé par la critique mais pas par le public et un troisième volet est prévu pour 2020.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Robert Downey Jr., Jude Law, Noomi Rapace, Rachel McAdams, Jared Harris, Stephen Fry
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Sherlock Holmes Jeu d'ombres
Robert Downey Jr., Noomi Rapace et Jude Law dans Sherlock Holmes: Jeu d’ombres de Guy Ritchie.

2 février 2018

L’amour est un crime parfait (2013) de Arnaud Larrieu et Jean-Marie Larrieu

L'amour est un crime parfaitMarc est un professeur de littérature à l’université de Lausanne qui attire ses jeunes étudiantes. Quelques jours après la disparition de la plus brillante d’entre elles qui était sa dernière conquête, il rencontre Anna qui cherche à en savoir plus sur sa belle-fille disparue…
L’amour est un crime parfait est l’adaptation d’un roman de Philippe Djian publié en 2010, Incidences. Dès le générique, les frères Larrieu montrent qu’ils cherchent à nous intriguer en créant (un peu artificiellement) une atmosphère énigmatique. Les situations sont inhabituelles et l’ensemble est assez élégant, attirant même, mais l’absence de profondeur des personnages nous éloigne quelque peu de cette histoire finalement bien confuse dans son développement. Malgré un beau plateau d’acteurs, le plus enthousiasmant dans ce film, ce sont les décors et les paysages enneigés des Alpes que les frères Larrieu savent parfaitement mettre en valeur.
Elle: pas d'étoile
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Mathieu Amalric, Karin Viard, Maïwenn, Sara Forestier, Denis Podalydès
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Pour lire un avis très différent, vous pouvez allez lire la critique sur Abus de Ciné dont l’enthousiasme fait plaisir à voir…

 

L'amour est un crime parfait
Mathieu Amalric et Sara Forestier dans L’amour est un crime parfait de Arnaud Larrieu et Jean-Marie Larrieu.

L'amour est un crime parfait
Karin Viard et Maïwenn dans L’amour est un crime parfait de Arnaud Larrieu et Jean-Marie Larrieu.

Les décors :
L’université est en réalité un bâtiment de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL) en Suisse, les scènes urbaines sont filmées à Lausanne, le chalet du professeur est filmé en France à Megève, les scènes de montagne (gouffre) sont filmées sur le plateau des Glières en Haute-Savoie, les bungalows sur le lac de la scène de finale sont à Neufchâtel en Suisse..

EPFL
Vue aérienne du Rolex Learning Center (également surnommé Rolling Center), bâtiment de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne. Il est l’œuvre de l’agence japonaise d’architecture SANAA, lauréate du concours d’architecture de 2004. L’éclairage est principalement naturel grâce à la lumière qui entre par les patios et les façades extérieures. La ventilation est elle aussi complètement naturelle, elle est assurée par des ouvrants automatiques qui s’ouvrent autour des patios pour laisser entrer de l’air plus frais du dehors.

9 janvier 2018

Nuits blanches sur la jetée (2014) de Paul Vecchiali

Nuits blanches sur la jetéeEn se promenant à la nuit tombée sur la jetée du port de Sainte-Maxime, un instituteur en année sabbatique fait la rencontre d’une jeune femme. Tous deux entament une discussion qu’ils vont poursuivre les jours suivants. Elle lui raconte attendre le retour de l’homme qu’elle aime… Nuits blanches sur la jetée est adapté du roman Les Nuits blanches de Fédor Dostoïevski, précédemment porté à l’écran par Visconti en 1957 et par Robert Bresson en 1971. Le format choisi par Paul Vecchiali est séduisant par son originalité : une mise en scène minimaliste, nocturne, avec deux acteurs et un lieu unique, la jetée. Il y a deux types de fond, assez opposés, en accord avec l’état d’esprit du moment : le Golfe de Saint-Tropez et ses lumières qui apparaissent comme des boules multicolores qui incitent à l’optimisme ou bien le mur austère de la jetée, plutôt du genre « no future ». Nuits blanches sur la jetée est un film dont on aimerait dire du bien mais, hélas, il peine à exprimer la richesse des sentiments de ses deux personnages et se révèle finalement assez confus. Les effets d’interprétation sont en outre appuyés. Pascal Cervo joue trop sur l’impénétrabilité pour exprimer le dilemme de son personnage qui, doté d’une piètre opinion de lui-même, est tiraillé entre son désir de s’interposer et ses propres peurs. De son côté, Astrid Adverbe tente de montrer la passion de son personnage par des changements très soudains. On en vient presque à oublier la beauté du texte.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Astrid Adverbe, Pascal Cervo
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Remarques :
* Le noir et blanc de la scène entre Pascal Cervo et Geneviève Montaigu n’était pas voulu. En réalité, la scène fut filmée en couleurs avec des rideaux rouges… à l’aide d’un Iphone. Mécontent du rendu des couleurs mais satisfait de l’interprétation, Paul Vecchiali a préféré la convertir en noir et blanc plutôt que la tourner de nouveau.
* Le vieux pêcheur de la scène qui ouvre le film est interprété par Paul Vecchiali lui-même.

Nuits blanches sur la jetée
Pascal Cervo et Astrid Adverbe dans Nuits blanches sur la jetée de Paul Vecchiali.

27 décembre 2017

My Sweet Pepper Land (2013) de Hiner Saleem

My Sweet Pepper LandHéros des combats pour l’indépendance, Baran accepte un poste de policier au commissariat d’un village isolé au nord du Kurdistan irakien, près de la frontière turque. Là, il fait la rencontre de Govend, une jeune femme qui est venu tenir le poste d’institutrice. Tous deux vont se heurter au chef mafieux local qui règne en maître sur la région…
Production franco-germano-kurde, My Sweet Pepper Land a été écrit et réalisé par le réalisateur kurde Hiner Saleem. Il y souligne l’archaïsme et la pesanteur d’un pays en pleine mutation. Le western américain a souvent traité cette période charnière où la loi de l’Etat doit s’imposer aux grands propriétaires locaux habitués à régner sur leur région. Hiner Saleem cultive cette analogie en donnant une grande importance aux chevaux, unique moyen de transport, et par divers détails tels les chapeaux. Mais le plus étonnant est la façon dont il parvient à instiller de l’humour dans cette histoire dure et tragique. Cet humour est parfois très noir comme dans la scène de pendaison lamentablement ratée qui ouvre le film. L’image est assez belle, le film a été tourné sur place en décors naturels. En dehors des quelques personnages principaux, tous les rôles sont tenus par des acteurs non professionnels. Hiner Saleem tient lui-même le rôle du photographe. S’il n’est pas sans maladresse, le film est particulièrement convaincant.
Elle: 4 étoiles
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Korkmaz Arslan, Golshifteh Farahani
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My Sweet Pepper Land
Golshifteh Farahani dans My Sweet Pepper Land de Hiner Saleem.

My Sweet Pepper Land
Golshifteh Farahani et Korkmaz Arslan dans My Sweet Pepper Land de Hiner Saleem.

8 novembre 2017

J. Edgar (2011) de Clint Eastwood

J. EdgarJ. Edgar Hoover raconte à une jeune recrue chargée d’écrire sa biographie les quelque cinquante années qu’il a passées à la tête du FBI … Ce film d’Eastwood laisse un goût un peu bizarre. Hoover est un personnage guère recommandable, capable de toutes les bassesses pour poursuivre sa croisade obsessionnelle contre le crime et la « subversion bolchévique ». Avec ses dossiers secrets, il a fait chanter plusieurs générations d’hommes et femmes publiques, y compris plusieurs présidents (de Roosevelt à Nixon), ce qui explique sa longévité. Le regard que Clint Eastwood porte sur Hoover est aussi ambigu qu’inconsistant. Il est ambigu car le réalisateur, qui n’a jamais caché ses préférences politiques, décrit bien toutes les tares du personnage mais tend à les minimiser ou à les expliquer, et donc les justifier. Il est inconsistant car finalement il ne dit rien. L’art de Clint Eastwood est dire les choses tout en laissant quelques pistes pour pouvoir éventuellement y voir le contraire : par exemple, il nous montre une enquête rondement et intelligemment menée aboutissant à l’arrestation du kidnappeur du fils Lindbergh tout en introduisant une petite confusion dans les détails qui permet à certaines personnes attentives (ou à l’esprit mal tourné !) de comprendre que les preuves ont été fabriquées de toutes pièces. Ainsi, il coupe court à la critique et satisfait tout le monde. Finalement, il parvient à contourner tous les sujets qui fâchent et noie l’ensemble dans un torrent de sentimentalisme bon marché sur son homosexualité (présumée) à propos de laquelle il réussit à ne rien dire du tout (si ce n’est qu’il était homosexuel sans l’être vraiment) et sur sa mère castratrice qui en a fait un infirme social… Si le film est très ambigu sur le fond du fait de la fascination d’Eastwood pour son personnage, la forme est plus séduisante : extrêmement convaincant dans son personnage, Leonardo Di Caprio fait une superbe prestation et son maquillage de sexagénaire est extraordinaire. Le pauvre Armie Hammer n’a pas eu la même chance : vieilli, il semble affublé d’un masque mal ajusté qui aurait été prévu pour quelqu’un d’autre. Les critiques furent unanimement élogieuses…
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Leonardo DiCaprio, Armie Hammer, Naomi Watts, Judi Dench
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J. Edgar
Leonardo DiCaprio et Armie Hammer dans J. Edgar de Clint Eastwood.

1 octobre 2017

Vampires en toute intimité (2014) de Jemaine Clement et Taika Waititi

Titre original : « What We Do in the Shadows »

Vampires en toute intimitéLa vie quotidienne n’est pas toujours facile pour quatre vampires en colocation dans une banlieue de Wellington…
Ecrit, joué et réalisé par les néo-zélandais Jemaine Clement et Taika Waititi, Vampires en toute intimité se présente comme un faux-documentaire sur la vie de tous les jours (ou plutôt : de toutes les nuits) d’un petit groupe de vampires aux tempéraments très différents. L’idée de départ est originale et amusante mais le véritable tour de force est de parvenir à tenir la longueur : de nouveaux personnages sont intelligemment introduits peu à peu et relancent bien notre intérêt. Il n’y a aucun excès de scènes d’épouvante ou sanguinolentes, l’humour jouant principalement sur le décalage et la dérision.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Jemaine Clement, Taika Waititi, Jonny Brugh
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Remarques :
* Chaque personnage est directement inspiré d’un personnage de film :
Petyr est inspiré du Nosferatu de Murnau, Vladislav du Dracula de Coppola (joué par Gary Oldman), Deacon du Dracula de Tod Browning (joué par Bela Lugosi), Viago du vampire de Entretien avec un vampire de Neil Jordan (joué par Brad Pitt) et le jeune Nick d’un personnage de Twilight de Catherine Hardwicke (joué par Robert Pattinson).

* Le film est en bonne partie improvisé. Les auteurs/réalisateurs ont écrit un scénario de 150 pages qu’ils n’ont pas montré aux autres acteurs pour privilégier la spontanéité. Stu n’est pas un acteur, c’est un véritable informaticien qui s’appelle vraiment Stu.

Vampires en toute intimité

(de g. à d.) Jemaine Clement, Taika Waititi (debout), Ben Fransham, Jonny Brugh, Cori Gonzalez-Macuer, Stu Rutherford dans Vampires en toute intimité de Jemaine Clement et Taika Waititi.

19 août 2017

While We’re Young (2014) de Noah Baumbach

While We're YoungLes quarantenaires Cornelia et Josh sont mariés et heureux en ménage. Josh s’échine à terminer le montage d’un documentaire sur un sujet assez hermétique. Ils font la rencontre d’un couple qui leur ressemble, en plus jeune, plus libre, plus créatif… Ecrit et réalisé par Noah Baumbach, While We Are Young (= tant que nous sommes jeunes) est, on l’aura compris, une comédie existentielle sur la crainte de vieillir et le désir de retrouver les émotions de sa jeunesse. Peut-on la rapprocher des films de Woody Allen comme beaucoup de critiques l’ont fait ? Oui, dans le sens où nous sommes dans le milieu intellectuel newyorkais et où les dialogues sont parfois brillants mais le fond du propos reste bien banal, reposant sur des clichés. Le réalisateur y mêle des réflexions sur l’évolution des technologies et sur l’éthique de la création mais, là aussi, sans dépasser le stade des lieux communs. Son héros est en prise avec une figure paternelle forte dont il refuse l’aide. Noah Baumbach étant lui-même quarantenaire et fils d’un romancier et critique de cinéma, on peut supposer que le propos du film rejoint ses propres préoccupations. While We Are Young n’est pas vraiment ennuyeux mais il n’est pas intéressant pour autant…
Elle: 2 étoiles
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Naomi Watts, Ben Stiller, Adam Driver, Amanda Seyfried
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While we are young
Amanda Seyfried, Adam Driver, Ben Stiller et Naomi Watts dans While We’re Young de Noah Baumbach.

13 août 2017

Une nouvelle année (2014) de Oksana Bychkova

Titre original : « Eshche odin god »

Une nouvelle annéeMoscou, hiver 2013. Jeune provincial déraciné, Igor fait le taxi de nuit, clandestinement. Il est marié à la pétillante Zhéna qui vient de trouver un emploi de graphiste dans un magazine en ligne. Igor se sent vite dépassé par cette nouvelle vie et le décalage entre eux grandit… Une nouvelle année est l’adaptation actualisée d’un roman du dramaturge Alexandre Volodine, l’un des disciples de Tchekhov. Il s’agit du cinquième long-métrage de la réalisatrice russe Oxana Bychkova, le premier à sortir en France. Ce couple est bien entendu une métaphore de la Russie contemporaine, tiraillée entre ses traditions et l’ouverture à la modernité. La réalisatrice procède par petites touches, nous fait suivre le couple dans certaines de leurs activités quotidiennes qui montrent leurs différences : quand elle essaie de lui faire acheter un blouson jaune, lui préfère un blouson classique noir qui « le fait ressembler à un vigile ». Certaines scènes paraissent vraiment très longues. Le dénouement est toutefois d’un bel optimisme.
Elle: 2 étoiles
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Nadya Lumpova, Aleksey Filimonov, Natalya Tereshkova
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Remarque :
* Les deux acteurs principaux sont tombés amoureux l’un de l’autre pendant le tournage.

Une nouvelle année
Aleksey Filimonov et Nadya Lumpova dans Une nouvelle année de Oksana Bychkova.