En 1999, Wilbur Tennant, un éleveur de Parkersburg en Virginie-Occidentale, prend contact avec un avocat d’un influent cabinet de Cincinnati : depuis qu’un site appartenant à l’entreprise de produits chimiques DuPont s’est installé à côté de sa ferme, son troupeau de vaches a été décimé et les animaux encore en vie présentent de lourdes séquelles… Dark Waters est un film américain réalisé par Todd Haynes. Il relate le long combat de l’avocat Robert Bilott pour faire reconnaitre les effets catastrophiques d’une substance de synthèse, le APFO, alias C8, utilisé pour la fabrication du téflon. C’est l’acteur Mark Ruffalo, également producteur, qui est à la base du projet. Todd Haynes parvient à rendre passionnant son récit et maintient tension et suspense durant les deux heures de film. La photographie reste en permanence assez sombre, presque glauque, accroissant l’impression d’une nature rendue malsaine. Un film édifiant. Elle: Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Titre original : « Umi o kakeru »
Autre Titre français : « L’homme qui venait de la mer »
En quête de ses racines, Sachiko rend visite à sa famille japonaise installée à Sumatra. Tout le monde ici essaie de se reconstruire après le tsunami qui a ravagé l’île il y a dix ans. A son arrivée, Sachiko apprend qu’un homme mystérieux a été retrouvé sur la plage, vivant. Le village est à la fois inquiet et fasciné par le comportement de cet étranger rejeté par les vagues… Le Soupir des vagues est un film japonais écrit et réalisé par Kōji Fukada. Il s’agit à la fois d’un conte à connotation écologique et d’un chassé-croisé amoureux. L’ensemble est délicat avec une grande simplicité de mise en scène. Une fois de plus, le cinéaste montre son attachement aux films européens, et plus particulièrement ceux d’Eric Rohmer, dans sa façon de filmer les hésitations amoureuses. Le volet « conte fantastique » de l’histoire reste retenu, sans spectaculaire. L’inconnu, qui de toute évidence symbolise la Nature et plus particulièrement la mer, évoque une présence bienveillante que l’on peut perdre. Le film est ainsi entre deux genres sans franchement tomber dans l’une ou l’autre catégorie. Kōji Fukada l’a tourné entièrement en Indonésie. Elle: – Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Halla, la cinquantaine, mène un combat solitaire contre la multinationale de l’aluminium Rio Tinto qui tente d’étendre son implantation en Islande. Elle prend tous les risques pour saboter des lignes à haute tension. Mais la situation pourrait changer avec l’arrivée inattendue d’une petite orpheline ukrainienne dans sa vie… Woman at War est le second long métrage du réalisateur islandais Benedikt Erlingsson. Il met en scène une activiste écologique particulièrement radicale mais le propos n’est nullement démonstratif ni même militant. Le réalisateur a en effet trouvé une forme très originale pour traiter son sujet, insufflant beaucoup d’humour dans de nombreuses scènes tout en parvenant à créer une très forte tension dans les scènes de sabotage. De plus, la musique est présente à l’image (!), trois musiciens apparaissant de façon saugrenue aux endroits les plus inattendus, accompagnant l’héroïne et suivant l’action (et même interférant avec la réalité dans une scène, celle de la télécommande TV). Halldóra Geirharðsdóttir a accompli une belle performance dans son double rôle, elle est vraiment convaincante dans son (ses) personnage(s). L’ensemble a un petit côté irréel mais sans excès, le dosage est vraiment très réussi. Benedikt Erlingsson a trouvé une façon divertissante de parler d’écologie. Elle: Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Un vieux singe, qui est un prince venu d’au-delà de la mer, s’échoue sur la plage d’un pays inconnu. Découvert par un jeune singe, Tom, il est recueilli par des scientifiques marginaux, deux chercheurs dissidents qui ont osé croire à l’existence d’autres peuples… Le Voyage du Prince est un film d’animation français. C’est la suite indirecte du film Le Château des singes (1999) du même réalisateur : l’histoire est située dans le même univers et reprend le personnage du prince dans un autre contexte. Elle a été écrite par Jean-François Laguionie et la scénariste Anik Le Ray qui avait déjà collaboré à l’écriture de ses trois films précédents. C’est un très beau conte philosophique qui aborde les thèmes de l’ouverture sur les autres, de la connaissance scientifique, de l’écologie. Bien dosé, le propos est suffisamment fort pour susciter des réflexions, seules les quelques allusions politiques (sur l’utilisation de la peur notamment) sont un peu simplettes. Le dessin est très beau, travaillé tout en restant simple. Il se dégage une réelle magie de l’ensemble. La musique et la voix profonde et chaude d’Enrico Di Giovanni contribuent à l’envoutement. Elle: – Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Titre original : « The Naked Gun 2½: The Smell of Fear »
Le lieutenant Frank Drebin retrouve Jane qui est devenue l’assistante du professeur Meinheimer, récemment promu conseiller du président pour les choix énergétiques, dont la vision écologique ne plaît guère à un quarteron de grands patrons de l’énergie…
Trois ans après Y a-t-il un flic pour sauver la reine?, nous retrouvons le trio Jim Abrahams, David Zucker et Jerry Zucker pour une nouvelle parodie. C’est Jerry qui l’a écrite avec son compère Pat Proft en puisant toujours dans les gags de la série Police Squad ! L’aspect « parodie de films noirs » est ici moins marqué, mais le film n’en est pas moins hilarant, une suite continue de gags qui arrivent le plus souvent de façon inattendue. Le propos met en avant l’écologie et on remarquera les étonnants sosies de George et Barbara Bush. Elle: – Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Voir les autres films de David Zucker chroniqués sur ce blog…
Priscilla Presley, Leslie Nielsen, George Kennedy et Richard Griffiths dans Y a-t-il un flic pour sauver le président? (The Naked Gun 2½: The Smell of Fear) de David Zucker.
Jim Abrahams, David Zucker, Jerry Zucker et le producteur Robert K. Weiss sur le tournage de Y a-t-il un flic pour sauver le président? (The Naked Gun 2½: The Smell of Fear) de David Zucker.
A Séoul, d’anciens déversements de substances chimiques dangereuses dans le fleuve Han par l’armée américaine ont engendré une mutation inconnue et, plusieurs années plus tard, un monstre géant surgit de l’eau, attaquant la foule sauvagement, détruisant tout sur son passage. L’immature Gang-du, qui tient un petit snack avec son père sur les berges, voit sa fille de douze ans emportée par le monstre. Alors que tous sont persuadés qu’elle est morte, Gang-du reçoit la nuit suivante un mystérieux appel de sa part ; elle a juste le temps de lui dire qu’elle est coincée dans les égouts…
Ecrit et réalisé par Bong Joon-ho, The Host est un film fantastique qui réussit à être de nombreuses choses à la fois : film de science-fiction, d’épouvante ou encore d’action, satire sociale et politique, drame familial, fable écologique. Et le réalisateur coréen parvient même à y adjoindre une pointe d’humour. Ses héros ne sont pas des surhommes mais plutôt une famille de déclassés ; ses membres ne sont pas sans talent mais ont raté un tournant dans leur parcours. Ils vont en tous cas montrer un courage et un acharnement hors du commun pour retrouver la petite de la tribu, adorée de tous. Il y a une grande puissance dans le récit. La réalisation est parfaite, les effets spéciaux sont très bien intégrés et sans excès. The Host a été très bien accueilli par la critique ; il est vrai qu’il est loin de n’être qu’un banal film de monstre. Elle: – Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Remarques :
* Le titre original du film, Gwoemul, signifie simplement « monstre » en coréen.
* En Corée du Sud, Song Kang-ho est l’un des acteurs les plus populaires.
* The Host est le plus gros succès sud-coréen en termes d’audience.
Le titre est un peu trompeur, il n’est pas vraiment question de saisons. En réalité, Jacques Perrin et Jacques Cluzaud nous convient à un voyage à travers le temps pour découvrir comment la place des animaux dans nos contrées européennes a évolué depuis le dernier âge glaciaire jusqu’à nos jours. Une fois encore, leurs images sont superbes et étonnantes grâce à la technique de l’imprégnation qui permet d’habituer l’animal à la proximité de l’homme. Nous sommes ainsi placés au plus près des animaux, des plus gros aux plus petits. On est charmé par la beauté des images, émerveillés par ces visions. Bien entendu, Jacques Perrin clôt ce nouvel opus en soulignant que l’homme doit savoir laisser une place suffisante à cette faune qui fait la richesse de notre planète. Elle: Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Les Ba’ku forment une petite communauté sur une planète isolée. Ils ont renoncé au monde moderne pour un mode de vie simple et proche de la nature. Ils ignorent qu’ils sont observés de très près par les Son’a qui en accord avec la Fédération veulent découvrir le secret de l’étrange pouvoir de leur planète… Neuvième film de la série Star Trek, troisième film de la série Generations, Star Trek: Insurrection bénéficie d’une histoire qui ne manque pas d’intérêt : elle mêle en effet aux thèmes classiques du space-opéra des préoccupations sociales très contemporaines (l’écologie, le déplacement de populations pour faire main basse sur des ressources naturelles, …) Elle a toutefois le défaut de manquer un peu d’ampleur et de richesse, ce qui a fait dire à beaucoup que c’était là plus le scénario d’un épisode de la série que d’un film. En outre, la fin semble un peu bricolée : elle a en effet été ajustée après les projections-tests. L’ensemble est toutefois de bonne facture et assez prenant, on ne s’ennuie pas un seul instant. Pour la première fois, toutes les images dans l’espace sont entièrement faites sur ordinateur : les maquettes sont mises au placard. Sans être l’un des meilleurs films de la série, Star Trek: Insurrection est très plaisant. Elle: – Lui :
Lecteurs : (2 notes, moyenne : 3,50 sur 5, vous pouvez noter ce film)
Taïwan. Un jeune homme arrive de la grande ville dans un petit village isolé pour remplacer l’une des institutrices de l’école. Son arrivée apporte un souffle d’air frais et une relation discrète commence à se nouer entre lui et une jolie institutrice… Green Green Grass of Home, titre parfois traduit en français par L’herbe verte de chez nous, est le troisième film du réalisateur taiwanais Hou Hsiao-hsien. Comme pour les deux précédents, il s’agit d’un film destiné à mettre en valeur le chanteur de pop taïwanaise Kenny Bee. Ce dernier a une nouvelle partenaire, Chiang Ling, qui est on peut plus charmante. L’histoire est très convenue, gentillette même, d’un intérêt assez faible. En faisant preuve d’un peu plus d’indulgence, on peut s’intéresser au portrait d’un petit village qui vit près de la nature mais ce portrait paraît passablement édulcoré. Ces trois premiers films ont certainement permis à Hou Hsiao-hsien de trouver son style puisqu’il a eu envie de faire ensuite des choses différentes. Elle: – Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Voir les autres films de Hou Hsiao-hsien chroniqués sur ce blog…
Remarque :
* Hou Hsiao-hsien a en quelque sorte renié ses trois premiers films, affirmant qu’il avait débuté sa carrière avec Les Garçons de Fengkuei en 1983.
Kenny Bee et Chiang Ling dans L’herbe verte de chez nous de Hsiao-Hsien Hou.
Titre original : « Star Trek IV: The Voyage Home »
2286. Sur le chemin du retour de Vulcain après le sauvetage de Spock sur Genesis, l’amiral Kirk et son équipage réduit à six membres, apprennent qu’ils ne peuvent revenir sur Terre : la planète est en effet sous la menace d’une curieuse sonde extraterrestre qui émet des signaux semblables aux chants des baleines à bosse, toutes disparues à cette époque. Kirk et ses amis vont remonter le temps pour chercher un couple de baleines en 1986… Après le grand succès du troisième volet, Leonard Nimoy bénéficie d’une grande liberté pour poursuivre les aventures de l’ex-équipage de l’Enterprise. C’est lui qui a l’idée de faire un film plus léger, sans personnage méchant et aux connotations écologiques. Ce retour dans le passé permet de placer une tonalité de comédie. Ignorant presque tout de l’époque où ils sont parachutés, l’équipage fait face à des décalages importants : lorsque Chekov, chargé de trouver de l’énergie, demande avec un fort accent russe aux passants de San Francisco où se trouvent les armes nucléaires, le brave garçon ne comprend pas pourquoi personne ne veut lui répondre. En creux, le film donne sa vision de la société idéale (« Tiens, ils semblent toujours utiliser de l’argent ») mais c’est bien entendu le propos écologique qui est le plus marqué : si nous ne prenons pas soin de notre planète, une force supérieure va venir nous taper sur les doigts. Les effets spéciaux sont de nouveau l’oeuvre d’Industrial Light & Magic (ILM) qui s’est adjoint les services du talentueux designer Ralph McQuarrie. Une grande partie du film a été tournée sur les lieux réels à San Francisco. Le succès public fut une nouvelle fois au rendez-vous. Elle: – Lui :
Lecteurs : (1 notes, moyenne : 4,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
Remarques :
* Comme pour les deux opus précédents, l’écrivain de science-fiction Vonda N. McIntyre a écrit une novélisation du film qui est sortie simultanément. Il n’a pas été traduit en français (contrairement aux deux précédents).
* Le punk insupportable (et passablement grossier) dans le bus est joué par Kirk Thatcher, l’un des producteurs du film (oui, Kirk est son vrai prénom). Leonard Nimoy a raconté avoir vécu une scène similaire à New York où il avait regretté ne pas avoir les pouvoirs de Spock…
* Dans le film, Scott, technicien de 2286, apprend à un industriel de 1986 comment fabriquer un aluminium transparent. Cette invention est devenue réalité 23 ans plus tard en 2009 !
L’équipage de 2286 est lâché dans les rues du San Francisco de 1986 : Walter Koenig, James Doohan, Leonard Nimoy, DeForest Kelley, Nichelle Nichols, George Takei et William Shatner dans Star Trek IV – Retour sur Terre de Leonard Nimoy.
Grosse frayeur pour les méchants pêcheurs de baleines (qui parlent finlandais, soit-dit en passant (les pêcheurs, pas les baleines)) dans Star Trek IV – Retour sur Terre de Leonard Nimoy.