11 octobre 2020

Les Amours d’une blonde (1965) de Milos Forman

Titre original : « Lásky jedné plavovlásky »

Les amours d'une blonde (Lásky jedné plavovlásky)Zruc, Tchécoslovaquie, années 1960 : l’un des responsables d’une usine de fabrication de chaussures, dont le personnel est très majoritairement jeune et féminin, convainc la hiérarchie militaire d’organiser des manœuvres dans les environs. Son intention est d’organiser des bals pour que ses ouvrières rencontrent des hommes. Peu intéressée par les militaires présents, Andula fait la connaissance du jeune pianiste de l’orchestre et en tombe amoureuse…
Les Amours d’une blonde est le second long métrage de Miloš Forman. Le réalisateur tchécoslovaque de 32 ans dresse un portrait de la jeunesse de son pays natal. S’éloignant du discours officiel, il nous la montre de façon très réaliste, empêtrée dans les conventions sociales, le poids de la famille et le machisme. C’est aussi un portrait social. Il est ainsi très étonnant de voir l’organisation de cette usine : les jeunes filles vivent dans un internat et le responsable veut leur faire rencontrer des hommes afin qu’elles travaillent mieux et que l’usine puisse ainsi atteindre ses quotas de production. Trait caractéristique du cinéaste, surtout dans sa période tchécoslovaque, il utilise largement l’humour et la dérision, y compris dans les scènes plus dramatiques, le meilleur exemple étant la scène chez les parents du jeune homme. En fait, l’humour est présent dans presque toutes les scènes ce qui donne une certaine légèreté à l’ensemble sans en affaiblir le propos. Le film a été très remarqué dans les pays occidentaux à sa sortie.
Elle: 3 étoiles
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Hana Brejchová, Vladimír Pucholt, Vladimír Mensík
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Les amours d'une blonde (Lásky jedné plavovlásky)Hana Brejchová dans Les amours d’une blonde (Lásky jedné plavovlásky) de Milos Forman.

21 août 2020

Retour à Bollène (2017) de Saïd Hamich

Retour à BollèneNassim, 30 ans, vit à Abu Dhabi avec sa fiancée américaine. Après quatre années d’absence, il revient pour quelques jours à Bollène (ville du Vaucluse) où il a grandi. Nassim doit alors faire face à son passé, à ses anciens amis, à sa famille avec laquelle il entretient des relations complexes…
Retour à Bollène est le premier long métrage de Saïd Hamich, producteur franco-américain âgé de trente ans. Son personnage central est issu d’une famille marocaine ayant rejoint la France avant sa naissance. Lui, il a pris un nouvel envol après des études que l’on suppose brillantes et, pris de nostalgie, vient tenter de retrouver ses racines. Il va découvrir que c’est un monde trop immobile à ses yeux et dont il est maintenant très éloigné. Saïd Hamich trouve un ton très juste pour traiter son sujet. Evitant tout procédé dramatique ou autres artifices, il décrit parfaitement cette communauté qu’il connait bien (il a lui-même vécu quelques années à Bollène). Il sait aussi éviter les clichés : si le sujet de la religion est bien là, il n’est pas central, si le poids de la famille est lourd, c’est sans excès. Son film montre une belle authenticité. Peu distribué, Retour à Bollène ne manque pas d’intérêt.
Elle: 3 étoiles
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Anas El Baz, Kate Colebrook
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Retour à BollèneKate Colebrook et Anas El Baz dans Retour à Bollène de Saïd Hamich.

5 août 2020

Ceux qui travaillent (2018) de Antoine Russbach

Ceux qui travaillent Frank, un homme d’origine modeste, a gravi l’échelle sociale à force de travail. Il est contraint à la démission de son poste de cadre d’une entreprise de fret à la suite d’une mauvaise décision prise dans l’urgence. En perdant progressivement ses repères, il se rend compte qu’il a sacrifié sa famille à un travail qui ne lui rend pas ses efforts…
Pour son premier long métrage, le jeune réalisateur suisse Antoine Russbach montre une grande maitrise, aussi bien dans la mise en scène que dans l’écriture et le déroulement du scénario. Le propos est assez riche, c’est à la fois une réflexion sur la place du travail dans la vie de chacun et la mise en évidence d’une contradiction : si notre réaction est de condamner Frank pour le crime qu’il a commis, la suite du récit met en évidence que ce jugement relève d’une certaine hypocrisie. Le réalisateur affirme avoir voulu faire un film ni pro ni anti capitaliste, sa démarche est en effet plus subtile que cela. Il déroule son raisonnement sans effets dramatiques ni explosion, de façon implacable et froide à l’image de son personnage principal, merveilleux interprété par Olivier Gourmet. Ce type de rôle lui va, il est vrai, comme un gant. La bande son est la seule ombre au tableau, les bruitages et bruits ambiants étant mixés très forts, mais c’est un défaut minime. Ceux qui travaillent est une belle réussite.
Elle: 4 étoiles
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Olivier Gourmet, Adèle Bochatay, Louka Minnella, Delphine Bibet
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Ceux qui travaillentOlivier Gourmet dans Ceux qui travaillent de Antoine Russbach.

16 juillet 2020

Fête de famille (2019) de Cédric Kahn

Fête de familleAndréa se réjouit de voir ses enfants et petits-enfants rassemblés pour fêter son anniversaire. Même sa fille aînée, Claire, disparue depuis trois ans, fait une arrivée surprise. Mais la fête va réveiller toutes les rancoeurs familiales…
Cédric Kahn a écrit et réalisé Fête de famille, une tragi-comédie qu’il a structurée en trois actes et qui repose sur des dialogues abondants (ce sont ses propres termes). Le thème peut sembler classique mais son traitement est finalement assez original. Cédric Kahn joue beaucoup sur les ruptures de tons. Ainsi, tel personnage plutôt détestable nous apparaître plus aimable quelques minutes plus tard et inversement. Il est d’ailleurs très difficile de prendre parti ou de s’identifier à un personnage. On pourra trouver ce mélange d’amour et de dissensions très justement représenté ou alors trouver trop excessifs les explosions brutales de colère et de haine et la bipolarité de plusieurs personnages.
Elle: 4 étoiles
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Catherine Deneuve, Emmanuelle Bercot, Vincent Macaigne, Cédric Kahn
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Fête de familleEmmanuelle Bercot, Isabel Aimé González-Sola, Catherine Deneuve, Vincent Macaigne, Alain Artur, Cédric Kahn et Laetitia Colombani dans Fête de famille de Cédric Kahn.

23 juin 2020

La Fille du bois maudit (1936) de Henry Hathaway

Titre original : « The Trail of the Lonesome Pine »

La Fille du bois maudit (The Trail of the Lonesome Pine)Dans les montagnes de l’est du Kentucky, à la fin du XIXe siècle, deux familles voisines se font la guerre depuis toujours pour des raisons oubliées. Un jour arrive un ingénieur pour construire une voie ferrée. Il trouve intelligemment une conciliation avec les deux clans mais c’est un homme instruit qui amène avec lui les mœurs de la ville…
Basé sur un roman de John Fox Jr., The Trail of the Lonesome Pine (il est préférable d’oublier le titre français aussi inapproprié qu’un peu ridicule) est à mi-chemin entre le western et le mélodrame. Il s’inscrit dans l’histoire du cinéma comme étant le premier film en Technicolor trichrome tourné en extérieurs (1). Henry Hattaway met à l’épreuve cette innovation en pratiquant des mouvements difficiles (du fait de la corpulence des caméras) et en explorant toutes ses possibilités et limites en termes de profondeur de champ. Le rendu des couleurs est excellent, mettant en valeur les tons automnaux des décors naturels de forêt (2). L’histoire montre, de façon un peu caricaturale, l’arrivée de la civilisation dans les contrées reculées et l’ouverture vers l’éducation. Pour sa quatrième apparition sur les écrans, et pour la première fois dans un film de premier plan, Henry Fonda donne beaucoup de présence et de force à son personnage obtus et parvient à le rendre, non pas sympathique, mais assez charismatique.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Sylvia Sidney, Fred MacMurray, Henry Fonda, Fred Stone, Nigel Bruce
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(1) Le procédé utilisé dans les années 20 était le Technicolor bichrome (rouge et vert). Le premier film utilisant le Technicolor trichrome (rouge, vert, bleu) a été un film d’animation de 8 minutes des studios Walt Disney, Des arbres et des fleurs (Flowers and Trees, 1932), issu des Silly Symphonies. Le premier long métrage fut Becky Sharp de Rouben Mamoulian et Lowell Sherman (1935) tourné en studios. Le suivant, The Trail of the Lonesome Pine, est ainsi le premier à être tourné en extérieurs.
(2) En outre, les accessoiristes et costumiers n’étant pas encore habitués à travailler en couleurs, beaucoup d’objets sont dans différentes teintes de bruns et de gris ce qui était habituel lorsque l’on travaillait en noir et blanc.

La Fille du bois maudit (The Trail of the Lonesome Pine)Henry Fonda (à gauche), Sylvia Sidney et Fred MacMurray (à droite)
dans La Fille du bois maudit (The Trail of the Lonesome Pine) de Henry Hathaway.

Remarque :
Le roman de John Fox avait déjà été porté trois fois à l’époque du muet (films perdus) :
The Trail of the Lonesome Pine (1914) réalisé par Frank L. Dear
La Piste du pin solitaire (The Trail of the Lonesome Pine, 1916) réalisé par Cecil B. DeMille, avec Charlotte Walker et Theodore Roberts
De la haine à l’amour (The Trail of the Lonesome Pine, 1923) réalisé par Charles Maigne, avec Mary Miles Minter et Antonio Moreno

21 avril 2020

Un beau dimanche (2013) de Nicole Garcia

Un beau dimancheBaptiste est un solitaire. Instituteur dans le sud de la France, il ne reste jamais plus d’un trimestre dans le même poste. A la veille d’un week-end, il hérite malgré lui de Mathias, un de ses élèves, oublié à la sortie de l’école par un père négligent. Mathias conduit Baptiste jusqu’à sa mère, Sandra, qui travaille sur une plage près de Montpellier. Pour aider Sandra, Baptiste va devoir renouer avec sa famille richissime…
Ecrit par Nicole Garcia et Jacques Fieschi, Un beau dimanche est un film dont le déroulement est bien confus. Le début chaotique laisse augurer d’un film plutôt social au climat dérangeant mais l’histoire évolue vers le type « lourd secret dans une famille bourgeoise ». Le film souffre probablement d’un problème d’écriture. Mal liées entre elles, les situations sont classiques et guère passionnantes, avec une fausse profondeur dans les personnages. La distribution permet de découvrir Pierre Rochefort (fils de Nicole Garcia et Jean Rochefort) et de revoir Dominique Sanda. Les mouvements de caméra dans la première moitié du film sont bien rudes, souvent placée très (trop) près des personnages. Une chose est certaine : on ne retrouve pas la délicatesse habituelle de Nicole Garcia dans Un beau dimanche.
Elle: pas d'étoile
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Pierre Rochefort, Louise Bourgoin, Dominique Sanda, Déborah François
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Un beau dimancheLouise Bourgoin et Pierre Rochefort dans Un beau dimanche de Nicole Garcia.

28 janvier 2020

Miraï, ma petite soeur (2018) de Mamoru Hosoda

Titre original : « Mirai no Mirai »

Miraï, ma petite soeur (Mirai no Mirai)Kun est un petit garçon qui voit sa vie perturbée par l’arrivée d’une petite sœur qui monopolise toute l’attention de ses parents. Il la prend rapidement en grippe. Au fond de son jardin, où il se réfugie, se trouve un arbre généalo-magique qui le propulse dans un monde fantastique où vont se mêler passé et futur…
La famille est un thème qui revient souvent dans la filmographie du japonais Mamoru Hosoda et Miraï, ma petite sœur met ainsi en scène certains problèmes de la parentalité et de l’apprentissage. Tout est vu par les yeux du jeune garçon avec de fréquentes incursions dans le fantastique qui vont permettre aux autres membres de sa famille de lui montrer la voie. La famille est ainsi présentée comme une entité perpétuelle. L’autre idée développée est que la richesse de la vie se forme à partir de petits évènements, en apparence anodins. Le dessin est assez beau, avec un  travail sur la conception de la maison d’architecte où se déroulent toutes les scènes « réelles ». Les séquences en réalité alternative sont assez riches visuellement. L’animation est un peu saccadée. Tout cela est charmant, tout en étant doté d’une indéniable personnalité.  A noter que Mamoru Hosoda a créé son propre studio : le Studio Chizu.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs:
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Miraï, ma petite soeur (Mirai no Mirai)Miraï, ma petite soeur (Mirai no Mirai) de Mamoru Hosoda.

18 novembre 2019

Une affaire de famille (2018) de Hirokazu Kore-eda

Titre original : « Manbiki kazoku »

Une affaire de famille (Manbiki kazoku)À Tokyo, une famille vit dans une petite maison encombrée. Malgré les conditions précaires, elle semble heureuse, les liens entre les membres sont excellents. Un soir, ils recueillent une fillette, laissée seule dehors dans le froid et découvre qu’elle est couverture de bleus…
Ecrit et réalisé par le japonais Hirokazu Kore-eda, Une affaire de famille met en scène une unité familiale dont la cohésion repose essentiellement sur des délits (le titre original Manbiki kazoku se traduit littéralement par « La famille des vols à l’étalage »). Le portrait qu’il en dresse n’est à aucun moment misérabiliste, il est plutôt joyeux et le réalisateur s’abstient de tout jugement (positif ou négatif) ou accusation. C’est une famille qui n’est pas encore marginalisée et qui se débrouille comme elle peut pour ne pas l’être davantage. Ses membres ont eu une vie tout aussi désordonnée et bricolées que le lieu où ils habitent mais font montre à la fois de tendresse et de pugnacité. Le cinéma de Kore-eda est délicat, il nous place très près de ses personnages. Palme d’or à Cannes 2018, César du Meilleur film étranger 2019.
Elle: 4 étoiles
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Lily Franky, Sakura Andô, Kirin Kiki, Mayu Matsuoka, Jyo Kairi
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Une affaire de famille (Manbiki kazoku)Lily Franky et Jyo Kairi dans Une affaire de famille (Manbiki kazoku) de Hirokazu Koreeda.

Une affaire de famille (Manbiki kazoku)Mayu Matsuoka, Miyu Sasaki et Sakura Andô dans Une affaire de famille (Manbiki kazoku) de Hirokazu Koreeda.

18 octobre 2019

Photo de famille (2018) de Cécilia Rouaud

Photo de familleGabrielle, Elsa et Mao sont frères et sœurs. Ils ne se voyaient plus guère mais l’enterrement du grand-père les remet en contact. La question délicate est celle du devenir de leur grand-mère qui présente tous les symptômes de la maladie d’Alzheimer. Ils ne peuvent compter sur leurs parents qui, séparés de longue date, n’ont jamais rien fait pour resserrer les liens de la famille…
Second long métrage écrit et réalisé par Cécilia Rouaud, Photo de famille est une comédie assez plaisante. Loin de ces relations fusionnelles entre frères et sœurs que les scénaristes aiment généralement nous brandir comme un idéal, la famille de Cécilia Rouaud manque de cohésion, les liens sont distendus, mais elle est finalement plus réaliste. Les personnages peuvent paraître typés outre mesure, ils le sont, mais cela permet au récit de mettre en évidence des biais ou traits de caractère que l’on peut trouver en chacun d’entre nous. Le sujet aurait pu générer un récit dramatique ou déprimant mais la cinéaste est parvenue à trouver un ton juste pour nous amuser tout en proposant une analyse de ces rapports souvent délicats.
Elle: 4 étoiles
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Vanessa Paradis, Camille Cottin, Pierre Deladonchamps, Jean-Pierre Bacri, Chantal Lauby, Laurent Capelluto
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Photo de familleCamille Cottin, Chantal Lauby, Claudette Walker et Vanessa Paradis dans Photo de famille de Cécilia Rouaud.

7 octobre 2019

Pupille (2018) de Jeanne Herry

PupilleUn nouveau-né est confié à l’adoption le jour de sa naissance par sa mère biologique qui refuse de donner son identité. Il est déclaré « né sous X ». De son côté, Alice attend depuis dix ans de devenir mère adoptante. Pupille raconte le processus qui va permettre leur rencontre. Le film de Jeanne Henry a d’indéniables qualités de documentaire : il nous fait découvrir tout un monde que nous, du moins la plupart d’entre nous, ne connaissons pas ; nous participons  à toutes étapes de l’adoption et percevons bien tous les questionnements et problématiques qui se posent. Tout l’art de Jeanne Henry est de rendre tout cela passionnant. Elle a su s’entourer d’excellents interprètes qui jouent tous très juste et donnent au récit une certaine intensité. Pupille n’a rien d’un film rébarbatif, larmoyant, ou tout autre défaut que l’on peut craindre sur un tel sujet. Il est surtout humain…  Le film connu un succès en salles.
Elle: 4 étoiles
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Sandrine Kiberlain, Gilles Lellouche, Élodie Bouchez, Miou-Miou
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PupilleSandrine Kiberlain et Élodie Bouchez dans Pupille de Jeanne Herry.

* Jeanne Herry est la fille de Miou-Miou et de Julien Clerc. Pupille est sa deuxième réalisation après Elle l’adore en 2014 avec Sandrine Kiberlain et Laurent Lafitte.

PupilleSandrine Kiberlain et Gilles Lellouche dans Pupille de Jeanne Herry.